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Rencontre Kérékou - Mouvance: Le discours de la révision constitutionnelle
Révision de la constitution : le plus fou des rêves de Kerekou
Rapports sur les relations éthniques / Reports on Ethnic Relations  
 

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


02 / 25 / 2004

LE MATINAL

"Rencontre Kérékou - Mouvance: Le discours de la révision constitutionnelle"

Le président de la République, Mathieu Kérékou était le samedi 14 février 2004 face aux responsables de partis politiques, association et mouvements soutenant son action pour une concertation. A cette occasion, il a prononcé pour lancer les débats, un discours protocolaire que nous publions en intégralité dans les lignes qui suivent.
(...)
Le constat de se retrouver ensemble pour être plus fort dans l'unité d'action qui a été fait depuis Mars 1996. C'est conscients de cette réalité incontournable que vous avez chaque fois resserré vos rangs à l'occasion des consultations électorales.
C'est donc par nécessité et à l'épreuve des faits que tous les regroupements que vous avez tentés jusqu'à présent de constituer sont apparus comme des regroupements de circonstance pour assurer votre vie et garantir votre survie.
C'est pourquoi après chaque élection, les résultats obtenus ont toujours montré que ces regroupements sont de bonnes initiatives, même si tous les Partis de notre grande famille politique n'y adhèrent pas spontanément pour des questions d'opportunité ou de stratégies sectorielles qu'il convient d'apprécier aujourd'hui avec sérénité.
Dans ce cadre, le dernier regroupement dénommé "Union pour le Bénin du Futur" (UBF), devrait permettre aux Partis Politiques, Mouvements et Associations de la Mouvance de souder vos rangs et d'apprendre à travailler en commun. Cette démarche responsable pourrait également déboucher sur une meilleure visibilité des actions des forces politiques qui soutiennent l'action du Gouvernement.
Malgré les résultats positifs enregistrés, nous ne saurions occulter les difficultés vécues, doublées des réalités géopolitiques et qui ont amené certains Partis et Mouvements Politiques à se mettre très tôt en marge du regroupement.
Aujourd'hui, on peut dire, au lendemain des élections communales et municipales de décembre 2002 et des législatives de mars 2003 que les expériences de regroupements ont abouti à des résultats appréciables tant par le nombre de suffrages recueillis que par le nombre d'élus.
Dès lors, on peut affirmer que grâce à ces regroupements ou alliances de circonstance, la Mouvance s'est révélée dans le paysage politique national comme une importante force politique.
Aussi, nous revient-il aujourd'hui de faire, sans complaisance aucune, un bilan courageux en procédant à la critique et à l'autocritique de nos différentes tentatives de regroupements à l'aune de nos comportements individuels et collectifs.
Certes, l'analyse des regroupements montre clairement que les électeurs vous t font massivement confiance lorsque vous renforcez vos rangs. Cependant, ils sont chaque fois déçus du spectacle honteux que vous leur offrez à travers les luttes de leadership, les combines et copinages contre nature lors des positionnements des candidats.
En effet, qu'il vous souvienne que le consensus né de l'accord et de la volonté de tous, le 13 juillet 2002, et qui devait être la force invincible sur l'échiquier politique national, a commencé dès les premiers jours par se disloquer.
Ainsi, la confusion s'est installée dans vos rangs, et les comportements irresponsables étalés au grand jour au cours des élections communales, municipales et législatives étaient désolants.
Les intérêts personnels et égoïstes, la méchanceté des esprits malins, la suffisance, la volonté d'exclusion qui ont caractérisé vos actions pendant les campagnes ainsi que les propos indignes tenus par certains ont conduit à des scissions regrettables.
Comme vous le savez, après les compétitions électorales, il fallait gérer sainement la victoire. Ici aussi, la situation n'a pas été transparente quant à la gestion des solidarités, car les démons de la division sont toujours tapis dans vos rangs.
S'il est vrai que la satisfaction ne peut pas être intégrale, nous devons cependant nous rendre compte que les résultats ne pouvaient suffire pour tous, encore que nous avons le devoir national de ne pas verser dans l'exclusive.
C'est pourquoi, il est malhonnête de clamer partout que rien de positif ne se fait par le Gouvernement et que de ce fait, la famille mouvancière peut disparaître à cause des ressentiments mal contenus des uns et des autres.
Si nos différentes tentatives de regroupements demeurent des constructions conjoncturelles et fragiles, il faut dès à présent en rechercher humblement les causes et voir comment résoudre désormais correctement les problèmes organisationnels.
Il est temps que vous transcendiez courageusement vos intérêts personnels ainsi que vos ambitions cacophoniques et penser à fusionner vos partis pour en faire de grands partis mieux structurés, forts et durables.
Quel avenir politique voulez-vous léguer aux générations montantes et futures avec une kyrielle de partis politiques sans base électorale !
Quel gâchis des acquis et quelle trahison de notre peuple si nous ne savons pas mériter la confiance de nos électeurs !
En ce qui nous concerne, nous devons nous atteler fermement à consolider l'unité nationale et la paix indispensables à la construction méthodique d'une nation véritable soutenue par une économie prospère, fruit d'un développement participatif et durable.
Si nous acceptons de faire notre examen de conscience, si nous reconnaissons que nous avons chacun une part de responsabilité à assumer et un devoir à accomplir, alors nous devons taire nos querelles intestines et apprendre à nous faire confiance réciproquement.
Ce n'est sûrement pas le moment de nous laisser distraire par des petits calculs politiques diaboliques.
C'est dire que nous avons pleinement conscience que le Peuple nous jugera sur la base des résultats que nous obtiendrons dans la mise en œuvre du Programme d'Action du Gouvernement (PAGII).
Toute autre préoccupation, pour l'heure, n'est et ne sera à notre avis que nuisible.
Aussi voudrions-nous vous suggérer d'étudier la possibilité de mettre sur pied un comité restreint auquel vous assignerez une mission bien précise pour que la prochaine fois nos débats portent exclusivement sur le devenir de notre pays et la forme d'organisation de Partis politiques capables d'animer la vie politique nationale et relever avec succès les nombreux défis qui freinent le développement harmonieux du Peuple béninois tout entier.
C'est sur cette note d'exhortation pour un nouveau sursaut patriotique qu'en renouvelant à vous tous nos vœux de santé, de courage et de foi en un meilleur devenir de notre beau Pays, le Bénin, nous déclarons ouverts les débats de notre concertation de ce jour, samedi 14 février 2004.

