| Rapports
sur les relations éthniques /
Reports on Ethnic Relations |
|
|
The
following section is consisted of part, full or summaries of
articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines
diverses (journaux,bulletins, etc..).
02
/ 27 / 2004
LE PATRIOTE N° 1345, Côte
d'Ivoire
"Soro Guillaume se braque
à Bamako: Pas de désarmement avant 2005"
Le
secrétaire général des Forces nouvelles (ex-rébellion
ivoirienne) et ministre d'Etat ivoirien chargé de la Communication,
M. Guillaume Soro, a fait part, jeudi à Bamako, de son
refus de désarmer ses combattants «sans l'organisation
d'élections générales» en Côte
d'Ivoire.
«Le désarmement des combattants des Forces nouvelles
est conditionné à l'organisation, en 2005, d'élections
libres et transparentes», a laissé entendre M. Soro,
au cours d'une conférence de presse, rappelant que la «question
du désarmement se situe au 7ème chapitre, sur huit,
des accords de Marcousis».
Le premier responsable des ex-rebelles ivoiriens a également
rappelé la nécessité de réformes politiques,
ajoutant que nul n'acceptera que les élections de 2005
soient «tripatouillées».
Faisant la genèse de la crise qui secoue la Côte
d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002, M. Guillaume Soro a fait
savoir que la «révolte s'impose comme une nécessité
lorsque tout un peuple est menacé». «Marcousis,
c'est notre œuvre (...) car il a abouti à un compromis.
C'est ce compromis qui a permis la prise en compte de nos revendications,
notamment des élections démocratiques ouvertes à
tous, l'abrogation de la carte de séjour, la révision
de la loi foncière, le processus d'identification»,
a-t-il dit.
Evoquant les «prétendues» querelles de leadership
au sein des nouvelles, M. Soro est resté catégorique
: «Il n'y a jamais eu de problème entre nous. Il
n'y a pas de dissensions entre le sergent-chef Ibrahim Coulibaly
alias IB et moi».
Le secrétaire général des Forces nouvelles
a par ailleurs qualifié d'allégations visant à
salir son mouvement et d'intoxications les rumeurs selon lesquelles
un différend l'opposerait à l'ancien leader estudiantin,
Oumar Mariko, qui a indiqué récemment dans la presse
avoir reçu des menaces de mort des partisans de Soro, pour
sa «sympathie» pour sergent-chef IB.
Guillaume Soro, en visite depuis trois jours au Mali à
la tête d'une importante délégation des Forces
nouvelles, a été reçu par le chef de l'Etat
malien Amadou Toumani Touré. «Nous avons rendu une
visite de courtoisie et d'information à notre aîné
et grand frère, Amadou Toumani Touré. Nous avons
évoqué avec lui des questions fondamentales, notamment
les élections de 2005», a-t-il déclaré.
M Soro a également dit avoir pris de «sages conseils»
auprès du secrétaire général de l'Organisation
internationale de la Francophonie, M. Abdou Diouf, qui vient de
boucler une visite de quatre jours au Mali
AFP
"Pièces à
fournir pour l'identification : Séry Wayoro (Directeur
général adjoint de l'ONI) récuse le certificat
de nationalité"
«Le
certificat de nationalité doit intervenir non pas en amont
du processus, mais en aval. Dans la mesure où tous ceux
qui se sont déjà enrôlés n'ont pas
eu besoin du certificat de nationalité, les autres pourront
se faire recenser sans cela».
«Le certificat de nationalité doit intervenir non
pas en amont du processus, mais en aval. Dans la mesure où
tous ceux qui se sont déjà enrôlés
n'ont pas eu besoin du certificat de nationalité, les autres
pourront se faire recenser sans cela».
C'est par ces termes que M. Séry Wayoro, Directeur général
adjoint de l'Office national d'identification (ONI) a exprimé
son opposition à exiger le certificat de nationalité
au nombre des pièces à fournir pour l'enrôlement
des Ivoiriens. C'était, le mercredi 25 février dernier
à la salle des plénières du Conseil économique
et social, au cours de l'exposé qu'il a présenté
sur le thème : «Projet d'identification de la population»
dans le cadre des travaux de la Commission centrale de la Commission
électorale indépendante (CEI). Pour lui, seul l'extrait
de naissance doit être présenté à l'agent
recenseur. Au surplus, «la carte nationale d'identité
verte peut venir en appui pour ceux qui en ont».
A la question d'un participant à la rencontre qui a évoqué
les fraudes sur les extraits de naissance, le magistrat lui a
répondu que l'extrait de naissance fait partie des pièces
à fournir pour obtenir un certificat de nationalité.
Dès lors, on ne peut pas arguer que le certificat est lui-même
fiable.
Poursuivant son exposé, Séry Wayoro a affirmé
que le processus d'identification a deux composantes : «l'enrôlement
qui permet d'obtenir la base de données sur la population
et la numérisation qui fournit la base de données
sur l'Etat civil». L'Etat civil de la Côte d'Ivoire
a-t-il estimé, doit non seulement être reconstitué
à cause des effets de la guerre qui «a détruit
36 % des registres selon nos statistiques», mais aussi à
cause d'un certain laxisme qui a prévalu dans l'administration.
