10 / 29 / 2003
IRIN
"Cameroon-Nigeria:
Border Commission discusses handover of 33 villages"
The
Nigeria-Cameroon Mixed Commission which is implementing a World
Court ruling on the border dispute between the two countries,
opened its sixth session on Wednesday, with the return of 33
villages to Cameroon top on the agenda, officials said.
The Commission was set up under the auspices of the United Nations
Secretary General Kofi Annan, following the October 2002 judgment
of the International Court of Justice (ICJ) on a dispute between
the two countries along their 1,500 km common border.
Nigeria had refused to accept the ruling of the ICJ awarding
ownership of the oil-rich Bakassi Peninsula in the Gulf of Guinea
to Cameroon. But after a meeting arranged by Annan, Presidents
Olusegun Obasanjo of Nigeria and Paul Biya of Cameroon agreed
to resolve their disputes peacefully and subsequently set up
the joint body.
The Commission has since alternated its meetings between the
Cameroon capital, Yaounde and the Nigerian capital, Abuja.
Dahiru Bobo, who heads Nigeria s Boundary Commission and is
a member of the joint commission, said the meeting in Abuja
was expected to discuss the fate of 70,000 Nigerian inhabitants
of 33 villages in the northern boundary Lake Chad area which
is due to be handed over to Cameroon by December.
"We plan to withdraw our military, police and administrative
staff from the area, but we are interested in safeguarding their
rights," Bobo told reporters. "That is one of the
major issues we will discuss in Abuja."
He said Cameroon was also going to withdraw from areas of the
border considered Nigerian territory under the ICJ judgment.
The meeting chaired by Annan's representative Ahmedou Ould Abdallah
will prepare details for the demarcation of the rest of the
common border between the two countries, an exercise estimated
to cost US $11.6 million.
Nigeria and Cameroon have contributed US $2.5 million each for
the demarcation exercise, with the rest of the funding expected
from the international donor community.
Recently, the European Commission donated 400,000 euros to assist
in the border demarcation.
Knotty issues still ahead for the Commission include demarcation
of the maritime boundary, especially around Bakassi Peninsula,
inhabited by about 300,000 people mostly Nigerians. The Nigerian
authorities have said in recent times they were not interested
in the resources of the peninsula but in the rights of its citizens
there, most of whom they claim want to remain in Nigeria.
The inhabitants have on the other hand threatened to demand
self-determination if they were forced to become Cameroonians.
Cameroon's delegation to the meeting is led by its Minister
of Justice Amadou Ali, while former Nigerian justice minister
and high commissioner to Britain, Bola Ajibola, leads the Nigerian
team.
10
/ 28 / 2003
CAMEROON-INFO.NET
"L’Eglise
catholique au devant de l’actualité" (Séverin
Alega M.)
Monseigneur
Victor Bakot est le nouvel archevêque de Yaoundé. Sa nomination
est intervenue en fin de semaine dernière. Elle a suscité des
commentaires bien au-delà de la simple présentation biographique
du prélat que proposent les quotidiens Mutations et Cameroon
Tribune. Selon l’analyse de Aurore Plus, cette
nomination fait école. Elle ouvre une nouvelle page de l’histoire
du Cameroun sur l’Eglise catholique. Par-là, "le
pape a voulu réitérer la conviction du Saint-Siège qui croit
qu’un ouvrier de l’église est fait pour travailler
partout sans distinction. Il a surtout voulu dire aux Camerounais
qu’aucun développement n’est possible s’il
repose sur des critères tribaux (…) cette deuxième gifle,
après celle administrée par le Saint-Siège avec la nomination
d’un Bamiléké, est un véritable signe des temps".
L’on
se rappelle que deux heures après que l’officialisation
de cette nomination, le président de la République a fait parvenir
un message de félicitation au nouvel évêque métropolitain. D’après
La Nouvelle Expression, "la prompte réaction de
M. Paul Biya poursuit au moins trois objectifs: rassurer le
prélat de son soutien, mettre en garde les éventuels contestataires,
se rapprocher des dignitaires de l’Eglise catholique locale".
"Les 25 ans de pontificat de Jean Paul II"
Dans
ce sens d’ailleurs, Dikalo estime que la parole
de Dieu a rapproché Paul Biya et le cardinal Christian Tumi.
Les deux hommes se sont donnés une chaleureuse poignée de main
le 22 octobre dernier après la messe de commémoration à la cathédrale
Notre Dame des Victoires. Sous le tire "Donnons la paix",
ce journal conclut son commentaire en affirmant que: "Aujourd’Hui,
où il (Tumi) semble avoir dissipé le malentendu en déclarant
qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle
de 2004, la poignée de mains accompagnée du sourire, n’est
plus sujette à des interprétations malveillantes. En clair sans
hypocrisie, le cardinal Tumi appelle le chef de l'Etat à établir
un climat permanent de paix véritable au Cameroun.
