| Reports
on Ethnic Relations / Rapports sur les relations
éthniques |
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The
following section is consisted of part, full or summaries of
articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines
diverses (journaux,bulletins, etc..).
12
/ 16 - 22 / 2002
CAMEROON-INFO.NET
L'article: "Banyo:
sous le poids des réfugiés nigérians"
(Séverin Alega Mbele)
Douze
mille réfugiés nigérians ont été
accueillis à Banyo dans cette petite ville de la province
de l’Adamaoua. Suite au conflit opposant les Mambila (cultivateurs)
aux peul (éleveurs) dans une localité frontalière
du Nigeria.
Selon
Cameroon Tribune, les réfugiés disséminés
dans le département du Mayo-Banyo reçoivent des
aides de la part du HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés).
Ces aides sont constituées de denrées alimentaires,
nattes, couvertures et biscuits. L’opération de distribution
est conduite par la Croix rouge camerounaise. Toutefois, la mobilité
des réfugiés fait problème. Certains ne parviennent
pas à rejoindre rapidement leurs lieux de distribution.
Malgré tout, écrit La Nouvelle Expression, les réfugiés
n! e sont pas prêts à retourner chez eux par peur
de représailles, ni à court ni à moyen terme.
«Dans l’intervalle, toutes les actions sont attendues
dans l’optique de permettre à la Croix rouge de les
entretenir».
Sous
le titre «Danger: invasion nigériane à Banyo»
Mutations tire la sonnette d’alarme. En effet ce quotidien
privé constate que «malgré le différend
frontalier qui oppose le Cameroun au Nigeria depuis une dizaine
d’années sur la presqu’île de Bakassi,
malgré quelques coups de gueule entre Yaoundé et
Abuja, l’on est en face d’une évidence: le
Nigeria et le Cameroun sont contraints de cohabiter (…)
Tout en louant le sens de l’hospitalité camerounaise,
poursuit l’auteur de l’article, il est surtout recommandable
de rester vigilant face à ce qui s’apparente de plus
en plus à une invasion maquillée voire une annexion
discrète. Le conflit de Bakassi est née sur une
invasion».
L'article:
"Politique: Paul Biya, le RDPC et le SDF" (Séverin
Alega Mbele)
Quelques
faits épars ont animé le débat politique
dans les colonnes de la presse...
Dans
le RDPC, le n°810 de Mutations de jeudi dernier écrit
dès la une : «plus d’! une centaine de membres
du comité central dénoncent dans un document les
dérives et les maux qui minent le parti. Ils proposent
un nettoyage de la maison». Le document portant la signature
du chief Milla Assoute est présenté comme «un
manifeste pour la modernisation effective du Rdpc». Les
signataires constatent «avec regret que le parti est dévié
ostensiblement de son objectif noble par des individus qui n’en
font qu’à leur tête, au mépris de ses
idéaux et objectifs, de ses textes et règlements
mettant en danger le contrat de politique sociale de son président
national avec le peuple». Ce tableau suffisamment apocalyptique
est aussi commenté par Le Messager. Le titre à la
une est assez explicite: «Mémorandum: la bombe qui
divise le Rdpc». Dans les pages intérieures, le manifeste
du 8 décembre est publié en intégralité.
Pour le journal de Pius Njawé, c’est la gestion actuelle
du parti par Joseph Charles! Ndoumba qui est fortement critiquée,
même si le groupe rejette toute attaque de personne. Le
congrès du Rdpc annoncé pour le premier trimestre
2003 dispose donc à travers cet état des lieux d’un
document de réflexion qui pourra aider à l’accélération
des changements attendus et par conséquent à une
redistribution des rôles.