C'est pourquoi, a-t-il promis, «la numérisation»
qui consiste à «saisir sur ordinateur toutes les
pages des registres d'Etat civil permettra d'éviter la
fraude», a-t-il soutenu.
Par ailleurs, le Directeur général adjoint de l'ONI
ne s'est pas empêché de décrier les délits
de patronyme dont sont victimes une frange de la population de
la part des forces de l'ordre. «Dans ce pays, tout le monde
est victime des forces de l'ordre. Les noms ne sont plus des références
pour conférer des nationalités à telle ou
telle personne. Il faut que les Ivoiriens le comprennent. Il faut
que les forces de l'ordre le comprennent».
"Coulibaly Sangafowa (RDR):
'La reprise du processus d'identification comporte des zones d'ombre'"
(Interview réalisée
par Charles Sanga)
La
décision du Conseil des ministres de reprendre le processus
d'identification suscite des inquiétudes chez les Républicains.
Nous avons interrogé un des responsables chargé
de la question. Entretien.
Le
Patriote : Le Conseil des ministres a décidé de
la reprise du processus d'identification. Quelle réaction
avez-vous après les nouveaux textes ?
Coulibaly Mamadou Sangafowa: Je voudrais saluer la décision
du gouvernement de reprendre le processus d'identification. Mais,
je voudrais dire que le communiqué du gouvernement met
en suspens un certain nombre de questions.
Premièrement, il y a certains qui se demandent s'il s'agit
de reprendre toute l'opération à zéro. C'est
une question que le communiqué du gouvernement n'a pas
permis de résoudre. Il y en a qui se demandent si c'est
une suite de l'opération. A savoir, s'il faut continuer
à se faire enrôler comme on le faisait par le passé.
Mon interprétation est toute simple. Vous savez très
bien que lorsqu'on est revenu de Marcoussis, cet accord a demandé
de suspendre l'opération en attendant la prise de décrets
d'application. Donc, à mon avis, c'est la levée
de cette suspension qui a été annoncée par
le gouvernement. Quant à ce qui concerne la mise en œuvre
sur le terrain, il va falloir attendre que la Commission Nationale
de l'identification soit installée. Ce qui n'est pas encore
le cas. Il va falloir aussi que les décrets d'application
de la loi soient mis en œuvre. Ce n'est qu'après toutes
ces conditions que, je pense, la SITEL sera mieux orientée
pour savoir comment elle va désormais conduire les opérations
sur le terrain. En tenant compte des réformes bien sûr.
L.
P. : Un programme a été établi et les premières
cartes d'identité seront délivrées en juin
prochain. Les partenaires du processus sont-ils prêts ?
C.M.S : Il est bon que dès que la Commission sera installée
officiellement, qu'elle reçoive l'ONI et la SITEL qui sont
les techniciens de l'opération pour que de manière
très précise et consensuelle, ils nous disent quels
sont les délais dans lesquels ils peuvent être prêts
pour les cartes d'identité en vue des élections
de 2005. C'est une question majeure. Parce que si l'opération
consiste à tenir compte des nouveaux décrets d'application,
il y a des implications au plan technique, au plan matériel
et humain.
L.
P : L'un des contentieux de cette guerre qui a abouti à
Marcoussis, c'était la politique d'identification. Avant
la guerre, le processus avait été lancé et
votre parti y avait dénoncé «un apartheid».
A la lueur des nouveaux textes qui sont à votre connaissance,
pensez-vous qu'il y a eu changement avec ce que Marcoussis a édicté
?
C.M.S : Je crois que si je me réfère au débat
qui a eu lieu au niveau du Conseil des ministres, le projet de
décret d'application est pris en compte. Il est clair qu'aujourd'hui,
on ne fait plus référence au village pour définir
la nationalité des citoyens. C'est le certificat de nationalité
seul qui permettra de faire la part des choses entre les nationaux
et les non-nationaux. Or, le certificat de nationalité
n'est délivré que selon le Code de la nationalité.
Le changement qu'il y a est que désormais, la nationalité
des Ivoiriens ne sera plus établie à partir du village,
parce que cela n'a pas de sens en Droit. La nationalité
est une question de droit, donc c'est le certificat de nationalité
qui détermine la nationalité des citoyens. Tous
ceux qui auront le certificat de nationalité, auront droit
à la Carte nationalité d'identité. Cela constitue
un changement majeur.
L.
P : A ce niveau, il subsiste une question : le Directeur général
adjoint de l'ONI, dans un exposé présenté
devant la Commission électorale, a dit que pour lui, il
s'agit de prendre en compte l'extrait de naissance et non le certificat
de nationalité.
