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Soro Guillaume: Pas de désarmement avant 2005
Pièces à fournir pour l'identification: Séry Wayoro récuse le certificat de nationalité
Coulibaly Sangafowa (RDR): 'La reprise du processus d'identification comporte des zones d'ombre'
Sortie de crise en Côte d'Ivoire: Marcoussis est la solution du conflit ivoirien, selon Abdou Diouf
Two Burkinabe killed in latest ethnic clashes in west
UN envoy slams fear and lack of responsibility in media
Rapports sur les relations éthniques / Reports on Ethnic Relations

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


02 / 27 / 2004

LE PATRIOTE N° 1345, Côte d'Ivoire

"Soro Guillaume se braque à Bamako: Pas de désarmement avant 2005"

Le secrétaire général des Forces nouvelles (ex-rébellion ivoirienne) et ministre d'Etat ivoirien chargé de la Communication, M. Guillaume Soro, a fait part, jeudi à Bamako, de son refus de désarmer ses combattants «sans l'organisation d'élections générales» en Côte d'Ivoire.
«Le désarmement des combattants des Forces nouvelles est conditionné à l'organisation, en 2005, d'élections libres et transparentes», a laissé entendre M. Soro, au cours d'une conférence de presse, rappelant que la «question du désarmement se situe au 7ème chapitre, sur huit, des accords de Marcousis».
Le premier responsable des ex-rebelles ivoiriens a également rappelé la nécessité de réformes politiques, ajoutant que nul n'acceptera que les élections de 2005 soient «tripatouillées».
Faisant la genèse de la crise qui secoue la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002, M. Guillaume Soro a fait savoir que la «révolte s'impose comme une nécessité lorsque tout un peuple est menacé». «Marcousis, c'est notre œuvre (...) car il a abouti à un compromis. C'est ce compromis qui a permis la prise en compte de nos revendications, notamment des élections démocratiques ouvertes à tous, l'abrogation de la carte de séjour, la révision de la loi foncière, le processus d'identification», a-t-il dit.
Evoquant les «prétendues» querelles de leadership au sein des nouvelles, M. Soro est resté catégorique : «Il n'y a jamais eu de problème entre nous. Il n'y a pas de dissensions entre le sergent-chef Ibrahim Coulibaly alias IB et moi».
Le secrétaire général des Forces nouvelles a par ailleurs qualifié d'allégations visant à salir son mouvement et d'intoxications les rumeurs selon lesquelles un différend l'opposerait à l'ancien leader estudiantin, Oumar Mariko, qui a indiqué récemment dans la presse avoir reçu des menaces de mort des partisans de Soro, pour sa «sympathie» pour sergent-chef IB.
Guillaume Soro, en visite depuis trois jours au Mali à la tête d'une importante délégation des Forces nouvelles, a été reçu par le chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré. «Nous avons rendu une visite de courtoisie et d'information à notre aîné et grand frère, Amadou Toumani Touré. Nous avons évoqué avec lui des questions fondamentales, notamment les élections de 2005», a-t-il déclaré. M Soro a également dit avoir pris de «sages conseils» auprès du secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, M. Abdou Diouf, qui vient de boucler une visite de quatre jours au Mali

AFP

"Pièces à fournir pour l'identification : Séry Wayoro (Directeur général adjoint de l'ONI) récuse le certificat de nationalité"

«Le certificat de nationalité doit intervenir non pas en amont du processus, mais en aval. Dans la mesure où tous ceux qui se sont déjà enrôlés n'ont pas eu besoin du certificat de nationalité, les autres pourront se faire recenser sans cela».
«Le certificat de nationalité doit intervenir non pas en amont du processus, mais en aval. Dans la mesure où tous ceux qui se sont déjà enrôlés n'ont pas eu besoin du certificat de nationalité, les autres pourront se faire recenser sans cela».
C'est par ces termes que M. Séry Wayoro, Directeur général adjoint de l'Office national d'identification (ONI) a exprimé son opposition à exiger le certificat de nationalité au nombre des pièces à fournir pour l'enrôlement des Ivoiriens. C'était, le mercredi 25 février dernier à la salle des plénières du Conseil économique et social, au cours de l'exposé qu'il a présenté sur le thème : «Projet d'identification de la population» dans le cadre des travaux de la Commission centrale de la Commission électorale indépendante (CEI). Pour lui, seul l'extrait de naissance doit être présenté à l'agent recenseur. Au surplus, «la carte nationale d'identité verte peut venir en appui pour ceux qui en ont».
A la question d'un participant à la rencontre qui a évoqué les fraudes sur les extraits de naissance, le magistrat lui a répondu que l'extrait de naissance fait partie des pièces à fournir pour obtenir un certificat de nationalité. Dès lors, on ne peut pas arguer que le certificat est lui-même fiable.
Poursuivant son exposé, Séry Wayoro a affirmé que le processus d'identification a deux composantes : «l'enrôlement qui permet d'obtenir la base de données sur la population et la numérisation qui fournit la base de données sur l'Etat civil». L'Etat civil de la Côte d'Ivoire a-t-il estimé, doit non seulement être reconstitué à cause des effets de la guerre qui «a détruit 36 % des registres selon nos statistiques», mais aussi à cause d'un certain laxisme qui a prévalu dans l'administration. C'est pourquoi, a-t-il promis, «la numérisation» qui consiste à «saisir sur ordinateur toutes les pages des registres d'Etat civil permettra d'éviter la fraude», a-t-il soutenu.
Par ailleurs, le Directeur général adjoint de l'ONI ne s'est pas empêché de décrier les délits de patronyme dont sont victimes une frange de la population de la part des forces de l'ordre. «Dans ce pays, tout le monde est victime des forces de l'ordre. Les noms ne sont plus des références pour conférer des nationalités à telle ou telle personne. Il faut que les Ivoiriens le comprennent. Il faut que les forces de l'ordre le comprennent».

