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Opposition camerounaise: le follow up du programme d’action
Cardinal Tumi's radio station closed down
Présidentielle 2004: la base de la coalition des partis de l'opposition s'élargit
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The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


11 / 24 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"En attendant que soit déposé le projet de loi des finances 2004, les députés échangent chaque semaine avec le gouvernement sur des questions qui touchent la vie nationale"

Le député Joseph Christian Emmanuel Ava Ava est décédé lundi dernier. Pour autant, les élus de la représentation nationale n’ont pas baissé les bras. En l’espace de quelques jours, rapportent Cameroon Tribune et Mutations, la commission des lois constitutionnelles et celle des affaires sociales ont examiné les projets de loi relatifs d’une part aux conflits émanant des limites des circonscriptions administratives et des unités de commandement traditionnel et, d’autre part, à la transfusion sanguine. Cette activité visiblement intense qui tranche avec les habitudes à Ngoa-Ekelle, amène William Nkele Palmy, député SDF de Kumbo à déclarer: «cela ne s’était jamais vu. Et même si on ne peut pas s’estimer totalement satisfait des réponses données à nos préoccupations, on peut dire que le débat démocratique est en marche et va dans le bon sens».

S’agissant des séances de questions orales, L’Action, comme un pince-sans rire, revient sur la préoccupation de Charly Gabriel Mbock. A brûle-pour point, ce député de l’UPC (Union des Populations du Cameroun) a posé la question suivante à M. Michel Meva’a Meboutou, ministre des finances et du budget: «L’opinion soupçonne notre gouvernement d’appauvrir davantage le peuple. Quelle est votre évaluation de la gestion des fonds publics ?». Dans sa rubrique «Fourre-tout», le bihebdomadaire du comité central du RDPC relève que pendant les séances de questions orales, les députés, y compris ceux de la majorité RDPC, ne font pas de cadeaux aux ministres. «L’occasion est trop belle pour les élus du peuple qui ont l’habitude d’user leurs fonds de culotte dans les salles d’attente des ministères de se venger. Les ministres, ces messieurs qui vivent sur d’autre planètes, qu’on voit furtivement passer dans de grosses cylindrées aux vitres fumées, méritent quelques fois qu’on les fasse tomber de leur piédestal».

A contrario, Aurore Plus estime que la session parlementaire actuelle déçoit plus d'un observateur au regard des questions à l’ordre du jour: «flagorneries et faux-fuyants sont de mise au détriment des questions fondamentales qui interpellent les députés (…) Les chantiers de réflexion importants portent sur les organes et procédures institutionnels: le Conseil constitutionnel, la Chambre des comptes, la décentralisation. Et autant sur la mise en application des règles de contrôle du patrimoine des élus et des hauts responsables de la République. Le tout constituant les vrais défis de la législature en cours. Il s’agit pour les élus du peuple de faire réellement leur travail et de poser ainsi les fondations des chantiers véritables de la construction nationale.(…) Ils semblent malheureusement décevoir par leur pusillanimité doublée d’un carriérisme et d'une cupidité dévastatrice». Dans un style pittoresque, Le Messager écrit: «C’est avec beaucoup de commisération que les parlementaires ont suivi la prestation du délégué général à la sûreté nationale. M. Pierre Minlo Medjo, lors de l‘échange d’il y a quelques jours s’est montré fatigué. «Deux minutes trente secondes, c’est le temps qu’il a mis pour couvrir les quatre mètres séparant l’espace réservé aux membres du gouvernement du perchoir de l’Assemblée nationale. (…) Il en fera de même lorsqu’il prendra la parole pour donner des explications sur la carte d’identité nationale informatisée. La voix est devenue presque inaudible».


"Opposition camerounaise: le follow up du programme d’action"

Dans le plan d’action rendu public par les partis politiques de la coalition, l’opposition s’engage à modifier les institutions politiques, économiques et sociales si jamais le peuple lui accorde la faveur des suffrages en 2004.

La porte de la coalition reste grandement ouverte à d’autres «forces du changement». Nul doute que le JDP (Justice and Development Party) légalisé au mois d’août dernier va bientôt rejoindre le tandem SDF-UDC. Ce parti crée par M. Boniface Forbin, le directeur de publication de The Herald, propose, un peu comme les autres, une décentralisation accentuée des institutions. Il envisage de faire du Cameroun une fédération de 10 provinces loin de toute idée de sécession ou de marginalisation d’un groupe linguistique donné. Mais, prévient John Fru Ndi, le chairman du SDF interrogé par La Nouvelle Expression, «On ne veut plus de trahison (…) Depuis 13 années, les Camerounais ont acquis suffisamment d’expérience pour créer leur discernement entre un véritable homme politique et un rigolo. Lorsqu’on crée un parti, il faut pouvoir descendre sur le terrain et présenter ses propositions au peuple. Sinon, on fait tout sauf de la politique».