C.M.S : Je pense qu'il va falloir qu'on ait des discussions au
niveau de la Commission avec l'ONI. On ne peut pas suspendre le
processus, le reprendre et faire comme s'il n'y avait pas de raisons
qui ont fait qu'il a été suspendu. Le processus
a été suspendu parce qu'il y a certains qui considèrent
que tant qu'il n'y a pas un certificat de nationalité qui
fait la part entre les nationaux et les non-nationaux, c'est une
porte ouverte à l'arbitraire. Et puis, comment voulez-vous
que la nationalité des gens soit établie par des
villageois. Aujourd'hui, si l'ONI dit que le certificat de nationalité
n'est pas nécessaire, il va falloir qu'on nous dise à
quel moment la part des choses sera faite entre les nationaux
et les non-nationaux. Par quels moyens ? Il n'y a pas un autre
moyen dans tous les Etats du monde de faire la part entre les
nationaux et les non-nationaux que par le certificat de nationalité.
Il va falloir qu'au niveau de l'ONI et de la SITEL, ils s'adaptent
aux réformes qui ont eu lieu et aux nouveaux décrets
d'application.
L.
P : Il a été fait cas de fraudes au niveau du certificat
de nationalité. C'est cet argument que l'ONI a soulevé.
C.M.S : La fraude existe à tous les niveaux. Sur tous les
documents dans le monde entier, il peut avoir des cas de fraude.
Mais en général, les gens parlent de fraude au niveau
de la carte d'identité verte. Quand on a posé la
question à un responsable de l'ONI, de savoir pourquoi
il parle de fraude sur la carte d'identité, il a dit que
la carte n'est pas frauduleuse, mais que ce sont les documents
qui ont servi à l'établir qui ont été
frauduleux. C'est-à-dire, le certificat de nationalité
et l'extrait de naissance. Ce que les gens ne disent pas, c'est
que lorsque vous fournissez ces pièces-là, pour
vous délivrer votre carte nationale d'identité,
on s'assure auprès du tribunal que votre certificat de
nationalité est authentique et on s'assure auprès
de la sous-préfecture, de l'administration où vous
avez obtenu votre acte de naissance, qu'il est authentique. Sauf
à considérer que tous nos juges font du faux. Dans
ce cas, c'est tout l'Etat de Côte d'Ivoire qu'il faut revoir.
Là, en ce moment, c'est un Etat faux. Mais, ce serait vraiment
dommageable de dire que tous les documents administratifs sont
faux, que tout ce que les juges ont délivré jusqu'à
aujourd'hui sont faux. Pour moi, la CEI à sa mission, c'est
de s'occuper des élections. Il est de son droit et de son
devoir de s'assurer qu'on aura un listing prêt à
temps et de voir au niveau des pièces qui devraient lui
permettre de décliner l'identité des électeurs
si elles seront prêtes à temps. Je pense que, en
ce qui concerne les procédures, la manière dont
les cartes seront établies, cela relève de la responsabilité
de la Commission nationale de supervision de l'identification
qui doit superviser le travail que l'ONI et la SITEL feront.
L.
P : La question de l'identification constitue un enjeu politique
en Côte d'Ivoire. En tant que responsable politique, quelles
sont les dispositions que vous avez prises pour vos militants
qui se sont toujours plaint d'être victimes d'exclusion
dans l'opération ?
C.M.S : D'abord, je dois dire que le président de notre
parti a pris la décision pour créer un Comité
de suivi de la politique d'identification que nous avons l'honneur
de présider. Dans la perspective de reprendre nos activités
en tenant compte des nouvelles réformes, nous sommes en
train de nous activer à préparer un séminaire
au cours duquel prendront part tous nos représentants locaux
pour qu'ils soient bien sensibilisés sur la question de
l'identification. Et voir comment on pourra apporter le meilleur
encadrement à nos militants pour qu'ils puissent obtenir
leurs cartes nationales d'identité. D'ailleurs, à
ce sujet, ce week-end, nous allons nous retrouver pour réfléchir
profondément sur les moyens de nous organiser par rapport
à la nouvelle orientation.
L.
P : Avez-vous des stratégies pour contrer les fraudes,
les exclusions de vos militants ou bien pour que la loi dont il
est question et qui n'est pas encore passée devant le Parlement
puisse être rapidement votée afin que le processus
démarre réellement ?
C.M.S : Aujourd'hui, le processus peut démarrer sur la
base de nouveaux décrets d'application. Maintenant, s'il
s'agit de contrer les fraudes, l'une des missions de la Commission
nationale de supervision de l'identification, c'est d'essayer
de donner des réponses aux cas de fraudes qu'on pourrait
détecter. C'est aussi le rôle de l'ONI, de la SITEL
de s'organiser pour qu'il n'y ait pas de fraude sur les cartes
nationales d'identité. D'ailleurs, je dois vous dire qu'au
niveau de la SITEL, les techniques qu'ils ont sont telles qu'à
une seule personne on ne peut avoir qu'une seule identité
biologique. Mais, la question que la SITEL ne peut pas régler
à son seul niveau est de savoir qui sont les nationaux
et qui ne le sont pas. Ce n'est pas une question purement technique.
