| Rapports
sur les relations éthniques /
Reports on Ethnic Relations |
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07
/ 29 / 2003
IRIN
"Des
réformes constitutionnelles permettent à Bongo de
conserver le pouvoir"
Le congrès gabonais a approuvé mardi, des amendements
à la constitution qui permettraient au Président
Omar Bongo, au pouvoir depuis 36 ans, de briguer un nombre illimité
de mandats, ont rapporté des officiels du gouvernement
à IRIN au téléphone.
Les
changements ont également réduit les élections
présidentielles et toutes les échéances électorales
à un tour unique. La constitution prévoyait auparavant
deux tours dans le cas où aucun candidat n’obtiendrait
la majorité absolue de votes lors du premier scrutin.
L’abolition
de la restriction à deux mandats présidentielles
pour le Chef de l’Etat, a été contestée
par plusieurs partis d’opposition, qui ont qualifié
la révision de "coup d'Etat constitutionnel",
ayant pour but de conserver indéfiniment Bongo au pouvoir.
Cependant,
la mesure a été adoptée par le Parti Démocratique
Gabonais du Président Bongo, qui détient une large
majorité dans les deux chambres du parlement, et par d'autres
partis de la mouvance présidentielle.
Bongo
est arrivé à la tête de ce pays producteur
de pétrole par un coup d'Etat en 1967. Il avait été
réélu la dernière fois en 1998, avec 66 pour
cent des voix, et son mandat actuel expire en 2005.
Des
amendements constitutionnels introduits en 1997, limitaient le
mandat du chef de l'Etat à deux périodes consécutives.
Cette disposition vient d'être abrogée, accordant
au Président âgé de 68 ans, la possibilité
d'être réélu indéfiniment.
Bongo
est le deuxième plus vieux Chef-d’Etat en exercice
en Afrique, après le Président Gnassingbé
Eyadéma du Togo. Les deux leaders entretiennent d'étroites
relations avec la France, ancienne puissance coloniale.
Le
Parlement qui était en période d'intersession, a
été rappelé pour approuver les réformes
constitutionnelles et voter les changements pendant la visite
à Libreville, du ministre français des Affaires
Etrangères, Dominique de Villepin, en tournée dans
les Etats d'Afrique centrale.
Les
richesses du Gabon en pétrole et en bois procurent à
ce pays faiblement peuplé de 1,2 millions d'habitants,
un revenu de plus de 4000 dollars par tête, un des plus
élevés en Afrique. Cependant, l'économie
y est actuellement stagnante.
Un
résident de Libreville, contacté par IRIN, a commenté
que la population aurait préféré un référendum
populaire sur les amendements de la constitution plutôt
qu'un vote parlementaire, mais Bongo a usé de ce mécanisme
une seule fois au cours de son long règne.
D'autres
changements constitutionnels adoptés par le Parlement mardi,
viendraient renforcer l'indépendance du système
judiciaire et le fonctionnement des institutions de l'Etat. |