| Reports
on Ethnic Relations / Rapports sur les relations
éthniques |
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following section is consisted of part, full or summaries of
articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines
diverses (journaux,bulletins, etc..).
08
/ 25 / 2003
CAMEROON-INFO.NET
"Présidentielle
2004: le SDF et l’UDC se donnent la main" (Séverin
Alega M.)
Les
leaders de ces deux formations politiques ont signé mercredi
dernier, une déclaration commune à Yaoundé.
John Fru Ndi et Adamu Ndam Ndjoya s’accordent à présenter
un candidat unique à la prochaine course à la magistrature
suprême.
Après
des mois de négociations intenses, le Social Democratic
Front et l’Union démocratique du Cameroun sont parvenus
à une alliance; un autre front après l’Alliance
des forces patriotiques d’il y a quelques mois. Dans la
déclaration commune, Mutations et Cameroon Tribune
retiennent que MM. Fru Ndi et Ndam Njoya "s’engagent
à présenter à l’élection de
2004, un candidat unique de l’opposition qui, avec une équipe
d’hommes et de femmes patriotes, compétents, expérimentés,
réalisera un programme commun répondant aux aspirations
de la nation camerounaise et à l’attente du peuple
camerounais". A la suite de ces deux quotidiens, La Nouvelle
Expression ne perd pas de vue le fait que l’opposition
n’est pas à sa première tentative d’alliance.
Au début des années 90, dès l’avènement
des premières élections multipartites, il y a eu
l’Union pour le changement avec comme acteurs principaux
Adamu Ndam Njoya, John Fru Ndi et Hameni Bieuleu. En 1999, au
congrès de l’Union nationale pour la démocratie
et le progrès (UNDP) M. Bello Bouba et Fru Ndi "s’alliaient
devant les militants au bord des larmes; un pacte de fidélité
par lequel ils affirmaient leur volonté inébranlable
d’unir leurs forces contre le régime de M. Biya".
Toutes ces initiatives n’ont pas fait long feu. Elles se
sont achevées en eau de boudin en raison des calculs égoïstes
et des querelles de leadership. Cette fois, le rêve est
permis, ce d’autant plus que Adamu Ndam Njoya déclare
si bien avec beaucoup d’emphase au Messager: "nous
nous sommes jetés à l’eau, il faut espérer
que nous atteindrons l’autre rive".
Sur
la base de nouveau front ouvert par le SDF et l’UDC, et
se fondant sur l’intreview de Fru Ndi à Cameroon
Tribune (interview dans laquelle il brosse entre autres le
profil du nouveau candidat de l’opposition c’est–à-dire
un citoyen connu pour son engament, pour son intégrité,
son patriotisme, son courage et sa fermeté), Richard Touna
du Messager décèle "une évolution
notable dans le discours du président du SDF". Et
à Alain Blaise Batongue de Mutations de conclure: "la
fédération de ces partis politiques autour d’un
candidat unique de l’opposition garantirait d’autant
plus de chances d’un scrutin disputé qu’en
principe elle devrait permettre une mobilisation des électeurs
blasés et désabusés par ces dernières
consultations aux scores connus d’avance et qui ne trouvaient
plus important de s’inscrire sur les listes électorales
(…) Il est même possible qu’à mesure
qu’on avance vers l’échéance, une troisième
voie (le Cardinal Tumi?) se dégage pour créer des
conditions encore plus fortes de consensus".
"Les faits et gestes des acteurs sociaux"
…
En attendant, Le Messager s’intéresse au 27è
gouvernement du Renouveau, 12 mois après le remaniement
du 24 août. Le journal de Pius Njawé constate en
effet que "nos ministres ont encore tout à prouver
sur les véritables chantiers de la construction nationale:
l’enseignent technique et professionnel, la décentralisation,
la relance économique, la bonne gouvernance…
De
son côté, La Nouvelle Expression démontre
qu’à l’approche des échéances
capitales, les grandes élites de l’Extrême-Nord,
en mal de popularité, ont entrepris de s’octroyer
des clubs d’affidés politiques au sein des ethnies
de cette province connue surtout pour ses accords nationaux de
vote avec le RDPC. De ce fait, écrit le trihebdomadaire
de Séverin Tchounkeu, "Amadou Ali, ministre de la
justice, et Cavaye Yeguié Djibril, président de
l’Assemblée nationale, ressuscitent
le conflit arabe Choa/Kotoko". Dans l’effervescence
politique actuelle, The Post signale que chrétien
Tabetsing, transfuge du SDF, vient de créer une organisation
"Debout Cameroun". Sans être un parti politique
déclaré, cette association entend promouvoir la
démocratie au Cameroun.
