Ethno-Net Database: Cameroon

MOST ETHNO-NET AFRICA DATABASE

CAMEROON / CAMEROUN


 
Other data on Cameroon / Autres données sur le Cameroun
Benin

Cameroon

Chad

Congo-Brazza

Congo-Kinshasa

Gabon

Ghana


Ivory Coast

Kenya

Nigeria

South Africa

Zambia
Reports on Ethnic Relations  /  Rapports sur les relations éthniques

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


01 / 31 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

The Article:
"UDC: Le parti propose un code électoral pour le Cameroun"

Saisissant l’occasion de la présentation des vœux à la presse camerounaise qu’il présidait, Adamou Ndam Njoya a dégagé les grands axes de son projet de société et de code électoral.

Dans l’avant projet de code électoral élaboré par l’Udc pour des élections justes, transparentes, démocratiques et républicaines, sans insister sur la mise en place d’une commission électorale indépendante, ce parti politique propose plutôt la création d’une commission électorale nationale mixte, chargée des opérations préparatoires, de l’organisation et de la supervision des opérations électorales. Cette commission étant représentée dans les départements, les communes et à l’échelon local par des commissions mixtes.

La proposition de l’Udc diffère énormément de celle en vigueur dans le code électoral du Cameroun. Notamment au niveau de sa composition. Ainsi, outre les représentants du gouvernement qui doivent être nommés, l’Udc propose que le parlement soit représenté dans la commission par 4 de ses membres élus par les députés. Le pouvoir judiciaire devrait être aussi représenté par 4 juges élus parmi les membres de la Cour suprême. Le clergé devrait être aussi représenté par 3 personnes ( catholique, protestant, musulman). Enfin, chaque parti politique représenté à l’Assemblée nationale devrait avoir un représentant au sein de la commission. L’Udc estime qu’avec une commission électorale composée de la sorte, les élections aux Cameroun ont de fortes chances d’être libres et transparentes.

L’autre proposition majeure du projet de code électoral de l’Udc concerne l’élection à la présidence de la République. Le parti de Ndam Njoya propose que le président soit élu pour un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois. Une élection qui doit se dérouler au scrutin majoritaire à deux tours.

S’agissant du projet de société, l’Udc a l’ambition de construire une société des droits et des devoirs en s’appuyant sur l’éthique humaine et humanisante afin que le Cameroun , « confiant en lui-même, entre dans le 3ème millénaire avec des institutions et des pratiques de gouvernement et de gestion qui puisent leur force et leur crédibilité du consensus national ».


Election pour tous

Concrètement, l’Udc propose au plan politique l’institutionnalisation du dialogue et des pratiques démocratiques dans le gouvernement. Afin que les partis politiques ne soient plus considérés comme des intrus. C’est cet esprit de convergence et de complémentarité que souligne le projet de l’Udc qui fera en sorte que le Cameroun « s’éloigne de la personnalisation et de la confiscation égoïste des pouvoirs » par une personne ou un groupe de personnes.
Pour les reformes institutionnelles, le parti propose une nette séparation des pouvoir législatif, exécutif et judiciaires. Cela passe par l’adoption d’une nouvelle constitution, d’un code électoral et d’un code médiatique véritablement démocratique. L’Udc propose aussi un retour au mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois. Ceci, estime son président, pour donner un sens à l’alternance démocratique et aux élus de faire leurs preuves, même si paradoxalement dans son projet de code électoral il maintien ledit mandat à 7 ans.

Pour ce qui est de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, l’Udc souhaite qu’elle soit nette. Ainsi par exemple, l’article 20 al 2 de la constitution qui dispose : « chaque région est représentée au Sénat par dix sénateurs dont sept sont élus au suffrage universel et trois nommés par le président de la République » doit être révisé. Car, pour l’Udc, ceci est un cas d’immixtion qui vient se greffer sur celui des délégués du gouvernement nommés auprès de certaines communes à régime spécial. L’Udc propose donc que, tous ceux qui interviennent dans la gestion des communes soient élus ainsi que tous les sénateurs.

