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Reports on Ethnic Relations  /  Rapports sur les relations éthniques  

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


08 / 16-17 / 2000 

THE HERALD N° 944 

Page 10:"I am determined to continue my unifying crusade in North West - Ntumfor Nico Halle"
 

The rivalry among North West Fons persist even after the two factions held their general assemblies recently in Bamenda. But, Ntumfor (spokesman, messenger) Nico Halle seems determined to continue in his unifying crusade which he started since his appointment last year.
 
Reacting to the war pitting two North Wesdt Fons' associations, he said "it is a situatuion which definitely neither speaks well of the North West nor Cameroon at a time when we need peace more than ever before in order to carry out development projects, North West Fons seem to be at daggers drawn". But he disclosed that the situation has improved since he was made Ntumfor: "intertribal wars have died down, farmer-grazier conflicts have died down, conflicts between the elites and the Fons have reduced considerably". 
Reacting to the fact that Fon Doh Gah Gwanyin contests the idea that he was appointed Ntumfor alone, Nico said "it is the majority of Fons among whom were the paramount Fons of the North West Fons of Kom, Mankon, Bali, Nso and Bafut who crowned me with the title in public, I want to reiterate the fact that I have no prblem with Fon Doh Gah Gwanyin. If he has a problem with my appointment, I think it is rather unfortunate bacause not everybody can earn such a prestigious title". 
Ntumfor Nico also thinks that the North West elite are doing much to bring together the North West Fons who don't agree except that a few misguided elites are fanning conflicts and taking advantage of them. He continued by saying that "I can't explain why blackmail, gimmicks, hatred, back-stabbing, jealousy, arm-twisting, envy, slander and petition-writing persist in the province". 
Reacting to the election of a new bureau for the North West Fons' union at its last general assembly, Ntumfor Nico said "the election was democratically conducted from start to finish, all posts were hihly contested and we came up with a bureau for the North West Fons… not one Fon left the hall disappointed". 


08 / 09 / 2000 

LE MESSAGER N° 1102 

Page 11:"Des Bangou tailladent des Badenkop par la machette"
 
Dans cet article, Michel Mombio porte son attention sur cet autre conflit foncier sanglant  opposant deux villages (Bangou et Badenkop) de la province qui se disputant un terrain. Les Bandenkop, victimes d'actes de violence qu'ils imputent à leurs voisins Bangou indiquent que ceux-ci "voulaient les assassiner alors qu'ils travaillaient paisiblement sur une portion les appartenant depuis longtemps" et que leurs plantes ont été saccagées... 
Les témoins annoncent que des loubards se livrant au départ, à des violences sur une jeune fille vont par la suite systématiquement s'en prendre à tous les Badenkop venus à la rescousse. Ces derniers seront ainsi copieusement rossés à coups de gourdins et de machette et embarqués à l'arrière d'un camion vers Bangou, bras ligotés. 
Les victimes ont été conduits au centre de santé de Bandenkop le samedi 29, dans un état pathétique. Ils affirment avoir subi des supplices de la part des sujets des différents chefs bangou auxquels ils ont tour à tour été conduits. Le chef supérieur ainsi indéxé, a démenti ces propos et dit qu'en tant que "prolongement de l'administration", il a plutôt demandé aux siens de conduire les otages à la gendarmerie. 
Les informations reçues d'une source autorisée indiquent que quelques jours auparavant, des heurts avaient eu lieu entre ces deux communautés et que la présente descente des Bangou n'en est, en réalité, qu'une riposte. On apprendra également que des bagarres surviennent régulièrement dans cet espace que se disputent les villages Bandenkop, Bangou et Babouantou. Ce qui avait conduit l'année dernière, à la création d'une commission d'enquête. Il leur avait été interdit, en attendant le rapport de ladite commission, d'exploiter la parcelle litigieuse. Le non-respect de cette prescription serait la principale cause de ces nouvelles conflagrations. L'enquête suit son cours afin que les responsabilités des uns et des autres soient établies. 


06 / 13-21 / 2000 

OUEST ECHO N° 140 
Page 3: "Quand la protection des minorités s'énonce comme une menace à l'égalité citoyenne" 
Deux articles de la Constitution (du 18 Janvier 1996) de la République du Cameroun sous-tendent le développement effectué par Lucie Pekoua, auteur de cette analyse. En effet, il fait état d'une contradiction existant entre une prescription  de son préambule à savoir  "Tous les hommes sont égaux en droit et devoir (…)" et un autre article qui stipule que "L'Etat assure la protection des minorités et préserve des droits des populations autochtones conformément à la loi." Après un brossage rapide de la genèse de la notion de "protection de minorité" qui, dans le droit international concerne le problème de nationalité, l'auteur souligne que ce concept tel que mentionné dans la loi fondamentale fait en réalité référence à celui de minorité ethnique visant à protéger les groupes de populations dits fragiles par rapport aux autres. Par la suite , il relève les propos du Professeur M. Kamto à ce sujet, qui y voit un appel "en renfort de positions politiques irréfléchies des textes internationaux dont tout laisse penser qu'on ignore aussi bien l'esprit que le contenu" et regrette cette mauvaise tropicalisation du droit international qui "servira d'abus à une sorte de dictature de ceux-là qui se croient minoritaires". Enfin, des cas de figure comme celui de la revendication d'un territoire à part par la minorité anglophone qui se dit menacée par les francophones et celui des méfaits de "l'équilibre régional" introduit depuis longtemps dans le corpus juridique et pénalisant les meilleurs par l'ascension des médiocres, ont entre autres été cités. 

Page 7: "La rumeur de la mort de Mgr Wouking provoque l'hystérie générale" 
Dans cet article non signé, il est question des points de vue divergents autour de la rumeur du décès de l'Archevêque de Yaoundé, Mgr André Wouking dont la nomination avait créé des incidents entre communautés bamiléké et beti. A Bafoussam (Province de l'Ouest), la plupart des personnes (fidèles) soutiennent discrètement que le pire serait arrivé et certaines même de dire "n'est-ce pas qu'ils l'ont enfin tué". D'autres, par contre jettent un démenti sur cette rumeur, bien que laissant parfois planer le  doute ou un manque de conviction. Le petit-frère de l'Archevêque, quant à lui, rassure et annonce d'ailleurs qu'il s'est entretenu avec lui au téléphone quelques instants auparavant. L'article se termine sur une mention de l'ampleur des ravages de cette rumeur qui sera difficile à maîtriser et sur l'origine du malaise de l'Archevêque dont lumière reste à être faite. 

09 / 6-7 / 1999 

THE HERALD 
Pages 1-2: "US to seek solutions to North West Tribal conflicts" 
The multiplicity of conflicts in the North West region of Cameroon has made this region a laughing stock. It was time belligerents came to terms with the fact that "mediation and not armed confrontation is the answer in resolving differences". Worried by the proliferation of tribal conflicts that have torn the North West apart to the detriment of development, the United States Government has expressed its willingness to assist in conflict resolution. There are plans underway by the US embassy in Yaounde to organise a forum on alternative methods to resolving conflicts. The forum to be attended by all North West Fons and opinion leaders, is expected to be addressed by experts from US who will share their experiences, exchange ideas and discuss new strategies intended to minimise tribal conflicts in the area. 