08 / 18 / 2003
CAMEROON-INFO.NET
"La
gestion controversée de Michel Meva’a Meboutou"
(Séverin
Alega M.)
Deux
faits ont amené la presse nationale à s’intéresser
au ministère des finances et du budget. Il s’agit
du vaste mouvement des personnels opéré par M. Meva’a
et l’information selon laquelle l’Etat serait en cessation
de paiement.
Cette
information a été rendue publique par La Nouvelle
Expression. D’après ce journal, en dehors des
salaires, "la suspension du règlement des factures
émises par les différentes administrations publiques
et les restrictions draconiennes de l’utilisation de certaines
lignes de crédit est la preuve que l’Etat connaît
des tensions de trésorerie". Au sortir mercredi dernier
de la remise des décorations à certains employés
de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale), Cameroon
Tribune a interviewé M. Michel Meva’a Meboutou
dans le but de permettre à ses lecteurs de se faire une
opinion sur le sujet. Bien évidemment, dans la mise au
point faite au quotidien gouvernemental, le ministre des finances
affirme: "L’Etat ne connaît aucune tension de
trésorerie. Les tensions de trésorerie ont cessé
depuis la stabilisation des finances publiques il y a quelques
années. Les dispositions habituelles ont été
prises afin que les salaires soient payés à temps.
(…) Peut-être qu’il y a eu au niveau d’une
localité de petits problèmes d’ordre administratif.
Mais, au niveau de l’administration centrale nous n’avons
aucune difficulté. Je dis que cela relève de la
désinformation". Au vu de cette déclaration
tranchée, Badjang Ba Nken de Cameroon Tribune se
pose des questions sur ce qui se cache derrière cette "campagne
de désinformation" et pour finalement conclure: "A
chacun son combat".
A
propos des arrêtés du 25 juillet portant nomination
des responsables des services centraux -et principalement de la
direction des impôts– du ministère des finances,
les informations exclusives de L’Anecdote rapportent que
"le chef de l’Etat qui est hors du pays en ce moment
les a purement et simplement annulées. Il a joint le Premier
ministre M. Peter Mafany Musonge pour lui signifier son courroux
face à ce que la présidence de la République
qualifie de désordre. (…) L’incompétence
notoire de M. Meva’a est la principale raison de ce désordre
observé". Sous le titre: "Poupoul ridiculise
Michel Meva’a", Le Popoli constate que dans
ce chamboulement, le secteur le plus touché est sans conteste
la direction des impôts, mamelle nourricière du système
étatique. Le soupçon de désaveu de Meva’a
par le Grand Khalife réjouirait de nombreux cadres de cette
direction qui le voient déjà débarrasser
le plancher au prochain remaniement. "Il a foutu, pensent-ils,
la pagaille à la douane avec la SGS (société
générale de surveillance). Il a foutu le bordel
au ministère en refusant de payer les titres. Maintenant,
il s’attaque aux impôts". De l’analyse
de La Nouvelle Expression, il ressort que "le problème
vient de la primature. A ce niveau, plusieurs allégations
abjectes circulent faisant état d’un monopole ethnique
observé dans ces nominations. Dans la même corbeille
de rumeurs, on apprend qu’il s’agit de revoir la copie
et des noms pourraient sauter (…) Une autre source digne
de crédibilité trouve que le blocage est dû
au fait que les nominations du 25 juillet auraient dû attendre
l’organigramme spécial de ce ministère. Dans
la mesure où cet organigramme réduit certaines directions
et sous-directions ainsi que des postes pourtant pourvus dans
les textes actuels". A quelques semaines de la rentrée
scolaire, ce flou artistique apparaît comme un préjudice
supplémentaire causé aux nombreuses familles".
"Présidentielle 2004 :
comme va la pré-campagne" (Séverin
Alega M.)
Alors
que le président Biya poursuit son séjour privé
en Suisse, à l’Hôtel Intercontinental de Genève,
des appels à candidature fusent de partout. De l’avis
de Mutations, "les conférences de sections
et de sous sections du Rdpc se multiplient pour s’achever
sur la même rengaine et actuellement rares sont les villages
qui n’aient pas encore leur déclaration. A ce qu’il
semble, Paul Biya n’est plus le seul bon choix, mais plutôt
l’unique candidat possible. Dans cette agitation, M. Joachim
Tabi Owono, président national de L’Action pour la
Méritocratie et l’Egalité des Chances au Cameroun
(AMEC), candidat à la dernière élection présidentielle
vient de défrayer la chronique en annonçant officiellement
qu’il soutient la candidature de M. Paul Biya en 2004".
