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La justice à l’heure de la bonne gouvernance
Les gouverneurs de province à l’école de la gouvernance
Décentralisation: les collectivités locales objet de toutes les attentions
Reports on Ethnic Relations  /  Rapports sur les relations éthniques  

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


12 / 29 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Economie et finances: Michel Meva’a Meboutou reste toujours la cible de toutes les critiques" (Séverin A. Mbele)

Après le feuilleton sur la tentative de distraction d’une somme d’argent importante, le ministre Meva’a est à nouveau impliqué dans une affaire d’apurement des bons de commande sur le budget 2003.

L’information apparaît, fac-similé à l’appui, à la une de La Nouvelle Presse sous le titre: "Meva’a Meboutou rappelé à l’ordre par le Premier ministre". en réalité, l’hebdomadaire de Jacques Blaise Mvié met en exergue une correspondance datée du 10 décembre adressée au ministre des finances et du budget. Dans cette correspondance signée du secrétaire général de l’Immeuble Etoile, M. Jean Marie Abogo Nkono, il est écrit: "le Premier ministre a reçu de nombreuses requêtes faisant état du rejet systématique par vos services compétents des bons d’engagement parvenus à la direction du budget le vendredi 28 novembre 2003 après 15h30. Afin de respecter strictement la date d’arrêt des engagements prévus par votre circulaire sur l’exécution du budget 2003, le chef du gouvernement me charge de vous demander de faire procéder à l'apurement de ceux des dossiers des administrations dont les bons d’engagement ont été visés par les contrôleurs financiers respectifs à a date du 30 novembre 2003". Selon certaines analyses citées par cette publication, le message du PM vient tout simplement confirmer ce qui se dit tout bas depuis quelques jours à savoir que "le ministère de l’économie et du budget est une institution en panne, en mal d’autorité, abandonnée à elle-même… Taxé d’immobilisme, raillé par son manque d’imagination, son incapacité, ses relents d’autoritarisme, Meva’a Meboutou se bornerait à jouer les charlots (…) Face à une telle conjoncture des signes et de symboles, les provisions ne sont plus ce qu’on attendait (…) Même si, selon toute vraisemblance, tous ces ragots ne sont là que pour le noircir, il n’en demeure pas moins vrai que derrière cette apparente boulimie de travail du ministre Meva’a se cache un affairisme".

Pourquoi le Palais de l’unité n’a-t-il pas réagi jusque-là ? s’interroge The Herald. En tout cas, à en croire La Nouvelle Expression, l’élite du Sud a écrit à M. Paul Biya "au moment même où la nouvelle a parcouru la presse nationale faisant état de l’arrestation à l’aéroport de Michel Meva’a alors qu’il tentait de sortir du pays avec une somme importante d’argent. Une nouvelle mal ressentie dans certains milieux politiques de la province du Sud qui n’y voient qu’une manœuvre de déstabilisation orchestrée par une bande de profiteurs qui tentent de prendre le chef de l’Etat en otage et satisfaire leurs ambitions pourvoiristes". Pour les tenants de cette thèse, poursuit l’article, après l’emprisonnement de Pierre Désiré Engo, directeur général de la Caisse nationale de Prévoyance sociale et membre du bureau politique du RDPC! , "il n’est pas normal que nous continuons à payer comme si nous étions les seules coupables".


"La justice à l’heure de la bonne gouvernance"

Les experts du ministère de la justice, du ministère des affaires économiques, les cares de la société civile et du programme national de gouvernance viennent de se réunir à Kribi, dans la province du Sud Cameroun avec pour mission de proposer un plan de réforme du système judiciaire…