Elle a des relents politiques. Je crois que nous devons la régler
selon le cadre de la nationalité. Marcoussis a été
clair là-dessus. Et nous allons veiller à ce que
tous les Ivoiriens qui ont le certificat de nationalité
aient une carte nationale d'identité dès lors qu'ils
ont plus de 15 ans. A la suite de la Commission nationale de supervision
de l'identification, il y aura ce qu'on appelle les comités
locaux de supervision de l'identification. J'aimerais donc demander
à tous nos militants de commencer à s'organiser.
Nous allons leur envoyer des fiches pour qu'ils nous donnent la
liste de ceux qui seront susceptibles de nous représenter
dans les Commissions locales. Pour que, avec les Commissions,
ils puissent voir le travail qui est fait localement par la SITEL
et l'ONI pour nous rendre compte afin qu'éventuellement,
on puisse en débattre au sein de la Commission centrale.
L. P : L'ONI a fait cas de près de 36 % du fichier administratif
qui a été détruit dans certaines zones du
fait de la guerre. Avez-vous des propositions à faire à
ce niveau ?
C.S.M : Moi, je prends les statistiques avec beaucoup de précautions.
C'est vrai qu'il y a certainement eu des fichiers qui ont été
détruits, mais je crois que ce qui est prévu, c'est
l'audience foraine. L'audience foraine a existé avant la
nouvelle opération d'identification initiée par
le régime en place. L'audience foraine est faite pour ceux
qui n'ont pas de papiers. Donc, on pourrait recourir à
l'audience foraine pour que ceux qui ont eu les registres détruits,
qui n'ont pas de papiers puissent avoir à nouveau leurs
papiers et leur carte nationale d'identité.
02
/ 27 / 2004
SOIRINFO, Côte d'Ivoire
"Soro remet tout en cause… 'Nous
ne désarmerons pas avant 2005' 'Gbagbo fait de la publicité'"
(Tra Bi Charles L.)
Allons-nous vers un autre blocage dans le processus de paix en
Côte d'Ivoire, si bien engagé depuis le retour des
Forces nouvelles au sein du gouvernement de réconciliation
nationale ? Rien n'est moins sûr avec cet autre coup de
gueule de Guillaume Soro, secrétaire général
des Forces nouvelles et ministre d'Etat, ministre de la Communication.
Le leader de l'ex- rébellion, qu'on n'a pas trop entendu
ces dernières semaines, a déclaré hier jeudi
dans la capitale malienne, Bamako, que son mouvement ne désarmera
pas avant des "élections crédibles et transparentes
en Côte d'Ivoire", élections prévues
pour 2005. "On ne peut pas nous dire de façon péremptoire
de donner nos armes. Le désarmement est un processus. Et
il doit être concomitant. Il n'y aura de désarmement
que quand il y aura des élections démocratiques
en Côte d'Ivoire", a affirmé Guillaume Soro,
selon l'AFP, lors d'une conférence de presse dans la capitale
malienne, remettant ainsi en cause le processus de réconciliation
nationale. Le ministre de la communication a même rejeté
les récentes déclarations du premier ministre Seydou
Diarra, qui s'était rendu le vendredi 20 février
dernier à Bouaké, fief des ex-rebelles, où
il avait symboliquement remis une arme. « C'est une arme
de plus pour nous", a estimé Guillaume Soro, ironisant
ainsi sur les déclarations de M. Diarra qui avait annoncé
à la même occasion le début du désarmement
pour le 8 mars prochain. "Nous n'accepterons jamais des élections
tripatouillées, il faut que tout se passe dans la transparence",
a-t-il martelé. Selon le secrétaire général
des Forces nouvelles, le regroupement concomitant des forces militaires
des deux camps, une étape du processus de Démobilisation,
Désarmement et Réintégration (DDR), étant
le 7ème chapitre des accords de Marcoussis, doit coincider
"au moins" avec l'adoption des nouvelles lois sur l'éligibilité,
sur le foncier rural et sur le code de nationalité. «
Si les accords de Marcoussis sont appliqués, il y aura
des élections démocratiques", a poursuivi Guillaume
Soro. « Le président Gbagbo fait beaucoup de publicité
sur les armes qu'il a, mais nous nous ne souhaitons pas pour le
moment en faire sur notre arsenal", a dit le secrétaire
du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI). Evoquant
sa brouille avec l'ex- putschiste Ibrahahim Coulibaly, alias IB,
son compagnon de route de l'ex- rébellion aujourd'hui sous
contrôle judiciaire en France, Soro a déclaré
: « Il n'y a pas de problème Soro-IB, mais un problème
IB-Forces nouvelles », a-t-il dit, avant d'ajouter : "IB
nous a demandé de le nommer président des Forces
nouvelles, mais après une réunion, nous lui avons
conseillé de terminer d'abord avec son dossier judiciaire".
Par ailleurs, le secrétaire général des Forces
nouvelles a précisé que la transformation de son
mouvement en parti politique n'est pas une question d'actualité.
