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11 / 07 / 2003 

IRIN

"Les sages recommandent le paiement régulier des soldes"

La commission ad hoc des sages de Kinkala, chef-lieu du département du Pool en République du Congo, a demandé dans une lettre adressée jeudi au préfet, le respect du calendrier de fourniture des rations alimentaires aux éléments des Forces armées congolaises (Fac) dans le district. Le but de la recommandation est d'éviter de les inciter à tirer des coups de feu en l'air lorsque le ravitaillement tarde à venir.
"Par deux fois, des coups de feu ont été tirés en septembre dernier, à Kinkala par des militaires qui réclamaient leur solde. La première fois, il y a eu un blessé, la seconde fois, ils ont menacé de prendre en otage le préfet, a rapporté ce vendredi, un chauffeur qui fait régulièrement la route nationale n°1."
Les sages ont encore recommandé pour garantir la paix dans ce département que le port des armes ne soit autorisé qu'aux militaires en mission. Ils ont aussi appelé le gouvernement à accélérer le processus de réinsertion des ex-combattants.

"La FIDH dénonce les violations des droits de l'Homme"
Sidiki Kaba, président de la Fédération internationale de la ligue des droits de l'homme (FIDH), a dénoncé jeudi lors d'une conférence de presse dans la capitale de la République du Congo, Brazzaville, les violations des droits humains dans ce pays.

"Les guerres civiles sont à l'origine de toutes les catégories de violations des droits de l'Homme," a déclaré M. Kaba. "Toutes les personnes impliquées dans ces forfaits doivent répondre devant la justice," a-t-il poursuivi.

M. Kaba a dénoncé "l'amnistie sélective" accordée par les autorités congolaises aux anciens miliciens Ninjas responsables d'exactions lors des guerres civiles dans le département du Pool (sud-est du pays).

L'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), partenaire de la FIDH, avait déjà condamné au mois d'octobre cette amnistie dans son bulletin "Lumière". L'OCDH considérait cette loi comme un frein au processus de réconciliation nationale en raison de l'exclusion de son champ d'application des principaux leaders de l'opposition, actuellement en exil.

M. Kaba a encore souhaité que la procédure ouverte en 2002 par le tribunal de Meaux, en France, contre quatre autorités congolaises soupçonnées d'être impliquées dans la disparition, en 1999, de plus de 350 personnes au Congo "connaisse son épilogue afin que toutes les parties rendent compte du forfait qu'elles ont commis".

"Toutes les personnes visées par la procédure sont dans le collimateur de la justice française," a insisté M. Kaba.

Par ailleurs, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, le ministre de la sécurité, le général Pierre Oba, l'ancien commandant de la garde républicaine, le général Blaise Adoua, l'inspecteur général des armées, le général Norbert Dabira ont été visés par une plainte des parents des disparus déposée en mai-juin 1999 en République démocratique du Congo (RDC) où ils avaient fui la guerre civile.

Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Brazzaville a néanmoins ouvert une procédure. Il a entendu des officiers de l'armée et de la police ainsi que d'anciens ministres. Aucune personne n'a cependant été inculpée jusqu'à présent.

M. Kaba a aussi dénoncé l’absence de démocratie dont sont victimes les partis d'opposition privés d’accès aux médias d'Etat.

Il a ensuite critiqué une liberté de la presse placée sous haute surveillance au Congo.

"Le ministre de la communication a reconnu lors de notre entrevue qu'il exerçait une petite censure au sein des médias d'Etat," a précisé M. Kaba.

Le président de la FIDH a encore demandé aux autorités congolaises de ne plus s'opposer au retour de l'ancien Premier ministre, Bernard Kolélas, en exil depuis 1997. M. Kolélas avait été condamné par contumace par la justice congolaise pour des atrocités commises dans ses prisons privées à l'encontre de civils.

"M. Kolélas doit rentrer au Congo et comparaître devant les juridictions congolaises," a lancé M. Kaba.

M. Kaba a enfin critiqué la mauvaise répartition des ressources pétrolières et forestières du pays.

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