"Coulibaly Sangafowa (RDR): 'La reprise du processus d'identification comporte des zones d'ombre'" (Interview réalisée par Charles Sanga)

La décision du Conseil des ministres de reprendre le processus d'identification suscite des inquiétudes chez les Républicains. Nous avons interrogé un des responsables chargé de la question. Entretien.

Le Patriote : Le Conseil des ministres a décidé de la reprise du processus d'identification. Quelle réaction avez-vous après les nouveaux textes ?
Coulibaly Mamadou Sangafowa: Je voudrais saluer la décision du gouvernement de reprendre le processus d'identification. Mais, je voudrais dire que le communiqué du gouvernement met en suspens un certain nombre de questions.
Premièrement, il y a certains qui se demandent s'il s'agit de reprendre toute l'opération à zéro. C'est une question que le communiqué du gouvernement n'a pas permis de résoudre. Il y en a qui se demandent si c'est une suite de l'opération. A savoir, s'il faut continuer à se faire enrôler comme on le faisait par le passé. Mon interprétation est toute simple. Vous savez très bien que lorsqu'on est revenu de Marcoussis, cet accord a demandé de suspendre l'opération en attendant la prise de décrets d'application. Donc, à mon avis, c'est la levée de cette suspension qui a été annoncée par le gouvernement. Quant à ce qui concerne la mise en œuvre sur le terrain, il va falloir attendre que la Commission Nationale de l'identification soit installée. Ce qui n'est pas encore le cas. Il va falloir aussi que les décrets d'application de la loi soient mis en œuvre. Ce n'est qu'après toutes ces conditions que, je pense, la SITEL sera mieux orientée pour savoir comment elle va désormais conduire les opérations sur le terrain. En tenant compte des réformes bien sûr.

L. P. : Un programme a été établi et les premières cartes d'identité seront délivrées en juin prochain. Les partenaires du processus sont-ils prêts ?
C.M.S : Il est bon que dès que la Commission sera installée officiellement, qu'elle reçoive l'ONI et la SITEL qui sont les techniciens de l'opération pour que de manière très précise et consensuelle, ils nous disent quels sont les délais dans lesquels ils peuvent être prêts pour les cartes d'identité en vue des élections de 2005. C'est une question majeure. Parce que si l'opération consiste à tenir compte des nouveaux décrets d'application, il y a des implications au plan technique, au plan matériel et humain.

L. P : L'un des contentieux de cette guerre qui a abouti à Marcoussis, c'était la politique d'identification. Avant la guerre, le processus avait été lancé et votre parti y avait dénoncé «un apartheid». A la lueur des nouveaux textes qui sont à votre connaissance, pensez-vous qu'il y a eu changement avec ce que Marcoussis a édicté ?
C.M.S : Je crois que si je me réfère au débat qui a eu lieu au niveau du Conseil des ministres, le projet de décret d'application est pris en compte. Il est clair qu'aujourd'hui, on ne fait plus référence au village pour définir la nationalité des citoyens. C'est le certificat de nationalité seul qui permettra de faire la part des choses entre les nationaux et les non-nationaux. Or, le certificat de nationalité n'est délivré que selon le Code de la nationalité. Le changement qu'il y a est que désormais, la nationalité des Ivoiriens ne sera plus établie à partir du village, parce que cela n'a pas de sens en Droit. La nationalité est une question de droit, donc c'est le certificat de nationalité qui détermine la nationalité des citoyens. Tous ceux qui auront le certificat de nationalité, auront droit à la Carte nationalité d'identité. Cela constitue un changement majeur.