05 / 28 / 1999 

LA NOUVELLE EXPRESSION N° 520 
Page 14:"Nord: agriculteurs et éleveurs au bord de l'affrontement" 
Jacques Blaise Mvie revisite la difficile cohabitation agriculteurs-éleveurs dans le Nord-Cameroun et livre quelques clés de lecture. 
Il apparaît ainsi que depuis les mouvements migratoires initiés par l’Etat en 1970 en vue d’appuyer les projets de développement dans la zone du périmètre nord-est Bénoue couvrant une superficie notable d’environ 11.486 Km, "le sentiment d’une communauté de destin l’avait toujours emporte sur les forces centrifuges". Les présentes tensions procèdent a l’évidence des vagues croissantes d’immigrations incontrôlées qui, à la longue, ont induit la supériorité numérique des immigrants sur les autochtones ainsi que de leur insolence à l’égard des lamibe dont la prospérité repose entre autres sur leurs prérogatives coutumières de gardiens et de gérants des terres communautaires. Pour ces lamibe, cet état des choses qui hypothèque sérieusement leurs intérêts ne saurait perdurer. Il n’est donc pas douteux qu’ils attisent discrètement les conflits intercommunautaires au profit des autochtones qui leurs sont traditionnellement dévoués. 

05 / 19 / 1999 

LE MESSAGER N° 917 
Page 7: "Le mal de vivre ensemble" 
Dans cet article, M. Tientcheu Kameni fait le point sur les conflits ethniques au Cameroun. C'est ainsi qu'il évoque d'abord, parce que plus grave, le conflit Arabe-choa et Kotoko dans la province de l'Extrême-nord du Cameroun; l'auteur signale par la suite les affrontements à caractère ethnique déroulés dans la province du Sud entre les autochtones et les Bamiléké à l'annonce des élections présidentielles de 1992. Il note par ailleurs que dans l'un et l'autre cas, les élections ont été le cadre de ces conflagrations. L'auteur signale ainsi que l'introduction dans la nouvelle constitution des termes "autochtones" et "allogènes" et surtout la protection des minorités par cette dernière a favorisé la réactualisation des revendications à caractère identaire au Cameroun. Le phénomène politique est souvent etiquetté comme la cause de ces troubles. L'exemption du politique vient du fait par exemple que le Nord-Ouest et le Sud-Ouest revendiquent certes la spécificité anglophone mais les originaires du Nord-Ouest sont à peine tolérés dans le Sud-Ouest où l'appellation péjorative "come no go" leur a été affublée. Mais l'auteur note aussi que de nombreaux conflits sont des revenducations domaniales et foncières ( récent conflit Banen et Nyokon à Makenene). Il note aussi l'existence d'une haine ancrée dans la conscience collective des Camerounais et exprimés sous forme de stéréotypes. 

05 / 10 / 1999 

LA NOUVELLE EXPRESSION N° 513 
Page 8: "Nyokon et Kinding à nouveau sur les rings" 
T. Norbass, auteur de cet article, après avoir évoqué sommairement la cause du conflit entre Nyokon et Bamiléké de la chefferie Kinding le 25 Janvier 1999, présente l'évolution sous fond de mise en garde, d'averstissements mutuels entre les deux communautés. Ainsi, le 25 Février 1999, le groupement  par son président adresse au sous-préfet de Makenene une correspondande où l'élite Bamiléké de la communauté Kinding-Ndjabi aurait projété d'éliminer physiquement les élites Nyokon afin que la communauté Nyokon cesse de revendiquer leur chefferie du groupement. 
Le 20 Avril 1999 note l'auteur,une plainte est adressée par l'élite Kinding Kitchabo Emmanuel contre Imbeng David pour délit de propagation de fausses nouvelles, menaces simples et dénonciations calomnieuses à la gendarmerie de Makenene. 
Il (auteur) signale auparavant une autre correspondance de l'élite Nyokon du 16 Avril 1999 portant sur constats de destruction et de pillage sur le patrimoine foncier coutumier Nyokon. 
D'après T. Norbass, ces deux communautés semblent se jetter des balles comme dans un match de ping-pong et dans l'un et l'autre côté, chacun reste tranché dans sa position;  
Il ajoute enfin que ce climat pourrait se détériorer encore davantage le 20 Mai où chaque communauté promet une tente à son chef, preuve de son autochtonie. 

03 / 19-21 / 1999 

THE HERALD N° 736 
"Burning succession question still persists" 
On March 20, 1998, Archbishop Jean Zoa of the Yaounde Archdiocese collapsed and died at the "Notre dame" cathedral during a requiem for his retired colleague, Bishop Paul Etoga. Jean Zoa died in active service inside his church in front of Head of State, Paul Biya, state dignitaries, some 150 priests, bishops and archbishops. This article thus, revisits the passing away of an archbishop whose replacement one year later is still unresolved by the Vatican. 
Zoa is said to have died from what doctors diagnosed as a violent and sudden heart attack. The archbishop sudden dead did not only create a vacuum but heightened the battle for his succession. Before his passing, Zoa is said to have already hinted he would retire in 1999. This opened the flood gates to speculations and even intrigues about his probable successor. 
It had been rumoured around church circles that Jean Zoa had been grooming Mgr Adalbert Ndzana of the Mbalmayo Diocese to succeed him; an idea bitterly opposed by a group of tribalists in the Yaounde ecclesiastical Province. Ndzana, therefore ran into a series of problems with his subordinates. In a tribal twists to the matter, sympathisers of Ndzana held that the plot was orchestrated by the Ewondos, said to oppose the idea of one Eton from the Lekie succeeding another on their soil. 
However, the Holy See decided, by a press release of February 22, 1999, to appoint Joseph Atangana as an apostolic administrator of the Yaounde Archdiocese for an indefinite period further notice. 

02 / 26 / 1999 

LA NOUVELLE EXPRESSION N° 483 
Page 5:  "Plaidoirie de l'honorable Tchoua" 
Dans ce numéro, l'honorable Tchoua, par un droit de réponse fait sa rentrée dans le débat politico-ethnique qui oppose le SDF et le LAAKAM. 
L'intéréssé dit avoir été mis en cause dans l'édition n° 452 du 9 Décembre 1998 à travers la réponse de Mr Fru Ndi au LAAKAM et plus précisément dans la partie se rapportant à ce que l'opinion appelle désormais "l'affaire Tchoua".  
Et si le journal de S. Tchounkeu intitule ce droit de réponse "Plaidoirie de l'honorable Tchoua", c'est bien parce que le député du Moungo sort son bouclier pour contrer les attaques du Chairman. 
Pourtant, dans ce texte, l'honorable Tchoua va très peu s'en prendre à Fru Ndi - qu'il soupçonne quand-même de n'avoir pas les capacités nécessaires pour conduire le pays à une alternance politique - préférant tirer à boulets rouges sur l'entourage du Chairman. Ces "têtes pensantes", dit-il ignirent jusqu'au nombre de mairies remportées par le SDF dans le Moungo. Alors, le député sort de ses gongs et joint l'gressivité à la clarté pour remettre les pendules à l'heure: "J'ai fait gagné six (6) communes dans le Moungo et non quatre (4), messieurs les conseillers toxiques". 

