| Reports
on Ethnic Relations / Rapports sur les relations
éthniques |
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The
following section is consisted of part, full or summaries of
articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines
diverses (journaux,bulletins, etc..).
08
/ 16-17 / 2000
THE
HERALD N° 944
Page
10:"I am determined to continue my unifying
crusade in North West - Ntumfor Nico Halle"
The rivalry among North West Fons persist even after the two factions
held their general assemblies recently in Bamenda. But, Ntumfor
(spokesman, messenger) Nico Halle seems determined to continue
in his unifying crusade which he started since his appointment
last year.
Reacting to the war pitting two North Wesdt Fons' associations,
he said "it is a situatuion which definitely neither speaks well
of the North West nor Cameroon at a time when we need peace more
than ever before in order to carry out development projects, North
West Fons seem to be at daggers drawn". But he disclosed that
the situation has improved since he was made Ntumfor: "intertribal
wars have died down, farmer-grazier conflicts have died down,
conflicts between the elites and the Fons have reduced considerably".
Reacting to the fact that Fon Doh Gah Gwanyin contests the
idea that he was appointed Ntumfor alone, Nico said "it is the
majority of Fons among whom were the paramount Fons of the North
West Fons of Kom, Mankon, Bali, Nso and Bafut who crowned me with
the title in public, I want to reiterate the fact that I have
no prblem with Fon Doh Gah Gwanyin. If he has a problem with my
appointment, I think it is rather unfortunate bacause not everybody
can earn such a prestigious title".
Ntumfor Nico also thinks that the North West elite are doing
much to bring together the North West Fons who don't agree except
that a few misguided elites are fanning conflicts and taking advantage
of them. He continued by saying that "I can't explain why blackmail,
gimmicks, hatred, back-stabbing, jealousy, arm-twisting, envy,
slander and petition-writing persist in the province".
Reacting to the election of a new bureau for the North West
Fons' union at its last general assembly, Ntumfor Nico said "the
election was democratically conducted from start to finish, all
posts were hihly contested and we came up with a bureau for the
North West Fons… not one Fon left the hall disappointed".
08
/ 09 / 2000
LE
MESSAGER N° 1102
Page
11:"Des Bangou tailladent des Badenkop
par la machette"
Dans cet article, Michel Mombio porte son attention sur cet
autre conflit foncier sanglant opposant deux villages (Bangou
et Badenkop) de la province qui se disputant un terrain. Les Bandenkop,
victimes d'actes de violence qu'ils imputent à leurs voisins
Bangou indiquent que ceux-ci "voulaient les assassiner alors qu'ils
travaillaient paisiblement sur une portion les appartenant depuis
longtemps" et que leurs plantes ont été saccagées...
Les témoins annoncent que des loubards se livrant au
départ, à des violences sur une jeune fille vont
par la suite systématiquement s'en prendre à tous
les Badenkop venus à la rescousse. Ces derniers seront
ainsi copieusement rossés à coups de gourdins et
de machette et embarqués à l'arrière d'un
camion vers Bangou, bras ligotés.
Les victimes ont été conduits au centre de santé
de Bandenkop le samedi 29, dans un état pathétique.
Ils affirment avoir subi des supplices de la part des sujets des
différents chefs bangou auxquels ils ont tour à
tour été conduits. Le chef supérieur ainsi
indéxé, a démenti ces propos et dit qu'en
tant que "prolongement de l'administration", il a plutôt
demandé aux siens de conduire les otages à la gendarmerie.
Les informations reçues d'une source autorisée
indiquent que quelques jours auparavant, des heurts avaient eu
lieu entre ces deux communautés et que la présente
descente des Bangou n'en est, en réalité, qu'une
riposte. On apprendra également que des bagarres surviennent
régulièrement dans cet espace que se disputent les
villages Bandenkop, Bangou et Babouantou. Ce qui avait conduit
l'année dernière, à la création d'une
commission d'enquête. Il leur avait été interdit,
en attendant le rapport de ladite commission, d'exploiter la parcelle
litigieuse. Le non-respect de cette prescription serait la principale
cause de ces nouvelles conflagrations. L'enquête suit son
cours afin que les responsabilités des uns et des autres
soient établies.
06
/ 13-21 / 2000
OUEST
ECHO N° 140
Page 3: "Quand la protection des minorités s'énonce
comme une menace à l'égalité citoyenne"
Deux articles de la Constitution (du 18 Janvier 1996) de la
République du Cameroun sous-tendent le développement
effectué par Lucie Pekoua, auteur de cette analyse. En
effet, il fait état d'une contradiction existant entre
une prescription de son préambule
à savoir "Tous les hommes sont égaux en droit
et devoir (…)" et un autre article qui stipule que "L'Etat assure
la protection des minorités et préserve des droits
des populations autochtones conformément à la loi."
Après un brossage rapide de la genèse de la notion
de "protection de minorité" qui, dans le droit international
concerne le problème de nationalité, l'auteur souligne
que ce concept tel que mentionné dans la loi fondamentale
fait en réalité référence à
celui de minorité ethnique visant à protéger
les groupes de populations dits fragiles par rapport aux autres.
Par la suite , il relève les propos du Professeur M. Kamto
à ce sujet, qui y voit un appel "en renfort de positions
politiques irréfléchies des textes internationaux
dont tout laisse penser qu'on ignore aussi bien l'esprit que le
contenu" et regrette cette mauvaise tropicalisation du droit international
qui "servira d'abus à une sorte de dictature de ceux-là
qui se croient minoritaires". Enfin, des cas de figure comme celui
de la revendication d'un territoire à part par la minorité
anglophone qui se dit menacée par les francophones et celui
des méfaits de "l'équilibre régional" introduit
depuis longtemps dans le corpus juridique et pénalisant
les meilleurs par l'ascension des médiocres, ont entre
autres été cités.
Page
7: "La rumeur de la mort de Mgr Wouking provoque l'hystérie
générale"
Dans cet article non signé, il est question des points
de vue divergents autour de la rumeur du décès de
l'Archevêque de Yaoundé, Mgr André Wouking
dont la nomination avait créé des incidents entre
communautés bamiléké et beti. A Bafoussam
(Province de l'Ouest), la plupart des personnes (fidèles)
soutiennent discrètement que le pire serait arrivé
et certaines même de dire "n'est-ce pas qu'ils l'ont enfin
tué". D'autres, par contre jettent un démenti sur
cette rumeur, bien que laissant parfois planer le doute
ou un manque de conviction. Le petit-frère de l'Archevêque,
quant à lui, rassure et annonce d'ailleurs qu'il s'est
entretenu avec lui au téléphone quelques instants
auparavant. L'article se termine sur une mention de l'ampleur
des ravages de cette rumeur qui sera difficile à maîtriser
et sur l'origine du malaise de l'Archevêque dont lumière
reste à être faite.
09
/ 6-7 / 1999
THE
HERALD
Pages 1-2: "US to seek solutions to North West Tribal conflicts"
The multiplicity of conflicts in the North West region of Cameroon
has made this region a laughing stock. It was time belligerents
came to terms with the fact that "mediation and not armed confrontation
is the answer in resolving differences". Worried by the proliferation
of tribal conflicts that have torn the North West apart to the
detriment of development, the United States Government has expressed
its willingness to assist in conflict resolution. There are plans
underway by the US embassy in Yaounde to organise a forum on alternative
methods to resolving conflicts. The forum to be attended by all
North West Fons and opinion leaders, is expected to be addressed
by experts from US who will share their experiences, exchange
ideas and discuss new strategies intended to minimise tribal conflicts
in the area.