02 / 23 / 2004

L'ARAIGNEE

"Révision de la constitution : le plus fou des rêves de Kerekou"

On sait désormais que le Général veut rempiler en 2006 et que, passé manitou dans l’échafaudage des plans politiques tordus, il s’apprête à faire vivre au peuple béninois esquinté par ses gymkhanas linguaux, un tour de vis : faire d’une vieille incantation une réalité.

Les signes de la révision
Lorsque l’ex-mordu du marxisme-léninisme, le Général Mathieu KEREKOU a levé son petit doigt en 1996 pour la présidence de la République, certains esprits englués dans une naïveté triste avaient pensé qu’il allait juste prouver qu’il pouvait revenir aux affaires par la voie des urnes et repartir aussitôt après un mandat. En quête de boussole, ils étaient piqués au vif quand le Général s’entoura pratiquement des mêmes personnes à qui il reprochait dans un passé récent de l’avoir englouti dans des “ ismes ” quotidiens à la radio pendant dix sept ans ; ceux-là même qu’ils traitaient d’intellectuels tarés. Et il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il s’entourera carrément de soi-disant serviteurs du peuple qui ont des égreneurs de deniers publics à la place des dents. Pourquoi, le vieux caméléon veut-il s’accrocher au pouvoir au point de se laisser éclaboussé voire projeté au cœur de scandales financiers et autres affaires gluantes dont il a eu du mal à s’en laver sans convaincre pour autant la population ?
Les impulsifs répondront tout de suite que le pouvoir étant corrupteur, il a peur d’être poursuivi après ce dernier mandat ou encore que sa lutte pour les marginalisés et son amour pour le peuple l’obligent à rester.