La mission, explique le journal L’Action, confiée à cette équipe composée des membres de la Cour suprême, des représentants des professions judiciaires, du secteur privé et des bailleurs de fonds, n’est pas de bouleverser le système judiciaire mais de proposer au gouvernement des mesures concrètes à prendre dans le cadre de la mise en œuvre du volet "justice" du plan d’action de la gouvernance et de la lutte contre la corruption. Sur l’harmonisation des procédures pénales au Cameroun préconisées par l’International Bar Association, le ministre de la justice garde des sceaux, M. Amadou Ali, interviewé par Cameroon Tribune reconnaît que : "comme dans tous les pays, le Cameroun a son système judiciaire. Nous avons hérité de deux systèmes: le Common Law et le système germano-romanique. Notre pays doit créer à partir de ces données un droit camerounais autonome qui sera le ! reflet des deux ainsi que certaines traditions assez représentatives de nos réalités. L’évolution internationale en matière de justice doit également être prise en compte. C’est la raison pour laquelle nous avons consulté la Francophonie et le Commonwealth (…) La réforme et le système judiciaire représentent de manière générale un enjeu énorme pour notre pays. L’adoption du plan d’action a été retenue comme repère structurel au 31 décembre 2003 dans le cadre du programme économique et financier exécuté conformément à l’accord conclu avec le Fonds monétaire International". Par un hasard de circonstance, Le Messager rapporte que la réflexion de Kribi s’est tenue au moment où se produisait "un grave incident à l’audience criminelle du Tribunal de grande instance de Douala-Bonanjo". En effet "convoquée pour commencer à 8h, l’audience n’a débuté qu’à 14h le mardi 23 décembre dernier. Les avocats et les justiciables n’avaient pas été informés du retard. La trentaine d’avocats présents ce jour-là s’est simplement retirée laissant le juge prendre la responsabilité de renvoyer l’audience. Les conséquences sont incalculables pour les justiciables qui auraient pu bénéficier de quelques acquittement et passer les fêtes de fin d’année en famille". Cet incident qui s’est produit au moment où le gotha judiciaire s’est réuni pour parler de la bonne gouvernance relève, et c’est la conclusion de Alex Azebaze, les tares de cette institution centrale de régulation de la société.


12 / 24 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Administration territoriale : les gouverneurs de province à l’école de la gouvernance"

Les dix gouverneurs de province doivent se conformer au respect des droits de l’Homme et des libertés individuelles. Cette approche de la gestion administrative, vient de faire l’objet d’une large réflexion à Yaoundé. Dans l’opinion, en général, le décor de l’élection présidentielle à venir se met progressivement en place.

Cameroon Tribune a d’ailleurs accordé un traitement particulier à ce fait d’actualité à travers des reportages, des analyses et des enquêtes. Au sujet du thème de la conférence, le quotidien gouvernemental revient fort opportunément sur les propos du ministre d’Etat chargé de l’administration territoriale et de la décentralisation. A l’ouverture des travaux à l’hôtel Hilton, M. Marafa Hamidou Yaya a rappelé les missions essentielles dévolues à l’autorité administrative dans un Etat de droit. Il s’agit, entre autres, "d’assurer avec efficacité la prééminence et la permanence de l’Etat, garant de l’intérêt général et de la cohésion nationale; le respect de la légalité républicaine qui dans le contexte actuel passe par l’égalité de tous devant la loi d’où un équilibre subtil et délicat entre les impératifs de l’ordre public et l’exercice des libertés individuelles et collectives (…). La mise en œuvre de ces orientations, poursuit Essam Essomba, l’auteur de l’article, suppose que soit dépassée l’époque où l’autorité administrative pouvait user et abuser de tout pour se servir". Au sortir de cette conférence, note le journal L’Action, les gouverneurs de province disposent désormais d’un "carnet de bord" pour l’année 2004 qui, comme tout le monde le sait, est une année électorale au Cameroun.