05
/ 28 / 1999
LA
NOUVELLE EXPRESSION N° 520
Page 14:"Nord: agriculteurs et éleveurs au bord de
l'affrontement"
Jacques Blaise Mvie revisite la difficile cohabitation agriculteurs-éleveurs
dans le Nord-Cameroun et livre quelques clés de lecture.
Il apparaît ainsi que depuis les mouvements migratoires
initiés par l’Etat en 1970 en vue d’appuyer les projets
de développement dans la zone du périmètre
nord-est Bénoue couvrant une superficie notable d’environ
11.486 Km, "le sentiment d’une communauté de destin l’avait
toujours emporte sur les forces centrifuges". Les présentes
tensions procèdent a l’évidence des vagues croissantes
d’immigrations incontrôlées qui, à la longue,
ont induit la supériorité numérique des immigrants
sur les autochtones ainsi que de leur insolence à l’égard
des lamibe dont la prospérité repose entre autres
sur leurs prérogatives coutumières de gardiens et
de gérants des terres communautaires. Pour ces lamibe,
cet état des choses qui hypothèque sérieusement
leurs intérêts ne saurait perdurer. Il n’est donc
pas douteux qu’ils attisent discrètement les conflits intercommunautaires
au profit des autochtones qui leurs sont traditionnellement dévoués.
05
/ 19 / 1999
LE
MESSAGER N° 917
Page 7: "Le mal de vivre ensemble"
Dans cet article, M. Tientcheu Kameni fait le point sur les
conflits ethniques au Cameroun. C'est ainsi qu'il évoque
d'abord, parce que plus grave, le conflit Arabe-choa et Kotoko
dans la province de l'Extrême-nord du Cameroun; l'auteur
signale par la suite les affrontements à caractère
ethnique déroulés dans la province du Sud entre
les autochtones et les Bamiléké à l'annonce
des élections présidentielles de 1992. Il note par
ailleurs que dans l'un et l'autre cas, les élections ont
été le cadre de ces conflagrations. L'auteur signale
ainsi que l'introduction dans la nouvelle constitution des termes
"autochtones" et "allogènes" et surtout la protection des
minorités par cette dernière a favorisé la
réactualisation des revendications à caractère
identaire au Cameroun. Le phénomène politique est
souvent etiquetté comme la cause de ces troubles. L'exemption
du politique vient du fait par exemple que le Nord-Ouest et le
Sud-Ouest revendiquent certes la spécificité anglophone
mais les originaires du Nord-Ouest sont à peine tolérés
dans le Sud-Ouest où l'appellation péjorative "come
no go" leur a été affublée. Mais l'auteur
note aussi que de nombreaux conflits sont des revenducations domaniales
et foncières ( récent conflit Banen et Nyokon à
Makenene). Il note aussi l'existence d'une haine ancrée
dans la conscience collective des Camerounais et exprimés
sous forme de stéréotypes.
05
/ 10 / 1999
LA
NOUVELLE EXPRESSION N° 513
Page 8: "Nyokon et Kinding à
nouveau sur les rings"
T. Norbass, auteur de cet article, après avoir évoqué
sommairement la cause du conflit entre Nyokon et Bamiléké
de la chefferie Kinding le 25 Janvier 1999, présente l'évolution
sous fond de mise en garde, d'averstissements mutuels entre les
deux communautés. Ainsi, le 25 Février 1999, le
groupement par son président adresse au sous-préfet
de Makenene une correspondande où l'élite Bamiléké
de la communauté Kinding-Ndjabi aurait projété
d'éliminer physiquement les élites Nyokon afin que
la communauté Nyokon cesse de revendiquer leur chefferie
du groupement.
Le 20 Avril 1999 note l'auteur,une plainte est adressée
par l'élite Kinding Kitchabo Emmanuel contre Imbeng David
pour délit de propagation de fausses nouvelles, menaces
simples et dénonciations calomnieuses à la gendarmerie
de Makenene.
Il (auteur) signale auparavant une autre correspondance de
l'élite Nyokon du 16 Avril 1999 portant sur constats de
destruction et de pillage sur le patrimoine foncier coutumier
Nyokon.
D'après T. Norbass, ces deux communautés semblent
se jetter des balles comme dans un match de ping-pong et dans
l'un et l'autre côté, chacun reste tranché
dans sa position;
Il ajoute enfin que ce climat pourrait se détériorer
encore davantage le 20 Mai où chaque communauté
promet une tente à son chef, preuve de son autochtonie.
03
/ 19-21 / 1999
THE
HERALD N° 736
"Burning succession question still persists"
On March 20, 1998, Archbishop Jean Zoa of the Yaounde Archdiocese
collapsed and died at the "Notre dame" cathedral during a requiem
for his retired colleague, Bishop Paul Etoga. Jean Zoa died in
active service inside his church in front of Head of State, Paul
Biya, state dignitaries, some 150 priests, bishops and archbishops.
This article thus, revisits the passing away of an archbishop
whose replacement one year later is still unresolved by the Vatican.
Zoa is said to have died from what doctors diagnosed as a violent
and sudden heart attack. The archbishop sudden dead did not only
create a vacuum but heightened the battle for his succession.
Before his passing, Zoa is said to have already hinted he would
retire in 1999. This opened the flood gates to speculations and
even intrigues about his probable successor.
It had been rumoured around church circles that Jean Zoa had
been grooming Mgr Adalbert Ndzana of the Mbalmayo Diocese to succeed
him; an idea bitterly opposed by a group of tribalists in the
Yaounde ecclesiastical Province. Ndzana, therefore ran into a
series of problems with his subordinates. In a tribal twists to
the matter, sympathisers of Ndzana held that the plot was orchestrated
by the Ewondos, said to oppose the idea of one Eton from the Lekie
succeeding another on their soil.
However, the Holy See decided, by a press release of February
22, 1999, to appoint Joseph Atangana as an apostolic administrator
of the Yaounde Archdiocese for an indefinite period further notice.
02
/ 26 / 1999
LA
NOUVELLE EXPRESSION N° 483
Page 5: "Plaidoirie de l'honorable Tchoua"
Dans ce numéro, l'honorable Tchoua, par un droit de
réponse fait sa rentrée dans le débat politico-ethnique
qui oppose le SDF et le LAAKAM.
L'intéréssé dit avoir été
mis en cause dans l'édition n° 452 du 9 Décembre
1998 à travers la réponse de Mr Fru Ndi au LAAKAM
et plus précisément dans la partie se rapportant
à ce que l'opinion appelle désormais "l'affaire
Tchoua".
Et si le journal de S. Tchounkeu intitule ce droit de réponse
"Plaidoirie de l'honorable Tchoua", c'est bien parce que le député
du Moungo sort son bouclier pour contrer les attaques du Chairman.
Pourtant, dans ce texte, l'honorable Tchoua va très
peu s'en prendre à Fru Ndi - qu'il soupçonne quand-même
de n'avoir pas les capacités nécessaires pour conduire
le pays à une alternance politique - préférant
tirer à boulets rouges sur l'entourage du Chairman. Ces
"têtes pensantes", dit-il ignirent jusqu'au nombre de mairies
remportées par le SDF dans le Moungo. Alors, le député
sort de ses gongs et joint l'gressivité à la clarté
pour remettre les pendules à l'heure: "J'ai fait gagné
six (6) communes dans le Moungo et non quatre (4), messieurs les
conseillers toxiques".