02 / 25 / 1999 

CAMEROON TRIBUNE N° 6795/3074 
Page 8:"Afrique centrale: panorama des zones d'insécurité - Typologie des zones d'insécurité" 
Pour Jean Ngadjeu, trois types d'insécurité secouent l'Afrique centrale. Ce sont les conflits frontaliers, les conflits internes et le grand banditisme. 
1. Conflits fontaliers 
 Même si à  l'exeption du Cameroun et du Nigeria, les conflits frontaliers ne sont pas des affrontements entre armées, les mouvements des populations créent ça et là des situation d'insécurité aux frontières de ces états. 
2. Les conflits internes 
Si certains de ces conflits datent de la période des luttes anti-coloniales, les plus nombreux et les plus récents sont le fait du multipartisme et de la démocratie. il s'agit dans l'un et l'autre cas des luttes pour le contrôle du pouvoir politique. 
3. Le grand banditisme 
On note ici les coupeurs de routes. L'auteur note que ce phénomène est souvent le fait des militaires ou ex-militaires. Il mentionne également que la forte circulation des armes favorise la délinquance. 

Page 9:"Afrique centrale: panorama des zones d'insécurité -  Répartition des zones d'insécurité" 
L'auteur, M. Jean Ngadjeu, effectue la classification suivante: 
1. Pays victimes de conflits fontaliers
        Congo-Kinshasa, le Cameroun, le Burundi et le Rwanda. 
2. Pays en proie à des conflits internes: 
       L'Angola, le Burundi, le Congo-Brazzaville, le Congo-Kishasa, le Rwanda et le Tchad. 
3. Pays concernés par le grand banditisme
        Cameroun, du Tchad et de la République Centrafricaine. 

02 / 18 / 1999 

LE JEUNE DETECTIVE 
Page 4: "Peter Abety terrorise les Bororo du Nord-Ouest" 
Cette édition du journal "Le Jeune Détective" fait état de la persécution des Bororo du Nord-Ouest par le ministre chargé de missions à la Présidence de la République, M. Peter Abety. 
Dans un article au titre évocateur, Prospère Elanga nous apprend que le ministre a déclaré une guerre tribale aux Bororo du Nord-Ouest. Selon le journal, Peter abety aurait monté les autres populations contre ce peuple constitué en majorité d'éléveurs ne demandant qu'à faire paitre leurs vaches dans les montagnes. Pour l'auteur de l'article, ce membre du gouvernement est un "purificateur tribal" qui prétend que  "les Bororos ne sont pas du Nord-Ouest" et que par conséquaent, ils doivent débarasser le plancher et aller paitre loin de "la terre de ses ancêtres". 
La peur des Bororos, harcelés et persécutés par une sorte de "Ku-Klux-Klan tropical" mis en place par M. Abety est heureusement atténuée par la résistance des autorités administratives de la place qui veulent éviter un génocide. Le journal ajoute même que les élus locaux du RDPC, parti au pouvoir, ne comprennent rien aux agissements de ce ministre "qui rame à contre courant de la politique d'intégration nationale chère à Paul Biya". 
Pour le "Jeune Détective", les populations du Nord-Ouest en sont à penser que M. Biya s'est trompé sur cet homme qui s'évertue tous les jours à ternir l'image du Renouveau. D'où le souhait de ces populations de voir ce "Président de la République du Nord-Ouest" quitter le gouvernement. 
En guise de riposte, la communauté Bororo serait entrain de rédiger un mémorendum à l'attention du Président Biya pour le tenir informé de la situation. Ces derniers qui affûtent déjà lances et flêches sont selon P. Elanga "décidés à combattre Peter abety, quitte à se faire massacrer par ceux qui se laissent convaincre par sa doctrine tribale". 
Le journal de P. Tchouwa constate finalement que les actions de ce membre du gouvernement "mettent en péril la cohésion sociale et portent atteinte au fonctionnement régulier de l'etat". 

02 / 17 / 1999 

OUEST ECHO N° 086  
"Querelle foncière entre Batoufam et Bandrefam" 
La question cruciale de la propriété terrienne a failli embraser trés recemment une partie de l'Ouest Cameroun. A l'origine, un conflit foncier entre les villages Batoufam et Bandrefam.  
Mathurin Nsom, l'auteur de l'artticle nous apprend que ladite "querelle" tire son essence d'un differend à propos d'un lopin de terre revendiqué depuis 1972 par chacune des parties et baptisé "leukoua" par les Batoufam alors que les Bandrefam l'appellent "kong". 
Cette parcelle litigeuse a déjà conduit les deux communautés à un affrontement armé où aucune perte en vie humaine n'avait heureusement été enregistrée. Le journal indique par ailleurs que le gouvernement avait décidé et ceci avec l'accord des deux villages de déclarer ce lopin de terre "no man's land" et "domaine privé de l'Etat" qui devait y construire une école susceptible de bénéficier à la jeunesse des deux communautés. 
Selon M. Nsom, c'est une jeune élité Bandrefam qui aurait provoquée la résurgence du conflit en décidant de se construire une maison sur l'espace litigeux au mépris de l'accord passé avec les Batoufam et l'Etat. Du coup, les jeunes Batoufam se sont mis sur le pied de guerre et la gendarmeris de batoufam a dû s'interposer entre les belligérants. 
Appelé à la rescousse pour servir de médiateur, le préfet du Koung Khi, Mr Nganou Djoumessi a demandé au propriétaire de la maison de la détruire de son propre chef. Il a été suivi dans sons élan par le maire de Banyangam André Sohaing "qui a pris l'arrêté municipal n° 01 / A / 99 / SG / CR de Bayangam portant interdiction de toute construction ou exploitation privée sur la zone litigeuse située à la lisière des groupements Batoufam et Bandrefam". 
Il faut ainsi noter au delà de ce que le journaliste de Ouest Echos appelle "quasi homonymie syntaxique", ces deux groupements sont liéspar une "histoire séculaire commune, une identité commune aussi bien sur le plan traditionnel, culturel, linguistique, ancestral que territorial". 

