| Rapports
sur les relations éthniques /
Reports on Ethnic Relations |
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The
following section is consisted of part, full or summaries of articles
from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses
(journaux,bulletins, etc..).
12
/ 23 / 2003
IRIN
"La police pourchasse les 'fauteurs de troubles'"
Le chef de la police en République du Congo, Gilbert Mokoki,
a annoncé samedi une campagne de trois mois visant à
réprimer les fauteurs de troubles, à la suite de
deux nuits d'agitations et de violence dans lesq uartiers sud
de la capitale, Brazzaville.
L'opération, "Espoir", est destinée à
"traquer tous ceux qui détiennent illégalement
les armes de guerre, les auteurs d'actes de braquage, de pillage,
de vols à main armée et des consommateurs de la
drogue", a affirmé le commandant de la gendarmerie
nationale, le général de brigade Gilbert Mokoki,
en lançant l'opération.
Il a par ailleurs ajouté, que l'opération, menée
par des unités de la police, de la gendarmerie et de l'armée
ne devrait engendrer aucun tracas ou inquiétude pour le
grand public.
Une panique s'est déclenchée au cours des nuits
du 15 au 16 et du 17 au 18décembre dans les quartiers de
Bacongo et de Makelekele en raison d'éléments des
forces de sécurité qualifiés par Mokoki "d'éléments
incontrôlés", incluant l'armée, la police
et d'anciens miliciens. Certains membres des forces de sécurité
impliqués dans les troubles ont été identifiés,
a-t-il dit. D'autres courent encore, ils seront "sévèrement
punis", lorsqu'ils seront attrapés, a encore ajouté
le chef de la police.
Les anciens miliciens, affiliés aux 'Cobras' ou aux 'Ninjas',
bien que démobilisés n'ont pas encore remis leurs
armes aux autorités militaires, a affirmé le gouvernement.
Jusqu'au mois de mars, le département du Pool était
le théâtre d'affrontements entre les forces gouvernementales
et les Ninjas, fidèles au pasteur Frédéric
Bitsangou, alias Ntoumi. Malgré la signature d'un accord
de paix le 17 mars 2003, la région demeure instable.
12
/ 16 / 2003
IRIN
"Le Congo se dote d'un plan d'action
contre la corruption"
Les participants aux journées nationales de lutte contre
la corruption en République du Congo ont adopté
samedi un plan
national pour lutter contre cette pratique. La rencontre a réuni
des représentants de toutes les administrations étatiques.
Le plan national comporte deux volets. L'un porte sur la restauration
de l'autorité de l'Etat, de l'administration, des valeurs
éthiques et morales, le redressement et la redynamisation
des organes de contrôle à tous les niveaux. L'autre
concerne la création d'un organe placé sous l'autorité
directe du président de la République, Denis Sassou-Nguesso,
pour la mise en oeuvre et le suivi du plan.
Ce plan d'action, a indiqué à la fin de ces assises
Simon Mfoutou, ministreà la présidence chargé
du contrôle d'Etat, marque la volonté du gouvernement
d'édifier une société exempte d'injustice
et gérée selon les principes de la bonne gouvernance.
"C'est une bonne chose de combattre la corruption reconnue
par tous comme un phénomène qui amplifie la marginalisation
d'une bonne partie de la population. Mais il faut une volonté
politique réelle parce que nos gouvernants sont coutumiers
de beaux discours qui, souvent, n'apportent rien," a déclaré
à l'occasion de ces journées Maixent Hanimba, responsable
de la communication à la Ligue congolaise des systèmes
électoraux.
Depuis plusieurs mois, le ministère du contrôle d'Etat
avec l'appui du Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD) mène une réflexion en vue de cerner les causes
profondes de ce fléau et d'élaborer une stratégie.
Des enquêtes réalisées dans les villes de
Brazzaville, Pointe-Noire, Nkayi et Ouesso ont permis d'identifier
les secteurs les plus vulnérables et d'établir que
la corruption et la fraude sont un fait social et économique
majeur dans le pays.
Selon les résultats de l'enquête, sur 6144 personnes
interrogées dans ces dernières localités,
97% reconnaissent l'existence de la corruption; 86% pointent le
service des douanes au premier rang des services les plus corrompus,
suivi de celui des impôts, de la police, du trésor,
de la mairie, des tribunaux, des hôpitaux et des écoles.
La rencontre a également recommandé l'adoption d'une
loi anti-corruption, l'élaboration d'un pacte d'intégrité,
d'un code de bonne éthique et morale des agents de l'Etat,
la lutte contre l'impunité, l'institution d'une commission
nationale de suivi et de mise en oeuvre du plan national.
12 / 11 / 2003
IRIN
"L'impunité est une entrave
aux droits de l'homme dénonce une association"
L'impunité est une entrave majeure au respect des droits
de l'homme, a estimé l'association panafricaine de Thomas
Sankara
(Apts) dans un rapport publié mercredi dans la capitale
de la République du Congo, Brazzaville.
Selon le rapport, les Congolais espéraient vivre dans un
système politique fondé sur la primauté du
droit et le respect des droits de l'homme après s'être
prononcés en faveur du multipartisme. Pourtant, la consécration
d'un Etat de droit a été évincée par
une impunité de plus en plus grandissante.
"Bon nombre de citoyens se comportent comme ils [s'étaient]
au-dessus des lois de la République et de ce fait, multiplient
et aggravent, au jour lejour, toutes les formes de déviances
sociales," a indiqué le rapport.
Le Congo avance désormais à grands pas vers la consécration
de la culture de l'impunité, a poursuivi le rapport.
"Un Etat, placé dans un contexte d'une impunité
généralisée, est destiné au rôle
de vache à lait. L'impunité multiplie et aggrave
toutes les déviances sociales, comme un moineau qui, s'il
n'est pas chassé, va alerter ses semblables pour picorer
les grains de la paysanne. L'impunité, si elle n'est pas
stoppée, engraisse et grossit les rangs des fossoyeurs
des intérêts de l'Etat," avait déclaré
le 14 août dernier Denis Sassou Nguesso, le président
de la République.
La justice congolaise qui devrait être le levier sur lequel
devrait reposer le système de lutte contre l'impunité,
occupe le quatrième rang des administrations publiques
les plus corrompues, selon une enquête menée par
le ministère du contrôle d'Etat, a déploré
Céphas Germain Ewangui, président de l'Apts. L'association
a, dans ces conditions, notamment recommandé au gouvernement
d'œuvrer pour l'indépendance de la justice.
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