02
/ 25 / 1999
CAMEROON
TRIBUNE N° 6795/3074
Page 8:"Afrique centrale: panorama des zones d'insécurité
- Typologie des zones d'insécurité"
Pour Jean Ngadjeu, trois types d'insécurité secouent
l'Afrique centrale. Ce sont les conflits frontaliers, les conflits
internes et le grand banditisme.
1. Conflits fontaliers
Même si à l'exeption du Cameroun et
du Nigeria, les conflits frontaliers ne sont pas des affrontements
entre armées, les mouvements des populations créent
ça et là des situation d'insécurité
aux frontières de ces états.
2. Les conflits internes
Si certains de ces conflits datent de la période des
luttes anti-coloniales, les plus nombreux et les plus récents
sont le fait du multipartisme et de la démocratie. il s'agit
dans l'un et l'autre cas des luttes pour le contrôle du
pouvoir politique.
3. Le grand banditisme
On note ici les coupeurs de routes. L'auteur note que ce phénomène
est souvent le fait des militaires ou ex-militaires. Il mentionne
également que la forte circulation des armes favorise la
délinquance.
Page
9:"Afrique centrale: panorama des zones d'insécurité
- Répartition des zones d'insécurité"
L'auteur, M. Jean Ngadjeu, effectue la classification suivante:
1. Pays victimes de conflits fontaliers:
Congo-Kinshasa,
le Cameroun, le Burundi et le Rwanda.
2. Pays en proie à des conflits internes:
L'Angola, le Burundi,
le Congo-Brazzaville, le Congo-Kishasa, le Rwanda et le Tchad.
3. Pays concernés par le grand banditisme:
Cameroun, du Tchad
et de la République Centrafricaine.
02
/ 18 / 1999
LE
JEUNE DETECTIVE
Page 4: "Peter Abety terrorise les Bororo du Nord-Ouest"
Cette édition du journal "Le Jeune Détective"
fait état de la persécution des Bororo du Nord-Ouest
par le ministre chargé de missions à la Présidence
de la République, M. Peter Abety.
Dans un article au titre évocateur, Prospère
Elanga nous apprend que le ministre a déclaré une
guerre tribale aux Bororo du Nord-Ouest. Selon le journal, Peter
abety aurait monté les autres populations contre ce peuple
constitué en majorité d'éléveurs ne
demandant qu'à faire paitre leurs vaches dans les montagnes.
Pour l'auteur de l'article, ce membre du gouvernement est un "purificateur
tribal" qui prétend que "les Bororos ne sont pas
du Nord-Ouest" et que par conséquaent, ils doivent débarasser
le plancher et aller paitre loin de "la terre de ses ancêtres".
La peur des Bororos, harcelés et persécutés
par une sorte de "Ku-Klux-Klan tropical" mis en place par M. Abety
est heureusement atténuée par la résistance
des autorités administratives de la place qui veulent éviter
un génocide. Le journal ajoute même que les élus
locaux du RDPC, parti au pouvoir, ne comprennent rien aux agissements
de ce ministre "qui rame à contre courant de la politique
d'intégration nationale chère à Paul Biya".
Pour le "Jeune Détective", les populations du Nord-Ouest
en sont à penser que M. Biya s'est trompé sur cet
homme qui s'évertue tous les jours à ternir l'image
du Renouveau. D'où le souhait de ces populations de voir
ce "Président de la République du Nord-Ouest" quitter
le gouvernement.
En guise de riposte, la communauté Bororo serait entrain
de rédiger un mémorendum à l'attention du
Président Biya pour le tenir informé de la situation.
Ces derniers qui affûtent déjà lances et flêches
sont selon P. Elanga "décidés à combattre
Peter abety, quitte à se faire massacrer par ceux qui se
laissent convaincre par sa doctrine tribale".
Le journal de P. Tchouwa constate finalement que les actions
de ce membre du gouvernement "mettent en péril la cohésion
sociale et portent atteinte au fonctionnement régulier
de l'etat".
02
/ 17 / 1999
OUEST
ECHO N° 086
"Querelle foncière entre Batoufam et Bandrefam"
La question cruciale de la propriété terrienne
a failli embraser trés recemment une partie de l'Ouest
Cameroun. A l'origine, un conflit foncier entre les villages Batoufam
et Bandrefam.
Mathurin Nsom, l'auteur de l'artticle nous apprend que ladite
"querelle" tire son essence d'un differend à propos d'un
lopin de terre revendiqué depuis 1972 par chacune des parties
et baptisé "leukoua" par les Batoufam alors que les Bandrefam
l'appellent "kong".
Cette parcelle litigeuse a déjà conduit les deux
communautés à un affrontement armé où
aucune perte en vie humaine n'avait heureusement été
enregistrée. Le journal indique par ailleurs que le gouvernement
avait décidé et ceci avec l'accord des deux villages
de déclarer ce lopin de terre "no man's land" et "domaine
privé de l'Etat" qui devait y construire une école
susceptible de bénéficier à la jeunesse des
deux communautés.
Selon M. Nsom, c'est une jeune élité Bandrefam
qui aurait provoquée la résurgence du conflit en
décidant de se construire une maison sur l'espace litigeux
au mépris de l'accord passé avec les Batoufam et
l'Etat. Du coup, les jeunes Batoufam se sont mis sur le pied de
guerre et la gendarmeris de batoufam a dû s'interposer entre
les belligérants.
Appelé à la rescousse pour servir de médiateur,
le préfet du Koung Khi, Mr Nganou Djoumessi a demandé
au propriétaire de la maison de la détruire de son
propre chef. Il a été suivi dans sons élan
par le maire de Banyangam André Sohaing "qui a pris l'arrêté
municipal n° 01 / A / 99 / SG / CR de Bayangam portant interdiction
de toute construction ou exploitation privée sur la zone
litigeuse située à la lisière des groupements
Batoufam et Bandrefam".
Il faut ainsi noter au delà de ce que le journaliste
de Ouest Echos appelle "quasi homonymie syntaxique", ces deux
groupements sont liéspar une "histoire séculaire
commune, une identité commune aussi bien sur le plan traditionnel,
culturel, linguistique, ancestral que territorial".
01
/ 22 / 1999
CAMEROON
TRIBUNE
"Le conflit de Makenene (suite)"
Mr Amayena, l'envoyé spécial du journal nous
rapporte que Banen, Nyokon, Kinding et anglophones se sont retrouvés
à Bafia (chef lieu du département du Mbam et Inoubou)
mercredi 20 janvier autour du gouverneur de la province du centre,
Mr Etame Massoma pour essayer de trouver une solution
durable au differend foncier qui, deux mois auparavant avait conduit
aux affrontements de Makenene.
Pour ne pas tomber dans un réductionnisme qui pourrait
s'avérer fatal, le gouverneur a d'entrée de jeu
recommandé d'apprécier les événements
de Makenene "au delà du prisme simplificateur et réducteur
du conflit fratricide Nyokon / Banen". Rien d'étonnant
alors que toutes les communautés impliquées de près
ou de loin dans ce conflit aient été conviéess
à ces assises.
Le journal rapporte que c'est le député Léon
Bahonnoui représentant la communauté Banen qui,
le premier, prend la parole. Pour lui, il s'agit là d'un
problème foncier que l'Administration aurait pu aisément
résoudre si elle y avait mis un peu de volonté.
l'orateur a tenu à préciser que les villages Boua,
Ndockmakon, Melon et Ndockhoc New-Bell occupés actuellement
par les Nyokon et les Bamiléké appartient à
l'arrondissement de Ndikinimeki et par conséquent aux Banen.