01 / 22 / 1999 

CAMEROON TRIBUNE 
"Le conflit de Makenene  (suite)" 
Mr Amayena, l'envoyé spécial du journal nous rapporte que Banen, Nyokon, Kinding et anglophones se sont retrouvés à Bafia (chef lieu du département du Mbam et Inoubou) mercredi 20 janvier autour du gouverneur de la province du centre, Mr Etame Massoma   pour essayer de trouver une solution durable au differend foncier qui, deux mois auparavant avait conduit aux affrontements de Makenene. 
Pour ne pas tomber dans un réductionnisme qui pourrait s'avérer fatal, le gouverneur a d'entrée de jeu recommandé d'apprécier les événements de Makenene "au delà du prisme simplificateur et réducteur du conflit fratricide Nyokon / Banen". Rien d'étonnant alors que toutes les communautés impliquées de près ou de loin dans ce conflit aient été conviéess à ces assises. 
Le journal rapporte que c'est le député Léon Bahonnoui représentant la communauté Banen qui, le premier, prend la parole. Pour lui, il s'agit là d'un problème foncier que l'Administration aurait pu aisément résoudre si elle y avait mis un peu de volonté. l'orateur a tenu à préciser que les villages Boua, Ndockmakon, Melon et Ndockhoc New-Bell occupés actuellement par les Nyokon et les Bamiléké appartient à l'arrondissement de Ndikinimeki et par conséquent aux Banen. 
L'honorable Bahounoui s'est même inquiété du penchant récidiviste des Bamiléké. Rappelant qu'en 1954 pareil différend avait déjà conduit les différentes parties à la justice, le représentant affirme que les Bamiléké qui avait été condamnés à 200 000FCFA par an jusqu'en 1974 à titre de compensation ne se sont jamais exécutés. Le député achève son propos sur un souhait: "que l'administration détermine enfin les limites territoriales de chaque village et que ceux qui occupent illégalement les terres de Ndikinimeki les quittent". 
Pour le porte parole Nyokon, le Pr Daniel Abwa, "les Nyokon et les Banen sont des peuples frères qui n'aspirent qu'à vivre en paix". Pour lui, le problème des frontières "est un faux problème qu'on peut résoudre". 
Il a par ailleurs plaidé pour la restauration de toutes les huit (8) chefferies Nyokon qui comptent pour certains des villages litigeux. 
Le Dr E. Kitchabo qui parlait au nom des Kinding a affirmé que les incidents de Novembre 1998 résultent simplement du fait que certains veulent rattacher une partie de la localité de Ndokohock à Makenene pour agrandir leurs chefferies et conséquemment accroître leur influence dans la région. 
La parole a ensuite été donnée aux "allogènes" de la région. S'exprimant au nom des siens, J. Ngassa s'est étonné du fait que les Bamiléké qui n'ont jamais occupé un terrain par la force "soient devenus les principales victimes des querelles entre deux communautés". 
Indexés comme étant "une importation des 'Bamiléké', les 'Bamenda' (anglophones)" ont dit par la voix de J. Babe, travailler essentiellement pour le développement de leur département d'accueil, le Mbam et Inoubou. 
Après avoir exécuté les belligérants, le gouverneur a pris le a pris la parole pour noter d'emnblée que le conflit revêt deux aspects: l'un administratif et l'autre sociologique. Pour ce qui est du premier aspect, il a prescrit les respect des limites territoriales issues de la création du district de Makenene le 17 août 1965. Il a toutefois reconnu les insuffisances dudit décret qui désigne cette unité administrative à partir des villages sans en fixer les limites naturelles. Conséquence: les villages ne désignent pas toujours un territoire précis mais très souvent une communauté. 
Sur le second point, le gouverneur a insisté sur "une gestion harmonieuse et responsable des rapports entre les populations autochtones et allogènes". 
Mais la recurrence de ce conflit et les visions toujours aussi étriquées des uns et des autres ont poussé l'envoyée spécial de Cameroon Tribune à s'interroger sur l'efficacité des assises de Bafia: "La réunion de Bafia peut-elle ramener l'harmonie au sein des populations?" avant de conclure sur une note d'espoir: "il faut espérer". 

01 / 21 / 1999 

CAMEROON TRIBUNE N° 6771/3060 
Page 11: "Pourquoi les conflits entre villages et ethnies du Cameroun? The Balikumbat/Bafanji conflict in Ngoketunjia-North West" 
L’auteur de l’article, en l’occurrence Choves LOH planche sur les guerres ayant opposé les villages Balikumbat et Bafanji respectivement en 1995 et en 1998. A ce sujet, Fai Yengo Francis,  gouverneur alors en poste à Bamenda déplore chez les Bafanji d’énormes pertes: 200 maisons, de nombreuses plantations et champs vivriers, un poste agricole et une société coopérative détruites par le feu, et un mort. Peter Njonfor Ngufor, grand homme d’affaire Bafanji basé à Bamenda évalue ses pertes dans la  seule guerre de 1995 a 500 millions de francs . Mais des élites balikumbat rencontrées à Bamenda et ayant opté pour l’anonymat affirment déplorer la mort de 25 personnes, la destruction de 150 concessions, maisons de commerce et plantations dans les deux affrontements. Ce qui n’empêche point le gouverneur Fai Yengo Francis de pointer du doigt les Balikumbat considérés comme agresseurs. Les souverains des deux villages se rejettent mutuellement la responsabilité dans la crise. Sa Majesté fon Doh Gah Gwanyin voit en son rival S.M Ngwefuni II de bafanji un fauteur de trouble, qui refuse d’être administré depuis Balikumbat. Mais, à en croire  ce dernier, les ancêtres des deux communautés avaient jadis signé un pacte de non agression jamais pris à défaut par l’une ou l’autre des parties engagées. La politique expansionniste menée par l’actuel chef balikumbat montre selon lui à quel point celui-ci est opposé à la paix. Pour  Peter Ngufor, les balikumbat sont simplement jaloux du dynamisme de leur voisins. 
 L’Association camerounaise des femmes universitaires, auteur d’un Séminaire tenu dans l’Arrondissement de Balikumbat sur la résolution des conflits, trouve quatre obstacles a la résolution du conflit Balikumbat-Bafanji: 
 - la hiérarchie traditionnelle entre les deux chefferies voisines a été perturbée par la nouvelle carte administrative de la région. 
 - les Bafanji apparaissent comme les grands perdants  
 - les Bafanji souhaitent que le Chef-lieu de l’Arrondissement quitte Balikumbat au profit d’un territoire neutre par rapport aux villages en conflit et 
 - le clivage politique Bafanji (S.D.F.) - Balikumbat (R.D.P.C., parti au pouvoir) 
Néanmoins, un besoin partagé de paix est actuellement exprimé par  les deux belligérants. Les pouvoirs publics et la diplomatie traditionnelle doivent s’activer pour répondre positivement à ce besoin. 

Page 11: "Peace as a Measure for Dev't is currently the Password in the North West" 
Dans une interview qu’il accorde à Choves LOH, Adrien Kouambo, gouverneur de la Province du Nord-Ouest dévoile les causes et les conséquences des conflits qui déchirent son unité de commandement. 
Sur les causes, il invoque les problèmes fonciers, la volonté de domination  des uns sur les autres et la malhonnêteté de certaines élites pas toujours protées à  dire la vérité sur les frontières réelles séparant leur Chefferie des autres. Sur les conséquences, il déplore les pertes en vies humaines, la destruction des biens, la montée de la suspicion et de l’esprit de vengeance. 
Face à  ces conflits, des enquêtes sont souvent engagées et les coupables punis. De plus, l’administration prêche la coexistence pacifique comme condition essentielle de développement et  en appelle aux autorités traditionnelles pour qu’elles sachent recourir aux méthodes ancestrales de prévention et de résolution des conflits. Aussi le gouverneur se félicite t-il du jalon récemment posé  dans cet optique par Leurs Majestés les Chefs Bafanji et Balikumbat. En conclusion, il invite tous les partenaires sociaux à savoir les autorités traditionnelles, les élites et les masses laborieuses à se joindre aux pouvoirs publics afin de consolider la paix retrouvée et baliser la rampe du développement. 