L. P : A ce niveau, il subsiste une question : le Directeur général adjoint de l'ONI, dans un exposé présenté devant la Commission électorale, a dit que pour lui, il s'agit de prendre en compte l'extrait de naissance et non le certificat de nationalité.
C.M.S : Je pense qu'il va falloir qu'on ait des discussions au niveau de la Commission avec l'ONI. On ne peut pas suspendre le processus, le reprendre et faire comme s'il n'y avait pas de raisons qui ont fait qu'il a été suspendu. Le processus a été suspendu parce qu'il y a certains qui considèrent que tant qu'il n'y a pas un certificat de nationalité qui fait la part entre les nationaux et les non-nationaux, c'est une porte ouverte à l'arbitraire. Et puis, comment voulez-vous que la nationalité des gens soit établie par des villageois. Aujourd'hui, si l'ONI dit que le certificat de nationalité n'est pas nécessaire, il va falloir qu'on nous dise à quel moment la part des choses sera faite entre les nationaux et les non-nationaux. Par quels moyens ? Il n'y a pas un autre moyen dans tous les Etats du monde de faire la part entre les nationaux et les non-nationaux que par le certificat de nationalité. Il va falloir qu'au niveau de l'ONI et de la SITEL, ils s'adaptent aux réformes qui ont eu lieu et aux nouveaux décrets d'application.

L. P : Il a été fait cas de fraudes au niveau du certificat de nationalité. C'est cet argument que l'ONI a soulevé.
C.M.S : La fraude existe à tous les niveaux. Sur tous les documents dans le monde entier, il peut avoir des cas de fraude. Mais en général, les gens parlent de fraude au niveau de la carte d'identité verte. Quand on a posé la question à un responsable de l'ONI, de savoir pourquoi il parle de fraude sur la carte d'identité, il a dit que la carte n'est pas frauduleuse, mais que ce sont les documents qui ont servi à l'établir qui ont été frauduleux. C'est-à-dire, le certificat de nationalité et l'extrait de naissance. Ce que les gens ne disent pas, c'est que lorsque vous fournissez ces pièces-là, pour vous délivrer votre carte nationale d'identité, on s'assure auprès du tribunal que votre certificat de nationalité est authentique et on s'assure auprès de la sous-préfecture, de l'administration où vous avez obtenu votre acte de naissance, qu'il est authentique. Sauf à considérer que tous nos juges font du faux. Dans ce cas, c'est tout l'Etat de Côte d'Ivoire qu'il faut revoir. Là, en ce moment, c'est un Etat faux. Mais, ce serait vraiment dommageable de dire que tous les documents administratifs sont faux, que tout ce que les juges ont délivré jusqu'à aujourd'hui sont faux. Pour moi, la CEI à sa mission, c'est de s'occuper des élections. Il est de son droit et de son devoir de s'assurer qu'on aura un listing prêt à temps et de voir au niveau des pièces qui devraient lui permettre de décliner l'identité des électeurs si elles seront prêtes à temps. Je pense que, en ce qui concerne les procédures, la manière dont les cartes seront établies, cela relève de la responsabilité de la Commission nationale de supervision de l'identification qui doit superviser le travail que l'ONI et la SITEL feront.

L. P : La question de l'identification constitue un enjeu politique en Côte d'Ivoire. En tant que responsable politique, quelles sont les dispositions que vous avez prises pour vos militants qui se sont toujours plaint d'être victimes d'exclusion dans l'opération ?
C.M.S : D'abord, je dois dire que le président de notre parti a pris la décision pour créer un Comité de suivi de la politique d'identification que nous avons l'honneur de présider. Dans la perspective de reprendre nos activités en tenant compte des nouvelles réformes, nous sommes en train de nous activer à préparer un séminaire au cours duquel prendront part tous nos représentants locaux pour qu'ils soient bien sensibilisés sur la question de l'identification. Et voir comment on pourra apporter le meilleur encadrement à nos militants pour qu'ils puissent obtenir leurs cartes nationales d'identité. D'ailleurs, à ce sujet, ce week-end, nous allons nous retrouver pour réfléchir profondément sur les moyens de nous organiser par rapport à la nouvelle orientation.