L'honorable Bahounoui s'est même inquiété
du penchant récidiviste des Bamiléké. Rappelant
qu'en 1954 pareil différend avait déjà conduit
les différentes parties à la justice, le représentant
affirme que les Bamiléké qui avait été
condamnés à 200 000FCFA par an jusqu'en 1974 à
titre de compensation ne se sont jamais exécutés.
Le député achève son propos sur un souhait:
"que l'administration détermine enfin les limites territoriales
de chaque village et que ceux qui occupent illégalement
les terres de Ndikinimeki les quittent".
Pour le porte parole Nyokon, le Pr Daniel Abwa, "les Nyokon
et les Banen sont des peuples frères qui n'aspirent qu'à
vivre en paix". Pour lui, le problème des frontières
"est un faux problème qu'on peut résoudre".
Il a par ailleurs plaidé pour la restauration de toutes
les huit (8) chefferies Nyokon qui comptent pour certains des
villages litigeux.
Le Dr E. Kitchabo qui parlait au nom des Kinding a affirmé
que les incidents de Novembre 1998 résultent simplement
du fait que certains veulent rattacher une partie de la localité
de Ndokohock à Makenene pour agrandir leurs chefferies
et conséquemment accroître leur influence dans la
région.
La parole a ensuite été donnée aux "allogènes"
de la région. S'exprimant au nom des siens, J. Ngassa s'est
étonné du fait que les Bamiléké qui
n'ont jamais occupé un terrain par la force "soient devenus
les principales victimes des querelles entre deux communautés".
Indexés comme étant "une importation des 'Bamiléké',
les 'Bamenda' (anglophones)" ont dit par la voix de J. Babe, travailler
essentiellement pour le développement de leur département
d'accueil, le Mbam et Inoubou.
Après avoir exécuté les belligérants,
le gouverneur a pris le a pris la parole pour noter d'emnblée
que le conflit revêt deux aspects: l'un administratif et
l'autre sociologique. Pour ce qui est du premier aspect, il a
prescrit les respect des limites territoriales issues de la création
du district de Makenene le 17 août 1965. Il a toutefois
reconnu les insuffisances dudit décret qui désigne
cette unité administrative à partir des villages
sans en fixer les limites naturelles. Conséquence: les
villages ne désignent pas toujours un territoire précis
mais très souvent une communauté.
Sur le second point, le gouverneur a insisté sur "une
gestion harmonieuse et responsable des rapports entre les populations
autochtones et allogènes".
Mais la recurrence de ce conflit et les visions toujours aussi
étriquées des uns et des autres ont poussé
l'envoyée spécial de Cameroon Tribune à s'interroger
sur l'efficacité des assises de Bafia: "La réunion
de Bafia peut-elle ramener l'harmonie au sein des populations?"
avant de conclure sur une note d'espoir: "il faut espérer".
01
/ 21 / 1999
CAMEROON
TRIBUNE N° 6771/3060
Page 11: "Pourquoi les conflits entre villages et ethnies
du Cameroun? The Balikumbat/Bafanji conflict in Ngoketunjia-North
West"
L’auteur de l’article, en l’occurrence Choves LOH planche sur
les guerres ayant opposé les villages Balikumbat et Bafanji
respectivement en 1995 et en 1998. A ce sujet, Fai Yengo Francis,
gouverneur alors en poste à Bamenda déplore chez
les Bafanji d’énormes pertes: 200 maisons, de nombreuses
plantations et champs vivriers, un poste agricole et une société
coopérative détruites par le feu, et un mort. Peter
Njonfor Ngufor, grand homme d’affaire Bafanji basé à
Bamenda évalue ses pertes dans la seule guerre de
1995 a 500 millions de francs . Mais des élites balikumbat
rencontrées à Bamenda et ayant opté pour
l’anonymat affirment déplorer la mort de 25 personnes,
la destruction de 150 concessions, maisons de commerce et plantations
dans les deux affrontements. Ce qui n’empêche point le gouverneur
Fai Yengo Francis de pointer du doigt les Balikumbat considérés
comme agresseurs. Les souverains des deux villages se rejettent
mutuellement la responsabilité dans la crise. Sa Majesté
fon Doh Gah Gwanyin voit en son rival S.M Ngwefuni II de bafanji
un fauteur de trouble, qui refuse d’être administré
depuis Balikumbat. Mais, à en croire ce dernier,
les ancêtres des deux communautés avaient jadis signé
un pacte de non agression jamais pris à défaut par
l’une ou l’autre des parties engagées. La politique expansionniste
menée par l’actuel chef balikumbat montre selon lui à
quel point celui-ci est opposé à la paix. Pour
Peter Ngufor, les balikumbat sont simplement jaloux du dynamisme
de leur voisins.
L’Association camerounaise des femmes universitaires,
auteur d’un Séminaire tenu dans l’Arrondissement de Balikumbat
sur la résolution des conflits, trouve quatre obstacles
a la résolution du conflit Balikumbat-Bafanji:
- la hiérarchie traditionnelle entre les deux
chefferies voisines a été perturbée par la
nouvelle carte administrative de la région.
- les Bafanji apparaissent comme les grands perdants
- les Bafanji souhaitent que le Chef-lieu de l’Arrondissement
quitte Balikumbat au profit d’un territoire neutre par rapport
aux villages en conflit et
- le clivage politique Bafanji (S.D.F.) - Balikumbat
(R.D.P.C., parti au pouvoir)
Néanmoins, un besoin partagé de paix est actuellement
exprimé par les deux belligérants. Les pouvoirs
publics et la diplomatie traditionnelle doivent s’activer pour
répondre positivement à ce besoin.
Page
11: "Peace as a Measure for Dev't is currently the Password
in the North West"
Dans une interview qu’il accorde à Choves LOH, Adrien
Kouambo, gouverneur de la Province du Nord-Ouest dévoile
les causes et les conséquences des conflits qui déchirent
son unité de commandement.
Sur les causes, il invoque les problèmes fonciers, la
volonté de domination des uns sur les autres et la
malhonnêteté de certaines élites pas toujours
protées à dire la vérité sur
les frontières réelles séparant leur Chefferie
des autres. Sur les conséquences, il déplore les
pertes en vies humaines, la destruction des biens, la montée
de la suspicion et de l’esprit de vengeance.
Face à ces conflits, des enquêtes sont souvent
engagées et les coupables punis. De plus, l’administration
prêche la coexistence pacifique comme condition essentielle
de développement et en appelle aux autorités
traditionnelles pour qu’elles sachent recourir aux méthodes
ancestrales de prévention et de résolution des conflits.
Aussi le gouverneur se félicite t-il du jalon récemment
posé dans cet optique par Leurs Majestés les
Chefs Bafanji et Balikumbat. En conclusion, il invite tous les
partenaires sociaux à savoir les autorités traditionnelles,
les élites et les masses laborieuses à se joindre
aux pouvoirs publics afin de consolider la paix retrouvée
et baliser la rampe du développement.
01
/ 04 / 1999
CAMEROON
TRIBUNE
"Le conflit Bagam / Bamenyam dans les Bamboutos"
Dans le cadre d'une page spéciale intitulée
"paix et démocratie", Cameroon Tribune se propose dans
son édition du Lundi 04 Janvier 1999 de traiter du conflit
BAGAM /BAMENYAM.
