| Rapports
sur les relations éthniques /
Reports on Ethnic Relations |
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from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses
(journaux,bulletins, etc..).
01
/ 27 / 2004
IRIN
"Lancement
de l'opération de retour des déplacés dans
le Pool"
Le gouvernement de la République du Congo a lancé,
ce week-end, une opération visant le retour volontaire,
dans le département du Pool (sud-est du pays), de populations
déplacées par la guerre civile.
255
déplacés ont ainsi regagné le chef-lieu du
département, Kinkala, à 75 km au sud de Brazzaville,
la capitale. Ces personnes ont été ramenées
par le train à Matoumbou, à 45 km de la capitale
congolaise. Elles ont ensuite regagné Kinkala dans des
camions affrétés par le gouvernement, avant de regagner
leurs localités d'origine.
Selon
la direction des affaires humanitaires, près de 500 déplacés
qui vivaient à Brazzaville étaient candidats au
retour volontaire, alors que seulement 255 personnes ont effectué
le voyage ce week-end.
Les
rapatriés ont par ailleurs reçu, dimanche à
Mankokossa, à 11 km de Kinkala, des biens de première
nécessité de la part de la ministre de la solidarité
et de l'action humanitaire, Emilienne Raoul.
Elle
a également souhaité que le retour des déplacés
soit suivi du désarmement et de la démobilisation
des miliciens dans le Pool. "Ce que nous sommes en train
de faire serait vain si l'opération de désarmement,
de démobilisation et de réinsertion sociale des
ex-combattants ne réussissait pas," a déclaré
à la presse, la ministre.
Le
pasteur Ntumi, le leader du Conseil national de la résistance,
a néanmoins exclu vendredi dernier à l’occasion
du lancement symbolique du DDR, le désarmement de ses partisans
tant qu'un accord n'aura pas été trouvé avec
le gouvernement sur le nombre de ses miliciens à intégrer
dans la force publique et sur son statut personnel.
Le
chef rebelle a exigé la mise en place dans un "délai
raisonnable" d'un gouvernement de large union nationale dans
lequel son mouvement politique participerait.
Le
retour volontaire des déplacés se poursuivra avec
l'aide du gouvernement, du Programme alimentaire mondial (PAM),
du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD),
de Médecins sans Frontières (MSF) et de la Croix
rouge congolaise.
Le
plan pour le retour volontaire avait été élaboré
en avril 2003. Il était destiné aux personnes hebergés
dans les sept sites (actuellement 6) près de Brazzaville.
A
la mi 2002, 12.300 personnes à la mi 2002 étaient
hébergées dans les sites près de Brazzaville,
selon Philippe Chichereau, conseiller humanitaire pour le Bureau
des Nations Unies pour la coordination de l’aide humanitaire
(OCHA). Plus de 28.000 autres l’étaient dans des
familles d'accueil dans les alentours. Près de 6.700 déplacés
étaient encore recensés en décembre 2003
dans les sites. Parmi eux, a estimé M. Chichereau, environ
4000 peuvent être considérés comme vraiment
vulnérables.
"Le
nombre exact de personnes vivant encore en familles d'accueil
est inconnu à présent mais il ne doit pas dépasser
20% de l'effectif initial", a précisé le conseiller
humanitaire d’OCHA. "Par contre, le nombre de personnes
déplacées hors sites à l'intérieur
du département du Pool peut être estimé à
environ 50.000, [ils vivent] chez des amis, des abris de fortune
ou en forêt", a-t-il ajouté.
Plus
de 100.000 personnes avaient fui les affrontements de 2002 entre
les forces gouvernementales et les miliciens du pasteur Frédéric
Bitsangou alias Ntumi. Ces personnes avaient trouvé refuge
dans les départements voisins des Plateaux, de la Bouenza,
de la Lékoumou et dans la banlieue sud de Brazzaville.
"Programme
de DDR - les rebelles posent des conditions"
Le chef du Conseil national de la résistance (CNR - groupe
d'opposition armé), le pasteur Frédéric Bitsangou
alias Ntumi, a posé vendredi des conditions à l'opération
de démobilisation, désarmement et de réinsertion
(DDR) de ses miliciens à l’occasion du lancement
symbolique du programme, en République du Congo.
