| Rapports
sur les relations éthniques /
Reports on Ethnic Relations |
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The
following section is consisted of part, full or summaries of articles
from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses
(journaux,bulletins, etc..).
02
/ 26 / 2004
"Brazzaville says it reducing its military
presence in Pool"
Military leaders in the Republic of Congo insist they are reducing
their presence in the country's Pool region, contrary to reports
that they are increasing it, Col Michel Nsamoungana, military
commander of the department, told IRIN on Wednesday.
"That is just pure disinformation being disseminated by certain
ill-intentioned individuals who find pleasure in creating panic,"
he said. "Our military presence in the department is in the
process of being reduced."
For the past several weeks, there have been reports of the military
sending reinforcements into Pool, and that another eruption of
hostilities was imminent.
"Quite to the contrary, it is the rebels who are increasing
their activity," he added. "They have retaken a large
amount of territory, particularly along the rail line and national
highway that link the port city of Pointe Noire to Kinkala, capital
of the department. Many people travelling these routes have complained
of the rebels' behaviour, who demand bribes."
On 12 February, a weekly newspaper, La rue meurt, published a
declaration issued by the armed wing of the Conseil national de
la resistance (CNR), headed by the "Ninja" rebel leader,
the Rev Frederic Bitsangou, alias Pasteur Ntoumi, in which the
CNR accused the government of preparing for war by sending helicopters
to Kindamba, about 200 km southwest of the capital, Brazzaville,
loaded with weapons and ammunition.
But Nsamoungana said peace was slowly returning to Pool. In Kinkala,
all schools have reopened, and former rebels no longer roam the
streets carrying weapons. As for the military presence in the
region, he said that their mission was to assure the safety of
persons and goods as well as to supervise demobilisation and reintegration
of ex-combatants "without which there will never be a true
peace in the region".
A team of regional military leaders, currently convened in Brazzaville,
is discussing the issue of insecurity in Pool.
"The government has resolved to build a republican army capable
of winning back the confidence of citizens everywhere across the
country," Nsamoungana said.
Several weeks ago, following a meeting of an ad hoc committee
established after the 17 March 2003 peace accord between the government
and Ntoumi, the head of the National Peace and Reconstruction
Committee, Marius Mouambenga, announced the start of a demobilisation,
disarmament and reintegration programme.
The programme is being carried out with the financial support
of the European Commission, which provided US $801,980 in 2003.
Since the 17 March peace deal, peace has remained precarious owing
to the large number of light arms still in circulation. The most
recent round of fighting between government forces and Ninjas
displaced almost half Pool's 200,000 people.
02 / 14 / 2004
"#"IRIN
"Une ONG dénonce
les violations des droits des pygmées"
L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH)
en République du Congo a publié jeudi un rapport
dans lequel il dénonce les violations des droits de l’homme
de la minorité pygmées dans le pays.
Le
rapport indique qu’indépendamment des facteurs liés
au délabrement de l’administration congolaise, l’absence
de pièces d’identité et le non enregistrement
des enfants pygmées dans le registre d’état
civil est l’expression de la négligence et du manque
de considération manifeste des autorités congolaises
à l’égard de cette minorité.
Bétail
électoral
"Le
gouvernement ne juge pas utile d’envisager des mesures pouvant
faciliter l’obtention de pièces d’état
civil à cette couche minoritaire et vulnérable de
congolais ou à élaborer un programme de sensibilisation
pour inciter les pygmées à se faire enregistrer
ou se faire délivrer des cartes nationales d’identité,"
a commenté Roch Euloge Nzobo, responsable du département
juridique à l’OCDH. Les pièces d’état
civil sont les principaux documents réunissant les éléments
de la personnalité juridique, a expliqué le rapport.
D'un point vue légal, ces milliers de pygmées ne
sont donc pas reconnus par l’Etat congolais, a conclu le
rapport.