S’agissant
de l’anniversaire proprement dit, Cameroon Tribune
note que c’est dans la ferveur et la communion, dans la
tradition africaine que le Cameroun s’est rappelé de l’œuvre
du successeur de Saint Pierre. Pour toutes les parques d’attention
et pour saluer les 25 années consacrées à l’Eglise et
à l’humanité tout court, les évêques du Cameroun et le
Nonce apostolique ont adressé un message de bénédiction au pape
au nom de l’Eglise famille qui est au Cameroun. "Pendant
ces années de grâce, dix diocèses ont été crées, quatre nouveaux
archidiocèses érigés, 24 évêques nommés dont un à la dignité
cardinalice. En outre, le Cameroun a été choisi pour abriter
l’université catholique d’Afrique centrale".
10
/ 20 / 2003
CAMEROON-INFO.NET
"Affaire
Mounchipou: le procureur de la république propose la prison
à vie pour l’ancien ministre des PTT"
La
défense présente ses plaidoiries ce lundi 20 octobre 2003 devant
le tribunal de grande instance de du centre administratif de
Yaoundé.
Rappel
des faits: d’après le journal Dikalo, l’imbroglio
juridico-financier commence en septembre 1999. Un ministre de
la République, ses proches collaborateurs et quelques fournisseurs
sont placés en détention préventive aux motifs de "détournement,
tentative de détournement, complicité de détournement et intérêt
sur acte". M. Mounchipou Seidou et ses compères sont accusés
d’avoir distrait les fonds publics par le biais de deux
procédures: en validant les marchés fictifs et en approuvant
les surfacturations causant un manque à gagner de près de deux
milliards de FCFA à l’Etat.
A
l’audience d’il y a une semaine, rapportent Cameroon
Tribune, Aurore Plus et La Nouvelle Expression,
le ministère public a requis la prison à perpétuité pour M.
Mounchipou (ancien ministre des PTT), Dieudonné Angoula (ancien
directeur des télécommunications), Méli Chrispo (directeur adjoint
des affaires générales) au moment où les faits se produisent.
Les réquisitions de Me Kwangue Kwangue Lavoisier (le procureur)
propose également des emprisonnements de 20 ans, un mandat de
dépôt contre les sieurs Mballa Bessala (actuel directeur général
adjoint de la Société nationale des postes) et Maximin Medjo.
Il a demandé aussi la confiscation des biens de tous les coupables
conformément à l’article 35 du code pénal, la déchéance
des droits de tous les fonctionnaires mis en cause pendant 5
ans…Pour sa part, Le Messager reconnaît que dans
cette affaire les accusés sont répartis en trois groupes: "le
groupe des fonctionnaires à qui l’Etat a confié la gestion
et la sauvegarde de ses biens mais l’ont abusé; le groupe
des prestataires de services qui, au lieu d’aider l’Etat
à fonctionner l’ont pillé en surfacturant; et enfin les
complices qui ont laissé faire alors qu’ils avaient les
moyens de tout arrêter et de dire non à la spoliation de l’Etat".
"Faits et gestes des acteurs sociaux"
Politique:
D’après Le Messager, une rumeur circule à Bamenda
dans la province du Nord-Ouest: " un groupe de députés
du SDF collecte en ce moment des signatures sur l’ensemble
du territoire dans le dessein de forcer la main à la hiérarchie
du parti afin qu’elle puisse organiser dans l’immédiat
la convention du SDF ; convention au cours de laquelle ce groupe
de députés entendrait déposer M. Fru Ndi de la tête du Social
Democratic Front. Pendant ce temps, Aurore Plus signale que
dans la perspective de l’élection présidentielle de 2004,
"Bernard Muna, le fils de l’ancien président de l’Assemblée
nationale du Cameroun M. Salomon Tandem Muna de retour d’Arusha,
où il n’a pas achevé sa mission à la Cour pénale internationale,
sera l’un des candidats en lice". Il se déclare candidat
alors que Gustave Essaka de la DIC (Démocratie intégrale du
Cameroun) et l’artiste Papillon l’ont déjà fait.
10 / 17 / 2003
THIS DAY, Nigeria
"Cameroon/Chad:
Cameroon to take over 33 Lake Chad villages" (Mustapha Muhammad)
In
line with the International Court of Justice (ICJ) judgement
over Nigeria-Cameroon dispute, a total sovereignty over the
33 villages in the Lake Chad area will from January 1, 2004
in effect revert back to Cameroon.