L. P : Avez-vous des stratégies pour contrer les fraudes, les exclusions de vos militants ou bien pour que la loi dont il est question et qui n'est pas encore passée devant le Parlement puisse être rapidement votée afin que le processus démarre réellement ?
C.M.S : Aujourd'hui, le processus peut démarrer sur la base de nouveaux décrets d'application. Maintenant, s'il s'agit de contrer les fraudes, l'une des missions de la Commission nationale de supervision de l'identification, c'est d'essayer de donner des réponses aux cas de fraudes qu'on pourrait détecter. C'est aussi le rôle de l'ONI, de la SITEL de s'organiser pour qu'il n'y ait pas de fraude sur les cartes nationales d'identité. D'ailleurs, je dois vous dire qu'au niveau de la SITEL, les techniques qu'ils ont sont telles qu'à une seule personne on ne peut avoir qu'une seule identité biologique. Mais, la question que la SITEL ne peut pas régler à son seul niveau est de savoir qui sont les nationaux et qui ne le sont pas. Ce n'est pas une question purement technique. Elle a des relents politiques. Je crois que nous devons la régler selon le cadre de la nationalité. Marcoussis a été clair là-dessus. Et nous allons veiller à ce que tous les Ivoiriens qui ont le certificat de nationalité aient une carte nationale d'identité dès lors qu'ils ont plus de 15 ans. A la suite de la Commission nationale de supervision de l'identification, il y aura ce qu'on appelle les comités locaux de supervision de l'identification. J'aimerais donc demander à tous nos militants de commencer à s'organiser. Nous allons leur envoyer des fiches pour qu'ils nous donnent la liste de ceux qui seront susceptibles de nous représenter dans les Commissions locales. Pour que, avec les Commissions, ils puissent voir le travail qui est fait localement par la SITEL et l'ONI pour nous rendre compte afin qu'éventuellement, on puisse en débattre au sein de la Commission centrale.

L. P : L'ONI a fait cas de près de 36 % du fichier administratif qui a été détruit dans certaines zones du fait de la guerre. Avez-vous des propositions à faire à ce niveau ?
C.S.M : Moi, je prends les statistiques avec beaucoup de précautions. C'est vrai qu'il y a certainement eu des fichiers qui ont été détruits, mais je crois que ce qui est prévu, c'est l'audience foraine. L'audience foraine a existé avant la nouvelle opération d'identification initiée par le régime en place. L'audience foraine est faite pour ceux qui n'ont pas de papiers. Donc, on pourrait recourir à l'audience foraine pour que ceux qui ont eu les registres détruits, qui n'ont pas de papiers puissent avoir à nouveau leurs papiers et leur carte nationale d'identité.

02 / 27 / 2004

SOIRINFO, Côte d'Ivoire

"Soro remet tout en cause… 'Nous ne désarmerons pas avant 2005' 'Gbagbo fait de la publicité'" (Tra Bi Charles L.)

