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Cameroon-Nigeria: Border Commission discusses handover of 33 villages
L’Eglise catholique au devant de l’actualité
Affaire Mounchipou: le procureur de la république propose la prison à vie pour l’ancien ministre des PTT
Corruption: le mal est profond au Cameroun
Présidentielle 2004: candidature de Christian Tumi
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The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


10 / 29 / 2003 

IRIN

"Cameroon-Nigeria: Border Commission discusses handover of 33 villages"

The Nigeria-Cameroon Mixed Commission which is implementing a World Court ruling on the border dispute between the two countries, opened its sixth session on Wednesday, with the return of 33 villages to Cameroon top on the agenda, officials said.
The Commission was set up under the auspices of the United Nations Secretary General Kofi Annan, following the October 2002 judgment of the International Court of Justice (ICJ) on a dispute between the two countries along their 1,500 km common border.
Nigeria had refused to accept the ruling of the ICJ awarding ownership of the oil-rich Bakassi Peninsula in the Gulf of Guinea to Cameroon. But after a meeting arranged by Annan, Presidents Olusegun Obasanjo of Nigeria and Paul Biya of Cameroon agreed to resolve their disputes peacefully and subsequently set up the joint body.
The Commission has since alternated its meetings between the Cameroon capital, Yaounde and the Nigerian capital, Abuja.
Dahiru Bobo, who heads Nigeria s Boundary Commission and is a member of the joint commission, said the meeting in Abuja was expected to discuss the fate of 70,000 Nigerian inhabitants of 33 villages in the northern boundary Lake Chad area which is due to be handed over to Cameroon by December.
"We plan to withdraw our military, police and administrative staff from the area, but we are interested in safeguarding their rights," Bobo told reporters. "That is one of the major issues we will discuss in Abuja."
He said Cameroon was also going to withdraw from areas of the border considered Nigerian territory under the ICJ judgment.
The meeting chaired by Annan's representative Ahmedou Ould Abdallah will prepare details for the demarcation of the rest of the common border between the two countries, an exercise estimated to cost US $11.6 million.
Nigeria and Cameroon have contributed US $2.5 million each for the demarcation exercise, with the rest of the funding expected from the international donor community.
Recently, the European Commission donated 400,000 euros to assist in the border demarcation.
Knotty issues still ahead for the Commission include demarcation of the maritime boundary, especially around Bakassi Peninsula, inhabited by about 300,000 people mostly Nigerians. The Nigerian authorities have said in recent times they were not interested in the resources of the peninsula but in the rights of its citizens there, most of whom they claim want to remain in Nigeria.
The inhabitants have on the other hand threatened to demand self-determination if they were forced to become Cameroonians.
Cameroon's delegation to the meeting is led by its Minister of Justice Amadou Ali, while former Nigerian justice minister and high commissioner to Britain, Bola Ajibola, leads the Nigerian team.

10 / 28 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"L’Eglise catholique au devant de l’actualité" (Séverin Alega M.)

Monseigneur Victor Bakot est le nouvel archevêque de Yaoundé. Sa nomination est intervenue en fin de semaine dernière. Elle a suscité des commentaires bien au-delà de la simple présentation biographique du prélat que proposent les quotidiens Mutations et Cameroon Tribune. Selon l’analyse de Aurore Plus, cette nomination fait école. Elle ouvre une nouvelle page de l’histoire du Cameroun sur l’Eglise catholique. Par-là, "le pape a voulu réitérer la conviction du Saint-Siège qui croit qu’un ouvrier de l’église est fait pour travailler partout sans distinction. Il a surtout voulu dire aux Camerounais qu’aucun développement n’est possible s’il repose sur des critères tribaux (…) cette deuxième gifle, après celle administrée par le Saint-Siège avec la nomination d’un Bamiléké, est un véritable signe des temps".

L’on se rappelle que deux heures après que l’officialisation de cette nomination, le président de la République a fait parvenir un message de félicitation au nouvel évêque métropolitain. D’après La Nouvelle Expression, "la prompte réaction de M. Paul Biya poursuit au moins trois objectifs: rassurer le prélat de son soutien, mettre en garde les éventuels contestataires, se rapprocher des dignitaires de l’Eglise catholique locale".


