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Présidentielle 2004: le SDF et l’UDC se donnent la main
"La gestion controversée de Michel Meva’a Meboutou"
"Présidentielle 2004: comme va la pré-campagne"
"Affaire Balassi: le Cameroun et le Nigeria d’accord pour le retrait des troupes"

"Présidentielle de 2004: les positions se consolident"
Reports on Ethnic Relations  /  Rapports sur les relations éthniques

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


08 / 25 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Présidentielle 2004: le SDF et l’UDC se donnent la main" (Séverin Alega M.)

Les leaders de ces deux formations politiques ont signé mercredi dernier, une déclaration commune à Yaoundé. John Fru Ndi et Adamu Ndam Ndjoya s’accordent à présenter un candidat unique à la prochaine course à la magistrature suprême.

Après des mois de négociations intenses, le Social Democratic Front et l’Union démocratique du Cameroun sont parvenus à une alliance; un autre front après l’Alliance des forces patriotiques d’il y a quelques mois. Dans la déclaration commune, Mutations et Cameroon Tribune retiennent que MM. Fru Ndi et Ndam Njoya "s’engagent à présenter à l’élection de 2004, un candidat unique de l’opposition qui, avec une équipe d’hommes et de femmes patriotes, compétents, expérimentés, réalisera un programme commun répondant aux aspirations de la nation camerounaise et à l’attente du peuple camerounais". A la suite de ces deux quotidiens, La Nouvelle Expression ne perd pas de vue le fait que l’opposition n’est pas à sa première tentative d’alliance. Au début des années 90, dès l’avènement des premières élections multipartites, il y a eu l’Union pour le changement avec comme acteurs principaux Adamu Ndam Njoya, John Fru Ndi et Hameni Bieuleu. En 1999, au congrès de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) M. Bello Bouba et Fru Ndi "s’alliaient devant les militants au bord des larmes; un pacte de fidélité par lequel ils affirmaient leur volonté inébranlable d’unir leurs forces contre le régime de M. Biya". Toutes ces initiatives n’ont pas fait long feu. Elles se sont achevées en eau de boudin en raison des calculs égoïstes et des querelles de leadership. Cette fois, le rêve est permis, ce d’autant plus que Adamu Ndam Njoya déclare si bien avec beaucoup d’emphase au Messager: "nous nous sommes jetés à l’eau, il faut espérer que nous atteindrons l’autre rive".

Sur la base de nouveau front ouvert par le SDF et l’UDC, et se fondant sur l’intreview de Fru Ndi à Cameroon Tribune (interview dans laquelle il brosse entre autres le profil du nouveau candidat de l’opposition c’est–à-dire un citoyen connu pour son engament, pour son intégrité, son patriotisme, son courage et sa fermeté), Richard Touna du Messager décèle "une évolution notable dans le discours du président du SDF". Et à Alain Blaise Batongue de Mutations de conclure: "la fédération de ces partis politiques autour d’un candidat unique de l’opposition garantirait d’autant plus de chances d’un scrutin disputé qu’en principe elle devrait permettre une mobilisation des électeurs blasés et désabusés par ces dernières consultations aux scores connus d’avance et qui ne trouvaient plus important de s’inscrire sur les listes électorales (…) Il est même possible qu’à mesure qu’on avance vers l’échéance, une troisième voie (le Cardinal Tumi?) se dégage pour créer des conditions encore plus fortes de consensus".


"Les faits et gestes des acteurs sociaux"

… En attendant, Le Messager s’intéresse au 27è gouvernement du Renouveau, 12 mois après le remaniement du 24 août. Le journal de Pius Njawé constate en effet que "nos ministres ont encore tout à prouver sur les véritables chantiers de la construction nationale: l’enseignent technique et professionnel, la décentralisation, la relance économique, la bonne gouvernance…

De son côté, La Nouvelle Expression démontre qu’à l’approche des échéances capitales, les grandes élites de l’Extrême-Nord, en mal de popularité, ont entrepris de s’octroyer des clubs d’affidés politiques au sein des ethnies de cette province connue surtout pour ses accords nationaux de vote avec le RDPC. De ce fait, écrit le trihebdomadaire de Séverin Tchounkeu, "Amadou Ali, ministre de la justice, et Cavaye Yeguié Djibril, président de l’Assemblée nationale, ressuscitent le conflit arabe Choa/Kotoko". Dans l’effervescence politique actuelle, The Post signale que chrétien Tabetsing, transfuge du SDF, vient de créer une organisation "Debout Cameroun". Sans être un parti politique déclaré, cette association entend promouvoir la démocratie au Cameroun.