Soro a aussi démenti, de façon catégorique
du reste, les informations selon lesquelles Dr Oumar Mariko, un
leader politique malien, aurait reçu des menaces de mort
de la part de dirigeants des FN. "Dr Mariko qui est venu
par le passé nous voir à Bouaké, parle beaucoup.
Il a pris position pour IB, et il est disqualifié pour
faire une quelconque médiation entre responsables des Forces
nouvelles", a-t-il précisé au cours de sa longue
conférence de presse de Bamako. Au fait, que cherche, depuis
un bon moment, le secrétaire général des
Forces nouvelles dans ce pays voisin ? Officiellement, la présence
au Mali de Guillaume Soro s'explique par le fait qu'il séjourne
dans ce pays pour bénéficier des conseils du président
Amadou Toumani Touré pour le retour de la paix en Côte
d'Ivoire. Seulement voilà ! Sa sortie bamakoise, loin de
favoriser le retour de la paix en Côte d'Ivoire, n'est ni
plus ni moins qu'une véritable menace sur le processus
de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire. Pour
le reste, Guillaume Soro a présenté des excuses
pour, dit-il, "toutes les exactions vécues par les
Maliens en Côte d'Ivoire à cause de l'Ivoirité".
En tout état de cause, le leader de l'ex- rébellion
est heureux pour la cause malienne. "Désormais, la
carte de séjour est supprimée et il faut que le
Malien, le Burkinabé, le Sénégalais... se
sentent chez eux en Côte d'Ivoire, et cela, grâce
à Marcoussis, nous l'avons obtenu", s'est-il réjoui.
Il est bon de savoir qu'au moment même où le leader
des Forces nouvelles tenait sa conférence de presse dans
la capitale malienne, le sergent Chérif Ousmane, chef des
opérations militaires Mpci, visitait à Bouaké
des sites prévus pour accueillir le DDR, en compagnie du
commandant des Forces de paix françaises en Côte
d'Ivoire. En outre, cette sortie de Guillaume Soro sur le désarmement,
un véritable pavé jeté dans la mare, intervient
à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité
des Nations unies sur le déploiement de 6.000 casques bleus
dans le pays, aux côtés de 4.000 soldats français
et 1400 ouest- africains déjà chargés de
contrôler le cessez-le-feu et d'encadrer le DDR. De fait,
après le feu vert des Etats-Unis à l'opération
de maintien de la paix, le vote de cette résolution semblait
déjà acquis. Toutefois, le soudain revirement de
Guillaume Soro et du Mpci pourrait, selon des observateurs, peser
sur les discussions. Pour sa part, un responsable des Forces nouvelles,
interrogé par l'Afp sur cette dernière prise de
position de Guillaume Soro, a affirmé que « c'est
une stratégie des Forces nouvelles, ça fait partie
de notre politique d'ensemble », avant de laisser croire
que les propos de Guillaume Soro refléteraient aujourd'hui
le sentiment de tous les ex-rebelles
02 / 25 / 2004
LE PATRIOTE, Côte d'Ivoire
"Sortie de crise en Côte
d'Ivoire: Marcoussis est la solution du conflit ivoirien, selon
Abdou Diouf"
Le
secrétaire général de l'Organisation internationale
de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, en séjour au Mali
pour une prise de contacts avec les plus hautes autorités
maliennes, a indiqué mardi que les accords de Linas-Marcoussis
(France) sont la «solution» à la crise qui
divise depuis le 19 septembre 2002 la Côte d'Ivoire. «Nous
savons que, comme tout accord, Marcoussis (signé le 24
janvier 2003 entre les forces politiques ivoiriennes) n'est pasparfait.
Toutes les parties ivoiriennes doivent accepter l'application
de ces accords. C'est dans les compromis, comme disait le président
Senghor (ancien président du Sénégal), que
l'on peut trouver une solution durable à une crise»,
a déclaré l'ancien chef de l'Etat sénégalais
devant la presse. Souhaitant une rapide «unification»
de la Côte d'Ivoire dont la moitié Nord est occupée
par les Forces nouvelles, (ex-rébellion),
le secrétaire général de l'OIF a émis
le vœu de voir «l'administration s'installer dans le
Nord du pays», afin que les «élections générales,
programmées pour octobre 2005, se tiennent». M. Diouf
est accompagné de l'administrateur général
de la Francophonie Roger Dehaybe, de la déléguée
aux droits de l'Homme et à la démocratie Christine
Dessouches et du représentant permanent de l'OIF à
l'Union africaine, Moussa Camara.
02 / 22 / 2004
"Disarmament to start on 8 March, Prime
Minister"
The process of disarming government and rebel fighters in Cote
d Ivoire will start on 8 March, well before a planned UN peacekeeping
force arrives in the country, Prime Minister Seydou Diarra, said.
Diarra made the announcement on Friday while visiting a military
base in the rebel capital Bouake in central Cote d Ivoire, which
will be used as one of the first three disarmament centres.