Au
SDF, le son de cloche est le même. "La perspective
de la future élection présidentielle, écrit
Ouest Echos, a renvoyé sine die le congrès électif".
Cependant la base du Social Democratic Front à Bafoussam
soutient déjà la candidature de M. Fru Ndi. Au même
moment, il faut consolider l’alliance avec l’UDC (Union
démocratique du Cameroun) de Adamu Ndam Njoya pour un gouvernement
de transition et l’élaboration d’une plate-forme
politique propre à la fédération de toutes
les forces de l’opposition. "Le problème le
plus crucial, de l’avis de Ndam Njoya, c’est le programme
et l’équipe qui va animer ce programme". Et
à propos, Henriette Ekwé de La Nouvelle Expression
reconnaît que "le débat divise profondément
le NEC (comité exécutif national –l’instance
de décision du SDF) au sein duquel le choix du futur candidat
devient une préoccupation dominante".
Pendant
que se déroulent ces négociations dans les coulisses
des principales formations politiques, Siméon Kuissu, coordonnateur
du mouvement "One challenger" développe un courant
de pensée et d’action pour trouver un candidat unique
à opposer au Rdpc. "L’opposition, déclare-t-il
dans les colonnes du Messager, devrait être considérée
comme un tout et non confinée à quelques leaders
de partis politiques en mal de vedettariat". Toutefois, s’il
y a un point positif à mentionner en cette veille des consultations
populaires, Cameroon Tribune relève qu’après
tout "les principaux partis politiques se préoccupent
effectivement de la formation des cadres et des militants quels
que soient les succès, les difficultés et les avatars.
C’est la pérennité, la vitalité et
le sérieux de chaque parti qui sont en jeu. L’image
voire la crédibilité de la politique et du politique
aussi".
08 / 11 / 2003
CAMEROON-INFO.NET
"Affaire
Balassi: le Cameroun et le Nigeria d’accord pour le retrait
des troupes" (Séverin
Alega M.)
La
cinquième session de la commission mixte s’est achevée
mercredi 6 août 2003 à l’hôtel Hilton
de Yaoundé. De l’ensemble des travaux, on retient
que d’ici décembre 2003, la première phase
du processus de retrait de la zone du Lac Tchad devrait être
bouclée.
Selon
Cameroon Tribune, "il s’agit là d’un
début de concrétisation de la recommandation des
Nations Unies pour le retrait de l’administration civile,
des forces militaires et de police sur les zones litigieuses le
long des 1700 km de la frontière terrestre commune entre
les deux pays". C’est, reconnaissent Emmanuel Tataw
et Essama Essomba, le fruit de contact et de dialogue. En clair,
écrit L’Action, la partie nigériane commence
à s’accommoder progressivement de la camerounité
de Bakassi… Mais le retrait des troupes nigérianes
de Bakassi est consubstantiellement lié à la gestion
des communautés et des limites territoriales dans laquelle
elles vivent". Une préoccupation que comprend d’ailleurs
Amadou Ali, le chef de la délégation camerounaise.
Sous le titre "Les petits pas d’une histoire de retrait"!,
Dikalo constate que la cinquième réunion
n’a pas apporté le soulagement attendu des populations
camerounaises de Bakassi. Simplement parce que, du point de vue
de M. Alhadji Dahirou Bobbo, directeur général de
la commission nationale des frontières du Nigeria, "le
retrait des troupes de Bakassi est la dernière option que
va prendre le gouvernement dès l’aboutissement de
l’opération de démarcation". Entre temps,
souligne Richard Touna du Messager, il faut trouver des
fonds supplémentaires pour accélérer les
travaux de démarcation (pose des bornes) qui sont suivis
par un cabinet de consultant néo-zélandais. Le Nigeria
et le Cameroun ont déjà mis chacun dans la cagnotte
une somme de 1 225 000 dollars sur les 13 millions de dollars
US nécessaires à cette opération… "Martin
Belinga Eboutou, qui est le chef d’équipe de la sous
commission de démarcation de la frontière pour le
Cameroun, devra alors sensibiliser Paul Biya sur l’intérêt
pressant de dégager les moyens financiers qu’il faut
pour une accélération de ce processus".
"Reste, et c’est le point de vue rédacteur en
chef du quotidien Mutations, qu’il serait prématuré
sur la base de cette autre victoire certes importante, de croire
que la guerre des négociations est déjà gagnée.