Pour BADJANG BA NKEN qui mène l'enquête, ce conflit
qui remonterait au début du siècle courant résurgit
parfois à la faveur d'affrontements entre agriculteurs
et éléveurs. le dernier conflit qui date de mars
1998 a donné lieu à un bilan contradictoire. Certaines
sources affirment qu'il y aurait eu 200 maisons dont une école
- des plantations détruites ou incendiées, de nombreux
bléssés et 1 homme décapité côté
BAMENYAM ainsi que 3 maisons détruites, des plantations
brûlées, de nombreux blessés et 1 homme décapité
côté BAGAM.
D'autres sources font état d'une dizaine de morts. BANDJANG
BA NKEN constate que même s'il y a divergence sur le bilan
chiffré, il reste qu'il y aura été question,
"d'une guerre sauvage, d'une manifestation patente de la barbarie".
Et le journaliste de s'interroger : "comment des hommes et des
femmes qui ont cheminé ensemble à travers les âges
qui se sont échangés des enfants pour des mariages
peuvent se percevoir comme des pires ennemis ?".
La parole est ensuite donnée au principaux acteurs du
conflit. C'est le chef supérieur BAGAM M. SIMO TENKUE Jean-Marie
qui le premier s'exprime sur le sujet. Pour lui, il s'agit d'un
vieux conflit entre deux peuples pourtant liés par "la
géographie, le sang et l'histoire". Pour ce qui est de
l'aspect géographique, le chef SIMO TENKUE souligne que
"c'est le peuple BAGAM qui a eu à accueillir un groupe
d'hommes errants chassé à l'époque du NOUN.
Ce groupe était les BAMENYAM". Pour le chef, c'est à
partir du pic du rocher dit Mafongokpene où ils se sont
installés que les BAMENYAM cherchent à envahir leurs
voisins.
Parlant des liens sanguins, le chef précise que la dynastie
BAMENYAM qui en est aujourd'hui à sa 7e génération
ne s'est constituée qu'à partir de la première
fille du chef BANGAM FON POUA qu'ils avaient enlevée. Conclusion
: "les BAMENYAM sont les descendants des BAGAM". SIMO TENKUE explique
l'existence du conflit par "le désir de s'agrandir des
BAMENYAM qui n'ont pas hésité à grignoter
les terres des BAGAM pour mieux s'étendre". Il revient
ensuite sur les trois conflits sanglant de 1933, 1945, 1946 et
1956 avant d'en venir à l'opposition actuelle: "c'est l'arrivée
au pouvoir du chef Moko Moko Pierre qui a déclenché
les hostilités. Arrivé au trône, il a trouvé
que son frère dont il prenait la succession était
très souple vis-à-vis des BAGAM et qu'il pouvait
récupérer toutes leurs terres en leur livrant la
guerre. Le chef Moko Moko avait non seulement ignoré
les autres conflits que l'administration avait arbitrés
mais en plus, les cartes territoriales qui avaient été
établies aussi bien par l'administration allemande que
française".
Pour désarmorcer la bombe, le chef suggère à
l'administration de respecter ses propres résolutions.
Il déplore la complaisance de l'administration qui selon
lui laisse faire les BAMENYAM.
Dans une interview moins dense que celle de son homologue BAGAM,
le chef BAMENYAM déclare que sans la violation par les
BAGAM des "limites naturelles" existant entre les deux communautés,
il n'y aurait pas problème : "Nous avons eu en 1976 une
commission qui est descendue sur le terrain pour délimiter
les différents territoires. Toujours en 1976 un arrêté
provisoire du préfet du département donnait les
limites provisoires aux différents territoires en
attendant les limites définitives. Une fois de plus, ce
sont les BAGAM qui ont violé cette limite provisoire pour
venir attaquer les BAMENYAM".
Prenant le contre pied de son homologue BAGAM, Moko Moko
souligne que ce sont les BAMENYAM partis des régions BAMOUN
qui les premiers sont arrivés sur les lieux et ont accueilli
les BAGAM en leur donnant du terrain.
Parlant de la crise actuelle, le chef Moko Moko dit ceci
: "le 27 Avril 1997, des planteurs BAMENYAM ont été
agressés par des BAGAM. A la suite de cette agression il
y a eu un mort. Ensuite le chef BAGAM a envoyé sa voiture
au marché pour voir notre réaction. Des voyageurs
venant de MBOUDA nous ont fait comprendre que les BAGAM étaient
regroupés sur le pont de la Mifi avec des fusils. Mais
nous sommes restés tranquilles".
Les chef Moko Moko condamne l'attitude du Préfet et
du Sous-Préfet sortant qui selon lui n'ont eu à
considérer que les documents présentés par
les BAGAM. Pour applanir les divergences, il propose qu'une commission
soit mise sur pied pour actualiser la carte de 1949 sur laquelle
figurent toutes les limites.
12
/ 30 / 1998
LE
MESSAGER N° 859
"Noun: Barbarie sur fond de haine ethnique"
Un affrontement aurait éclaté le 22 Décembre
1998 à Malanden dans le département du Noun, rapporte
un temoin, entre les communautés Bamoun (considérée
comme autochtones dans le Noun) et Bororo (considérée
comme allogènes bien qu'étant arrivée dans
la région il y a un siècle)...
Cet incident serait survenu à la suite de la destruction
des plantes pastèques d'un paysan Bamoun par une vâche
(appartenant à un berger Bororo) évadée de
sa zone de pâturage. Le rejet par le paysan de la proposition
de ce dernier de le dédommager engendra une dispute entre
les deux hommes qui dégénéra en bagarre rangée.
Une cinquantaine de paysans munis d'armes traditionnelles auraient
donc lancé l'assaut contre la communauté Bororo.
C'est ainsi que des hommes, des femmes et des enfants auraient
été tabassés, des maisons fouillées
et quatorze d'entre elles incendiées parmi lesquelles celle
du chef de la famille Bororo à Malanden.
Il est à signaler que des évènements comme
ceux-ci sont fréquents dans cette région; en guise
de rappel, citons celui survenu en 1994.
12
/ 22 / 1998
LE
TEMPS N° 243
N'ayant pu servir de tribune à aucune des parties en
conflit, le journal de Benjamin MALAKE s'est contenté de
faire dans le commentaire.
C'est ainsi que le Temps N°243 du 22 Décembre 1998
s'intérroge à la une sur la nature de cette opposition.
Est-ce "un divorce Anglo-Bami ou une scène de ménage
politico-tribale ?" "se demande le journal. Dans l'article y relatif
en page 10, l'auteur va d'abord essayer de cerner l'origine et
l'essence du concept Anglo-Bami: "une espèce de clône
aux allures de "Terminator" qui est né sous les décombres
des pneus brûlés sur les rues du Cameroun en 1991
pendant les villes mortes". Traduisent "l'irréductibilité
des anglophones" et la "majorité automatique" des Bamiléké,
ce concept a commencé selon l'auteur à faire peur
à tout le monde. C'est que il s'agit d'une sorte d'alliance
de frustrés, d'un mariage entre "deux énormes pseudo-victimes
historiques". Les anglophones qui se disent "marginalisés"
par les francophones et les Bamiléké qui estiment
qu'ils sont combattus" par les autres communautés Camerounaises.
Ce couple "artificiel" aura selon le journal joué le
rôle "d'épouventail". Mais 7 ans après
sa naissance et dans un climat de "démocratie apaisée",
le concept semble dépassé, il dégage des
effluves d'incongruité". "Le temps" en veut pour preuve
le fait que le concept n'apparaît plus ni à la une
des journaux ni même dans les discours des hommes politiques.