On perçoit aisément l’intérêt ou l’importance des échéances à venir à travers la structuration des organes de gestion des élections. A titre d’exemple, la loi portant création de l’ONEL a été modifiée. Selon Marafa Hamidou Yaya, l’Observatoire National des Elections dispose des pleins pouvoirs pour mener à bien son mandat dont la durée a été fixée cette fois à trois ans. La modification intervenue au cours de la dernière session parlementaire visait simplement "un renforcement des capacités de l’ONEL dans le sens de sa contribution à la transparence électorale dans notre pays". The Herald donne également la preuve de cette mobilisation. Le bihebdomadaire d’expression anglaise s’est intéressé, autant que d’autres publications, au séminaire organisé à Yaoundé sur "le financement des campagnes électorales et la corruption au Cameroun"; une initiative d’un des maillons de la société civile dénommé Ciire, Centre interdisciplinaire et int! erreligieux de recherche en éthique. Pour le président de cet organisme, M. Jean Samuel Zoe Obianga, "la corruption est très présente dans le processus de financement des campagnes électorales (…) Le fait que le pouvoir ait choisi de mettre 500 millions de FCFA à la disposition des formations politiques qui s’engageraient dans le scrutin électoral a été interprété comme un acte de corruption politique. Il faut remédier à ce phénomène".

Dans les partis politiques et par rapport à l’élection présidentielle annoncée en 2004, Mutations rapporte une histoire cocasse qui se développe au sein de l’UPC (Union des Populations du Cameroun). En effet, le quotidien de Haman Mana écrit: "Dans la perspective de 2004, pendant que le secrétaire général de l’UPC, M. Augustin Frédéric Kodock, devenu ministre au sein de l’équipe gouvernementale de Paul Biya, ne semble pas encore pressé de prendre position par rapport à cette consultation politique majeure, Samuel Mack-Kit a déjà annoncé son intention de briguer un mandat à la magistrature suprême. Henri Hogbe Nlend et Ambroise Mandengue se disent très satisfaits de la plate-forme SDF-UDC". "L’UPC, constatent Aurore Plus et Le Messager, se situe sans ambiguïté du côté du changement; un changement de politique pour une politique favorable à l’élévation du standard de vie de nos populations". En tout cas, cet embrouillement confirme la résurrection des clivages autour du parti de Um Nyobè.


12 / 09 / 2003 

IRIN

"Cameroon-Nigeria: Handover of Lake Chad villages begin"

Nigeria handed over the first of 33 villages it is due to return to its eastern neighbour, Cameroon, under the terms of a ruling of the International Court of Justice (ICJ) on the border dispute between the two countries, officials said on Tuesday.

A village called Nada was returned to Cameroon on Monday, said a senior official of Nigeria s National Boundary Commission.

Under the exchanges, scheduled to take place over 10 days, Nigeria will give up another two villages on 16 December in return for one from Cameroon. The process will be concluded on 18 December when Nigeria will return the remaining 30 villages,
he said.

The handover process was worked out at meetings of the Nigeria-Cameroon Mixed Commission in the Nigerian capital Abuja late in October and Yaounde, the Cameroon capital, last week.

The Commission was set up under the auspices of the United Nations Secretary General Kofi Annan, following the October 2002 judgment of the ICJ on a dispute between the two countries along their 1,500 km common border.

Nigeria had declared it would not accept the ICJ ruling awarding ownership of the oil-rich Bakassi Peninsula in the Gulf of Guinea to Cameroon. But after a meeting arranged by Annan, Presidents Olusegun Obasanjo of Nigeria and Paul Biya of Cameroon agreed to resolve their
disputes peacefully and subsequently set up the joint body.

The handover of territory involves dismantling administrative structures, withdrawing security agents, customs and immigration services and replacing them with those of the recipient country.

Nigeria acknowledges that its citizens in the Lake Chad area strayed into Cameroon territory while following in the wake of the Lake's receding waters over the past four decades.

Issues yet to be resolved by the Commission include demarcating the southern and maritime borders between the two countries, including the bitterly disputed Bakassi Peninsula which is believed to be rich in oil.

Nigeria has yet to make clear it will handover Bakassi, inhabited almost entirely by its citizens. Nigerian officials have often said the country was only concerned about the fate of its citizens in the peninsula and not interested in its resources.