"Les 25 ans de pontificat de Jean Paul II"

Dans ce sens d’ailleurs, Dikalo estime que la parole de Dieu a rapproché Paul Biya et le cardinal Christian Tumi. Les deux hommes se sont donnés une chaleureuse poignée de main le 22 octobre dernier après la messe de commémoration à la cathédrale Notre Dame des Victoires. Sous le tire "Donnons la paix", ce journal conclut son commentaire en affirmant que: "Aujourd’Hui, où il (Tumi) semble avoir dissipé le malentendu en déclarant qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2004, la poignée de mains accompagnée du sourire, n’est plus sujette à des interprétations malveillantes. En clair sans hypocrisie, le cardinal Tumi appelle le chef de l'Etat à établir un climat permanent de paix véritable au Cameroun.

S’agissant de l’anniversaire proprement dit, Cameroon Tribune note que c’est dans la ferveur et la communion, dans la tradition africaine que le Cameroun s’est rappelé de l’œuvre du successeur de Saint Pierre. Pour toutes les parques d’attention et pour saluer les 25 années consacrées à l’Eglise et à l’humanité tout court, les évêques du Cameroun et le Nonce apostolique ont adressé un message de bénédiction au pape au nom de l’Eglise famille qui est au Cameroun. "Pendant ces années de grâce, dix diocèses ont été crées, quatre nouveaux archidiocèses érigés, 24 évêques nommés dont un à la dignité cardinalice. En outre, le Cameroun a été choisi pour abriter l’université catholique d’Afrique centrale".

10 / 20 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Affaire Mounchipou: le procureur de la république propose la prison à vie pour l’ancien ministre des PTT"

La défense présente ses plaidoiries ce lundi 20 octobre 2003 devant le tribunal de grande instance de du centre administratif de Yaoundé.

Rappel des faits: d’après le journal Dikalo, l’imbroglio juridico-financier commence en septembre 1999. Un ministre de la République, ses proches collaborateurs et quelques fournisseurs sont placés en détention préventive aux motifs de "détournement, tentative de détournement, complicité de détournement et intérêt sur acte". M. Mounchipou Seidou et ses compères sont accusés d’avoir distrait les fonds publics par le biais de deux procédures: en validant les marchés fictifs et en approuvant les surfacturations causant un manque à gagner de près de deux milliards de FCFA à l’Etat.

A l’audience d’il y a une semaine, rapportent Cameroon Tribune, Aurore Plus et La Nouvelle Expression, le ministère public a requis la prison à perpétuité pour M. Mounchipou (ancien ministre des PTT), Dieudonné Angoula (ancien directeur des télécommunications), Méli Chrispo (directeur adjoint des affaires générales) au moment où les faits se produisent. Les réquisitions de Me Kwangue Kwangue Lavoisier (le procureur) propose également des emprisonnements de 20 ans, un mandat de dépôt contre les sieurs Mballa Bessala (actuel directeur général adjoint de la Société nationale des postes) et Maximin Medjo. Il a demandé aussi la confiscation des biens de tous les coupables conformément à l’article 35 du code pénal, la déchéance des droits de tous les fonctionnaires mis en cause pendant 5 ans…Pour sa part, Le Messager reconnaît que dans cette affaire les accusés sont répartis en trois groupes: "le groupe des fonctionnaires à qui l’Etat a confié la gestion et la sauvegarde de ses biens mais l’ont abusé; le groupe des prestataires de services qui, au lieu d’aider l’Etat à fonctionner l’ont pillé en surfacturant; et enfin les complices qui ont laissé faire alors qu’ils avaient les moyens de tout arrêter et de dire non à la spoliation de l’Etat".


"Faits et gestes des acteurs sociaux"

Politique: D’après Le Messager, une rumeur circule à Bamenda dans la province du Nord-Ouest: " un groupe de députés du SDF collecte en ce moment des signatures sur l’ensemble du territoire dans le dessein de forcer la main à la hiérarchie du parti afin qu’elle puisse organiser dans l’immédiat la convention du SDF ; convention au cours de laquelle ce groupe de députés entendrait déposer M. Fru Ndi de la tête du Social Democratic Front. Pendant ce temps, Aurore Plus signale que dans la perspective de l’élection présidentielle de 2004, "Bernard Muna, le fils de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Cameroun M. Salomon Tandem Muna de retour d’Arusha, où il n’a pas achevé sa mission à la Cour pénale internationale, sera l’un des candidats en lice". Il se déclare candidat alors que Gustave Essaka de la DIC (Démocratie intégrale du Cameroun) et l’artiste Papillon l’ont déjà fait.


