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Reports on Ethnic Relations  /  Rapports sur les relations éthniques

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


11 / 25 - 01 / 2002 

CAMEROON-INFO 

L'article:
"Assemblée nationale: la modification du règlement intérieur ne fait pas l’unanimité" (Séverin Alega Mbele)

La représentation nationale a fait sa mue. Désormais, La répartition du temps de parole passe de quinze à cinq minutes par orateur, soit trente minutes par groupe parlementaire. Le secrétaire général de l’Assemblée nationale est dorénavant membre du bureau de la chambre au même titre que les vice-présidents et tous les secrétaires. Le secrétaire général peut aussi revêtir les insignes comme les députés lors des cérémonies publiques ou lorsqu’il est en mission. La représentation nationale a le plein droit de valider les mandats des députés. Par conséquent, la compétence de la validation des mandats des élus du peuple ne relève plus du Conseil constitutionnel comme le prévoit la constitution du 18 janvier 1996. Cette révision du règlement intérieur suscite une vive polémique.

The Post et Dikalo (il passe tri-hebdomadaire dès ce lundi 2 décembre) rendent compte de cette polémique dans leurs parutions respectives de vendredi dernier. Sous le titre «le règlement intérieur de la discorde», Dikalo décrit l’atmosphère qui a prévalu à l’hémicycle de Ngoa Ekelle, mercredi dernier, tout au long de la soirée d’adoption de la proposition de loi portant modification du règlement intérieur de la chambre. Entre autres propos tenus par les membres de l’opposition parlementaire, ce journal reproduit in extenso l’étonnement du président du groupe parlementaire du SDF qui estime que le Cameroun fait de la navigation à vue. «L’heure est grave, explique M. Mbah Ndam, il va falloir que les populations descendent dans la rue pour revendiquer le respect de la constitution et du droit». Selon les mêmes journaux, le camp du parti au pouvoir pense plutôt que «la validation des mandats des députés est du ressort exécutif du parlement et non du Conseil constitutionnel et que ceux qui avaient rédigé la constitution ont sûrement mis la charrue avant les bœufs». Au goût de certains juristes et politologues, cette di! sposition, rapporte L’Action, apparaît comme un anachronisme voire une violation de la constitution qui accorde au Conseil constitutionnel la latitude de juger de l’éligibilité des candidats à la députation et même de la régularité des opérations électorales. Chez les universitaires, le sentiment est le même. L’on demande ni plus ni moins «la suppression des articles 2,3,4,5,6 et 7 qui pourraient de fait contribuer à faire de l’Assemblée nationale une instance de recours contre les arrêts du Conseil constitutionnel que l’on sait sans appel». Dans l’ensemble, note La Nouvelle Expression, les mutations survenues au parlement sont «des innovations taillées sur mesure». Pour asseoir ses convictions, ce journal effectue un arrêt sur image. Il analyse la réforme qui a porté le nombre de commissions de six à neuf. Les trois nouvelles commissions sont: la commission de la défense et la sécurité, celle des af! faires économiques et du plan ainsi que celle en charge des affaires culturelles. D’après les sources du journal de Séverin Tchounkeu, «la création de nouvelles commissions est une solution au crucial problème de gestion des effectifs que connaît le parti au pouvoir depuis les élections du 30 juin dernier. Il fallait en réalité caser tous les députés dans les commissions précises en respectant les quotas de représentativité requis par le règlement intérieur». Ce qu’il faut davantage retenir et qui est peut être ahurissant, c’est, conclut La Nouvelle Expression l’odeur «des batailles de positionnement au sein de l’auguste chambre».

Toutes proportions gardées, Le Messager démontre que l’examen de la proposition de loi relative au règlement intérieur met à nu l’absurdité d’une Assemblée qui porte les germes de sa dissolution. L’idée de cette dissolution est rendue nécessaire au regard «! des incohérences d’une majorité du RDPC qui n’a pas une pleine conscience de son rôle et qui risque d’installer le gouvernement dans l’inclusion au moment où le pays a fortement besoin de la vitalité de l’institution parlementaire pour se donner tous les moyens de son progrès».