De même, pour une réelle indépendance du pouvoir judiciaire, Adamou Ndam Njoya indique qu’il y a lieu de réviser les dispositions de l’article 37 de la constitution qui assujettit le pouvoir judiciaire à l’exécutif. En plus de cela, il propose de supprimer les limitations du pouvoir de saisine du conseil constitutionnel dans le cadre du contentieux électoral par la révision de l’article 47 al 2. En effet, pour l’Udc, il est inadmissible que ceux qui jouissent du pouvoir de saisine soient ceux la même qui élaborent les lois et qui sont susceptibles d’être déférées devant cette haute juridiction au risque d’être à la fois juge et partie. Enfin, l’Udc estime qu’il est temps de mettre un terme à la cohabitation de 2 constitutions.

Sur le plan économique, le parti de Ndam Njoya propose une économie de marché humanisante de partenariat dans laquelle l’Etat, les opérateurs économiques et la société civile fixent ensemble les règles du jeu. entend tout mettre en œuvre pour que le bonheur de l’être humain soit la finalité de toutes les actions menées par les dirigeants. Pour cela, des pistes sont proposées pour l’amélioration de la couverture sanitaire, de la lutte contre le chômage, pour l’amélioration des conditions de logement et d’éducation. Sur le plan diplomatique, ce parti souhaite promouvoir une diplomatie offensive de développement.

Source: Francis Ampère Simo, Le Messager

01 / 02 / 2003 

IRIN 

The Article: "President announces decentralisation project"

To complete the democratisation process that was ushered in by parliamentary and municipal elections last June, Cameroonian President Paul Biya said his government would embark on a vast project of decentralisation.

In a new year address to the nation Biya said: "We will thus be ensuring at the level of local communities a better participation of citizens in public affairs."

He said that by participating directly in the daily management of the affairs of their communities, Cameroonians would better understand the purpose of the ongoing change in their society and would be more involved in it.

According to Biya, the country's economic recovery was being pursued with the implementation of three year economic and financial programme. With regards to education and health, his government had been making considerable efforts the past years with the support of donors and friendly countries so that majority of citizens could have access to them, he noted.

The government had also launched a "real crusade" against the HIV/AIDS scourge with assistance from leading medical experts in the field, Biya said, adding that the most effective therapies had already been made available to the majority of the patients.

"The modernisation of our society was first of all that of our political system. It is admittedly already fairly well advanced," Biya said.

"It is also that of the administration which has not always known how to adapt to the new democratic dispensation by maintaining a rather authoritarian attitude. The administration must be at the service of the people and not otherwise," he added.

Mordernisation, he said, was the act of the State assuming its incentive, regulatory or even arbitration role, but then leaving private initiative to bloom especially in the economic sector. He, however, stated that public authorities should be the driving force of this policy.

Biya said the democratic option the country had chosen afforded citizens the chance to express their opinion and choose their representatives. They were also free to defend their rights through a judicial institution independent of political power.

On the issue of the disputed oil-rich Bakassi peninsula with its neighbour Nigeria, Biya said that with the assistance of the UN Secretary-General Kofi Annan, he and his Nigerian counterpart Olusegun Obasanjo had laid down procedures that would in the long run strengthen cooperation and friendship between "two brotherly people who have a lot in common".

"Hence we believe we have contributed to creating a climate of peace and calm conducive to easing our relations with our neighbour and to ensuring our own development," he added.

The June 2002 elections were described as flawed by both the church and opposition politicians who urged that they be annulled. Flaws and irregularities. they said, included vote-buying, stuffing of ballot boxes, intimidation, multiple voting and discriminatory voting to the detriment of the opposition.

The country's supreme court annulled results in four constituencies and ordered fresh elections which were held in September. The ruling party won 16 out of 17 parliamentary in the re-run.

Page
 
 
 
Other data on Cameroon / Autres données sur le Cameroun