"Il
faut un accord avec le gouvernement sur le recrutement global
de nos jeunes dans la force
publique et sur mon statut particulier," a déclaré
le leader du CNR, dans son fief de Loukouo, à près
de 200 km à l'ouest de Brazzaville, la capitale.
Les
hommes ne regagneront Brazzaville que si "ces exigences"
sont prises en compte a déclaré Ntumi.
"Nous
devons arriver à un consensus politique avant de démobiliser,
de désarmer et de réinsérer les jeunes,"
a précisé le pasteur, alors que démarre l'opération
de désarmement, de démobilisation et de réinsertion
sociale des miliciens dans le département du Pool, au sud-est
du pays.
Le
lancement de l'opération n'est que symbolique. Aucune date
pour son démarrage effectif n'a encore été
fixée. Elle doit concerner les miliciens ‘Ninjas’
et Nsiloulous de la Force d'autodéfense de la résistance
(Fadr, l’aile armée du Conseil national de résistance).
Ces deux groupes ont affronté les forces gouvernementales
en 1998-1999 et en 2002 dans le Pool.
Financée
par l'Union européenne, l'opération sera exécutée
par le Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD) avec la collaboration de l'Organisation internationale
pour les migrations (OIM).
Cette
opération est consécutive à la réhabilitation,
le 17 mars 2003, des accords de paix de 1999, signés entre
le gouvernement et le pasteur Ntumi à Brazzaville, pour
réinstaurer le paix dans le Pool.
Au
cours de la cérémonie de lancement du DDR, le pasteur
Ntumi a indiqué qu'il avait refusé le quota de 250
miliciens issus de la Fadr que le gouvernement se proposait d'incorporer
dans les rangs de la force publique.
"Nous
disposons de près de 50.000 jeunes. Le quota donné
par le gouvernement n'est qu'une goutte d'eau dans la mer,"
a souligné le pasteur.
Il
a également exigé la formation, dans un délai
raisonnable, d'un gouvernement d’unité nationale
large auquel le CNR participerait.
"J'ai
lancé l'opération sous réserve. Si le gouvernement
ne fait rien pour favoriser le consensus politique, nous allons
bloquer," a-t-il lâché.
Le
chef rebelle et la délégation gouvernementale conduite
par Marius Mouambénga, commissaire général
en charge du suivi de la convention pour la paix et la reconstruction
du Congo, se sont accordés sur la mise en place d'une équipe
mixte chargée d'examiner ces exigences.
Jacques
Balandier, représentant adjoint du PNUD, présent
à la cérémonie, a informé le pasteur
que l'opération de DDR ne sera lancée qu’a
la suite d’un accord entre son mouvement et le gouvernement.
" Nous n'allons pas nous occuper de l'aspect politique de
l'opération," a-t-il déclaré.
01 / 12 / 2004
IRIN
"ECHO
débloque 2 millions d'euros pour les populations du Pool"
Le bureau de l'office d'aide humanitaire de la commission européenne
(ECHO) a décidé de débloquer deux millions
d'euros (2.5 millions de dollars US) au profit de victimes du
conflit armé dans la région du Pool à l'ouest
de la République du Congo, a annoncé vendredi un
communiqué d'ECHO.
Ces
fonds "vont aider à améliorer les conditions
de vie d'environs 200.000 personnes vulnérables (ce qui
correspond à une moyenne de 10 € [13 dollars US] par
personne vivant dans le Pool) affectées par le conflit,
à augmenter l'accès aux services de santé
et à assister la réinstallation des populations
déplacées," a indiqué le communiqué.
Les
récentes améliorations de la situation sécuritaire,
a expliqué ECHO, permettent en effet un meilleur accès
des acteurs humanitaires aux populations vulnérables.
La
région du Pool a connu trois guerres civiles dans les années
90. La dernière s'est achevée le 17 mars 2003 par
la signature d'un accord de paix entre les forces gouvernementales
et les miliciens Ninjas du pasteur Frédéric Bitsangou
alias Ntumi. Ces années de conflit ont détruit les
structures sociales et les services de santé alors que
les productions agricoles ont sévèrement été
perturbées, a encore précisé ECHO. |