A propos de la plate-forme commune du SDF, UDC, MLDC, MDP et UPR, pour la construction et la réconciliation du Cameroun, Le Messager publie une déclaration de M. Moukoko Priso, Mack-kit et Victor Kamga de l’UPC (Union des populations du Cameroun tendance opposée à Augustin Frédéric Kodock). Bien que se retrouvant dans «le programme-plan d’action», le bureau du comité directeur de l’UPC affirme que «Si l’opposition veut vraiment tirer les leçons de ses errements depuis 1992 (avec les tripartites et autres trahisons du même genre), si l’opposition veut vraiment changer de cap pour changer le pays, elle doit cesser la politique politicienne et en finir avec des démarches politicardes qui n’intéressent pas vraiment les Kamerunais». C’est ce que L’ Action appelle le «bric-à-brac des idées défraîchies qui dégagent une arrière odeur de moisi et de naphtaline» à l’heure des grandes manœuvres préélectorales.


11 / 18 / 2003
 

IRIN

"Cardinal Tumi's radio station closed down"

Radio Veritas, a private radio station in Cameroon set up by Cardinal Christian Tumi who is a harsh critic of President Paul Biya's government, has been closed after a two-week trial period for failing to meet the licensing criteria.

The Paris-based press freedom group, Reporters sans Frontières (RSF), in a statement on Tuesday described the closure as "a political measure".

RSF said Veritas, which has been broadcasting in the economic hub, Douala, was put off air because it threatened the ruling establishment.

"How is it that within a few weeks, the authorities has granted licensing to some broadcasters but banned Cardinal Tumi from broadcasting," RSF secretary-general, Robert Menard, said in the statement.

RSF had previously expressed concern at the Cameroonian government's closure of two privately owned television stations, RTA and Canal 2, early this year and of Freedom FM on 23 May. It said the closures were designed to dampen media criticism of President Paul Biya and his government in the run-up to next year's presidential elections.

Cardinal Tumi, whose criticism of Biya's 21-year rule has put him at loggerheads with the establishment, has publicly hinted that he could run for the presidency in elections due in October 2004.

Biya has not indicated whether he will stand or not in next year's elections, but analysts believe he may seek another term. In by-elections held in 2002, Biya's ruling Cameroon People's Democratic Movement (CPDM) won 16 out of 17 parliamentary seats. The poll was widely criticised for irregularities.


11 / 17 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Présidentielle 2004: la base de la coalition des partis de l'opposition s'élargit"

Selon The Post et Cameroon Tribune, Marcel Yondo du MLDC, Aoron Moukuri Maka du MDP et Issa Tchiroma de l'Undp ont paraphé le document de 43 pages présentant "le programme d'action" en vue de la présidentielle à venir. L'enjeu, c'est de parvenir à une candidature unique de l'opposition. Pour le président du MLDC, "l'opposition a compris qu'elle doit s'unir pour mieux prendre part au combat démocratique". Si l'identité et les modalités du choix du candidat ne sont pas encore claires dans l'esprit de Mutations et The Herald, le programme du candidat de l'opposition en 2004 est précis. Il prévoit, d'après l'analyse de La Nouvelle Expression "une transition de trois ans" avec au passage "la réforme de la constitution, la réforme des institutions nationales notamment le code électoral et le code médiatique. Les réformes administratives: la protection et la promotion des riches héritages culturels du Cameroun donnant à notre pays sa grande originalité dans le monde en l'inscrivant avec son fond africain originel dans les deux grands courants culturels anglophone et francophone. L'élaboration d'une charte spéciale pour les institutions traditionnelles, gardienne du patrimoine ancestral, pour garantir leur rôle et leurs apports dynamiques au chantier de la construction nationale. La mise en place des mesures pour la fondation de la vie des activités et des institutions sur l'éthique républicaine, des principes moraux et des valeurs partagées comme éclairage permanents". Sur le plan économique, souligne Le Messager, "l'opposition propose entre autres, la mise sur pied d'une économie de marché avec plus de justice sociale et une politique de privatisation transparente, l'allègement de la pression fiscale et douanière en vue de la relance de la croissance". Les signataires du programme plan d'action, ajoute Henriette Ekwé de La Nouvelle Expression, vont bientôt se lancer dans une tournée d'explication de la plate forme de transition.