"Curieusement,
pendant les élections de l’année écoulée,
la quasi-totalité des pygmées en âge de voter
l’ont fait. Les agents recenseurs leur ont attribué
des cartes d’électeur sans leur exiger une quelconque
pièce d’identité. C’est donc pour les
besoins de la cause que les pygmées ont pu obtenir des
cartes d’électeurs. En outre, les bantous [l’ethnie
majoritaire] qui se battaient pour un mandat électif n’ont
pas pris la peine de rencontrer personnellement des pygmées
au cours de leur campagne. C’était tout simplement
du bétail électoral," a ajouté M. Nzobo.
Viols
fréquents
Certains
bantous, dénonce encore le rapport, profitent de leur cohabitation
avec les pygmées pour abuser de leurs droits. Toutes les
semaines, une femme pygmée est violée par des bantous
à Ngoua 2, un village situé à 200 km de Dolisie,
chef-lieu du département du Niari au sud du Congo.
Ces
viols fréquents se déroulent dans les champs, au
village et même dans les cases de ces pygmées. Les
violeurs n’hésitent pas à opérer en
présence des époux de leurs victimes, a précisé
le rapport.
"Il
y a aussi dans la localité des cas de viols collectifs
aussi bien dans la forêt qu’au poste de police géré
par des ex-miliciens affectés là pour y jouer le
rôle d’agents de l’ordre," a souligné
M. Nzobo.
Le
rapport a encore dénoncé "l’esclavagisme"
dont était victime cette minorité de la part des
Bantous.
Presque
des esclaves
Les
bantous utilisent les services des pygmées dans les domaines
de la chasse, de la pêche et de l’agriculture. En
contrepartie, les pygmées reçoivent une somme d'argent
dérisoire. Un pygmée peut, en tout et pour tout,
recevoir au sortir d’une partie de chasse qui a rapporté
dix gibiers, un vieux pantalon comme gain, a affirmé le
rapport.
L’OCDH
a également déploré un niveau de santé
communautaire alarmant chez les pygmées ainsi qu’une
éducation scolaire victime des coutumes locales et de l’abandon
de l’Etat.
Parmi
les recommandations faites aux pouvoirs publics, l'OCDH préconise
l’élaboration et la mise en œuvre d’un
programme national pour le développement culturel et économique
de la minorité pygmée; la mise en œuvre d’un
programme spécial de développement sanitaire en
faveur des communautés pygmées par la création
d'infrastructures de santé à proximité de
leurs villages.
L’OCDH
a aussi demandé à la communauté internationale
d’encourager le vote d'une loi par le Congo visant le renforcement
des droits de la minorité. La communauté internationale
a également été sollicitée pour accroître
la capacité opérationnelle des organisations de
défense et de protection des droits de l’homme en
général et de celles spécifiques à
la minorité.
02 / 01 / 2004
"#"IRIN
"Le programme DDR, des
résultats en demi-teinte"
La République du Congo, déchirée par des
guerres civiles à répétition de 1997 à
2003, doit faire face à un défi majeur: instaurer
une paix durable en réinsérant les anciens combattants
dans la société civile. Le gouvernement et des institutions
internationales ont mis en place des programmes de désarmement,
démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-miliciens.
Néanmoins, depuis l'arrêt des hostilités dans
le département du Pool(sud-est) en mars 2003, les anciens
combattants continuent d’attendre leur prise en charge par
ce programme, une situation menaçante pour la paix qui
reste fragile.
Selon le Haut commissaire congolais à la réinsertion,
Michel Ngakala, 42.000 armes légères circulent encore
dans le pays alors que près de 37.000 ex-combattants attendent
d'être réinsérés.
Les premières opérations de réinsertion
Les premières opérations de réinsertion ont
débuté au Congo en juillet 2000, dans les départements
de la Bouenza, de la Lékoumou et du Niari, les fiefs de
l'ancien président Pascal Lissouba dans le sud et sud-ouest
du pays.
L'Organisation internationale des migrations (OIM) avait ainsi
mis en oeuvre un programme en partenariat avec une unité
de gestion des projets du Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD).
L'OIM avait procédé, dans un premier temps, à
la collecte des armes détenues par les miliciens. Une arme
légère (PMAK) était échangée
à 250.000 francs Cfa. L'opération avait coûté
4,5 millions de dollars pour la période 2001-2002.