Car, en réalité, le chemin ardu ne fait que commencer.
La démarcation des frontières, la finalisation des
travaux de cartographie et leur réalisation effective demanderaient
du temps, beaucoup de temps et surtout beaucoup d’argent.
Pour l’instant, aucun organisme international n’accepte
financer ce projet. Or, au moment où il est question de
lutter contre la pauvreté en dépensant avec parcimonie
les budgets des Etats respectifs, il ne serait pas évident
de débloquer les 7 milliards de F CFA que devraient coûter
tous les travaux. L’autre enjeu, au moins aussi important,
pour lequel le Cameroun doit, non seulement avoir une présence
au cours des discussions mais surtout projeter une vision d’avenir,
est politique et lié à l’occupation effective
du terrain. La zone en question est à une écrasante
majorité constituée de nigérians qui y ont
même installé des structures administratives d’encadrement.
Il faudra bien aller au-delà de l’argument simpliste
qui consiste à laisser entendre qu’il y a bien plus
de 3 millions de Nigérians qui vivent en paix et en harmonie
au Cameroun, pour poser de solides bases devant indiquer que l’île
de Bakassi appartient au Cameroun".
"Présidentielle de 2004:
les positions se consolident" (Séverin
Alega M.)
Gustave
Essaka a annoncé la couleur. Il est le premier candidat
déclaré à la présidentielle de 2004
pour le compte de la DIC (Démocratie Intégrale du
Cameroun). Il affiche une attitude de rejet pour la candidature
unique de l’opposition.
Le
choix de M. Essaka est diamétralement opposé à
la démarche entreprise depuis peu par le Social Democratic
Front (SDF) et l’Union démocratique du Cameroun (UDC).
Ces deux formations politiques tentent de bâtir un nouveau
front pour l’alternance au Cameroun. En tout cas, "un
front de plus" comme le dit ironiquement Le Messager.
Dans les interviews qu’il accorde aux deux quotidiens Cameroon
Tribune et Mutations, le président de l’UDC, M. Adamou
Ndam Njoya, affirme que "le problème de l’opposition
n'est pas celui d’une candidature unique, mais d’un
programme unique soutenu par une équipe qui doit le réaliser…
Cette équipe sera composée d’hommes et de
femmes pétris d’expérience et présentant
des compétences diverses. Ce ne sont ni les hommes d’une
même région, ni les femmes qui estiment avoir le
monopole de l’intelligence".
Du
côté du RDPC (Rassemblement Démocratique du
Peuple Camerounais, Le Popoli voit: "les modernistes sur
le pied de guerre". Pour développer son argumentation,
cette publication s’inspire de la réaction et des
réponses de Milla Assouté à RFI (Radio France
Internationale). En effet le chef de file des modernistes est
clair dans ses déclarations: si les revendications de son
groupe ne sont pas prises en compte, si son groupe est exclu du
parti (RDPC), alors les membres de ce groupe se retrouveront dans
la rue et seront obligés de prendre des dispositions pour
faire entendre leur voix. Pour autant, Milla Asouté se
dit disposé à servir Paul Biya pour l’ouverture
du débat sur les problèmes de fonctionnement du
parti. Et "si le RDPC va mal, c’est parce que des hiérarchies
intermédiaires détournent les instructions de la
hiérarchie suprême". Au détour d’une
analyse sur l’alternance en Afrique noire subsaharienne
où semble-t-il "les brillants opposants d’hier
(Abdoulaye Wade et Laurent Gbagbo) éprouvent toutes les
peines à revêtir les habits d’hommes d’Etat
une fois parvenus à la magistrature suprême",
L’Action constate que dans le RDPC "les masques et
les cagoules commencent à tomber. Bientôt, on ne
devrait plus avoir aucune difficulté à distinguer
le bon grain de l’ivraie". Ce journal, propriété
du comité central du parti de M. Paul Biya, estime que
l’interview de M. Milla Asouté à RFI est pleine
de "sous-entendus capables de laisser libre cours aux interprétations
les plus farfelues du genre Milla Asouté candidat à
la présidentielle". Dans tous les cas, poursuit Simon
Meyanga, l’auteur de l’article, cette sortie médiatique
n’est pas malheureuse, loin s’en faut! Elle permet
de voir un peu plus clair non seulement sur les intentions et
les ambitions d’un militant (?) qui laisse enfin découvrir
son vrai visage mais aussi d’apprécier les méthodes
utilisées par ce groupe: trafic d’influence, chantage,
manipulation… " |