The inhabitants have on their part threatened to seek self-determination if they were forced to become Cameroonians.


12 / 01 / 2003 

CAMEROON-INFO.NET

"Décentralisation: les collectivités locales objet de toutes les attentions"

Les magistrats municipaux sont au four et au moulin ces derniers temps. A peine sortis du colloque national sur la décentralisation, ils participent ce lundi à une autre rencontre. Il s’agit des assises sur la coopération décentralisée France-Cameroun. La boucle de cette longue série de réunion interviendra le 6 décembre au Palais des Congrès. Ce sera à l’issue de "Africités 2003", le sommet entre les maires et élus locaux de toute l’Afrique avec les responsables de l’Etat, de la société civile…

De l’avis général des maires interviewés par Cameroon Tribune, il ressort que l’effectivité de la décentralisation inscrite dans la constitution du 18 janvier 1996, viendrait offrir aux collectivités des facilités à l’accès aux services de base. Le transfert du pouvoir de l’Etat central aux conseils municipaux est de nature à rendre facile la résolution des problèmes de santé, d’éducation et d’infrastructures de communication. Il faut, comme le souligne Mutations, "relever la fracture qui existe entre les faibles ressources des collectivités territoriales décentralisées et les besoins". Dans les centres urbains, explique le maire André Mama Fouda (maire RDPC) de la commune urbaine d’arrondissement de Yaoundé IIIè dans le même journal, le problème est d’un autre genre. Il existe "un conflit de compétences entre les communes urbaines à régime spécial et les commune! s urbaines d’arrondissement". Ce conflit est "né de l’entrée en vigueur de la loi du 15 juillet 1987 portant création des communes urbaines à régime spécial. Cette loi qui a eu, entre autres conséquences, le confinement des budgets des collectivités territoriales décentralisées à de simples tâches de fonctionnement". Autant de "couacs" qui amènent Le Popoli à soutenir que "la décentralisation est demeurée ce serpent de mer qui n’en finit de voir le jour".

Plus personne ne veut croire aux déclarations de bonnes intentions des autorités publiques, même pas au président Paul Biya qui se proposait, le 31 décembre dernier dans son discours à la nation, de: "compléter la démocratisation par le haut en ouvrant ce grand chantier de la décentralisation, afin d’assurer ainsi au niveau des collectivités locales une meilleure participation des citoyens à la vie publique". Et au regard de la réalité sur le terrain, Le Messager constate malheureusement qu’entre "le verbe présidentiel et l’action gouvernementale, c’est comme de la coupe aux lèvres. Parmi les entraves au processus de la décentralisation, on peut relever l’inexistence des textes d’application relatifs à l’organisation et au fonctionnement des collectivités territoriales décentralisées (…) Il y a la centralisation des ressources financières publiques dues au principe de l’unicité de caisse! instauré par la loi des finances de 1962". De ce point de vue, l’institution communale au Cameroun traîne une kyrielle d’entraves qui empêchent la réalisation de ses missions. Dans cet ordre d’idées, fait remarquer La Nouvelle Expression, on compte "la faiblesse des relations entre populations et les acteurs du développement, l’insuffisance des moyens financiers et même les carences du système de gestion, l’inadéquation des moyens humains, l’insuffisance des visions et projections… "

Au-delà des discours, conclut L’Action, les rencontres de Yaoundé s’accordent au moins sur une réalité: le rôle de plus en plus croissant des collectivités décentralisées dans la vie quotidienne des populations. Dès lors, elles deviennent des acteurs incontournables du développement local. Au moment où le rideau sera tiré sur "Africités 2003" le 6 décembre au soir, les participants, forts des résolutions du colloque des magistrats municipaux et des assises de la coopération décentralisée, se sépareront avec un seul espoir et un unique credo: pour un développement rapide et durable de nos localités, il faut donner plus d’autonomie et de moyens d’action aux collectivités. A condition que les élus locaux et les maires jouent collectivement et non individuellement la carte de la solidarité intercommunale".

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