Que peut finalement l'opposition camerounaise en panne d'idées nouvelles à onze mois de la présidentielle ? s'interroge L'Action. Selon ce journal, la question est d'autant plus pertinente qu'elle permet de démontrer que : "autant le programme est important, autant l'équation personnelle du candidat est déterminante. A-t-il l'expérience de la gestion des affaires publiques ? A-t-il un charisme personnel ?". De toute évidence, conclut cette publication, "au moment où l'opposition multiplie des tours de passe-passe, en face, le RDPC garde une sérénité désarçonnante". Rien n'étant précis, les principales forces en présence jouent au chat et à la souris


11 / 10 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"XXI ans de Renouveau: bilan et perspectives"

"A l'unisson" , c'est le titre qui barre la une de Cameroon Tribune au lendemain du 6 novembre 2003. Ce titre résume en réalité les échos d'une célébration dans la ferveur patriotique émanant des profondeurs du Cameroun. A Yaoundé, "un grand festival du Renouveau" a eu lieu au Palais des Congrès en présence du Premier ministre. On a beaucoup chanté pour la paix et l'unité au Cameroun et loué les mérites de grand Homme d'Etat du président Biya qui a su mener pendant 21 années son pays vers des eaux tranquilles". Pour une fois, relève Mutations, "Face au mutisme de leur président national, les modernistes et les conservateurs, deux tendances qui se déchirent officiellement au sein du parti au pouvoir, semblent avoir décidé de signer momentanément la trêve. L'illustration la plus parfaite s'est déroulée lors d'une réunion préparatoire tenue à Yaoundé. Ce jour-là, en tant que président de la sous-commission Entreprise, Christian Penda Ekoka, l'un des chantres du courant des modernistes s'est exprimé devant ses camarades du parti".

A Douala, Stéphane Tchakam du quotidien national rapporte que le Wouri dans son ensemble a célébré le 21è anniversaire du Renouveau avec enthousiasme. "Ici, précise-t-il, on a appelé de tous les vœux la candidature du président Biya et on lui a promis une brillante réélection". Le ton de la campagne électorale, ajoute The Herald, a été donné dans la province du Sud Ouest. A Limbé précisément, Dorothy Njeuma, recteur de l'université de Buéa a invité les militants du RDPC à accorder les suffrages à M. Biya dans le but de l'aider à parachever l'action de lutte contre la corruption. L'éditorial de Christophe Mien Zok du journal L'Action va plus loin en démontrant que "du sommet à la base, à l'intérieur et même à l'extérieur du parti, les militants et les sympathisants du RDPC se jettent et se projettent déjà corps et âme vers l'objectif de l'élection présidentielle dans un même élan , avec une vision claire de l'! enjeu et une visée précise: la victoire du Renouveau et de son promoteur Paul Biya. Cette projection qui est loin d'être une fixation - sur 2004 et au-delà - est nécessaire et opportune".

Bien loin de ce sentiment de joie profonde, et sous le titre "le Démon du 6 novembre", le très satirique Le Popoli estime que "sur le plan économique, tout va de travers. Des pans entiers de l'économie s'effondrent du fait de la mauvaise gestion (...) Le seul acte est d'avoir ramené le Cameroun à l'état sauvage". Pour traduire la même anxiété, La Nouvelle Expression utilise plutôt cette formule: "21 ans à reculons". Sur le problème des anglophones par exemple, le bihebdomadaire The Post note que le "régime Biya" préfère la fuite en avant. Il feint d'ignorer à chaque fois "la marginalisation des provinces du Nord-Ouest et du Sud Ouest". Pour Le Messager, pendant "21 ans, l'espérance est devenue la terreur".Le journal de Puis Njawé dénonce en fait "les abus perpétrés par les éléments de force de l'ordre sur leurs compatriotes, les arrestations et le! s détentions arbitraires,, une justice aux ordres, la persistance des lois d'exception non écrites et des prisons dans lesquels croupissent les détenus de droit commun, le pouvoir de tuer sans jugement...etc". A l'analyse, conclut ce trihebdomadaire, "le Cameroun de Paul Biya est une jungle qui ne dit pas son nom. Ici, les prédateurs sont ceux qui sont sensés assuré la sécurité des citoyens et de leurs biens, faire respecter les lois".


11 / 03 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Affaire Balassi: le Nigeria cède une partie du territoire querellé"

La sixième réunion de la commission mixte Cameroun-Nigeria s’est tenue le mercredi 29 octobre dernier à Abuja. L’Union européenne a décidé de verser une première contribution de 262 millions de FCFA sur les 393 millions qu’elle s’est engagée à donner afin de soutenir le processus de paix entre le Nigeria et le Cameroun.

La bonne nouvelle, c’est que le Nigeria a accepté de restituer 33 villages de la région du Lac Tchad au Cameroun. Mutations qui relaie cette information s’appuie sur les propos tenus par le ministre Nigérian de la justice. En effet, M. Akin Olujinmi a déclaré à l’ouverture que: «le Nigeria ne se laissera entraîner dans un conflit insensé et évitable avec aucun de ses voisins». Une autre manière de dire que Abuja s’engage à respecter l’arrêt de la Cour de justice de la Haye. Citant The Guardian, un périodique nigérian, The Post rapporte que l’Etat fédéré du Bornou demande à la commission mixte une somme de 44 milliards de FCFA pour la réinsertion des 55 000 personnes qui habitent les 33 villages restitués au Cameroun.

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