08 / 18 / 2003
 

CAMEROON-INFO.NET

"La gestion controversée de Michel Meva’a Meboutou" (Séverin Alega M.)

Deux faits ont amené la presse nationale à s’intéresser au ministère des finances et du budget. Il s’agit du vaste mouvement des personnels opéré par M. Meva’a et l’information selon laquelle l’Etat serait en cessation de paiement.

Cette information a été rendue publique par La Nouvelle Expression. D’après ce journal, en dehors des salaires, "la suspension du règlement des factures émises par les différentes administrations publiques et les restrictions draconiennes de l’utilisation de certaines lignes de crédit est la preuve que l’Etat connaît des tensions de trésorerie". Au sortir mercredi dernier de la remise des décorations à certains employés de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale), Cameroon Tribune a interviewé M. Michel Meva’a Meboutou dans le but de permettre à ses lecteurs de se faire une opinion sur le sujet. Bien évidemment, dans la mise au point faite au quotidien gouvernemental, le ministre des finances affirme: "L’Etat ne connaît aucune tension de trésorerie. Les tensions de trésorerie ont cessé depuis la stabilisation des finances publiques il y a quelques années. Les dispositions habituelles ont été prises afin que les salaires soient payés à temps. (…) Peut-être qu’il y a eu au niveau d’une localité de petits problèmes d’ordre administratif. Mais, au niveau de l’administration centrale nous n’avons aucune difficulté. Je dis que cela relève de la désinformation". Au vu de cette déclaration tranchée, Badjang Ba Nken de Cameroon Tribune se pose des questions sur ce qui se cache derrière cette "campagne de désinformation" et pour finalement conclure: "A chacun son combat".

A propos des arrêtés du 25 juillet portant nomination des responsables des services centraux -et principalement de la direction des impôts– du ministère des finances, les informations exclusives de L’Anecdote rapportent que "le chef de l’Etat qui est hors du pays en ce moment les a purement et simplement annulées. Il a joint le Premier ministre M. Peter Mafany Musonge pour lui signifier son courroux face à ce que la présidence de la République qualifie de désordre. (…) L’incompétence notoire de M. Meva’a est la principale raison de ce désordre observé". Sous le titre: "Poupoul ridiculise Michel Meva’a", Le Popoli constate que dans ce chamboulement, le secteur le plus touché est sans conteste la direction des impôts, mamelle nourricière du système étatique. Le soupçon de désaveu de Meva’a par le Grand Khalife réjouirait de nombreux cadres de cette direction qui le voient déjà débarrasser le plancher au prochain remaniement. "Il a foutu, pensent-ils, la pagaille à la douane avec la SGS (société générale de surveillance). Il a foutu le bordel au ministère en refusant de payer les titres. Maintenant, il s’attaque aux impôts". De l’analyse de La Nouvelle Expression, il ressort que "le problème vient de la primature. A ce niveau, plusieurs allégations abjectes circulent faisant état d’un monopole ethnique observé dans ces nominations. Dans la même corbeille de rumeurs, on apprend qu’il s’agit de revoir la copie et des noms pourraient sauter (…) Une autre source digne de crédibilité trouve que le blocage est dû au fait que les nominations du 25 juillet auraient dû attendre l’organigramme spécial de ce ministère. Dans la mesure où cet organigramme réduit certaines directions et sous-directions ainsi que des postes pourtant pourvus dans les textes actuels". A quelques semaines de la rentrée scolaire, ce flou artistique apparaît comme un préjudice supplémentaire causé aux nombreuses familles".


"Présidentielle 2004 : comme va la pré-campagne" (Séverin Alega M.)

Alors que le président Biya poursuit son séjour privé en Suisse, à l’Hôtel Intercontinental de Genève, des appels à candidature fusent de partout. De l’avis de Mutations, "les conférences de sections et de sous sections du Rdpc se multiplient pour s’achever sur la même rengaine et actuellement rares sont les villages qui n’aient pas encore leur déclaration. A ce qu’il semble, Paul Biya n’est plus le seul bon choix, mais plutôt l’unique candidat possible. Dans cette agitation, M. Joachim Tabi Owono, président national de L’Action pour la Méritocratie et l’Egalité des Chances au Cameroun (AMEC), candidat à la dernière élection présidentielle vient de défrayer la chronique en annonçant officiellement qu’il soutient la candidature de M. Paul Biya en 2004".