01 / 04 / 1999 

CAMEROON TRIBUNE  
"Le conflit Bagam / Bamenyam dans les Bamboutos" 
Dans  le cadre d'une page spéciale intitulée "paix et démocratie", Cameroon Tribune se propose dans son édition du Lundi 04 Janvier 1999 de traiter du conflit BAGAM /BAMENYAM. 
Pour BADJANG BA NKEN qui mène l'enquête, ce conflit qui remonterait au début du siècle courant résurgit parfois à la faveur d'affrontements entre agriculteurs et éléveurs. le dernier conflit qui date de mars 1998 a donné lieu à un bilan contradictoire. Certaines sources affirment qu'il y aurait eu 200 maisons dont une école - des plantations détruites ou incendiées, de nombreux bléssés et 1 homme décapité côté BAMENYAM ainsi que 3 maisons détruites, des plantations brûlées, de nombreux blessés et 1 homme décapité côté BAGAM. 
D'autres sources font état d'une dizaine de morts. BANDJANG BA NKEN constate que même s'il y a divergence sur le bilan chiffré, il reste qu'il y aura été question, "d'une guerre sauvage, d'une manifestation patente de la barbarie". Et le journaliste de s'interroger : "comment des hommes et des femmes qui ont cheminé ensemble à travers les âges qui se sont échangés des enfants pour des mariages peuvent se percevoir comme des pires ennemis ?". 
La parole est ensuite donnée au principaux acteurs du conflit. C'est le chef supérieur BAGAM M. SIMO TENKUE Jean-Marie qui le premier s'exprime sur le sujet. Pour lui, il s'agit d'un vieux conflit entre deux peuples pourtant liés par "la géographie, le sang et l'histoire". Pour ce qui est de l'aspect géographique, le chef SIMO TENKUE souligne que "c'est le peuple BAGAM qui a eu à accueillir un groupe d'hommes errants chassé à l'époque du NOUN. Ce groupe était les BAMENYAM". Pour le chef, c'est à partir du pic du rocher dit Mafongokpene où ils se sont installés que les BAMENYAM cherchent à envahir leurs voisins. 
Parlant des liens sanguins, le chef précise que la dynastie BAMENYAM qui en est aujourd'hui à sa 7e génération ne s'est constituée qu'à partir de la première fille du chef BANGAM FON POUA qu'ils avaient enlevée. Conclusion : "les BAMENYAM sont les descendants des BAGAM". SIMO TENKUE explique l'existence du conflit par "le désir de s'agrandir des BAMENYAM qui n'ont pas hésité à grignoter les terres des BAGAM pour mieux s'étendre". Il revient ensuite sur les trois conflits sanglant de 1933, 1945, 1946 et 1956 avant d'en venir à l'opposition actuelle: "c'est l'arrivée au pouvoir du chef Moko Moko Pierre qui a déclenché les hostilités. Arrivé au trône, il a trouvé que son frère dont il prenait la succession était très souple vis-à-vis des BAGAM et qu'il pouvait récupérer toutes leurs terres en leur livrant la guerre.  Le chef Moko Moko avait non seulement ignoré les autres conflits que l'administration avait arbitrés mais en plus, les cartes territoriales qui avaient été établies aussi bien par l'administration allemande que française". 
Pour désarmorcer la bombe, le chef suggère à l'administration de respecter ses propres résolutions. Il déplore la complaisance de l'administration qui selon lui laisse faire les BAMENYAM. 
Dans une interview moins dense que celle de son homologue BAGAM, le chef BAMENYAM déclare que sans la violation par les BAGAM des "limites naturelles" existant entre les deux communautés, il n'y aurait pas problème : "Nous avons eu en 1976 une commission qui est descendue sur le terrain pour délimiter les différents territoires. Toujours en 1976 un arrêté provisoire du préfet du département donnait les limites provisoires aux différents territoires en  attendant les limites définitives. Une fois de plus, ce sont les BAGAM qui ont violé cette limite provisoire pour venir attaquer les BAMENYAM". 
Prenant le contre pied de son homologue BAGAM, Moko Moko  souligne que ce sont les BAMENYAM partis des régions BAMOUN qui les premiers sont arrivés sur les lieux et ont accueilli les BAGAM en leur donnant du terrain. 
Parlant de la crise actuelle, le chef Moko Moko dit ceci  : "le 27 Avril 1997, des planteurs BAMENYAM ont été agressés par des BAGAM. A la suite de cette agression il y a eu un mort. Ensuite le chef BAGAM a envoyé sa voiture au marché pour voir notre réaction. Des voyageurs venant de MBOUDA nous ont fait comprendre que les BAGAM étaient regroupés sur le pont de la Mifi avec des fusils. Mais nous sommes restés tranquilles". 
Les chef Moko Moko condamne l'attitude du Préfet et du Sous-Préfet sortant qui selon lui n'ont eu à considérer que les documents présentés par les BAGAM. Pour applanir les divergences, il propose qu'une commission soit mise sur pied pour actualiser la carte de 1949 sur laquelle figurent toutes les limites. 

12 / 30 / 1998 

LE MESSAGER N° 859 
"Noun: Barbarie sur fond de haine ethnique" 
Un affrontement aurait éclaté le 22 Décembre 1998 à Malanden dans le département du Noun, rapporte un temoin, entre les communautés Bamoun (considérée comme autochtones dans le Noun) et Bororo (considérée comme allogènes bien qu'étant arrivée dans la région il y a un siècle)...  
Cet incident serait survenu à la suite de la destruction des plantes pastèques d'un paysan Bamoun par une vâche (appartenant à un berger Bororo) évadée de sa zone de pâturage. Le rejet par le paysan de la proposition de ce dernier de le dédommager engendra une dispute entre les deux hommes qui dégénéra en bagarre rangée. Une cinquantaine de paysans munis d'armes traditionnelles auraient donc lancé l'assaut contre la communauté Bororo. C'est ainsi que des hommes, des femmes et des enfants auraient été tabassés, des maisons fouillées et quatorze d'entre elles incendiées parmi lesquelles celle du chef de la famille Bororo à Malanden. 
Il est à signaler que des évènements comme ceux-ci sont fréquents dans cette région; en guise de rappel, citons celui survenu en 1994. 