Allons-nous vers un autre blocage dans le processus de paix en Côte d'Ivoire, si bien engagé depuis le retour des Forces nouvelles au sein du gouvernement de réconciliation nationale ? Rien n'est moins sûr avec cet autre coup de gueule de Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles et ministre d'Etat, ministre de la Communication. Le leader de l'ex- rébellion, qu'on n'a pas trop entendu ces dernières semaines, a déclaré hier jeudi dans la capitale malienne, Bamako, que son mouvement ne désarmera pas avant des "élections crédibles et transparentes en Côte d'Ivoire", élections prévues pour 2005. "On ne peut pas nous dire de façon péremptoire de donner nos armes. Le désarmement est un processus. Et il doit être concomitant. Il n'y aura de désarmement que quand il y aura des élections démocratiques en Côte d'Ivoire", a affirmé Guillaume Soro, selon l'AFP, lors d'une conférence de presse dans la capitale malienne, remettant ainsi en cause le processus de réconciliation nationale. Le ministre de la communication a même rejeté les récentes déclarations du premier ministre Seydou Diarra, qui s'était rendu le vendredi 20 février dernier à Bouaké, fief des ex-rebelles, où il avait symboliquement remis une arme. « C'est une arme de plus pour nous", a estimé Guillaume Soro, ironisant ainsi sur les déclarations de M. Diarra qui avait annoncé à la même occasion le début du désarmement pour le 8 mars prochain. "Nous n'accepterons jamais des élections tripatouillées, il faut que tout se passe dans la transparence", a-t-il martelé. Selon le secrétaire général des Forces nouvelles, le regroupement concomitant des forces militaires des deux camps, une étape du processus de Démobilisation, Désarmement et Réintégration (DDR), étant le 7ème chapitre des accords de Marcoussis, doit coincider "au moins" avec l'adoption des nouvelles lois sur l'éligibilité, sur le foncier rural et sur le code de nationalité. « Si les accords de Marcoussis sont appliqués, il y aura des élections démocratiques", a poursuivi Guillaume Soro. « Le président Gbagbo fait beaucoup de publicité sur les armes qu'il a, mais nous nous ne souhaitons pas pour le moment en faire sur notre arsenal", a dit le secrétaire du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI). Evoquant sa brouille avec l'ex- putschiste Ibrahahim Coulibaly, alias IB, son compagnon de route de l'ex- rébellion aujourd'hui sous contrôle judiciaire en France, Soro a déclaré : « Il n'y a pas de problème Soro-IB, mais un problème IB-Forces nouvelles », a-t-il dit, avant d'ajouter : "IB nous a demandé de le nommer président des Forces nouvelles, mais après une réunion, nous lui avons conseillé de terminer d'abord avec son dossier judiciaire". Par ailleurs, le secrétaire général des Forces nouvelles a précisé que la transformation de son mouvement en parti politique n'est pas une question d'actualité. Soro a aussi démenti, de façon catégorique du reste, les informations selon lesquelles Dr Oumar Mariko, un leader politique malien, aurait reçu des menaces de mort de la part de dirigeants des FN. "Dr Mariko qui est venu par le passé nous voir à Bouaké, parle beaucoup. Il a pris position pour IB, et il est disqualifié pour faire une quelconque médiation entre responsables des Forces nouvelles", a-t-il précisé au cours de sa longue conférence de presse de Bamako. Au fait, que cherche, depuis un bon moment, le secrétaire général des Forces nouvelles dans ce pays voisin ? Officiellement, la présence au Mali de Guillaume Soro s'explique par le fait qu'il séjourne dans ce pays pour bénéficier des conseils du président Amadou Toumani Touré pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire. Seulement voilà ! Sa sortie bamakoise, loin de favoriser le retour de la paix en Côte d'Ivoire, n'est ni plus ni moins qu'une véritable menace sur le processus de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire. Pour le reste, Guillaume Soro a présenté des excuses pour, dit-il, "toutes les exactions vécues par les Maliens en Côte d'Ivoire à cause de l'Ivoirité". En tout état de cause, le leader de l'ex- rébellion est heureux pour la cause malienne. "Désormais, la carte de séjour est supprimée et il faut que le Malien, le Burkinabé, le Sénégalais... se sentent chez eux en Côte d'Ivoire, et cela, grâce à Marcoussis, nous l'avons obtenu", s'est-il réjoui. Il est bon de savoir qu'au moment même où le leader des Forces nouvelles tenait sa conférence de presse dans la capitale malienne, le sergent Chérif Ousmane, chef des opérations militaires Mpci, visitait à Bouaké des sites prévus pour accueillir le DDR, en compagnie du commandant des Forces de paix françaises en Côte d'Ivoire. En outre, cette sortie de Guillaume Soro sur le désarmement, un véritable pavé jeté dans la mare, intervient à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le déploiement de 6.000 casques bleus dans le pays, aux côtés de 4.000 soldats français et 1400 ouest- africains déjà chargés de contrôler le cessez-le-feu et d'encadrer le DDR. De fait, après le feu vert des Etats-Unis à l'opération de maintien de la paix, le vote de cette résolution semblait déjà acquis. Toutefois, le soudain revirement de Guillaume Soro et du Mpci pourrait, selon des observateurs, peser sur les discussions. Pour sa part, un responsable des Forces nouvelles, interrogé par l'Afp sur cette dernière prise de position de Guillaume Soro, a affirmé que « c'est une stratégie des Forces nouvelles, ça fait partie de notre politique d'ensemble », avant de laisser croire que les propos de Guillaume Soro refléteraient aujourd'hui le sentiment de tous les ex-rebelles

02 / 25 / 2004

LE PATRIOTE, Côte d'Ivoire

"Sortie de crise en Côte d'Ivoire: Marcoussis est la solution du conflit ivoirien, selon Abdou Diouf"

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, en séjour au Mali pour une prise de contacts avec les plus hautes autorités maliennes, a indiqué mardi que les accords de Linas-Marcoussis (France) sont la «solution» à la crise qui divise depuis le 19 septembre 2002 la Côte d'Ivoire. «Nous savons que, comme tout accord, Marcoussis (signé le 24 janvier 2003 entre les forces politiques ivoiriennes) n'est pasparfait. Toutes les parties ivoiriennes doivent accepter l'application de ces accords. C'est dans les compromis, comme disait le président Senghor (ancien président du Sénégal), que l'on peut trouver une solution durable à une crise», a déclaré l'ancien chef de l'Etat sénégalais devant la presse. Souhaitant une rapide «unification» de la Côte d'Ivoire dont la moitié Nord est occupée par les Forces nouvelles, (ex-rébellion),
le secrétaire général de l'OIF a émis le vœu de voir «l'administration s'installer dans le Nord du pays», afin que les «élections générales, programmées pour octobre 2005, se tiennent». M. Diouf est accompagné de l'administrateur général de la Francophonie Roger Dehaybe, de la déléguée aux droits de l'Homme et à la démocratie Christine Dessouches et du représentant permanent de l'OIF à l'Union africaine, Moussa Camara.