Au SDF, le son de cloche est le même. "La perspective de la future élection présidentielle, écrit Ouest Echos, a renvoyé sine die le congrès électif". Cependant la base du Social Democratic Front à Bafoussam soutient déjà la candidature de M. Fru Ndi. Au même moment, il faut consolider l’alliance avec l’UDC (Union démocratique du Cameroun) de Adamu Ndam Njoya pour un gouvernement de transition et l’élaboration d’une plate-forme politique propre à la fédération de toutes les forces de l’opposition. "Le problème le plus crucial, de l’avis de Ndam Njoya, c’est le programme et l’équipe qui va animer ce programme". Et à propos, Henriette Ekwé de La Nouvelle Expression reconnaît que "le débat divise profondément le NEC (comité exécutif national –l’instance de décision du SDF) au sein duquel le choix du futur candidat devient une préoccupation dominante".

Pendant que se déroulent ces négociations dans les coulisses des principales formations politiques, Siméon Kuissu, coordonnateur du mouvement "One challenger" développe un courant de pensée et d’action pour trouver un candidat unique à opposer au Rdpc. "L’opposition, déclare-t-il dans les colonnes du Messager, devrait être considérée comme un tout et non confinée à quelques leaders de partis politiques en mal de vedettariat". Toutefois, s’il y a un point positif à mentionner en cette veille des consultations populaires, Cameroon Tribune relève qu’après tout "les principaux partis politiques se préoccupent effectivement de la formation des cadres et des militants quels que soient les succès, les difficultés et les avatars. C’est la pérennité, la vitalité et le sérieux de chaque parti qui sont en jeu. L’image voire la crédibilité de la politique et du politique aussi".


08 / 11 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Affaire Balassi: le Cameroun et le Nigeria d’accord pour le retrait des troupes" (Séverin Alega M.)

La cinquième session de la commission mixte s’est achevée mercredi 6 août 2003 à l’hôtel Hilton de Yaoundé. De l’ensemble des travaux, on retient que d’ici décembre 2003, la première phase du processus de retrait de la zone du Lac Tchad devrait être bouclée.

Selon Cameroon Tribune, "il s’agit là d’un début de concrétisation de la recommandation des Nations Unies pour le retrait de l’administration civile, des forces militaires et de police sur les zones litigieuses le long des 1700 km de la frontière terrestre commune entre les deux pays". C’est, reconnaissent Emmanuel Tataw et Essama Essomba, le fruit de contact et de dialogue. En clair, écrit L’Action, la partie nigériane commence à s’accommoder progressivement de la camerounité de Bakassi… Mais le retrait des troupes nigérianes de Bakassi est consubstantiellement lié à la gestion des communautés et des limites territoriales dans laquelle elles vivent". Une préoccupation que comprend d’ailleurs Amadou Ali, le chef de la délégation camerounaise. Sous le titre "Les petits pas d’une histoire de retrait"!, Dikalo constate que la cinquième réunion n’a pas apporté le soulagement attendu des populations camerounaises de Bakassi. Simplement parce que, du point de vue de M. Alhadji Dahirou Bobbo, directeur général de la commission nationale des frontières du Nigeria, "le retrait des troupes de Bakassi est la dernière option que va prendre le gouvernement dès l’aboutissement de l’opération de démarcation". Entre temps, souligne Richard Touna du Messager, il faut trouver des fonds supplémentaires pour accélérer les travaux de démarcation (pose des bornes) qui sont suivis par un cabinet de consultant néo-zélandais. Le Nigeria et le Cameroun ont déjà mis chacun dans la cagnotte une somme de 1 225 000 dollars sur les 13 millions de dollars US nécessaires à cette opération… "Martin Belinga Eboutou, qui est le chef d’équipe de la sous commission de démarcation de la frontière pour le Cameroun, devra alors sensibiliser Paul Biya sur l’intérêt pressant de dégager les moyens financiers qu’il faut pour une accélération de ce processus".
"Reste, et c’est le point de vue rédacteur en chef du quotidien Mutations, qu’il serait prématuré sur la base de cette autre victoire certes importante, de croire que la guerre des négociations est déjà gagnée. Car, en réalité, le chemin ardu ne fait que commencer. La démarcation des frontières, la finalisation des travaux de cartographie et leur réalisation effective demanderaient du temps, beaucoup de temps et surtout beaucoup d’argent. Pour l’instant, aucun organisme international n’accepte financer ce projet. Or, au moment où il est question de lutter contre la pauvreté en dépensant avec parcimonie les budgets des Etats respectifs, il ne serait pas évident de débloquer les 7 milliards de F CFA que devraient coûter tous les travaux. L’autre enjeu, au moins aussi important, pour lequel le Cameroun doit, non seulement avoir une présence au cours des discussions mais surtout projeter une vision d’avenir, est politique et lié à l’occupation effective du terrain. La zone en question est à une écrasante majorité constituée de nigérians qui y ont même installé des structures administratives d’encadrement. Il faudra bien aller au-delà de l’argument simpliste qui consiste à laisser entendre qu’il y a bien plus de 3 millions de Nigérians qui vivent en paix et en harmonie au Cameroun, pour poser de solides bases devant indiquer que l’île de Bakassi appartient au Cameroun".