De
son côté, The Herald se fonde sur le refus du président
de la république de recevoir Christine Stewart, l’envoyé
spécial du secrétaire général du Commonwealth
pour appeler M. Paul Biya à procéder à des
réformes politiques en profondeur. L’esprit de la
déclaration de Harare sur la démocratie et la bonne
gouvernance insiste sur des réformes politiques basées
sur le respect des droits de l’Homme, la mise en place d’un
système électoral libre et transparent… Le
blocage des réformes est de nature à créer
des tensions sociales aux conséquences incalculables.
Cameroon
Tribune, comme The Herald, fait remarquer qu’en fait les
grandes manœuvres en vue de la présidentielle de 2004
ont commencé. En réalité, c’est en
référence aux déclarations entendues jeudi
dernier, pendant la conférence de presse du secrétaire
général du SDF. D’entrée de jeu, Tazoacha
Asonganyi a affirmé que «son parti a décidé
d’inviter le Rdpc à une rencontre pour des discussions
qui pourraient, soit être étendues à d’autres
partis politiques et à la société civile,
soit tout au moins commencer entre les deux partis comme ce fut
le cas en 1997/1998, pour explorer les voies et moyens d’améliorer
le système électoral camerounais». En tout
cas, rapporte Le Messager, il n’est pas question pour le
Sdf d’aller aux prochaines élections dans les conditions
actuelles. «un grave danger menace notre pays. Le SDF sait
qu’il est le leader de l’opposition et est prêt
à assumer ce rôle jusqu’au bout».
12
/ 2 - 8 / 2002
CAMEROON-INFO.NET
L'article:
"Affaire Bakassi: les experts camerounais et nigérians
bientôt sur le site du différend" (Séverin
Alega Mbele)
Les travaux de la commission mixte Cameroun-Nigeria se sont achevés
lundi dernier au siège du PNUD à Yaoundé.
Entre autres résolutions: la poursuite pa! r les deux gouvernements
du projet d’amélioration de la route Mamfé-Eyoumejock-
Ekok-Mfum-Ikom et des projets socio-économiques associés;
la création d’une sous commission chargée
de la démarcation de la frontière routière
entre les deux pays, la revitalisation de la commission du Bassin
du Lac Tchad… Les prochaines assises entre Nigérians
et Camerounais ont lieu les 4 et 5 février 2003 à
Abuja, au Nigeria.
Le
communiqué final de la rencontre de Yaoundé que
l’on peut lire en intégralité dans les colonnes
de Mutations et de Cameroon Tribune sert de base d’analyse
et de commentaire. Le quotidien Mutations, par exemple, met l’accent
sur le point 6 de ce communiqué et rappelle qu’une
mission conjointe d’évaluation émanant de
la commission mixte doit entreprendre une «une visite des
zones concernées afin de lui permettre de mieux comprendre
et! apprécier les problèmes concrets». Ce
point justifie d’ailleurs le titre à la une de l’édition
de mardi 3 décembre: «Rencontre à Bakassi».
C’est dire, à l’opposé de L’Action
qui simplement constate que «les travaux de Yaoundé
n’auront servi qu’à définir la procédure
et les modalités pratiques des prochaines rencontres»,
que le quotidien de Haman Mana s’aligne derrière
l’idée selon laquelle l’on a véritablement
amorcé l’application du verdict de la Cour internationale
de la justice. Pour être complet et honnête, l’article
de Léger Ntiga note que «la population nigériane
de la presqu’île de Bakassi divise encore les deux
délégations. Le Nigeria estime ses ressortissants
à 3600; la délégation camerounaise, dans
les allées et les couloirs des services des Nations-Unies
à Yaoundé émet de sérieuses réserves
sur cette information».