Pourtant, le journal constate que certaines personnes "s'accrochent"
et refusent de capituler. D'où le conflit actuel : "c'est
pour cela que les choses ont fini par tourner au vinaigre entre
ceux qui y croient toujours et ceux pour qui il y a un temps
pour tout".
Ce n'est qu'après avoir ainsi campé le décors
que l'auteur de l'article entreprend de commenter la première
lettre, celle du La'akam à J. FRU NDI. Un "véritable
missile S.C.U.D" note -t-il où le président du La'akam
s'en prend violement à FRU NDI et au S.D.F, les criblant
de griefs, les accusant de toutes les vilénies et leur
reprochant de tout faire pour écarter les Bamiléké
en les empêchant d'avoir des postes de responsabilités
au sein du S. D.F ".
Le journal pense ainsi que "cette lettre est arrivée
comme un coup de tonnerre dans un ciel serein sous lequel
les "anglos" et les "bamis" vivaient un mariage qui n'était
plus tout feu tout flamme mais qui tenait plus du modus vivendi
que d'une hymnée style Roméo et juliette". L'auteur
de l'article remarque alors que le chairman du S.D.F a pris 90
jours pour répondre au La'akam et sortir d'un mustisme
que certains interprêtaient déjà comme "de
la gêne ou du mépris". La réponse ?
Un "missile patriot" selon "Le temps", "une énorme claque,
une fessée ! écrite dans un style châtié,
un zeste condescendant mais assurément ferme !" Citant
le chairman ("il serait faux pour vous de promouvoir
la thèse selon laquelle un parti politique dans lequel
un Bamiléké aurait échoué dans la
réalisation de son ambition personnelle, cela signifierait
que les Bamiléké y sont haïs, marginalisés")
le journaliste admire le courage de FRU NDI qui a le mérite
de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas : "il n'y
a que Ni John pour oser écrire des vérités
pareilles. Car si beaucoup parmi les hommes politiques capables
de raisonner valablement le pensent aussi, aucun ne peut prendre
le risque de le dire de manière aussi crue et sèche
...". Mais il relativise quand même l'acte du leader du
S.D.F : "s'il l'a fait aujourd'hui, s'est parce qu'il est acculé.
Il ne pouvait se taire sans courir le risque de passer
pour un lâche !".
"Le temps" conclut cette page consacrée à
la crise La'akam /S.D.F comme il l'avait commencé.
Par des interrogation. "Jusqu'où ira-t-on avec ce raidissement
de position entre John FRU NDI et une association que beaucoup
considèrent au Cameroun comme l'expression de la volonté
collective de tout l'Ouest ? l'escalade va-t-elle aller de l'avant
dans un déballage qui pue l'indécence?".
12
/ 09 / 1998
LA
NOUVELLE EXPRESSION N° 452
Page 6-7:
La riposte du S.D.F arrive sous forme de lettre fleuve publiée
en pages centrales (6-7) par la nouvelle expression N° 452
du 09 Décembre 1998.
John FRU NDI qui se charge personnellement de la "réplique"
commence par réléver que "les analyses et les conclusions
du La'akam ne correspondent pas aux sentiments du commun des Bamiléké".
Mais suppossant que ces analyses soient "de bonne foi", il s'engage
quand même à y répondre.
Le terrain ainsi balisé, le leader du S.D.F peut
alors se mettre à table. Il s'agit d'abord pour lui de
rappeler la philosophie et l'idéologie de son parti qui
a été crée "pour répondre aux aspirations
légitimes et à la volonté d'un véritable
changement d'un Etat de droit et de liberté, de justice
et de développement. Et non pour défendre les intérêts
claniques". Par conséquent l'appartenance éthnique
ne saurait constituer un sésame pour le rayonnement du
militant ou pour son accession à un poste.
L'auteur de la lettre se propose ensuite de corriger la vision
qu'il qualifie "d'érronée" que le La'akam a des
Bamiléké. C'est ainsi qu'il rappelle avoir gagné
des élections dans la province de l'Ouest contre des candidats
soutenus par l'élite Bamiléké. Pour lui,
"l'Ouest a prouvé qu'il est prêt à soutenir
toute personne qui défendrait des principes bons et acceptables
qu'elle soit Bamiléké ou non".
Le chairman pointe un doigt accusateur sur ces oppoturnistes
qui veulent profiter du parti et rappelle qu'il y a des Bamiléké
qui ont été élus comme députés,
maires, conseillers, membre du N.E.C et qui n'ont en sa connaissance
aucun problème avec le S.D.F.
"J'ai encouragé les Bamiléké qui ont adhéré
au S.D.F à se présenter aux élections
à tous les portes tout en veillant constamment au respect
des principes du S.D.F qui prescrivent une répartition
équitable de tels postes" ajoute-t-il pour mettre un peu
plus d'eau dans son moulin.
Le leader du S.D.F en vient à stigmatiser la vision
étriquée du La'akam "qui ne voit le CAMEROUN
qu'à travers une malheureuse perspective où les
Bamiléké sont opposés au reste du pays".
Parlant des sanctions au sein de son parti, FRU NDI précise
qu'elles ont d'abord frappé ses "propres frères"
: "le premier secrétaire général du parti
et le premier directeur de campagne qui, par pure coincidence
sont des parents ont été les premiers hauts cadres
du S.D.F à être sanctionnés". Puis le chairman
hausse le ton. Il soupçonne tout d'abord le président
du La'akam qui n'est pas membre du S.D.F "d'avoir des gens au
sein de la hiérarchie du S.D.F qui s'adonnent à
la basse besogne d'espionner le S.D.F". Il indique ensuite la
voie à suivre pour le La'akam : "nous pensons que le La'akam
peut mieux servir les intérêts Bamiléké
en leur faisant comprendre qu'il ne peuvent pas diriger le CAMEROUN
tout seuls comme si d'autres ethnies n'existaient pas".
Passées ces généralités, John FRU
NDI entreprend de répondre point par point aux accusations
portées sur son parti par le S.D.F. Il commence par la
question des pères fondateurs pour dire qu'il s'agit là
de "12 membres courageux et désintéressés
qui ont pris le risque de consevoir, former et lancer le S.D.F
face à une résistance tenace et à une violente
opposition du régime... Malgré tout ceci aucun d'entre
eux excepté moi n'a le droit de vote au N.E.C. Aucun d'entre
eux n'est député, maire ou même conseiller...
Il n'est donc pas honnête de se référer à
eux avec raillerie comme "les véritables dirigeants" du
S.D.F".
Parlant des "élections auxquelles KAMDOUM s'est présenté",
FRU NDI affirme que ce dernier n'a pas été battu
parce qu'il est Bamiléké, "les Bamiléké
constituent plus de la moitié de l'électorat du
comité exécutif national (N.E.C)". Il repproche
ensuite à KAMDOUM d'avoir livré les "donateurs"
du S.D.F au pouvoir et condamne son attitude anti démocratique
qui l'a poussé à quitter le parti quand il a perdu
les élections.
Pour ce qui est des affaires Sob Lazarre et TCHOUA, le
premier est accusé d'avoir usé de la "Supériorité
numérique" des Bamiléké au conseil municipal
pour usurper un poste qui devrait normalement échoir à
un Bassa conformément à une décision consensuelle
prise par la direction du parti en respect de la règle
de l'équilibre régionale. Quand au second, s'est
son incompétence (à une sous commission à
l'assemblée nationale), son "dévouement réligieux"
à son groupe (les Bagangtés) et son "appétit"
qui sont à l'origine de sa déchéance.
