01
/ 05 / 2004
CAMEROON-INFO.Net
"Flash-back
sur les faits saillants de 2003"
Au
plan national, l’année qui vient de s’achever
a été riche en évènements. La lecture
et l‘analyse des faits obéissent à la sensibilité
de chaque organe de presse.
Dans
la rétrospective qu’elle développe par exemple,
La Nouvelle Expression démontre que 2003 est «une
année de déception». Au plan politique et
dans la perspective de la présidentielle à venir,
cette publication relève des divergences au sein des
partis de l’opposition. «L’opposition s’est
structurée autour de deux dynamiques. La parti au pouvoir
de son côté courtise encore un candidat qui tarde
à sortir de du bois». Les entreprises nationales
ont enregistré des résultats mitigés. La
Bourse des valeurs mobilières, la DSX (Douala Stock Exchange)
n’est pas toujours opérationnelle. «Jusqu’à
ce jour, les opérateurs économiques attendent
de voir cet instrument de financement des investissements de
long terme prendre effectivement corps». Le marché
des assurances a connu une certaine embellie; le réseau
ferroviaire, sous le contrôle de la société
CAMRAIL, s’est illustré par l’acquisition
de nouvell! es rames autorails.
S’agissant
de la presse camerounaise, le trihebdomadaire constate que 2003
a été une année ordinaire «entre
les avancées et les reculades». Visiblement à
la recherche de ses marques. Michel Michault Moussala de Aurore
Plus regrette d’ailleurs cet état de choses et
principalement les clivages entre la presse privée et
la presse officielle. A ce propos, il écrit dans l’une
des chroniques de l’édition de la semaine dernière:
«Pendant que nous menions la bataille contre la haute
corruption, il s’en est trouvé contre nous, des
journalistes qui s’usaient à démontrer que
le charbon était tout blanc et que le coton n’était
jamais que noir. La suite des évènements nous
a donné raison. Mais un peu trop tard pour sauver toutes
ces familles camerounaises que la CAMAIR a affamées au
nom d’une sauvagerie qui ne dit pas son nom. 2004 ne sera
pas meilleure année, nous devons continuer la même
guerre co! ntre le tribalisme et contre la bêtise».
Le Messager a emboîté le pas au journal de Séverin
Tchounkeu. «Le discours de fin d’année que
le président devait prononcer savamment monté
par la rédaction du journal de Pius Njawé établit
que le chantier de la décentralisation (permettant aux
citoyens une meilleure participation à la vie publique)
n’est pas allé loin. La réflexion sur les
causes des dysfonctionnements d’ordre administratif qui
ont perturbé les élections législatives
et municipales n’a pas avancée.
Et
si Cameroon Tribune et The Herald voient 2004 à travers
le prisme de la paix et de la prospérité, il n’en
demeure pas moins vrai que «le recul du sida, l’élimination
de la pauvreté, la prorogation jusqu’au 20 décembre
de la Facilité pour la réduction de la pauvreté
et de la croissance, l’atteinte du point d’achèvement
de l’initiative PPTE (Pays Pauvres très endettés)»
sont autant de « grands chantiers, d’immenses défis
et de rendez-vous hyper importants» à honorer.
01 / 02 / 2004
IRIN
"Government
shuts 12 independent radio and TV stations"
Cameroon's
government has shut down twelve independent radio and television
stations in the southwest of the country in a fresh crackdown
on the media during the run-up to presidential elections due
in October, according to international media watchdog Reporters
Sans Frontieres (RSF).
Most
of the stations received orders last week to close down by midnight
31 December on the grounds that they had not been issued with
a licence, Paris-based RSF said in a statement.
"Cameroon
is on its way to becoming one of the most repressive countries
in central Africa as far as freedom of expression is concerned,"
Robert Menard, secretary general of RSF said.
"And
we fear that the situation could deteriorate still further at
the approach of presidential elections," he warned.
According
to the French news agency, AFP, the communications ministry
said the broadcast media sector was "too sensitive not
to be controlled." This was an apparent reference to the
notorious Radio Milles Collines which incited genocide in Rwanda
in 1994.
RSF said five radio stations and two television stations were
ordered closed in Bamenda, a city in the Anglophone southwest
of Cameroon, close to the Nigerian frontier. Privately owned
Radio Abakwa, Redemption Radio, Che Radio, Republican Television
Network and the local FM relay service of the BBC were shut
down.
RSF
said that in Bafoussam, another city in the southwest, Batcham
FM and Radio Star were told to cease operations while the university-based
Tankou Radio was ordered not to "attempt to open".
Radio
Yemba in the town of Dschang and Radio Site Art in Bafang were
also ordered to shut down.
Many
independent newspapers have condemned the crackdown, arguing
it will damage the pluralism of news and information in this
country of 15 million people.
"This
is returning us step by step to near monopoly for Cameroon Radio
Television (CRTV)," the independent daily Mutations said.
RSF
recalled that Freedom FM, a new radio station established by
Pius Njawe, the owner of Le Messager press group, was prevented
from going on air in May last 2003.
Radio
Veritas, A Roman Catholic radio station in the port city of
Douala was also taken off the air for in November, but was allowed
to resume broadcasting on 12 December after talks between Cardinal
Christian Tumi, the powerful head of the Catholic church in
Cameroon, and the government.
The
closure of Radio Veritas was seen as a political move, since
Cardinal Tumi is an outspoken critic of Biya. The shutdown of
his radio station followed press speculation that 73-year-old
Tumi would resign from the church in order to challenge Biya
for the presidency in this year's election.