Le financement de la première phase de réinsertion
des ex-combattants a nécessité la contribution de
bailleurs de fonds internationaux, sollicités par le PNUD.
Plusieurs partenaires avaient répondu à cet appel,
parmi lesquels la Suède (500.000 dollars), la Norvège
(590.000 dollars), le PNUD (620.000 dollars) et les Etats-Unis
(500.000 dollars). La Banque mondiale avait également participé
à hauteur de 350.000 dollars alors que le gouvernement
congolais avait débloqué 400.000 dollars.
11.114 armes ont été ramassées dans les départements
du sud du pays et à Brazzaville alors que plus de 8.009
miliciens ont été réinsérés
dans la vie active, a affirmé le consultant de l'OIM à
la démobilisation, Gilbert Mboungou.
Après la collecte des armes et leur destruction "2609
microprojets présentés par les ex-combattants ont
été financés". Le financement de ces
projets a coûté un peu plus de 1,79 milliards de
francs Cfa, soit environ 222.000 francs Cfa par bénéficiaire.
L'argent, versé pour l'année 2001, a permis de mener
des enquêtes sur le terrain, de financer des séminaires
de sensibilisation et de formation ainsi que de soutenir des microprojets
proposés par des ex-combattants. Beaucoup d'entre eux ont
réussi à conserver leurs activités tandis
que d'autres, coutumiers des pillages, ont échoué.
Ce jeune homme, par exemple, d'une trentaine d'années se
présentant sous le pseudonyme "mbwa mabé"
ce qui signifie 'chien méchant' dans la langue locale lingala,
se livrait au trafic de chanvre et avait intégré
les milices Ninjas en 1999 pour, dit-il, "défendre
le département". Arborant son écharpe violette,
le signe distinctif des Ninjas, il raconte avoir bénéficié
du programme DDR de l'OIM lors de son retour à Brazzaville
au moment de la trêve en 2001.
"Mes amis qui attendaient aussi cette aide me sollicitaient
pour survivre. Je ne pouvais le faire avec mes maigres revenus".
En réalité, jusqu'à la relance des hostilités
dans le Pool, en 2002, il avait replongé dans le trafic
du chanvre qui rapportait plus que le projet, avouera-t-il par
la suite.
Le manque d'argent et de données sur le nombre de rebelles
altèrent le processus.
Dans le même temps, plus de 16.000 miliciens enregistrés
et en attente de réinsertion n'ont pu bénéficier
du programme en raison d'un manque d'argent.
Ces personnes nouvellement inscrites avaient combattu aux côtés
des Ninjas du pasteur Ntumi lors de la guerre du Pool.
Une grande partie de ces combattants, faute d'avoir été
démobilisés et réinsérés, ont
été recrutés et réarmés par
les Ninjas lors de leur incursion dans les quartiers Ouest de
Brazzaville en juin 2002.
La situation des jeunes combattants du Pool reste, à ce
jour, mal connue. Un commandant Ninja, Aimé Malanda alias
Gourbas, disait lui-même ne pas connaître leur nombre
exact. Selon une estimation du ministre de la défense Jacques
Yvon Ndolou, leur nombre pourrait atteindre les 17.000. La même
incertitude concerne la quantité d'armes en circulation.
Un fait néanmoins, les Ninjas ont été régulièrement
réarmés entre 1998 et 2003.
Selon un officier, aujourd'hui à la retraite, les armes
avaient été pillées dans les casernes ou
introduites par des groupes armés du Rwanda ou de la République
démocratique du Congo.
D'autres ex-combattants se trouvent dans la partie nord du pays,
une zone non véritablement touchée par la guerre.
Les miliciens fidèles au président, le général
Denis Sassou Nguesso se rendaient dans ces départements
considérés comme le fief du général.
Les principaux sites sont les localités de Gamboma à
plus de 400 km au nord de Brazzaville, et Owando, situé
à plus de 600 km de la capitale congolaise.
Après avoir effectué une mission dans ce secteur,
notamment à Impfondo et à Djambala, le colonel André
Bongouende consultant pour la section du ramassage d'armes à
l'OIM, a estimé à plus de 30.000 le nombre d'armes
en circulation entre les mains des civils.