Dans
une lecture propre à sa ligne éditoriale, Dika!
lo, désormais tri-hebdomadaire, retient que: «sur
un continent où s’allument à longueur d’année
d’éternels foyers de tension, les bons points de
Yaoundé marqués par le Cameroun et le Nigeria sous
le parrainage de l’ONU se posent d’emblée en
exemple. Et dans l’assomption du rôle de leader que
chacun aspire à jouer dans sa sphère géographique,
l’Afrique, pour ne pas dire plus, doit à Yaoundé
et Abuja au moins une fière chandelle». Le Messager
tempère la fougue de Dikalo en affirmant que «le
plus dur est à venir». A la lecture du communiqué
final de la première rencontre de Yaoundé, écrit
la publication de Pius Njawé, «on a l’impression
que l’on s’achemine vers une sorte de condominium
qui ne dit pas son nom pour les localités camerounaises
situées le long de la frontière entre les deux pays
(…) S’il faut reconnaître que c’est une
belle remontrance pour le Cameroun qui a laissé les ! territoires
frontaliers à l’abandon, on est en droit de chercher
les raisons pour lesquelles le Nigeria doit s’associer à
l’amélioration du projet de la route Mamfé
en réalité impraticable que du côté
du Cameroun». Moralité: il faut se garder de tout
optimisme débordant dans l’évolution du conflit
de Bakassi. On peut se ranger derrière ce point de vue
en lisant cette information rapportée par La Nouvelle Expression:
«Au moment où se tenaient à Yaoundé
les travaux de la commission mixte, le Southern Cameroon National
Council (SCNC) –le mouvement sécessionniste basé
dans la province du Sud Ouest- a adressé une correspondance
au secrétaire général de l’ONU. La
lettre du SCNC tendance Martin Luma adressée à Kofi
Ata Annan exige la rétrocession de Bakassi au Nigeria».
L’ennemi est dans la maison et non ailleurs. Mais, précise
l’éditorial de Henriette Ekwé «participer
au rapt d’une partie du territoire par un voisin! à
des fins sécessionnistes, là où tout le pays
fait bloc contre une agression laisse perplexe (…) A trop
vouloir compliquer la vie à l’Etat camerounais, le
SCNC s’expose lui même à des difficultés
futures qu’il ne semble pas entrevoir dans un avenir immédiat».
12
/ 05 / 2002
IRIN
L'article:
"Une Commission de l'ONU visitera la péninsule
de Bakassi"
Une
Commission de l'ONU chargée de résoudre le contentieux
entre le Cameroun et le Nigeria autour de la péninsule
de
Bakassi s'apprête à envoyer une mission d'évaluation
dans la péninsule, a rapporté l'ONU mercredi.
La
mission effectuera une visite dans les régions affectées
" "pour mieux comprendre et apprécier les problèmes
concrets qu'elle devra gérer"durant l'application
de son mandat, a informé l'ONU, citant un communiqué
conjoint adopté mardi à l'issue de la première
réunion formelle de la "commission mixte" à
Yaoundé, au Cameroun.
Elle
a également décidé d'établir une sous
commission, composée de juristes et de cartographes du
Nigeria, du Cameroun et des Nations Unies, chargée de la
démarcation de la frontière terrestre entre les
deux pays.
"Il
est prévu que la sous commission se réunisse avant
la fin de janvier afin de préparer une carte à petite
échelle indiquant la frontière et afin de considérer
la nature et les caractéristiques des cartes qu'il y a
lieu de préparer pour la démarcation. [Elle] est
également convenue d'envisager de nommer des officiers
militaires de liaison de l'ONU dans les deux pays à une
date ultérieure", a précisé l'ONU.
Présidée
par le Représentant spécial du Secrétaire
Général pour l'Afrique de l'Ouest, Ahmedou Ould-Adballah,
la commission a été formée à la suite
d'un jugement prononcé en octobre dernier au sujet de Bakassi
par la Cour Internationale de Justice, qui a attribué au
Cameroun la souveraineté de cette péninsule riche
en pétrole.
Le
Nigeria a contesté cette décision, indiquant que
celle-ci n'avait pas pris en considération des "données
fondamentales" concernant les habitants nigérians
du territoire, dont les 'habitations ancestrales" ont été
adjugées être dans le territoire camerounais.
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