L'article: "Cameroun – Nigeria: la commission mixte bilatérale a ouvert les travaux" (Séverin Alega Mbele)

La délégation du Nigeria est arrivée ce dimanche 1er décembre à Yaoundé. Les experts camerounais et nigérians sont appelés à se réunir alternativement à Yaoundé et Abuja. Sous la supervision de Ahmedou Ould Abdallah, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, ils doivent examiner les impl! ications de la décision de la Cour International de Justice rendue le 10 octobre dernier au sujet de l’affaire de Bakassi.

Cameroon Tribune s’appuie sur le communiqué du sommet de Genève pour rappeler que la commission mixte bilatérale doit aussi se pencher sur toutes les incidences de la décision, notamment la nécessité de protéger les droits des populations concernées par le conflit de Bakassi. S’agissant des travaux proprement dits, souligne l’article de David Ndachi Tagne, les experts des deux pays ont à étudier la délimitation de la frontière, la formulation des projets destinés à promouvoir des co-entreprises économiques, la coopération transfrontalière, le retrait des troupes des zones pertinentes le long de la frontière, la démilitarisation ultérieure de la péninsule… La tenue des travaux de la commission mixte Cameroun Nigeria a amené The Star Headlines à parcourir à nouveau les conclu! sions du sommet Biya–Obasanjo à Genève. Somme toute, propose ce journal d’expression anglaise, cette rencontre a constitué une étape importante vers la normalisation des relations entre les deux pays en conflit. De son côté, The Post a choisi de s’intéresser au «problème anglophone». Et ce, en référence aux propos tenus par le sous secrétaire général de l’ONU en poste au siège de l’organisation à New York. D’après ce bihebdomadaire, l’ambassadeur Anwaral Chowdhury a dit ne pas être au courant de l’existence du problème anglophone au Cameroun, problème que d’aucuns présentent pourtant comme une «potentielle bombe à retardement».


11 / 18 - 24 / 2002 

CAMEROON-INFO 

L'article: "La fortune publique est malmenée. Le président Biya s’inquiète" (Séverin Alega Mbele)

A la date du 1er octobre, le président de la république a signé une «instruction générale sur le travail gouvernemental». Cette instruction a été rendue publique vendredi. Entre autres, elle rappelle les principes constitutionnels et fondamentaux du service public aux commis de l’Etat, constate la réapparition de comportements déviants à l’égard de la fortune publique et insiste sur la nécessité d’une information permanente du chef de l’exécutif.

Au nombre des comportements à combattre, écrit Cameroon Tribune, figurent en bonne place le non respect de la séparation d’usage des fonctions d’ordonnateur de budget et comptable, l’augmentation incontrôlée du train de vie de l’Etat par des dépenses de luxe, l’usage par des personnes non habilitées. Sans oublier l’attribution et l’exécutif des marchés publics dans l’ignorance des règles de transparence, de neutralité et de contrôle effectif des prestations réalisées. «Ces comportements déviants à l’égard des fonds publics, poursuit l’article de Badjang ba Nken, constituent non seulement une menace pour les efforts de redressement de l’économie nationale, mais aussi entachent l’image et la crédibilité de l’Etat». Dans la page «METEO», Mutations reconnaît que Paul Biya est un «homme formidable et par moments, on peut en venir à penser que comme ceux qui lui envoient des tonnes de motions de soutien, qu’il doit effectivement rester éternel, au moins pour nous amuser tout le temps». Le ton du billet qui contient ces propos est à la limite sarcastique. Un trait mordant d’ironie. Mais le plus important, c’est cette précision: après vingt ans de présidence, auxquels il faudrait ajouter sept comme Premier ministre, Paul Biya affirme que la concertation au sein de l’exécutif se réalise à travers différentes instances telles les conseils de ministres ou les conseils de cabinet. C’est d’autant plus extraordinaire que le président Biya ne doit plus savoir quand a eu lieu le dernier conseil des ministres. «Comment donc, s’interroge le quotidien Mutations, envisager une concertation gouvernementale sur une politiq! ue qui, de toutes façons, n’existe pas. Paul Biya va pourtant en France tous les mois pratiquement, et devrait au moins savoir que les là-bas, tous les ministres sont au courant de tous les dossiers de la République, parce qu’ils en discutent avec leur PM et leur chef de l’Etat tous les mercredis, qu’il pleuve ou qu’il neige».