The others will be at Yamoussoukro, the official capital of Cote
d Ivoire, about one hour s drive south of Bouake in government
territory, and at Douakro, a government-held town to the east
of Yamoussoukro.
The DDR (disarmament, demobilisation and rehabilitation) process
will start on 8 March. All the financial arrangements have been
made and the process can start without risk of interruption. Cote
d Ivoire is now in a phase of reunification, Diarra said.
The announcement provoked no immediate comment from the rebel
movement which has controlled the northern half of Cote d Ivoire
since the country plunged into civil war in September 2002.
Many deadlines have come and gone in Cote d Ivoire s 13-month-old
peace process without key actions taking place on the promised
date.
Many diplomats had only expected the rebels to start handing in
their guns once a UN peace-keeping force arrived in the country
to supervise the process, but this is unlikely to establish a
presence on the ground until April.
The UN Security Council is widely expected to approve a recommendation
by UN Secretary General Kofi Annan that 6,240 peacekeeping troops
and 350 civilian police be sent to Cote d Ivoire at a meeting
on February 27.
The United States said last week it had dropped its earlier objections
to the creation of a peacekeeping force to supervise the DDR process
and maintain security during presidential elections planned for
October 2005.
That effectively cleared the way for its creation and rapid deployment.
The United States, which pays for 27 percent of the cost of all
UN peacekeeping forces, had been the only permanent member of
the Security Council to oppose the sending of blue helmets to
Cote d Ivoire.
Annan has recommended that 1,400 West African peacekeeping troops
already stationed in Cote d Ivoire should be incorporated into
the UN force, but diplomats do not expect additional troops to
arrive until April, with full deployment unlikely until June.
The French government has said that a 4,000-strong French peacekeeping
force which has born the brunt of peacekeeping duties in Cote
d Ivoire over the past year and a half, would remain in the country,
independent of UN control, to provide a rapid reaction force that
could act in support of the blue helmets if necessary.
The DDR programme, which was originally due to have started in
August last year, has been modelled on plans drawn up by the United
Nations Development Programme (UNDP) and will be implemented with
financial support from the World Bank and European Union.
One source closely linked to the disarmament programme said the
World Bank had lined up a soft loan of US$50 to $60 milllion to
support the demobilisation of an estimated 25,000 to 30,000 combatants.
These include about 3,000 child soldiers who signed up to join
the rebel forces when they were under 18, the source told IRIN.
The European Union had meanwhile made available 5 million euros
(US$6 million) and several other western countries, including
Belgium and Japan, had pledged smaller amounts of money on a bilateral
basis.
All rebel combatants are due to be disarmed over a period of several
months. The extra troops recruited by the government army since
the outbreak of hostilities 19 months ago will also be demobilised.
The source said that disarmament would take place in three phases
covering different parts of West Africa s most prosperous country.
It would begin at the three centres already prepared in central
Cote d Ivoire, with up to 300 combatants being brought in each
day.
Combatants who had been civilians before the conflict began would
undergo a three to four week screening and demobilisation process,
during which their photo, fingerprints and vital information about
them would be recorded on a computer database.
They would then be sent home with a special ID card entitling
them to rehabilitation benefits and a resettlement allowance of
500,000 CFA (US$900), payable in six equal monthly instalments.
The source close to the DDR process said all those demobilised
would qualify for special support to complete their education
or undertake professional training over the next one to two years.
Some would also receive small grants and loans to help them set
up their own business.
However, the source said the 800 or so rebel fighters who had
previously been part of the police of armed forces, would be sent
directly from the disarmament camps for reintegration into the
government security forces.
Once the first phase of disarmament is completed in central Cote
d Ivoire, the second phase is due to get under way in the volatile
west of the country and the relatively calm east. The source said
combatants stationed there would be invited to hand in their weapons
at new centres to be established in those regions.
The third and final phase of disarmament would take place later
this year in the extreme south and extreme north of the country,
he added.
All the weapons surrendered by combatants will be registered and
guarded at special arsenals in the demobilisation centres by the
French and West African troops stationed there and later by the
UN force which is due to take over responsibility for supervising
the disarmament process.
A question mark remains however over what will happen to several
thousand Liberians who fought in unofficial militias for both
the government and rebel forces. Most of them have since returned
to Liberia. But they may well be tempted to cross back into Cote
d Ivoire to disarm, since the financial package on offer is three
times more than the US$300 being offered by the UN peacekeeping
force in Liberia.
Another unresolved issue is what, if any, compensation and training
will be available for members of the Young Patriot militia-style
youth groups that were formed to support President Laurent Gbagbo.
These groups, which frequently staged rowdy demonstrations in
Abidjan and took part in the persecution of immigrants from other
West African countries, often claimed to have access to weapons.
Alain Donwahi, the chairman of the government s National Commission
for Disarmament Demobilisation and Rehabilitation, which is overseeing
the DDR process, said recently that the Young Patriots, many of
whom are unemployed, were not the responsibility of his organisation
and would be taken care of in other ways.