Par ailleurs, "près de 20.000 armes automatiques circuleraient
à Brazzaville et de nouveaux recrutements ont eu lieu,"
a déploré le colonel Bongouende.
Un projet financé par la Banque mondiale
La deuxième phase de l'opération a connu des difficultés
financières à ses débuts.
En 2002, les appels de soutien au projet de la réinsertion
lancés par l'OIM pour la deuxième phase ont toutefois
été suivis par les partenaires internationaux. Le
PNUD a versé 255.000 dollars, la Suède a donné
470.000 dollars et l'Union européenne, 685.000 dollars.
Le programme s'adressait aux jeunes de tous les départements
du Congo. A Brazzaville, 5.734 jeunes ont ainsi été
assistés, 1.130 dans le Pool (qui sont quasiment tous repartis
à la guerre), 439 dans la Bouenza, 338 dans le Niari, 152
dans le Kouilou, 68 dans la Lékoumou, 60 dans les deux
Cuvettes, 53 dans les Plateaux, 25 dans la Likouala et 10 dans
la Sangha.
"Le Congo n'avait presque rien donné pour le lancement
de la deuxième phase qui a consisté à parachever
l'oeuvre que nous avions commencée," a dit un expert
de l'OIM. Les autorités congolaises avaient toutefois décidé
de créer en 2001 leur propre institution de réinsertion
des jeunes, le Haut commissariat à la réinsertion
des ex-combattants. L'organisme, dirigé par le colonel
Michel Ngakala, avait bénéficié d'un crédit
de près de cinq millions de dollars de la Banque mondiale.
Un représentant de ce Haut commissariat, Alassane Diawara,
avait indiqué que "ce projet est très important
pour la banque qui pense mettre sur pied d'autres projets similaires
dans les Grands Lacs en se servant du modèle congolais".
Le programme de la Banque mondiale consiste à apporter
un appui aux ex-combattants pour le lancement de leurs propres
projets individuels ou collectifs. L'objectif étant de
créer une activité lucrative basée sur leurs
aspirations personnelles. Le ramassage des armes légères
constitue une sous-composante du projet et se présente
comme un instrument supplémentaire pour la consolidation
de la paix.
Néanmoins, "la Banque mondiale en prêtant cette
somme au gouvernement congolais s'attendait à la réinsertion
de 10.000 miliciens à la fin de cette année. A présent,
on est loin du compte et les antennes mises en place dans les
départements, selon nos représentants dans les localités,
ne fonctionnent pas ou presque pas," a affirmé Roger
Bouka-Owoko, responsable de la communication à l'Observatoire
congolais des droits de l'homme (OCDH).
Les combattants démobilisés de la Bouenza avaient
longuement boudé la prise en charge du Haut-commissariat.
Celui-ci procédait directement à l'achat des outils
pour la réalisation des projets. "On ne peut pas comprendre
qu'ils fassent les achats à notre place et nous présentent
des factures hors taxes. Ils ont fabriqué leurs propres
prix, juste pour atteindre 210.000 francs Cfa et les objets qu'ils
achètent ne sont pas durables surtout pour l'agriculture
ou l'élevage," a affirmé André Mankou,
un ancien combattant de 29 ans basé à Kinkoula.
Il essaie cependant de tirer profit de son petit projet de maraîchage.
"J'essaie de me débrouiller mais je me dis qu'il faut
penser à faire autre chose sur le long terme si je veux
vivre décemment comme certains que je vois autour de moi".
Selon Ivan Kibangou Ngoy, président de la Ligue congolaise
pour les systèmes électoraux et la bonne gouvernance
(Licose), "plusieurs signes montrent que l'opération
de réinsertion des ex-combattants ne semble pas donner
les résultats escomptés. La guerre du Pool n'a,
certainement, pas arrangé les choses pour le colonel Ngakala.