L'article: "Les partis politiques se réveillent de leur sommeil profond" (Séverin Alega Mbele)

L’Assemblée nationale a déclaré recevable et validé les mandats des élus du 15 septembre ainsi que ceux des suppléants du ministre d’Etat Kodock et Alphonse Siyam Siwé. Ces résolutions ont fait resurgir les dissensions au sein de l’UPC, Union des Populations du! Cameroun.

Soundjock Soundjock, le suppléant légal de Kodock sur la liste de l’UPC peut donc enfin prendre place au sein de l’auguste chambre. Il faut dire qu’il a essuyé entre temps les foudres du secrétaire général de l’UPC. Il a surtout été traité de «militant du Manidem» inféodé à l’UPC par le jeu hasardeux d’une alliance imposée, à la veille du scrutin du 30 juin, par l’administration publique entre Henri Hogbe Nlend et Kodock. Pour Mutations, ni plus ni moins, «Kodock a été désavoué par les députés». Cette opinion est confortée par les propos du président du groupe parlementaire du SDF (Social Democratic Front). En effet, M. Mbah Ndam déclare que «l’UPC a simplement voulu transposer à l’Assemblée nationale ses querelles internes».

L’UPC s’est trouvée à la une des journaux, tout comme le SDF. A en croire Le Messager «Fru Ndi fait la co! ur au RDPC». Cette offre de discussion pour le moins inattendue est contenue dans les dernières résolutions du NEC (l’instance exécutive décisionnelle inter congrès) du 27 octobre. Il s’agit, précise l’analyse, de «rechercher les voies et moyens en vue d’améliorer le système électoral». En réalité, l’information avait déjà circulé dans l’interview que le secrétaire général du SDF avait accordé au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune. Dans cet entretien, M. Asonganyi Tazoacha confirmait que son parti souhaitait reprendre le dialogue avec «le parti au pouvoir». Dès lors que l’information a été rendue officielle, le trihebdo de Pius Njawé s’est proposé de revisiter le contexte de cette démarche peu ordinaire, de décrypter la gestion des pourparlers de 1997/1998 et de s’interroger sur la disponibilité éventuelle du RDPC. Sur les chances de la reprise des discussions, Le Messager fait rema! rquer qu’au cas où la direction du RDPC accepterait de reprendre le dialogue, le SDF risque de ne pas réunir des cartes importantes entre les mains pour faire infléchir son voisin. A moins que le RDPC ne redoute au plus haut point une décentralisation effective face aux exigences des bailleurs de fonds en vue d’une décentralisation communale. Le parti de Paul Biya sait que le SDF de John Fru Ndi est sorti affaibli des dernières élections. Outre la chute de sa représentation institutionnelle, le Social Democratic Front est miné par des dissensions internes. Sa capacité de nuisance devient limitée.

L’UNDP a aussi occupé les devants de l’actualité. C’est Mutations qui rapporte cette information, «la guerre est ouverte entre Bello Bouba et Hele Pierre». Dans une correspondance adressée au secrétaire général de la présidence de la république, le ministre du développement industriel et commercial (Mindic) écrit: «suit! e à des rapports écrits et verbaux dont copies jointes adressées à mon égard par les militants et hauts cadres de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès concernant l’intoxication permanente dont ils sont sujets de la part de M. Hele Pierre récemment déchu de l’UNDP (…). J’attire donc votre attention sur les conséquences qui découleraient de cette machination machiavélique contraire aux principes de bonne gouvernance édictée par le Premier ministre». A la lecture, la publication de Haman Mana relève quelques points obscurs. D’abord, la correspondance de M. Bello est rédigée sur papier entête du ministère du développement industriel et commercial. Cela traduit l’amalgame entre ses fonctions de membres de gouvernement et son statut de leader d’une formation politique. Ensuite, le Mindic essaye de réécrire l’histoire en indiquant que Hele Pierre a été déchu de l’Undp. Il est en fait reconnu de notoriété publique que c’est Hele Pierre qui a pr! is l’initiative de démissionner avec fracas de ses fonctions au sein de l’Undp le 15 mai pour intégrer les rangs du Rdpc.