12 / 22 / 1998 

LE TEMPS N° 243 
N'ayant pu servir de tribune à aucune des parties en conflit, le journal de Benjamin MALAKE s'est contenté de faire dans le commentaire. 
C'est ainsi que le Temps N°243 du 22 Décembre 1998 s'intérroge à la une sur la nature de cette opposition. Est-ce "un divorce  Anglo-Bami ou une scène de ménage politico-tribale ?" "se demande le journal. Dans l'article y relatif en page 10, l'auteur va d'abord essayer de cerner l'origine et l'essence du concept Anglo-Bami: "une espèce de clône aux allures de "Terminator" qui est né sous les décombres des pneus brûlés sur les rues du Cameroun en 1991 pendant les villes mortes". Traduisent "l'irréductibilité des anglophones" et la "majorité automatique" des Bamiléké, ce concept a commencé selon l'auteur à faire peur à tout le monde. C'est que il s'agit d'une sorte d'alliance de frustrés, d'un mariage entre "deux énormes pseudo-victimes historiques". Les anglophones qui  se disent "marginalisés" par les francophones et les Bamiléké qui estiment qu'ils sont combattus" par les autres communautés Camerounaises. 
Ce couple "artificiel" aura selon le journal joué le rôle "d'épouventail".  Mais 7 ans après sa naissance et dans un climat de "démocratie apaisée", le concept semble dépassé, il dégage des effluves d'incongruité". "Le temps" en veut pour preuve le fait que le concept n'apparaît plus ni à la une des journaux ni même dans les discours des hommes politiques. 
Pourtant, le journal constate que certaines personnes "s'accrochent" et refusent de capituler. D'où le conflit actuel : "c'est pour cela que les choses ont fini par tourner au vinaigre entre ceux qui y croient toujours et ceux pour qui il  y a un temps pour tout". 
Ce n'est qu'après avoir ainsi campé le décors que l'auteur de l'article entreprend de commenter la première lettre, celle du La'akam à J. FRU NDI. Un "véritable missile S.C.U.D" note -t-il où le président du La'akam s'en prend violement à FRU NDI et au S.D.F, les criblant de griefs, les accusant de toutes les vilénies et leur reprochant de tout faire pour écarter les Bamiléké en les empêchant d'avoir des postes de responsabilités au sein du S. D.F ". 
Le journal pense ainsi que "cette lettre est arrivée comme un coup de tonnerre dans un ciel serein sous lequel  les "anglos" et les "bamis" vivaient un mariage qui n'était plus tout feu tout flamme mais qui tenait plus du modus vivendi que d'une hymnée style Roméo et juliette". L'auteur de l'article remarque alors que le chairman du S.D.F a pris 90 jours pour répondre au La'akam et sortir d'un mustisme que certains interprêtaient déjà comme "de la gêne ou du mépris".  La réponse ? Un "missile patriot" selon "Le temps", "une énorme claque, une fessée ! écrite dans un style châtié, un zeste condescendant mais assurément ferme !" Citant le chairman ("il serait  faux pour vous  de promouvoir la thèse selon laquelle un parti politique dans lequel un Bamiléké aurait échoué dans la réalisation de son ambition personnelle, cela signifierait que les Bamiléké y sont haïs, marginalisés") le journaliste admire le courage de FRU NDI qui a le mérite de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas : "il n'y a que Ni John pour oser écrire des vérités pareilles. Car si beaucoup parmi les hommes politiques capables de raisonner valablement le pensent aussi, aucun ne peut prendre le risque de le dire de manière aussi crue et sèche ...". Mais il relativise quand même l'acte du leader du S.D.F : "s'il l'a fait aujourd'hui, s'est parce qu'il est acculé. Il  ne pouvait se taire sans courir le  risque de passer pour un lâche !". 
"Le temps"  conclut cette page consacrée à la crise La'akam /S.D.F  comme il l'avait commencé. Par des interrogation. "Jusqu'où ira-t-on avec ce raidissement de position entre John FRU NDI et une association que beaucoup considèrent au Cameroun comme l'expression de la volonté collective de tout l'Ouest ? l'escalade va-t-elle aller de l'avant dans un déballage qui pue l'indécence?".


12 / 09 / 1998 

LA NOUVELLE EXPRESSION N° 452 
Page 6-7: 
La riposte du S.D.F arrive sous forme de lettre fleuve publiée en pages centrales (6-7) par la nouvelle expression N° 452 du 09 Décembre 1998. 
John FRU NDI qui se charge personnellement de la "réplique" commence par réléver que "les analyses et les conclusions du La'akam ne correspondent pas aux sentiments du commun des Bamiléké". Mais suppossant que ces analyses soient "de bonne foi", il s'engage quand même à y répondre. 
Le terrain ainsi balisé, le leader du S.D.F  peut alors se mettre à table. Il s'agit d'abord pour lui de rappeler la philosophie et l'idéologie de son parti qui a été crée "pour répondre aux aspirations légitimes et à la volonté d'un véritable changement d'un Etat de droit et de liberté, de justice et de développement. Et non pour défendre les intérêts claniques". Par conséquent l'appartenance éthnique ne saurait constituer un sésame pour le rayonnement du militant ou pour son accession à un poste. 
L'auteur de la lettre se propose ensuite de corriger la vision qu'il qualifie "d'érronée" que le La'akam a des Bamiléké. C'est ainsi qu'il rappelle avoir gagné des élections dans la province de l'Ouest contre des candidats soutenus par l'élite Bamiléké. Pour lui, "l'Ouest a prouvé qu'il est prêt à soutenir toute personne qui défendrait des principes bons et acceptables qu'elle soit Bamiléké ou non". 
Le chairman pointe un doigt accusateur sur ces oppoturnistes qui veulent profiter du parti et rappelle qu'il y a des Bamiléké qui ont été élus comme députés, maires, conseillers, membre du N.E.C et qui n'ont en sa connaissance aucun problème avec le S.D.F. 
"J'ai encouragé les Bamiléké qui ont adhéré au  S.D.F à se présenter aux élections à tous les portes tout en veillant constamment au respect des principes du S.D.F  qui prescrivent une répartition équitable de tels postes" ajoute-t-il pour mettre un peu plus d'eau dans son moulin. 
Le leader du S.D.F en vient à  stigmatiser la vision étriquée du La'akam "qui ne voit le CAMEROUN  qu'à travers une malheureuse perspective où les Bamiléké sont opposés au reste du pays". 
Parlant des sanctions au sein de son parti, FRU NDI précise qu'elles ont d'abord frappé ses "propres frères" : "le premier secrétaire général du parti et le premier directeur de campagne qui, par  pure coincidence sont des parents ont été les premiers hauts cadres du S.D.F à être sanctionnés". Puis le chairman hausse le ton. Il soupçonne tout d'abord le président du La'akam qui n'est pas membre du S.D.F "d'avoir des gens au sein de la hiérarchie du S.D.F qui s'adonnent à la basse besogne d'espionner le S.D.F". Il indique ensuite la voie à suivre pour le La'akam : "nous pensons que le La'akam peut mieux servir les intérêts Bamiléké en leur faisant comprendre qu'il ne peuvent pas diriger le CAMEROUN tout seuls comme si d'autres ethnies n'existaient pas". 
Passées ces généralités, John FRU NDI entreprend de répondre point par point aux accusations portées sur son parti par le S.D.F. Il commence par la question des pères fondateurs pour dire qu'il s'agit là de "12 membres courageux et désintéressés qui ont pris le risque de consevoir, former et lancer le S.D.F face à une résistance tenace et à une violente opposition du régime... Malgré tout ceci aucun d'entre eux excepté moi n'a le droit de vote au N.E.C. Aucun d'entre eux n'est député, maire ou même conseiller... Il n'est donc pas honnête de se référer à eux avec raillerie comme "les véritables dirigeants" du S.D.F". 
Parlant des "élections auxquelles KAMDOUM s'est présenté", FRU NDI affirme que ce dernier n'a pas été battu parce qu'il est Bamiléké, "les Bamiléké constituent plus de la moitié de l'électorat du comité exécutif national (N.E.C)". Il repproche ensuite à KAMDOUM d'avoir livré les  "donateurs" du S.D.F au pouvoir et condamne son attitude anti démocratique qui l'a poussé à quitter le parti quand il a perdu les élections. 
Pour ce qui est des affaires Sob  Lazarre et TCHOUA, le premier est accusé d'avoir usé de la "Supériorité numérique" des Bamiléké au conseil municipal pour usurper un poste qui devrait normalement échoir à un Bassa conformément à une décision consensuelle prise par la direction du parti en respect de la règle de l'équilibre régionale. Quand au second, s'est son incompétence (à une sous commission à l'assemblée nationale), son "dévouement réligieux" à son groupe (les Bagangtés) et son "appétit" qui sont à l'origine de sa déchéance. 
John FRU NDI fait allusion aux postes du S.D.F à l'assemblée nationale pour souligner que les Bamiléké occupent 03 de ceux-ci pour 15 députés alors que le Nord-Ouest qui comptent 19 députés n'en a que 2. Il évoque aussi les missions parlementaires à l'étrangers pour simplement relever que n'étant pas lui-même député il en ignore tout. Pour conclure son propos, FRU NDI rappelle qu'il "aime les Bamiléké" mais qu'il veillera toujours à ce que" "chaque Camerounais sans distinction de son origine ethinque soit encouragé à se sentir membre à part entière d'une même nation".