L'accalmie dans le Pool devrait, toutefois, être profitable
à l'accélération du processus. Ce département
demeure la priorité en matière de réinsertion,"
a-t-il déclaré. Il a par ailleurs ajouté:
"La presse nous apprend que plusieurs Ninjas dans le Pool
se montrent impatients et continuent de traîner leurs armes
en bandoulière, menaçant les populations civiles
et les passagers clandestins des trains marchandises qui traversent
le département. Selon certaines estimations, plus de 35.000
ex-miliciens attendraient leur réinsertion dans le Pool.
"Du bilan de ce projet, je dirais d'emblée qu'il est
très négatif. Tous ceux qui ont reçu de l'argent,
n'en ont pas fait bon usage. Jusqu'au 31 octobre 2001, on n'avait
financé que 76 projets. D'autres n'ont encore rien reçu
ni même la deuxième tranche de leur financement.
J'espère qu'avec la mise en place de la commission nationale
de démobilisation, de désarmement, et de réinsertion,
[créée le 30 septembre 2003] les choses iront en
s'améliorant."
Nécessité d'accélerer le processus
Pour Loamba-Moke, président de l'association pour les droits
de l'homme et l'univers carcéral (Adhuc), le gouvernement
doit donner un coup d'accélérateur à cette
opération qui ne semble pas donner les résultats
attendus.
Le retard pris par ce processus est souvent à l'origine
d'incidents meurtriers dans le Pool. Dans un accrochage récent
à Mindouli, à plus de 137 km au sud de Brazzaville,
13 personnes avaient trouvé la mort dont sept Ninjas. La
veille de cet accrochage, les Ninjas avaient immobilisé
un train en gare de Kinkembo pendant quatre heures et racketté
les passagers.
Dans une interview accordée, en août dernier, à
l'hebdomadaire Tam-Tam d'Afrique, Paul Ngoma, préfet de
Mindouli appelait déjà à l'accélération
du programme de réinsertion des ex-combattants. "Nous
réitérons cet appel pour que quelque chose soit
fait en faveur des ex-miliciens. Il faut accélérer
le processus de leur intégration et les opérations
de ramassage d'armes pour permettre à ces jeunes de s'orienter
vers d'autres occupations".
Le Haut Commissariat avait, en revanche, indiqué dans un
communiqué parvenu à IRIN le 15 novembre, avoir
réinséré à ce jour 6.658 ex-miliciens.
Il en resterait, selon cette institution, 2.332. Le document avait
été publié à l'issue d'une mission
effectuée dans les antennes départementales du Niari,
de la Bouenza, des Plateaux et du Pool-Brazzaville.
Selon M. Ngakala, le Haut commissariat a approuvé 3.095
microprojets générateurs de revenus au profit de
8.826 ancien combattants. 2.414 ont d'ores et déjà
reçu un financement d'un montant de plus de 1,3 milliards
de francs Cfa. Il a encore dénombré 1.875 enfants
soldats dans le département du Pool.
Un autre programme de réinsertion des ex-combattants financé
à hauteur de 148 millions de francs Cfa par le gouvernement
des Etats-Unis a été officiellement lancé
à Brazzaville, le 10 octobre dernier.
350 jeunes dont 27 filles ont été sélectionnés
sur une liste de 624 candidats dressée par le Haut commissariat
à la réinsertion. "La sélection a été
effectuée par Alexandre Alumba, professeur de psychologie
à l'université Marien Ngouabi, en réalisant
un équilibre entre les trois milices connues sous les noms
de Cobras, de Cocoyes et de Ninjas, a souligné le père
Christian La Bretesche, président du conseil d'administration
du Forum des jeunes entreprises, une ONG impliquée dans
la mise en oeuvre du projet. "La principale caractéristique
de ce projet est de mettre en oeuvre un partenariat entre quatre
ONG locales, le Haut commissariat et certains maîtres artisans
qui ont accepté la responsabilité d'initier les
jeunes," a-t-il ajouté.
Les personnes sélectionnées ont pu choisir d'être
formées dans 10 métiers différents, la menuiserie,
la soudure, la maçonnerie, l'électricité,
le bâtiment, la plomberie, la mécanique auto, la
ferblanterie, la forge et la couture. |