11 / 11 - 17 / 2002 

CAMEROON-INFO 

L'article: "Archidiocèse de Yaoundé: Mgr André Wouking sera inhumé ce vendredi" (Séverin Alega Mbele)

A 73 ans, le prélat a succombé à la suite de l’accident vasculaire cérébral qui l’a frappé le 6 novembre dernier. Le corps arrive ce jeudi à l’aéroport de Nsimalen. En attendant, le collège des consulteurs de l’archidiocèse s’est réuni. Il a désigné un administrateur diocésain en la personne de Joseph Akonga Essomba, prêtre diocésain.

Dans la série des témoignages enregistrés au lendemain de ce décès, le cardinal Christian Tumi, archevêque de Douala affirme dans les colonnes de Cameroon Tribune «Je crois qu’il est mort d’une mort naturelle. Chacun de nous a sa manière d’aborder les problèmes. Je condamnerais qu’on soupçonne les gens. On peut trouver des raisons scientifiques à sa mort. Chacun de nous va mourir. On sait que Jésus-Christ lui-même a été tué physiquement». Plus loin dans la même publication, le cardinal Tumi reconnaît que «Mgr Wouking était un homme de principes. C’était quelqu’un qui accordait de l’importance à la vie spirituelle». Par ailleurs, La Nouvelle Expression, dans un dossier de quatre pages, s’attelle à démonter que les difficultés de l’archevêque avaient commencé avec l’accueil froid à lui réservé par une partie du clergé local et de certaines élites indigènes. Finalement, Wouking est présenté comme «un évêque victime du délit de généalogie» dont la rigueur et la fermeté se confondaient avec une méchanceté. Il était plutôt sévère et exigeant envers ses collaborateurs qu’il n’hésitait pas à reprendre en public et dans la presse.

Quoiqu’il en soit, précise Mutations, la succession est ouverte. Et dans la galaxie des successeurs potentiels, on cite Mgr Dieudonné Watio, originaire des Bamboutos dans la province de l’Ouest et évêque de Nkongsamba. Pour nombre de prêtres de Yaoundé, Mgr Watio était le protégé de Mgr Wouking. Ensuite, il y a Mgr Joseph Atanga, évêque de Bafoussam. Père jésuite à 49 ans, il se remet en orbite. Achille Mbala Kyé, curé de la paroisse Christ Roi de Tsinga se remet lui aussi en con! fiance. Il a été pendant longtemps vicaire général sous le régime de Mgr Jean Zoa. Enfin, l’on signale l’abbé Joseph Akonga Essomba, administrateur diocésain, regardé comme le bras droit du disparu. Aurore Plus est fidèle à ses analyses habituelles. La preuve, au lendemain de l’annonce du décès de Mgr Wouking, Michel Michaut Moussala marque son désaveu pour «les personnalités et autres fidèles qui semblent lier leur foi au pasteur célébrant tout en omettant que la foi n’est nullement fonction des individus mais de la perception qu’on a eue du message biblique qu’il délivre. Cela était également vrai pour feu Mgr André Wouking qui, il faut le dire, ne souffrait d’aucune tare quant à l’explication mieux l’interprétation du message biblique tant ses connaissances en la matière ne souffraient de doute. Malheureusement, une telle préoccupation était loin d’être celle de ses détracteurs et opposants qui ne voyaient qu’! en lui la personnification de la percée politique de quelque adversaire tapi sous la soutane».

L'article: "Affaire Bakassi: second tête-à-tête Biya-Obasanjo" (Séverin Alega Mbele)

Les pourparlers de Genève en Suisse ont été consacrés au suivi de l’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice (CIJ) concernant le différend frontalier et maritime entre le Cameroun et le Nigeria.