11 / 30 / 1998
 

LE MESSAGER N° 847  
Page 10: "Comment on crée les Makenéné" 
A la suite de l'assassinat d'un homme à Njombé (Département du Moungo), tout laisse à penser d'après l'orientation de l'enquête qu'il s'agit en réalité d'un problème ethnique basé sur les conflits fonciers. Schéma identique à celui de Makenéné, deux communautés "autochtones" (Nyombè et boè) se disputent un terrain dont les principaux acquéreurs sont les "allogènes". 

11 / 23 / 1998 

LE MESSAGER N° 844 
Jean-Claude Shanda Tomne porte parole du La'akam précise le sens de la lettre que son organisation a adressé au S.D.F : "une association socio-culturelle qui a un caractère ethnique a le droit et le devoir de s'inquiéter à un moment ou à un autre sur la pratique d'une organisation politique dont l'objectif est la conquête du pouvoir. Dans la lettre adressée par le La'akam à FRU NDI, on attire l'attention sur le fait qu'en réalité les grands principes universels de compétence de mérite et de concurrence semblent dorénavant mis de côté au sein du S.D.F". 
Pour SHANDA TOMNE, l'interpellation du parti de FRU NDI par son association participe "du jeu normal de la demacratie". Le S.D.F et son leader  ont cristallisé un certain nombre d'espoirs, de luttes, de drames, beaucoup de gens ont perdu tout ou trop de choses à soutenir le S.D.F ou le chairman".  D'où l'exigence d'équité et de respect des principes fondamentaux de la démocratie. Le porte-parole du  La'akam rappelle le fait que les sacrifices consentis par FRU NDI ne saurait l'exempter de toute critique : "c'est incontestablement un grand patriote mais simplement c'est un être humain. Il peut donc se tromper". Il légitime ensuite les révendications de son association par le fait que "les Bamiléké votent presque à 90 % pour le S.D.F"  avant de déplorer le fait que même dans ce parti, toutes les politiques sont construites autour de comment contenir et marginaliser les ressortissants de l'Ouest, on y développe "une peur bleue du Bamiléké" s'indigne-t-il. 

11 / 21 / 1998 

AURORE PLUS N° 151 
Page 2: "Le problème Bamiléké en question" 
C'est le Directeur de publication lui-même qui donne le ton dans un éditorial fleuve intitulé:  "le problème Bamiléké en question" (p.2 ) . Michel. M. MOUSSALA déclare d'entrée que "chaque fois qu'il y a un litige foncier il y a un Bamiléké dernière. Titres fonciers falsifiés, terrains extorqués ou " mesurés à la fronde". 
Le Directeur de publication range le conflit de MAKENENE au sein de l'épineux problème de la propriété en indexant de manière systématique la communauté Bamiléké. Pour lui, "le Bamiléké a la   malédiction du terrain.... Il aime bien s'installer chez les autres il ne s'intègre pas à son environnement d'accueil ; il renforce par là-même  l'impression chez les autres qu'il est toujours un étranger, cependant il veut faire valoir des droits absolus au même titre que ceux qui sont là depuis la nuit des temps. Le Bamiléké se frotte les mains, il peut disposer chez autrui  ce que la tradition féodale et le système de la propriété foncière lui refuse chez lui. " les Bamiléké sont alors présentés comme les seuls et uniques responsables des affrontements  ethniques : " si le conflit est inévitable c'est bien parce que les Bamiléké sont racistes et intolérants". Après ce discours Moussala prononce la sentence: "MAKENENE n'est pas un village Bamiléké même s'il y vit une forte communauté des ressortissants de l'Ouest... A MAKENENE il y a une communauté autochtone qui fait valoir son attachement  à la terre de ses encêtres. L'occupant allogène  devrait jouer de conciliation pour sauver la cohabitation". 

11 / 20 / 1998 

AURORE PLUS N° 150 
Page  6:"Le problème Bamiléké en question" 
"Aurore-plus " N° 150 du 20 Novembre 1998 publie un mémorendum  adressé par la communauté NDOKOHOK au Vice-Premier Ministre chargé de l'administration Territoriale le 03 Avril 1997. Pour montrer la recurrence du conflit et signifier leur bon droit, les NDOKOHOK énumèrent tour à tour leur lettre au Ministre de l'Administration Territoriale au sujet des troubles engendrés par  les NYOKON - NDOKMAKONG et datée du 26 Juillet 1985. Une autre lettre de la même communauté le 05 Avril  1994 ou encore une lettre des élites des arrondissements de NDIKINIMEKI et MAKENENE adressée le 15 Juin 1993 au Vice-Premier Ministre de l'administration territoriale avec ampliation  au Préfet du MBAM et INOUBOU. 
"Aurore - Plus" réduit l'affaire à un conflit Banen / Bamiléké et se confine à donner la  parole à  un patriarche BANEN (p.6). Après  avoir  fondé l'art de la guerre de sa communauté sur l'argument mythique  et même mystique, le patriarche décrit ce qu'il appelle "la politique expansionniste de Bamiléké et la xénophobie des NYOKON" qui sont, selon lui,  à l'origine du conflit. 
Le journal publie ensuite la "réaction" d'une association dite des " non -tribaliste," ladite association "demande aux populations  de l'ethnie Bamiléké de sauvegarder la paix en évitant les actes de répercussion à caractères ethniques contre les NYOKON  et toutes les autres ethnies à MAKENENE et dans les villages environnants". La même association "demande aux peuples NYOKON et BANEN d'être vigilants face aux éventuelles manifestations". 

11 / 18 / 1998 

L'EXPRESSION N° 443 
Page  7: 
Pour B. TOKO, "la responsabilité de l'Etat dans la tragédie de MAKENENE se situe à plusieurs niveaux. D'abord au sommet de la république. Le discours bassement tribaliste prononcé par le Président et invitant à la protection des minorités (et par conséquent l'exclusion des minorités). Ce discours a crée un conditionnement psychologique des peuples. Méfiance, haine,  peur... ont suivi dans les relations entre ethnies voisines... Ensuite le découpage de 1996 dont les desseins furent d'amenuiser la majorité  Bamiléké (S.D.F) au niveau électoral. Enfin l'absence de véritables mesures de sécurité à MAKENENE. Une brigade de Gendarmerie anachronique, avec 4 éléments seulement et des armes d'une autre époque." 