10 / 17 / 2003 

THIS DAY, Nigeria

"Cameroon/Chad: Cameroon to take over 33 Lake Chad villages" (Mustapha Muhammad)

In line with the International Court of Justice (ICJ) judgement over Nigeria-Cameroon dispute, a total sovereignty over the 33 villages in the Lake Chad area will from January 1, 2004 in effect revert back to Cameroon.
Chairman of the Nigerian delegation to the Cameroon-Nigeria Mixed Commission, Prince Bola Ajibola, made the declaration in Maiduguri, Wednesday during a visit to the Borno State Governor, Senator Ali Modu Sheriff. Ajibola said that the parties decided to complete a total withdrawal of administration, police and military establishments from areas ceded to each country by ICJ judgment by December 2003.
Though, he said it was discovered that the demarcation within the Lake Chad Basin had not been completed, particularly from pillar 5 to the bifurcation of the Ebeji River, the need to complete this demarcation, he said was however, brought to the notice of the Cameroon delegates.
“If and when this demarcation is accomplished, there will be need for Cameroon to surrender the sovereignty that it has been exercising over Danbore (East) village, to Nigeria. In other words, Cameroon will still need to vacate its own administration in this area," he stressed.
Ajibola admitted that the prospect of conflict between the two countries has been minimised following the establishment of the Cameroon, Nigeria Mixed Commission adding that mutual understanding and confidence developed between them had been re-established further.
He said the confidence-building initiative that evolved between both countries, necessitated the building of bridges between the two peoples through the rehabilitation of the Kumba-Muntangene-Mamfe-Eyumojok-Ekok-Mfun-Ikom-Abakaliki road network adding that the road network has been inspected in February 2003.

10 / 13 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Corruption: le mal est profond au Cameroun" (Séverin Alega M.)

La troisième conférence régionale des sections africaines de Transparency International (TI) s’est tenue du 9 au 11 2003 à Yaoundé. Quelques heures avant le début des travaux de cette conférence, le Palais des Congrès a abrité le point de presse au cours duquel le directeur exécutif de cette Ong, M.Muzong Kodi, a publié officiellement l’indice de perception de la corruption 2003 dans le monde.

Sur l’échantillon des 133 nations concernées par l’étude, le Cameroun, écrit Le Messager, est classé huitième parmi " les pays où règne la corruption endémique " Les dernières enquêtes sur la situation de ce fléau ont identifié six secteurs d’activité comme étant les plus affectés. The Post cite précisément la justice, la police, la santé, l’éducation, les milieux politiques et des douanes. Toute analyse faite, le rang qu’occupe le Cameroun confirmerait, aux yeux de La Nouvelle Expression et The Herald, le redressement d’une situation encore catastrophique il y a seulement quatre ans. Et c’est la preuve que " De nombreuses cellules et autres groupes de lutte contre la corruption n’ont pu rien faire pour améliorer la situation. Les bailleurs de fonds persistent : c’est à la société civile d’exercer l’arbitrage sur une administration rongée par les rouages de la corruption rodés depuis plus de 40 ans. Le programme national de gouvernance n’a pas pu aller au-delà de 22% de ses objectifs. En clair, le Cameroun a du mal à combattre ce fléau en dépit des discours ". Face à ce constat d’échec, Le Popoli émet son opinion sur la question en affirmant : "pour que la corruption recule vraiment au Cameroun, il va falloir au lion un maximum de sacrifice c’est-à-dire se débarrasser de cette tête par laquelle le poisson a commencé à pourrir ". L’on peut espérer que le changement interviendra le plus rapidement possible. Au lendemain de la publication de l’indice de perception de la corruption et de la conférence régionale des sections africaines de TI, le Premier ministre a, sur la foi des articles de Cameroon tribune et The Herald, annoncé " l'intensification de la lutte avec le concours des partenaires au Cameroun ".

Citant les officiels de TI, Mutations rapporte que le classement de 2003 " fait référence à la perception du degré de corruption tel que le ressentent les milieux d’affaires, les universitaires et les analystes de risque ". Seulement, le quotidien de Haman Mana ne partage pas le point de vue du directeur exécutif de TI. Celui-ci demande en effet aux pays africains de rechercher auprès des Etats occidentaux leur expertise en la matière. Pour cette publication, " Tout le monde sait que les pays les plus corrompus viennent de l’autre côté ; même si, aujourd’hui, leurs méthodes pour traquer ce mal sont plus rigoureuses. C’est en cela qu’il faut suggérer que quelques responsables du RDPC demandent à faire des stages en France ou en Allemane pour voit comment les partis politiques sont financés et surtout comment on peut créer des emplois fictifs et chèrement payés ".