Sous l’égide du secrétaire général de l! ’ONU, M. Kofi Annan, les chefs d’Etats camerounais et nigérian ont accepté la création des commissions mixtes bilatérales dont la première session se tiendra le 1er décembre 2002 à Yaoundé et pour la désignation d’un représentant spécial su secrétaire général des Nations Unies, en la personne du mauritanien Ahmed Ould Abdallah. La commission Abdallah va procéder à la démarcation de la longue frontière entre les deux pays et la démilitarisation de Bakassi avec possibilité de déployer les personnels onusiens chargés de contrôler le retrait des forces armées.

Cameroon Tribune rappelle que ce second tête-à-tête est intervenu après celui du 5 septembre à Saint Cloud près de Paris, au cours duquel les deux hommes d’Etat s’étaient engagés à accepter le verdict de la CIJ. Au Cameroun, écrit David Ndachi Tagne, l’on pense que c’est véritablement «la paix dans le dialogue» qui peut venir à bout de l’écheveau d’intrigues entr! e le Cameroun et le Nigeria. Et dans cette logique qui veut qu’après le procès, le juridique cède la place au politique, L’Action constate que «le président de la république reprend les attributs du pouvoir diplomatique qu’il avait délégués, pour aller lui-même sur le terrain, au contact du problème. Le chef de l’Etat entend peser de tout son poids sur la balance pour que le Cameroun recouvre in fine toute sa souveraineté sur la presqu’île querellée». Par rapport à cette question et du face à face de Genève, Mutations objecte: «Seuls les naïfs sont enclins à attendre grand-chose, compte tenu du ton annoncé par le président nigérian à quelques jours de cette rencontre. Puisqu’il se dit préoccupé, non pas par la richesse de Bakassi, mais seulement par le sort de ses compatriotes vivant à Bakassi si jamais le contrôle de cette île revenait à son légitime propriétaire, le Cameroun. Une position de mauvaise f! oi d’autant plus avérée qu’en ce moment, pas plus qu’à un autre, la cohabitation entre les populations nigérianes et camerounaises en territoire camerounais n’a jamais posé le moindre souci aux deux autorités». Et s’il y a une attitude qui conforte Mutations dans sa prise de position, c’est bien le comportement de la France. En effet, le quotidien de Haman Mana affirme à la une de l’édition de vendredi 15 novembre que «des révélations tonitruantes de l’ambassadeur de France au Nigeria jettent le trouble sur la position de Jacques Chirac sur le conflit Bakassi (…) Il y a eu des insinuations dans la presse nigériane selon lesquelles il pourrait avoir une dispute entre la France et le Nigeria si celle-ci continuait de réclamer la propriété de Bakassi, ce territoire riche en pétrole». L’ambassadeur a désavoué ces insinuations déclarant que son pays ne prenait pas partie dans ce conflit même si des accords militaires le lient à son! «ancienne colonie». Jean Marc Simon estime simplement que «la France a d’importants établissements au Nigeria. Il n’est pas de notre intention de soutenir une quelconque partie».

Le Messager Popoli partage visiblement l’opinion réservée de Mutations. Pour cette publication au trait et à la verve satiriques, le tête-à-tête Biya-Obasanjo à Genève est une «rencontre de Sisyphe tant la première a accouché d’une souris et que Bakassi est un sujet de campagne pour Obasanjo. D’ailleurs, poursuit l’analyse, tout porte à croire que même après ce dernier les Nigérians ne vont pas lâcher prise parce que nos voisins qui ont de la peine à résoudre des problèmes internes incessants, à l’instar des conflits inter-réligieux ou les palabres sur la distribution des revenus pétroliers entre ethnies, veulent faire comme les Etats-Unis». Pour The Herald, la résolution du conflit de Bakassi, dont les négociations se poursuivent au plan diplomatique, est un test sérieux du crédit et des espoirs que l’on fonde sur la jeune Union africaine. Le président en exercice de cette Union, M. Thabo Mbéki, doit entamer des actions visant à amener le Nigeria à changer d’avis et à se plier à la décision de la CIJ.

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