11 / 17 / 1998 

CAMEROON TRIBUNE  
Pages 8-9: "Il s' agit d'un vieux conflit de terrain entre Makenéné et Ndikemeneki" 
La cause lointaine du conflit qui déchire actuellement les Banen et les Nyokon est la vente des terres (dont les premiers revendiquent la propriété) par les deuxième aux Bamilékés. 
En effet, pour les Banen, les Nyokons seraient venu de la brousse, au temps du maquis qu'ils fuyaient alors, pour s'installer sur leurs terres. 

11 / 16 / 1998 

MUTATIONS N° 168 
Page 5: "Les lenteurs administratives font un mort à Makenéné" 
Le journal commence par  livrer un bilan chiffré des affrontements: un mort (NDEMO Blaise , 22 ans ) et 20 blessés. Avant de situer l'origine du conflit à l'agression par les BANEN d'un jeune photographe bamiléké du  nom de Tapoko lors d'une séance de travail tenue par le nouveau sous-préfet de MAKENENE au lieu dit NDOKOHOK New-Bell. Suit alors un récit chronologique précis des événements où il est notamment fait mention des lenteurs administratives avec des renforts qui n'arrivent de Yaoundé que plus de 48 h après le début des affrontements malgré les multiples appels du sous-préfet de MAKENENE. 
Selon le bihebdommadaire, les communautés BANEN , NYOKON et Bamiléké  vivent  dans un climat de tension permanente qui fait de MAKENENE une véritable pondrière. Ainsi, "MUTATIONS" nous signale que les 23 Janvier 1996 et 26 Février 1997 déjà, ces mêmes populations avaient connu des affrontements identiques. Pour le porte-parole des populations BANEN, Maurice Meulahok interrogé par l'envoyé spécial du journal ; "les BANEN du village NDOKOHOK dans l'arrondissement de NDIKINIMEKI  supportent  mal de voir leurs "frères" NYOKON disposer de leurs terrains de le vendre aux populations allogènes, et de payer en même temps leurs impôts  et de voter à MAKENENE alors qu'ils sont à leur sens installés sur le territoire de l'arrondissement de NDIKINIMEKI. Elles invitent par conséquent les NYOKON à regagner leur propre territoire à MAKENENE (à plus de 60 Km) d'où elles seraient venues en 1964 contraints à l'époque par les exactions des maquisards". 


LE MESSAGER N° 841 
Page 5: "Tout sur les affrontements ethniques à Makenéné" 
Jean-François  CHANNON, l'envoyé spécial du journal ouvre son article  sur deux témoignages édifiants: Suzanne D., 28 ans, commerçante BANEN affirme que " les BAMILEKE  ont battu les femmes NYOKON et BANEN qui étaient au marché. Ils nous ont dit de ne plus venir au marché". "Directeur", un Bamiléké  déclare quant à lui que "voici bientôt deux jours que les Bamiléké ne mettent plus les pieds dans leurs plantations... Ce matin ma femme et deux de mes neuveux ont été battus par les gens de NDOKOHOK village sur le chemin des champs. Moi je ne veux pas la guerre avec les BANEN et les NYOKON. Mais je n'ai pas peur. Il faut leur faire comprendre  que nous sommes chez nous ici et qu'ils cessent de s'attaquer à nous de cette manière". 
Ces deux témoignages sont suivis d'une mise au point du chef de NDOKO-New-Bell qui réclame MAKENENE peuplée selon CHANNON à 80 % de Bamiléké : "nous sommes les autochtones de cette ville, il est hors de question que nos frères BANEN nous rattachent à NDIKINIMEKI. C'est à MAKENENE que nous  votons et payons nos impôts". 
Le journal rend ensuite le pouvoir responsable du conflit : "pour maîtriser l'électorat Bamiléké de MAKENENE, en majorité S.D.F, le pouvoir avait en 1991 rattaché tous  les villages NYOKON des alentours plus denses et qui votent tous R.D.P.C à un nouvel arrondissement crée pour la circonstance précise CHANNON. Cette décision flatta les NYOKON qui y virent le début de leur autodétermination vis à vis des BANEN qui, pendant longtemps, ont règné sur eux." 


08 / 17 / 1998 
LE MESSAGER N° 832  
Musclée et Virulente. Ainsi pourrait-on qualifier la lettre du Président du LA' AKAM (association qui dit défendre les intérêts des Bamiléké) adréssée au Président du  Social Démocratie Front (S. D.F) et publiée par le journal  Le Messager N°832  du 17 Août 1998. 
D'entrée de jeu R. KAMGANG ne cache pas son inquiétude et entrevoit au plus haut niveau du S.D.F la pérénisation d'une stratégie anti Bamiléké conçue par le colonialisme et appliqué au CAMEROUN depuis 1950.  Voulant prouver la marginalisation des Bamiléké dans ce parti véritablement dirigé selon lui par les Pères fondateurs, ("founding fathers") M. KAMGANG énumère 5 affaires. 
Dans la première qui fait allusion à l'élection du Secrétaire Général du S.D.F à BAMENDA,  il s'indigne du fait que M. KAMDOUM ait été exclu du parti. Et pour cause le chairman NI JOHN FRU NDI aurait lui-même déclacré au cours de ladite élection: " qu'un Bamiléké est inacceptable au poste de Secrétaire Général". 
Dans la seconde affaire qui porte sur l'élection du bureau provincial du littoral, le LA'AKAM reproche à FRU NDI d'avoir personnellement oeuvré pour empêcher l'élection du "très populaire" FEZEU, préférant "un système d'apartheid et de subjectivisme antidémocratique en désignant un intérimaire permanent" dans le seul but d'empêcher à tout prix un Bamiléké à ce poste". 
Evocant "l'affaire TCHOUA", le LA'AKAM constate que ce militant est victime "d'une violente campagne de dénigrement" simplement parce qu'il s'est porté candidat à la Vice-Présidence du parti. 
Abordant le problème de la répartition des postes à l'assemblée nationale, M. KAMGANG déplore le fait que tout ait été fait pour écarter les Bamiléké des "choses importantes". Il cite à titre d'exemple "l'éviction" de l'honorable Tchoua de la commission de production au profit d'un des "vrais   frères" du Président FRU-NDI qui positionne ainsi l'un des siens en vue des retombées du Pipe Line. 
Pour ce qui est "des missions parlementaire à l'étranger", le Président du LA'AKAM note que tout est fait pour tenir les Bamiléké à l'écart. Plus grâve : "tous les postes obtenus par les parlementaires Bamiléké à l'étranger, (U.P.A), leurs sont arrachés sous de fallacieux prétextes". 
Pour  corroborer le tout, l'auteur rappelle au chairman qu'il a lui -même déclaré à plusieurs reprises que "le changement profiterait d'abord et surtout aux Bamiléké, qu'ils se tiennent donc tranquilles". Il passe ensuite à l'offensive et dresse un portrait plutôt terne du leader du S.D.F : "vous êtes tout autant à l'instar de ceux que vous vous plaisez à dénoncer, un apôtre du parti unique et de la dictature au sommet, au nom de la guerre contre ce que des esprits pervers et jaloux appellent hégémonie Bamiléké, front Bamiléké ... etc". Pour terminer, le président du La'akam met le S.D.F en garde contre toute dérive anti-Bamiléké. Il  rappelle en cela l'exemple de Doumbe Douala Manga Bell qui voulut "prendre les Bamiléké, tous les Bamiléké et tous le temps comme des moutons".

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