02 / 19 / 2004
"#"IRIN
"Deployment of peacekeepers not yet approved
- US ambassador to UN says"
The US government has dropped its opposition to the deployment
of United Nations peacekeeping troops to Cote d'Ivoire and hopes
that Congress will now vote in favour of the move, John Negroponte,
the US Ambassador to the United Nations has said.
Negroponte said in New York on Wednesday that the US government
notified Congress last week that it now favoured a UN plan to
send more than 6,000 peacekeeping troops to Cote d'Ivoire.
The ambassador said he was hopeful that Congress would vote on
the issue by the end of February.
The UN Security Council is expected to vote on the dispatch of
a peacekeeping force to Cote d'Ivoire on 27 February when the
present mandate of the small UN military observer mission in the
country expires.
Negotponte stressed that US legislators still had to signal their
approval of the peacekeeping force before the Bush administration
could vote for it in the UN Security Council.
"Let me just clarify.....some of the stories suggested that
we'd already approved this mission, and what I told you yesterday....was
that we have sent a notification to Congress," Negroponte
said.
"And until we have cleared that process and completed the
notification, then and only then, will we be in a position to
vote in favour of the peacekeeping mission," Negroponte added.
"We're certainly hopeful to be able to do that."
A source at the US mission to the United Nations in New York told
IRIN on Thursday said that the Bush Administration had recommended
to Congress that the United Nations send in a force at the full
strength of 6,240 men recommended by UN Secretary- General Kofi
Annan.
"After 15 days, assuming there is no Congressional opposition
to the proposed PKO [peacekeeping operation], the Administration
can then support a UN Security Council resolution establishing
the PKO," the official noted.
Congressional approval is important because Washington foots 27
percent of the bill for all UN peacekeeping operation and the
president relies on congressional approval for expenditure.
Negroponte did not say how many troops Washington would like to
see in the proposed peacekeeping force, whose mission would be
to oversee the disarmament of rebels occupying the north of Cote
d'Ivoire and guarantee security during the run-up to elections
planned for October 2005.
But he said: "We felt that the proposals put forward by the
Department of Peacekeeping Operations made sense to us in terms
of the kinds of new duties that would be undertaken by a peacekeeping
mission".
Other members of the Security Council have supported for sometime
the dispatch of a UN peacekeeping force to Cote d'Ivoire to shore
up a year-old peace agreement which President Laurent Gbagbo has
been slow to implement in full.
The UN force would absorb some 1,400 West African peacekeeping
troops already deployed in Cote d'Ivoire, which plunged into civil
war in September 2002.
But the UN peacekeepers would not incorporate the 4,000-strong
French peacekeeping force, which currently maintains security
along the frontline that has divided the country in two.
According to the proposals put forward by Annan in January, the
French would simply provide an independently commanded rapid reaction
force which could be used to support the blue helmets.
Welcoming the US change of heart, French Foreign Minister Dominique
de Villepin told the French newspaper Le Figaro: "The blockage
has been lifted since the US has agreed to the setting up of a
peacekeeping mission of 6,000 men."
De Villepin added: "In Cote d'Ivoire we are now entering
a new phase with the presence of a UN force to conduct disarmament
and elections. The UN has the know-how, experience and legitimacy
to help Cote d'Ivoire come out definitively of the period of violence
and tension it has experience these last months."
02 / 18 / 2004
"#"IRIN
"Two Burkinabe killed in
latest ethnic clashes in west"
Two Burkinabe immigrants have been killed and at least seven others
have been seriously wounded in machete attacks by youths of the
local Guere tribe in the government-controlled town of Duekoue
in western Cote d'Ivoire, hospital and police officials said on
Wednesday.
The attacks occurred on Tuesday and early on Wednesday morning
despite the presence of French peacekeeping troops in the small
town 500 km northwest of the commercial capital Abidjan.
These assaults represent the latest in a series of bloody clashes
between Guere tribesmen and settlers from Burkina Faso, Mali and
other parts of Cote d'Ivoire. They were triggered by the outbreak
of civil war in September 2003.
A ceasefire between rebels occupying the north of Cote d'Ivoire
and forces loyal to President Laurent Gbagbo has held firm along
the frontline since May last year, but sporadic outbreaks of ethnic
violence between armed civilians have continued to spill blood
regularly in the "Wild West."
Dr Richard Kore, the head surgeon at Duekoue hospital, told IRIN
by telephone that eight Burkinabe with machete wounds to the head
had been admitted to hospital following the first attack on Tuesday
and one of them had subsequently died of his injuries. Another
Burkinabe had been found dead with his throat sliced open in the
early hours of Wednesday morning, he added.
An officer of the paramilitary gendarmerie in Duekoue told IRIN
that 12 people had been hurt in Tuesday's attack, of whom eight
had required hospital treatment. The prefect of Duekoue said 11
people had been injured, all of them Burkinabe.
Colonel Bruno Misset, the spokesman of the 4,000-strong French
peacekeeping force in Cote d'Ivoire, said: "It was an ethnic
clash between Gueres and Burkinabes. Some (Guere) youths said
they recognised a Burkinabe who had taken part in attacks near
Guiglo (32 km to the southeast)."