"Présidentielle de 2004: les positions se consolident" (Séverin Alega M.)

Gustave Essaka a annoncé la couleur. Il est le premier candidat déclaré à la présidentielle de 2004 pour le compte de la DIC (Démocratie Intégrale du Cameroun). Il affiche une attitude de rejet pour la candidature unique de l’opposition.

Le choix de M. Essaka est diamétralement opposé à la démarche entreprise depuis peu par le Social Democratic Front (SDF) et l’Union démocratique du Cameroun (UDC). Ces deux formations politiques tentent de bâtir un nouveau front pour l’alternance au Cameroun. En tout cas, "un front de plus" comme le dit ironiquement Le Messager. Dans les interviews qu’il accorde aux deux quotidiens Cameroon Tribune et Mutations, le président de l’UDC, M. Adamou Ndam Njoya, affirme que "le problème de l’opposition n'est pas celui d’une candidature unique, mais d’un programme unique soutenu par une équipe qui doit le réaliser… Cette équipe sera composée d’hommes et de femmes pétris d’expérience et présentant des compétences diverses. Ce ne sont ni les hommes d’une même région, ni les femmes qui estiment avoir le monopole de l’intelligence".

Du côté du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, Le Popoli voit: "les modernistes sur le pied de guerre". Pour développer son argumentation, cette publication s’inspire de la réaction et des réponses de Milla Assouté à RFI (Radio France Internationale). En effet le chef de file des modernistes est clair dans ses déclarations: si les revendications de son groupe ne sont pas prises en compte, si son groupe est exclu du parti (RDPC), alors les membres de ce groupe se retrouveront dans la rue et seront obligés de prendre des dispositions pour faire entendre leur voix. Pour autant, Milla Asouté se dit disposé à servir Paul Biya pour l’ouverture du débat sur les problèmes de fonctionnement du parti. Et "si le RDPC va mal, c’est parce que des hiérarchies intermédiaires détournent les instructions de la hiérarchie suprême". Au détour d’une analyse sur l’alternance en Afrique noire subsaharienne où semble-t-il "les brillants opposants d’hier (Abdoulaye Wade et Laurent Gbagbo) éprouvent toutes les peines à revêtir les habits d’hommes d’Etat une fois parvenus à la magistrature suprême", L’Action constate que dans le RDPC "les masques et les cagoules commencent à tomber. Bientôt, on ne devrait plus avoir aucune difficulté à distinguer le bon grain de l’ivraie". Ce journal, propriété du comité central du parti de M. Paul Biya, estime que l’interview de M. Milla Asouté à RFI est pleine de "sous-entendus capables de laisser libre cours aux interprétations les plus farfelues du genre Milla Asouté candidat à la présidentielle". Dans tous les cas, poursuit Simon Meyanga, l’auteur de l’article, cette sortie médiatique n’est pas malheureuse, loin s’en faut! Elle permet de voir un peu plus clair non seulement sur les intentions et les ambitions d’un militant (?) qui laisse enfin découvrir son vrai visage mais aussi d’apprécier les méthodes utilisées par ce groupe: trafic d’influence, chantage, manipulation… "

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