02 / 22 / 2004



"Disarmament to start on 8 March, Prime Minister"

The process of disarming government and rebel fighters in Cote d Ivoire will start on 8 March, well before a planned UN peacekeeping force arrives in the country, Prime Minister Seydou Diarra, said.
Diarra made the announcement on Friday while visiting a military base in the rebel capital Bouake in central Cote d Ivoire, which will be used as one of the first three disarmament centres.
The others will be at Yamoussoukro, the official capital of Cote d Ivoire, about one hour s drive south of Bouake in government territory, and at Douakro, a government-held town to the east of Yamoussoukro.
The DDR (disarmament, demobilisation and rehabilitation) process will start on 8 March. All the financial arrangements have been made and the process can start without risk of interruption. Cote d Ivoire is now in a phase of reunification, Diarra said.
The announcement provoked no immediate comment from the rebel movement which has controlled the northern half of Cote d Ivoire since the country plunged into civil war in September 2002.
Many deadlines have come and gone in Cote d Ivoire s 13-month-old peace process without key actions taking place on the promised date.
Many diplomats had only expected the rebels to start handing in their guns once a UN peace-keeping force arrived in the country to supervise the process, but this is unlikely to establish a presence on the ground until April.
The UN Security Council is widely expected to approve a recommendation by UN Secretary General Kofi Annan that 6,240 peacekeeping troops and 350 civilian police be sent to Cote d Ivoire at a meeting on February 27.
The United States said last week it had dropped its earlier objections to the creation of a peacekeeping force to supervise the DDR process and maintain security during presidential elections planned for October 2005.
That effectively cleared the way for its creation and rapid deployment.
The United States, which pays for 27 percent of the cost of all UN peacekeeping forces, had been the only permanent member of the Security Council to oppose the sending of blue helmets to Cote d Ivoire.
Annan has recommended that 1,400 West African peacekeeping troops already stationed in Cote d Ivoire should be incorporated into the UN force, but diplomats do not expect additional troops to arrive until April, with full deployment unlikely until June.
The French government has said that a 4,000-strong French peacekeeping force which has born the brunt of peacekeeping duties in Cote d Ivoire over the past year and a half, would remain in the country, independent of UN control, to provide a rapid reaction force that could act in support of the blue helmets if necessary.
The DDR programme, which was originally due to have started in August last year, has been modelled on plans drawn up by the United Nations Development Programme (UNDP) and will be implemented with financial support from the World Bank and European Union.
One source closely linked to the disarmament programme said the World Bank had lined up a soft loan of US$50 to $60 milllion to support the demobilisation of an estimated 25,000 to 30,000 combatants.
These include about 3,000 child soldiers who signed up to join the rebel forces when they were under 18, the source told IRIN.
The European Union had meanwhile made available 5 million euros (US$6 million) and several other western countries, including Belgium and Japan, had pledged smaller amounts of money on a bilateral basis.
All rebel combatants are due to be disarmed over a period of several months. The extra troops recruited by the government army since the outbreak of hostilities 19 months ago will also be demobilised.
The source said that disarmament would take place in three phases covering different parts of West Africa s most prosperous country.
It would begin at the three centres already prepared in central Cote d Ivoire, with up to 300 combatants being brought in each day.
Combatants who had been civilians before the conflict began would undergo a three to four week screening and demobilisation process, during which their photo, fingerprints and vital information about them would be recorded on a computer database.
They would then be sent home with a special ID card entitling them to rehabilitation benefits and a resettlement allowance of 500,000 CFA (US$900), payable in six equal monthly instalments.
The source close to the DDR process said all those demobilised would qualify for special support to complete their education or undertake professional training over the next one to two years. Some would also receive small grants and loans to help them set up their own business.
However, the source said the 800 or so rebel fighters who had previously been part of the police of armed forces, would be sent directly from the disarmament camps for reintegration into the government security forces.
Once the first phase of disarmament is completed in central Cote d Ivoire, the second phase is due to get under way in the volatile west of the country and the relatively calm east. The source said combatants stationed there would be invited to hand in their weapons at new centres to be established in those regions.
The third and final phase of disarmament would take place later this year in the extreme south and extreme north of the country, he added.
All the weapons surrendered by combatants will be registered and guarded at special arsenals in the demobilisation centres by the French and West African troops stationed there and later by the UN force which is due to take over responsibility for supervising the disarmament process.
A question mark remains however over what will happen to several thousand Liberians who fought in unofficial militias for both the government and rebel forces. Most of them have since returned to Liberia. But they may well be tempted to cross back into Cote d Ivoire to disarm, since the financial package on offer is three times more than the US$300 being offered by the UN peacekeeping force in Liberia.
Another unresolved issue is what, if any, compensation and training will be available for members of the Young Patriot militia-style youth groups that were formed to support President Laurent Gbagbo.
These groups, which frequently staged rowdy demonstrations in Abidjan and took part in the persecution of immigrants from other West African countries, often claimed to have access to weapons.
Alain Donwahi, the chairman of the government s National Commission for Disarmament Demobilisation and Rehabilitation, which is overseeing the DDR process, said recently that the Young Patriots, many of whom are unemployed, were not the responsibility of his organisation and would be taken care of in other ways.