"Présidentielle 2004 : le cas de la candidature de Christian Tumi"

L’archevêque de Douala n’a jamais clarifié sa position. D’aucuns supputent ses chances de réussite au cas où il se présente aux consultations populaires.

Comme le mentionne The Herald dans son édition de vendredi dernier, l’entretien du porte-parole de Mgr Tumi accordé à RFI (Radio France International) a contribué à semer le doute et la zizanie dans les esprits qu’à répondre à ceux qui voient le cardinal sur la rampe de lancement des élections à venir. L’abbé Jean Pierre déclare par exemple: " Mgr Tumi ne peut pas être candidat parce que prêtre âgé de 73 ans ". Et plus loin, il ajoute (d’où le doute) : " le prélat est un candidat potentiel en tant que citoyen ". The Post en rajoute de son côté. Il démontre en effet comment M. Fru Ndi pourrait soutenir la démarche de Mgr Tumi. Pour ce bihebdomadaire, le chairman reconnaît à Christian Tumi le droit de faire valoir ses opinions et de briguer tout poste électif en tant que citoyen, avec ou sans appartenance politique. Et pour cela, il s’inspire de l’exemple de l’évêque anglican Desmond Tutu, en Afrique du Sud qui, pendant des années, a combattu la politique l’apartheid mais n’a occupé aucun poste au gouvernement de Nelson Mandela. Le Popoli caricature cette situation à sa manière. " Le refus de Christian d’être le candidat des masses populaires en 2004 est un péché (…) Dieu le punira pour refus d’obtempérer " souligne-t-il.

En attendant de voir clair sur la liste des partants et des non-partants au prochain scrutin, Mutations et The Herald analysent le document intitulé " Cameroun ; envisageons l’avenir ". Dans ce document, " les Camerounais des Etats-Unis évaluent les forces et faiblesses de Paul Biya, John Fru Ndi, Bello Bouba Maïgari, Ndam Njoya et appellent à un homme nouveau ". Pour étayer leur thèse, ils récusent un certain nombre de faits susceptibles d’entraîner le chaos : " L’absence d’une politique gouvernementale de répartition juste et équitable des richesses dans le pays (…) les nouveaux riches du pays se trouvent parmi la minorité qui occupe les hautes fonctions d’Etat et du parti au pouvoir (…) Notre économie est essentiellement dirigée non pas par une classe d’hommes d’affaires et un secteur privé dynamique, mais par une machine d’Etat corrompue et! incompétente qui ne crée aucun emploi… "

10 / 06 / 2003

IRIN

"Cameroon-Chad: First oil shipment reaches international market"

Cameroon and Chad, two of the world's poorest countries, began to sell oil on Friday as the first shipment of 950,000 barrels of crude from their joint pipeline reached the international oil market.

The event marked the culmination of a project that started in 1996 when Chad and its southern bilingual neighbour, Cameroon, signed a treaty to construct a 1,070 km long oil pipeline that runs from southern Chad to Cameroon's ports.

The Chad-Cameroon Petroleum Development and Pipeline Project is expected to generate an annual income of US $80 million for Chad and $20 million for Cameroon over the next 25 years, the World Bank said in June when oil production started.

According to the Bank, the oil money should in the short-term increase government revenues by as much as 50 percent in Chad where per capita income among the country's eight million people is $200 and illiteracy is over 50 percent.

"The Chad-Cameroon project represents an unparalleled opportunity for creating a much brighter future for Chad. At present, the country cannot afford to provide the minimum public services necessary for ensuring a decent life for its people," the Bank said.

Cameroon too counts on reaping benefits to alleviate similar socio-economic ills that have plagued Chad. At its peak, the pipeline will produce 250,000 barrels per day, about one tenth of the production of West African oil giant Nigeria.

The pipeline was developed by an international consortium in which ExxonMobile holds 40 percent of the stakes, Malaysia's Petronas 35 percent and ChevronTexaco 25 percent.

The World Bank has invested close to $93 million in the $3.7 billion-project and others including the European Investment Bank and the US Export-Import Bank have invested in it.

Human rights groups and environmentalists have however raised an alarm over the potential for misappropriation of funds, saying should that happen then the poor may not benefit from the oil money. They also warn of possible environmental degradation.

According to the United Nations 2002 Human Development Index, Chad ranks 166 out of 173 countries while Cameroon was 135th on the index.

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