Chairman of the Nigerian delegation to the Cameroon-Nigeria
Mixed Commission, Prince Bola Ajibola, made the declaration
in Maiduguri, Wednesday during a visit to the Borno State Governor,
Senator Ali Modu Sheriff. Ajibola said that the parties decided
to complete a total withdrawal of administration, police and
military establishments from areas ceded to each country by
ICJ judgment by December 2003.
Though, he said it was discovered that the demarcation within
the Lake Chad Basin had not been completed, particularly from
pillar 5 to the bifurcation of the Ebeji River, the need to
complete this demarcation, he said was however, brought to the
notice of the Cameroon delegates.
“If and when this demarcation is accomplished, there will
be need for Cameroon to surrender the sovereignty that it has
been exercising over Danbore (East) village, to Nigeria. In
other words, Cameroon will still need to vacate its own administration
in this area," he stressed.
Ajibola admitted that the prospect of conflict between the two
countries has been minimised following the establishment of
the Cameroon, Nigeria Mixed Commission adding that mutual understanding
and confidence developed between them had been re-established
further.
He said the confidence-building initiative that evolved between
both countries, necessitated the building of bridges between
the two peoples through the rehabilitation of the Kumba-Muntangene-Mamfe-Eyumojok-Ekok-Mfun-Ikom-Abakaliki
road network adding that the road network has been inspected
in February 2003.
10
/ 13 / 2003
CAMEROON-INFO.NET
"Corruption:
le mal est profond au Cameroun" (Séverin
Alega M.)
La
troisième conférence régionale des sections africaines de Transparency
International (TI) s’est tenue du 9 au 11 2003 à Yaoundé.
Quelques heures avant le début des travaux de cette conférence,
le Palais des Congrès a abrité le point de presse au cours duquel
le directeur exécutif de cette Ong, M.Muzong Kodi, a publié
officiellement l’indice de perception de la corruption
2003 dans le monde.
Sur
l’échantillon des 133 nations concernées par l’étude,
le Cameroun, écrit Le Messager, est classé huitième parmi
" les pays où règne la corruption endémique " Les
dernières enquêtes sur la situation de ce fléau ont identifié
six secteurs d’activité comme étant les plus affectés.
The Post cite précisément la justice, la police, la santé,
l’éducation, les milieux politiques et des douanes. Toute
analyse faite, le rang qu’occupe le Cameroun confirmerait,
aux yeux de La Nouvelle Expression et The Herald,
le redressement d’une situation encore catastrophique
il y a seulement quatre ans. Et c’est la preuve que "
De nombreuses cellules et autres groupes de lutte contre la
corruption n’ont pu rien faire pour améliorer la situation.
Les bailleurs de fonds persistent : c’est à la société
civile d’exercer l’arbitrage sur une administration
rongée par les rouages de la corruption rodés depuis plus de
40 ans. Le programme national de gouvernance n’a pas pu
aller au-delà de 22% de ses objectifs. En clair, le Cameroun
a du mal à combattre ce fléau en dépit des discours ".
Face à ce constat d’échec, Le Popoli émet son opinion
sur la question en affirmant : "pour que la corruption
recule vraiment au Cameroun, il va falloir au lion un maximum
de sacrifice c’est-à-dire se débarrasser de cette tête
par laquelle le poisson a commencé à pourrir ". L’on
peut espérer que le changement interviendra le plus rapidement
possible. Au lendemain de la publication de l’indice de
perception de la corruption et de la conférence régionale des
sections africaines de TI, le Premier ministre a, sur la foi
des articles de Cameroon tribune et The Herald, annoncé
" l'intensification de la lutte avec le concours des partenaires
au Cameroun ".
Citant
les officiels de TI, Mutations rapporte que le classement
de 2003 " fait référence à la perception du degré de corruption
tel que le ressentent les milieux d’affaires, les universitaires
et les analystes de risque ". Seulement, le quotidien de
Haman Mana ne partage pas le point de vue du directeur exécutif
de TI. Celui-ci demande en effet aux pays africains de rechercher
auprès des Etats occidentaux leur expertise en la matière. Pour
cette publication, " Tout le monde sait que les pays les
plus corrompus viennent de l’autre côté ; même si, aujourd’hui,
leurs méthodes pour traquer ce mal sont plus rigoureuses. C’est
en cela qu’il faut suggérer que quelques responsables
du RDPC demandent à faire des stages en France ou en Allemane
pour voit comment les partis politiques sont financés et surtout
comment on peut créer des emplois fictifs et chèrement payés
".