02 / 19 / 2004

"#"IRIN

"Deployment of peacekeepers not yet approved - US ambassador to UN says"

The US government has dropped its opposition to the deployment of United Nations peacekeeping troops to Cote d'Ivoire and hopes that Congress will now vote in favour of the move, John Negroponte, the US Ambassador to the United Nations has said.
Negroponte said in New York on Wednesday that the US government notified Congress last week that it now favoured a UN plan to send more than 6,000 peacekeeping troops to Cote d'Ivoire.
The ambassador said he was hopeful that Congress would vote on the issue by the end of February.
The UN Security Council is expected to vote on the dispatch of a peacekeeping force to Cote d'Ivoire on 27 February when the present mandate of the small UN military observer mission in the country expires.
Negotponte stressed that US legislators still had to signal their approval of the peacekeeping force before the Bush administration could vote for it in the UN Security Council.
"Let me just clarify.....some of the stories suggested that we'd already approved this mission, and what I told you yesterday....was that we have sent a notification to Congress," Negroponte said.
"And until we have cleared that process and completed the notification, then and only then, will we be in a position to vote in favour of the peacekeeping mission," Negroponte added. "We're certainly hopeful to be able to do that."
A source at the US mission to the United Nations in New York told IRIN on Thursday said that the Bush Administration had recommended to Congress that the United Nations send in a force at the full strength of 6,240 men recommended by UN Secretary- General Kofi Annan.
"After 15 days, assuming there is no Congressional opposition to the proposed PKO [peacekeeping operation], the Administration can then support a UN Security Council resolution establishing the PKO," the official noted.
Congressional approval is important because Washington foots 27 percent of the bill for all UN peacekeeping operation and the president relies on congressional approval for expenditure.
Negroponte did not say how many troops Washington would like to see in the proposed peacekeeping force, whose mission would be to oversee the disarmament of rebels occupying the north of Cote d'Ivoire and guarantee security during the run-up to elections planned for October 2005.
But he said: "We felt that the proposals put forward by the Department of Peacekeeping Operations made sense to us in terms of the kinds of new duties that would be undertaken by a peacekeeping mission".
Other members of the Security Council have supported for sometime the dispatch of a UN peacekeeping force to Cote d'Ivoire to shore up a year-old peace agreement which President Laurent Gbagbo has been slow to implement in full.
The UN force would absorb some 1,400 West African peacekeeping troops already deployed in Cote d'Ivoire, which plunged into civil war in September 2002.
But the UN peacekeepers would not incorporate the 4,000-strong French peacekeeping force, which currently maintains security along the frontline that has divided the country in two.
According to the proposals put forward by Annan in January, the French would simply provide an independently commanded rapid reaction force which could be used to support the blue helmets.
Welcoming the US change of heart, French Foreign Minister Dominique de Villepin told the French newspaper Le Figaro: "The blockage has been lifted since the US has agreed to the setting up of a peacekeeping mission of 6,000 men."
De Villepin added: "In Cote d'Ivoire we are now entering a new phase with the presence of a UN force to conduct disarmament and elections. The UN has the know-how, experience and legitimacy to help Cote d'Ivoire come out definitively of the period of violence and tension it has experience these last months."

02 / 18 / 2004

"#"IRIN

"Two Burkinabe killed in latest ethnic clashes in west"

Two Burkinabe immigrants have been killed and at least seven others have been seriously wounded in machete attacks by youths of the local Guere tribe in the government-controlled town of Duekoue in western Cote d'Ivoire, hospital and police officials said on Wednesday.
The attacks occurred on Tuesday and early on Wednesday morning despite the presence of French peacekeeping troops in the small town 500 km northwest of the commercial capital Abidjan.
These assaults represent the latest in a series of bloody clashes between Guere tribesmen and settlers from Burkina Faso, Mali and other parts of Cote d'Ivoire. They were triggered by the outbreak of civil war in September 2003.
A ceasefire between rebels occupying the north of Cote d'Ivoire and forces loyal to President Laurent Gbagbo has held firm along the frontline since May last year, but sporadic outbreaks of ethnic violence between armed civilians have continued to spill blood regularly in the "Wild West."
Dr Richard Kore, the head surgeon at Duekoue hospital, told IRIN by telephone that eight Burkinabe with machete wounds to the head had been admitted to hospital following the first attack on Tuesday and one of them had subsequently died of his injuries. Another Burkinabe had been found dead with his throat sliced open in the early hours of Wednesday morning, he added.
An officer of the paramilitary gendarmerie in Duekoue told IRIN that 12 people had been hurt in Tuesday's attack, of whom eight had required hospital treatment. The prefect of Duekoue said 11 people had been injured, all of them Burkinabe.
Colonel Bruno Misset, the spokesman of the 4,000-strong French peacekeeping force in Cote d'Ivoire, said: "It was an ethnic clash between Gueres and Burkinabes. Some (Guere) youths said they recognised a Burkinabe who had taken part in attacks near Guiglo (32 km to the southeast)."
Immigrants from other West African countries comprised 30 percent of Cote d'Ivoire's 16 million population before the outbreak of civil war, but about half a million half have fled back to Burkina Faso, Guinea and Mali since the conflict began to avoid persecution in the government-held south of the country.
Duekoue is close to the frontline with the rebel-held north and ethnic tension there has been aggravated by land disputes. Many of the immigrants established cocoa and coffee plantations but never received formal title to their land from which several Guere communities are now trying to expel them.
At least 35 people, mainly Burkinabe, were killed in a series of ethnic clashes in villages near Bangolo, just to the north of Duekoue, in late December and early January.
The latest killings took place as the UN special rapporteur on racism, racial discrimination and xenophobia, Doudou Diene, was touring Cote d'Ivoire to investigate persistent reports of ethnic persecution in the country. He was due to conclude his 12-day visit on Friday.