John FRU NDI fait allusion aux postes du S.D.F à l'assemblée
nationale pour souligner que les Bamiléké occupent
03 de ceux-ci pour 15 députés alors que le Nord-Ouest
qui comptent 19 députés n'en a que 2. Il évoque
aussi les missions parlementaires à l'étrangers
pour simplement relever que n'étant pas lui-même
député il en ignore tout. Pour conclure son propos,
FRU NDI rappelle qu'il "aime les Bamiléké" mais
qu'il veillera toujours à ce que" "chaque Camerounais sans
distinction de son origine ethinque soit encouragé à
se sentir membre à part entière d'une même
nation".
11 / 30 / 1998
LE
MESSAGER N° 847
Page 10: "Comment on crée les Makenéné"
A la suite de l'assassinat d'un homme à Njombé
(Département du Moungo), tout laisse à penser d'après
l'orientation de l'enquête qu'il s'agit en réalité
d'un problème ethnique basé sur les conflits fonciers.
Schéma identique à celui de Makenéné,
deux communautés "autochtones" (Nyombè et boè)
se disputent un terrain dont les principaux acquéreurs
sont les "allogènes".
11
/ 23 / 1998
LE
MESSAGER N° 844
Jean-Claude Shanda Tomne porte parole du La'akam précise
le sens de la lettre que son organisation a adressé au
S.D.F : "une association socio-culturelle qui a un caractère
ethnique a le droit et le devoir de s'inquiéter à
un moment ou à un autre sur la pratique d'une organisation
politique dont l'objectif est la conquête du pouvoir. Dans
la lettre adressée par le La'akam à FRU NDI, on
attire l'attention sur le fait qu'en réalité les
grands principes universels de compétence de mérite
et de concurrence semblent dorénavant mis de côté
au sein du S.D.F".
Pour SHANDA TOMNE, l'interpellation du parti de FRU NDI par
son association participe "du jeu normal de la demacratie". Le
S.D.F et son leader ont cristallisé un certain nombre
d'espoirs, de luttes, de drames, beaucoup de gens ont perdu tout
ou trop de choses à soutenir le S.D.F ou le chairman".
D'où l'exigence d'équité et de respect des
principes fondamentaux de la démocratie. Le porte-parole
du La'akam rappelle le fait que les sacrifices consentis
par FRU NDI ne saurait l'exempter de toute critique : "c'est incontestablement
un grand patriote mais simplement c'est un être humain.
Il peut donc se tromper". Il légitime ensuite les révendications
de son association par le fait que "les Bamiléké
votent presque à 90 % pour le S.D.F" avant de déplorer
le fait que même dans ce parti, toutes les politiques sont
construites autour de comment contenir et marginaliser les ressortissants
de l'Ouest, on y développe "une peur bleue du Bamiléké"
s'indigne-t-il.
11
/ 21 / 1998
AURORE
PLUS N° 151
Page 2: "Le problème Bamiléké en question"
C'est le Directeur de publication lui-même qui donne
le ton dans un éditorial fleuve intitulé:
"le problème Bamiléké en question" (p.2 )
. Michel. M. MOUSSALA déclare d'entrée que "chaque
fois qu'il y a un litige foncier il y a un Bamiléké
dernière. Titres fonciers falsifiés, terrains extorqués
ou " mesurés à la fronde".
Le Directeur de publication range le conflit de MAKENENE au
sein de l'épineux problème de la propriété
en indexant de manière systématique la communauté
Bamiléké. Pour lui, "le Bamiléké a
la malédiction du terrain.... Il aime bien
s'installer chez les autres il ne s'intègre pas à
son environnement d'accueil ; il renforce par là-même
l'impression chez les autres qu'il est toujours un étranger,
cependant il veut faire valoir des droits absolus au même
titre que ceux qui sont là depuis la nuit des temps. Le
Bamiléké se frotte les mains, il peut disposer chez
autrui ce que la tradition féodale et le système
de la propriété foncière lui refuse chez
lui. " les Bamiléké sont alors présentés
comme les seuls et uniques responsables des affrontements
ethniques : " si le conflit est inévitable c'est bien parce
que les Bamiléké sont racistes et intolérants".
Après ce discours Moussala prononce la sentence: "MAKENENE
n'est pas un village Bamiléké même s'il y
vit une forte communauté des ressortissants de l'Ouest...
A MAKENENE il y a une communauté autochtone qui fait valoir
son attachement à la terre de ses encêtres.
L'occupant allogène devrait jouer de conciliation
pour sauver la cohabitation".
11
/ 20 / 1998
AURORE
PLUS N° 150
Page 6:"Le problème Bamiléké
en question"
"Aurore-plus " N° 150 du 20 Novembre 1998 publie un mémorendum
adressé par la communauté NDOKOHOK au Vice-Premier
Ministre chargé de l'administration Territoriale le 03
Avril 1997. Pour montrer la recurrence du conflit et signifier
leur bon droit, les NDOKOHOK énumèrent tour à
tour leur lettre au Ministre de l'Administration Territoriale
au sujet des troubles engendrés par les NYOKON -
NDOKMAKONG et datée du 26 Juillet 1985. Une autre lettre
de la même communauté le 05 Avril 1994 ou encore
une lettre des élites des arrondissements de NDIKINIMEKI
et MAKENENE adressée le 15 Juin 1993 au Vice-Premier Ministre
de l'administration territoriale avec ampliation au Préfet
du MBAM et INOUBOU.
"Aurore - Plus" réduit l'affaire à un conflit
Banen / Bamiléké et se confine à donner la
parole à un patriarche BANEN (p.6). Après
avoir fondé l'art de la guerre de sa communauté
sur l'argument mythique et même mystique, le patriarche
décrit ce qu'il appelle "la politique expansionniste de
Bamiléké et la xénophobie des NYOKON" qui
sont, selon lui, à l'origine du conflit.
Le journal publie ensuite la "réaction" d'une association
dite des " non -tribaliste," ladite association "demande aux populations
de l'ethnie Bamiléké de sauvegarder la paix en évitant
les actes de répercussion à caractères ethniques
contre les NYOKON et toutes les autres ethnies à
MAKENENE et dans les villages environnants". La même association
"demande aux peuples NYOKON et BANEN d'être vigilants face
aux éventuelles manifestations".
11
/ 18 / 1998
L'EXPRESSION
N° 443
Page 7:
Pour B. TOKO, "la responsabilité de l'Etat dans la tragédie
de MAKENENE se situe à plusieurs niveaux. D'abord au sommet
de la république. Le discours bassement tribaliste prononcé
par le Président et invitant à la protection des
minorités (et par conséquent l'exclusion des minorités).
Ce discours a crée un conditionnement psychologique des
peuples. Méfiance, haine, peur... ont suivi dans
les relations entre ethnies voisines... Ensuite le découpage
de 1996 dont les desseins furent d'amenuiser la majorité
Bamiléké (S.D.F) au niveau électoral. Enfin
l'absence de véritables mesures de sécurité
à MAKENENE. Une brigade de Gendarmerie anachronique, avec
4 éléments seulement et des armes d'une autre époque."