"Présidentielle 2004 : le cas de
la candidature de Christian Tumi"
L’archevêque
de Douala n’a jamais clarifié sa position. D’aucuns
supputent ses chances de réussite au cas où il se présente aux
consultations populaires.
Comme
le mentionne The Herald dans son édition de vendredi
dernier, l’entretien du porte-parole de Mgr Tumi accordé
à RFI (Radio France International) a contribué à semer le doute
et la zizanie dans les esprits qu’à répondre à ceux qui
voient le cardinal sur la rampe de lancement des élections à
venir. L’abbé Jean Pierre déclare par exemple: "
Mgr Tumi ne peut pas être candidat parce que prêtre âgé de 73
ans ". Et plus loin, il ajoute (d’où le doute) :
" le prélat est un candidat potentiel en tant que citoyen
". The Post en rajoute de son côté. Il démontre en effet
comment M. Fru Ndi pourrait soutenir la démarche de Mgr Tumi.
Pour ce bihebdomadaire, le chairman reconnaît à Christian Tumi
le droit de faire valoir ses opinions et de briguer tout poste
électif en tant que citoyen, avec ou sans appartenance politique.
Et pour cela, il s’inspire de l’exemple de l’évêque
anglican Desmond Tutu, en Afrique du Sud qui, pendant des années,
a combattu la politique l’apartheid mais n’a occupé
aucun poste au gouvernement de Nelson Mandela. Le Popoli
caricature cette situation à sa manière. " Le refus de
Christian d’être le candidat des masses populaires en
2004 est un péché (…) Dieu le punira pour refus d’obtempérer
" souligne-t-il.
En
attendant de voir clair sur la liste des partants et des non-partants
au prochain scrutin, Mutations et The Herald analysent
le document intitulé " Cameroun ; envisageons l’avenir
". Dans ce document, " les Camerounais des Etats-Unis
évaluent les forces et faiblesses de Paul Biya, John Fru Ndi,
Bello Bouba Maïgari, Ndam Njoya et appellent à un homme nouveau
". Pour étayer leur thèse, ils récusent un certain nombre
de faits susceptibles d’entraîner le chaos : " L’absence
d’une politique gouvernementale de répartition juste et
équitable des richesses dans le pays (…) les nouveaux
riches du pays se trouvent parmi la minorité qui occupe les
hautes fonctions d’Etat et du parti au pouvoir (…)
Notre économie est essentiellement dirigée non pas par une classe
d’hommes d’affaires et un secteur privé dynamique,
mais par une machine d’Etat corrompue et! incompétente
qui ne crée aucun emploi… "
10 / 06 / 2003
IRIN
"Cameroon-Chad:
First oil shipment reaches international market"
Cameroon
and Chad, two of the world's poorest countries, began to sell
oil on Friday as the first shipment of 950,000 barrels of crude
from their joint pipeline reached the international oil market.
The
event marked the culmination of a project that started in 1996
when Chad and its southern bilingual neighbour, Cameroon, signed
a treaty to construct a 1,070 km long oil pipeline that runs
from southern Chad to Cameroon's ports.
The
Chad-Cameroon Petroleum Development and Pipeline Project is
expected to generate an annual income of US $80 million for
Chad and $20 million for Cameroon over the next 25 years, the
World Bank said in June when oil production started.
According
to the Bank, the oil money should in the short-term increase
government revenues by as much as 50 percent in Chad where per
capita income among the country's eight million people is $200
and illiteracy is over 50 percent.
"The
Chad-Cameroon project represents an unparalleled opportunity
for creating a much brighter future for Chad. At present, the
country cannot afford to provide the minimum public services
necessary for ensuring a decent life for its people," the
Bank said.
Cameroon
too counts on reaping benefits to alleviate similar socio-economic
ills that have plagued Chad. At its peak, the pipeline will
produce 250,000 barrels per day, about one tenth of the production
of West African oil giant Nigeria.
The
pipeline was developed by an international consortium in which
ExxonMobile holds 40 percent of the stakes, Malaysia's Petronas
35 percent and ChevronTexaco 25 percent.
The
World Bank has invested close to $93 million in the $3.7 billion-project
and others including the European Investment Bank and the US
Export-Import Bank have invested in it.
Human
rights groups and environmentalists have however raised an alarm
over the potential for misappropriation of funds, saying should
that happen then the poor may not benefit from the oil money.
They also warn of possible environmental degradation.
According
to the United Nations 2002 Human Development Index, Chad ranks
166 out of 173 countries while Cameroon was 135th on the index.