02 / 11 / 2004

"#"IRIN

"UN envoy slams fear and lack of responsibility in media"

A UN human rights official has warned that fear, intimidation and a lack of editorial responsibility in the media were hampering "the free circulation of balanced opinions and ideas" in Cote d'Ivoire.
Ambeyi Ligabo, the Special Rapporteur of the UN Commission on Human Rights, made this observation in on Monday a preliminary statement following a visit to the war-torn country from 29 January to 5 February."
"There is a pressing need to discuss freely the future of this country wihout falling again into the nightmare of civil war," he stressed.
Besides criticising the shortcomings of the local media, Ligabo condemned the widespread harassment of civilians by the security forces at numerous checkpoints since Cote d'Ivoire plunged into civil war in September 2002.
"There is a deep sense of uncertainty and fear because of the overwhelming presence of military forces and police check points which often harass and extort money from ordinary citizens for no reaon," he said.
"This is an additional negative element impinging on the right to freedom of expression and negates the efforts towards reconciliation and peace."
As Ligabo published his preliminary findings, another UN senior official was visiting Cote d'Ivoire to investigate ethnic conflicts thrown up by the civil war.
Doudou Diene, a UN special rapporteur on contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance, arrived in Abidjan on Monday. He was due to spend 12 days visiting both government and rebel-held parts of the country
Ethnic conflicts, often related to land disputes, have continued to cause sporadic violence despite the declaration of a ceasefire in the civil war in May last year. They have also resulted in the upheaval of entire rural communities.
Relief workers estimate that several hundred people have been killed in ethnic clashes since the conflict began, mainly in the volatile west of Cote d'Ivoire.
The persecution of immigrants from other West African countries in the government-held south has meanwhile persuaded about 500,000 to flee back to Burkina Faso, Mali and Guinea.
But Ligabo, who will publish his full report on March 15, said: "I strongly believe there is hope for a better future."
The special rapporteur on human rights said there was "a vital need for professional training and financial investments in the press and media industry."
In particular he called for the replacement of television and radio stations destroyed in the fighting between forces loyal to President Laurent Gbagbo and rebels who occupy the north of the country.
Ligabo highlighted the lack of an effective mechanism to ensure "responsibility and discipline among newspaper publishers and editors."
He urged the Ivorian government to set up a National Human Rights Commission and Press Commission as a first step towards obliging the local media to "operate in a more organised and responsible manner."
Ligabo also urged the government to seek the assitance of the United Nations and specialised international organisations in making the local media become more professional and balanced in its coverage.
Although Cote d'Ivoire has more than a dozen privately owned newspapers, many of them are closely linked to political factions.
Several are noted for the vitriolic nature of their propaganda and their scant regard for balance in the reporting of news and the discussion of ideas.
Ligabo said life for independent journalists and those linked to the opposition was very difficult. He noted that many had suffered both physical and verbal attacks.
In October last year a policeman shot dead Jean Helene, a reporter of Radio France Internationale. The policeman was subsequently convicted of murder and jailed for 17 years.
But Ligabo noted that much more recently during his own visit to Cote d'Ivoire three journalists of the opposition newspaper Le Patriote, which is sympathetic to the rebel movement, had been beaten up by officials while covering a presidential visit to the official capital Yamoussoukro.
"I firmly invite the government to bring this kind of incidents to an end," he said.
Several newspapers and one radio station perceived as being sympathetic to the opposition have been attacked and ransacked since the civil war began and many journalists have received death threats.
Towards the end of last year, members of militia-style pro-Gbagbo youth groups, seized and burned newspapers regarded as hostile to the president and attempted to prevent their distribution for several weeks.
Meanwhile, in the rebel-controlled north of the country, the circulation of newspapers printed in Abidjan is heavily restricted and local radio and television stations remain under the tight control of the rebel authorities.

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