11
/ 17 / 1998
CAMEROON
TRIBUNE
Pages 8-9: "Il s' agit d'un vieux conflit de terrain entre
Makenéné et Ndikemeneki"
La cause lointaine du conflit qui déchire actuellement
les Banen et les Nyokon est la vente des terres (dont les premiers
revendiquent la propriété) par les deuxième
aux Bamilékés.
En effet, pour les Banen, les Nyokons seraient venu de la brousse,
au temps du maquis qu'ils fuyaient alors, pour s'installer sur
leurs terres.
11
/ 16 / 1998
MUTATIONS
N° 168
Page 5: "Les lenteurs administratives font un mort à
Makenéné"
Le journal commence par livrer un bilan chiffré
des affrontements: un mort (NDEMO Blaise , 22 ans ) et 20 blessés.
Avant de situer l'origine du conflit à l'agression par
les BANEN d'un jeune photographe bamiléké du
nom de Tapoko lors d'une séance de travail tenue par le
nouveau sous-préfet de MAKENENE au lieu dit NDOKOHOK New-Bell.
Suit alors un récit chronologique précis des événements
où il est notamment fait mention des lenteurs administratives
avec des renforts qui n'arrivent de Yaoundé que plus de
48 h après le début des affrontements malgré
les multiples appels du sous-préfet de MAKENENE.
Selon le bihebdommadaire, les communautés BANEN , NYOKON
et Bamiléké vivent dans un climat de
tension permanente qui fait de MAKENENE une véritable pondrière.
Ainsi, "MUTATIONS" nous signale que les 23 Janvier 1996 et 26
Février 1997 déjà, ces mêmes populations
avaient connu des affrontements identiques. Pour le porte-parole
des populations BANEN, Maurice Meulahok interrogé par l'envoyé
spécial du journal ; "les BANEN du village NDOKOHOK dans
l'arrondissement de NDIKINIMEKI supportent mal de
voir leurs "frères" NYOKON disposer de leurs terrains de
le vendre aux populations allogènes, et de payer en même
temps leurs impôts et de voter à MAKENENE alors
qu'ils sont à leur sens installés sur le territoire
de l'arrondissement de NDIKINIMEKI. Elles invitent par conséquent
les NYOKON à regagner leur propre territoire à MAKENENE
(à plus de 60 Km) d'où elles seraient venues en
1964 contraints à l'époque par les exactions des
maquisards".
LE
MESSAGER N° 841
Page 5: "Tout sur les affrontements ethniques à Makenéné"
Jean-François CHANNON, l'envoyé spécial
du journal ouvre son article sur deux témoignages
édifiants: Suzanne D., 28 ans, commerçante BANEN
affirme que " les BAMILEKE ont battu les femmes NYOKON et
BANEN qui étaient au marché. Ils nous ont dit de
ne plus venir au marché". "Directeur", un Bamiléké
déclare quant à lui que "voici bientôt deux
jours que les Bamiléké ne mettent plus les pieds
dans leurs plantations... Ce matin ma femme et deux de mes neuveux
ont été battus par les gens de NDOKOHOK village
sur le chemin des champs. Moi je ne veux pas la guerre avec les
BANEN et les NYOKON. Mais je n'ai pas peur. Il faut leur faire
comprendre que nous sommes chez nous ici et qu'ils cessent
de s'attaquer à nous de cette manière".
Ces deux témoignages sont suivis d'une mise au point
du chef de NDOKO-New-Bell qui réclame MAKENENE peuplée
selon CHANNON à 80 % de Bamiléké : "nous
sommes les autochtones de cette ville, il est hors de question
que nos frères BANEN nous rattachent à NDIKINIMEKI.
C'est à MAKENENE que nous votons et payons nos impôts".
Le journal rend ensuite le pouvoir responsable du conflit :
"pour maîtriser l'électorat Bamiléké
de MAKENENE, en majorité S.D.F, le pouvoir avait en 1991
rattaché tous les villages NYOKON des alentours plus
denses et qui votent tous R.D.P.C à un nouvel arrondissement
crée pour la circonstance précise CHANNON. Cette
décision flatta les NYOKON qui y virent le début
de leur autodétermination vis à vis des BANEN qui,
pendant longtemps, ont règné sur eux."
08
/ 17 / 1998
LE
MESSAGER N° 832
Musclée et Virulente. Ainsi pourrait-on qualifier la
lettre du Président du LA' AKAM (association qui dit défendre
les intérêts des Bamiléké) adréssée
au Président du Social Démocratie Front (S.
D.F) et publiée par le journal Le Messager N°832
du 17 Août 1998.
D'entrée de jeu R. KAMGANG ne cache pas son inquiétude
et entrevoit au plus haut niveau du S.D.F la pérénisation
d'une stratégie anti Bamiléké conçue
par le colonialisme et appliqué au CAMEROUN depuis 1950.
Voulant prouver la marginalisation des Bamiléké
dans ce parti véritablement dirigé selon lui par
les Pères fondateurs, ("founding fathers") M. KAMGANG énumère
5 affaires.
Dans la première qui fait allusion à l'élection
du Secrétaire Général du S.D.F à BAMENDA,
il s'indigne du fait que M. KAMDOUM ait été exclu
du parti. Et pour cause le chairman NI JOHN FRU NDI aurait lui-même
déclacré au cours de ladite élection: " qu'un
Bamiléké est inacceptable au poste de Secrétaire
Général".
Dans la seconde affaire qui porte sur l'élection du
bureau provincial du littoral, le LA'AKAM reproche à FRU
NDI d'avoir personnellement oeuvré pour empêcher
l'élection du "très populaire" FEZEU, préférant
"un système d'apartheid et de subjectivisme antidémocratique
en désignant un intérimaire permanent" dans le seul
but d'empêcher à tout prix un Bamiléké
à ce poste".
Evocant "l'affaire TCHOUA", le LA'AKAM constate que ce militant
est victime "d'une violente campagne de dénigrement" simplement
parce qu'il s'est porté candidat à la Vice-Présidence
du parti.
Abordant le problème de la répartition des postes
à l'assemblée nationale, M. KAMGANG déplore
le fait que tout ait été fait pour écarter
les Bamiléké des "choses importantes". Il cite à
titre d'exemple "l'éviction" de l'honorable Tchoua de la
commission de production au profit d'un des "vrais
frères" du Président FRU-NDI qui positionne ainsi
l'un des siens en vue des retombées du Pipe Line.
Pour ce qui est "des missions parlementaire à l'étranger",
le Président du LA'AKAM note que tout est fait pour tenir
les Bamiléké à l'écart. Plus grâve
: "tous les postes obtenus par les parlementaires Bamiléké
à l'étranger, (U.P.A), leurs sont arrachés
sous de fallacieux prétextes".
Pour corroborer le tout, l'auteur rappelle au chairman
qu'il a lui -même déclaré à plusieurs
reprises que "le changement profiterait d'abord et surtout aux
Bamiléké, qu'ils se tiennent donc tranquilles".
Il passe ensuite à l'offensive et dresse un portrait plutôt
terne du leader du S.D.F : "vous êtes tout autant à
l'instar de ceux que vous vous plaisez à dénoncer,
un apôtre du parti unique et de la dictature au sommet,
au nom de la guerre contre ce que des esprits pervers et jaloux
appellent hégémonie Bamiléké, front
Bamiléké ... etc". Pour terminer, le président
du La'akam met le S.D.F en garde contre toute dérive anti-Bamiléké.
Il rappelle en cela l'exemple de Doumbe Douala Manga Bell
qui voulut "prendre les Bamiléké, tous les Bamiléké
et tous le temps comme des moutons". |