Kérékou avait tout prévu depuis le début

D’abord, le Général Mathieu KEREKOU n’a nullement à s’inquiéter d’une quelconque poursuite après son mandat car la loi d’amnistie qui le protège personnellement depuis n’a pas en réalité prévu un terme pour cette amnistie. Donc avec un bon avocat le président aura raison de toute poursuite s’il venait à être assigné devant la Haute Cour de justice. Et la belle preuve est que contrairement à Soglo, il n’a pas hésité à mettre en place cette Cour comme pour prouver sa bonne foi de diriger autrement : première ruse du vieux Caméléon.
Ensuite son combat pour les marginalisés est rebutant.
Enfin qui a bu boira et l’ancien commandant qui aurait été appelé de force au pouvoir en 1972 pour son amour de la justice et sa droiture savait depuis 1996 qu’il était revenu au pouvoir pour y mourir (???).
Qu’il vous souvienne, aux temps forts de la révolution populaire devenue impopulaire, le jeune caméléon se plaisait à dire à qui voulait l’entendre qu’on ne dira jamais de lui : voilà l’ancien président qui passe. Et on pouvait lire sur les affiches et photo du Président révolutionnaire d’alors ceci : la branche ne se cassera pas dans la main du caméléon. Certains avaient pensé que le Général allait se suicider après son échec en 1991 afin de respecter sa parole. Fort heureusement, il avait trouvé le chemin du salut et Dieu ne pardonnant pas le suicide le vieux a choisi de se cacher dans ses filoas, prenant le temps de peaufiner son retour. Ceux qui pensaient que le renard de Djrègbé était l’artisan du retour de KEREKOU aux affaires avaient tout faux. C’est plutôt le premier qui utilisa le dernier. La preuve le renard est parti sur la pointe des pieds lorsqu’il s’en est aperçu.
Durant son hibernation donc, KEREKOU a minutieusement préparé son retour, sachant qu’il lui faudra des gens prêts à tout qui n’ont de respect que pour leur ventre et sachant aussi qu’il lui faudra écouter les récriminations journalistiques sans broncher : deuxième ruse du caméléon, lui qui adorait discourir. Comme on peut le constater aujourd’hui, l’homme a tout prévu et il a suffi juste de mettre – certainement le plus difficile à faire pour lui – une veste sur du mao.
On peut dire aujourd’hui sans se tromper que “le Président des marginalisés“ est en passe de réussir son coup. Seule inconnue à résoudre : la Renaissance du Bénin de l’intraitable Rosine Soglo. Et il s’est sérieusement mis à la résolution de l’équation. Il reste à espérer qu’il n’en viendra pas à bout. Mais rien n'est aussi sûr et il ne faudra pas parier que Rosine Soglo ne tombera pas dans le même coup qui avait affaibli politiquement Adrien Houngbédji.
Une chose est sûre cependant, l’avenir du Bénin repose dans les mains de l’opposition et ces ténors ont intérêt à ne pas rater ce rendez-vous s’ils ne veulent pas prendre la route de l’exil. Car réviser la constitution afin de faire revenir KEREKOU au pouvoir en 2006, c’est réveillé le vieux démon qui a plané sur le pays en 1989. Et, la marmaille de petits transitaires désillusionnés par une filière agonisante en laquelle ils avaient placé tout leur espoir, les diplômés sans emploi brisés – parce qu’ils n’ont personne pour “pistonner“ leurs dossiers – par des demandes d’emploi sans suite sont autant de cibles faciles à enrouler dans une révolte sociale, voire guerre civile. Les uns et les autres ont donc intérêt à bien réfléchir avant d’agir car aujourd’hui, un fusil s’achète aussi facilement qu’un stylo. Et dans la nouvelle règle le permis de port d’arme sera l’exception. Est-ce là l’avenir meilleur que nous voudrions offrir à la jeunesse ?

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