Immigrants from other West African countries comprised 30 percent
of Cote d'Ivoire's 16 million population before the outbreak of
civil war, but about half a million half have fled back to Burkina
Faso, Guinea and Mali since the conflict began to avoid persecution
in the government-held south of the country.
Duekoue is close to the frontline with the rebel-held north and
ethnic tension there has been aggravated by land disputes. Many
of the immigrants established cocoa and coffee plantations but
never received formal title to their land from which several Guere
communities are now trying to expel them.
At least 35 people, mainly Burkinabe, were killed in a series
of ethnic clashes in villages near Bangolo, just to the north
of Duekoue, in late December and early January.
The latest killings took place as the UN special rapporteur on
racism, racial discrimination and xenophobia, Doudou Diene, was
touring Cote d'Ivoire to investigate persistent reports of ethnic
persecution in the country. He was due to conclude his 12-day
visit on Friday.
02 / 11 / 2004
"#"IRIN
"UN envoy slams fear and
lack of responsibility in media"
A UN human rights official has warned that fear, intimidation
and a lack of editorial responsibility in the media were hampering
"the free circulation of balanced opinions and ideas"
in Cote d'Ivoire.
Ambeyi Ligabo, the Special Rapporteur of the UN Commission on
Human Rights, made this observation in on Monday a preliminary
statement following a visit to the war-torn country from 29 January
to 5 February."
"There is a pressing need to discuss freely the future of
this country wihout falling again into the nightmare of civil
war," he stressed.
Besides criticising the shortcomings of the local media, Ligabo
condemned the widespread harassment of civilians by the security
forces at numerous checkpoints since Cote d'Ivoire plunged into
civil war in September 2002.
"There is a deep sense of uncertainty and fear because of
the overwhelming presence of military forces and police check
points which often harass and extort money from ordinary citizens
for no reaon," he said.
"This is an additional negative element impinging on the
right to freedom of expression and negates the efforts towards
reconciliation and peace."
As Ligabo published his preliminary findings, another UN senior
official was visiting Cote d'Ivoire to investigate ethnic conflicts
thrown up by the civil war.
Doudou Diene, a UN special rapporteur on contemporary forms of
racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance,
arrived in Abidjan on Monday. He was due to spend 12 days visiting
both government and rebel-held parts of the country
Ethnic conflicts, often related to land disputes, have continued
to cause sporadic violence despite the declaration of a ceasefire
in the civil war in May last year. They have also resulted in
the upheaval of entire rural communities.
Relief workers estimate that several hundred people have been
killed in ethnic clashes since the conflict began, mainly in the
volatile west of Cote d'Ivoire.
The persecution of immigrants from other West African countries
in the government-held south has meanwhile persuaded about 500,000
to flee back to Burkina Faso, Mali and Guinea.
But Ligabo, who will publish his full report on March 15, said:
"I strongly believe there is hope for a better future."
The special rapporteur on human rights said there was "a
vital need for professional training and financial investments
in the press and media industry."
In particular he called for the replacement of television and
radio stations destroyed in the fighting between forces loyal
to President Laurent Gbagbo and rebels who occupy the north of
the country.
Ligabo highlighted the lack of an effective mechanism to ensure
"responsibility and discipline among newspaper publishers
and editors."
He urged the Ivorian government to set up a National Human Rights
Commission and Press Commission as a first step towards obliging
the local media to "operate in a more organised and responsible
manner."
Ligabo also urged the government to seek the assitance of the
United Nations and specialised international organisations in
making the local media become more professional and balanced in
its coverage.
Although Cote d'Ivoire has more than a dozen privately owned newspapers,
many of them are closely linked to political factions.
Several are noted for the vitriolic nature of their propaganda
and their scant regard for balance in the reporting of news and
the discussion of ideas.
Ligabo said life for independent journalists and those linked
to the opposition was very difficult. He noted that many had suffered
both physical and verbal attacks.
In October last year a policeman shot dead Jean Helene, a reporter
of Radio France Internationale. The policeman was subsequently
convicted of murder and jailed for 17 years.
But Ligabo noted that much more recently during his own visit
to Cote d'Ivoire three journalists of the opposition newspaper
Le Patriote, which is sympathetic to the rebel movement, had been
beaten up by officials while covering a presidential visit to
the official capital Yamoussoukro.
"I firmly invite the government to bring this kind of incidents
to an end," he said.
Several newspapers and one radio station perceived as being sympathetic
to the opposition have been attacked and ransacked since the civil
war began and many journalists have received death threats.
Towards the end of last year, members of militia-style pro-Gbagbo
youth groups, seized and burned newspapers regarded as hostile
to the president and attempted to prevent their distribution for
several weeks.
Meanwhile, in the rebel-controlled north of the country, the circulation
of newspapers printed in Abidjan is heavily restricted and local
radio and television stations remain under the tight control of
the rebel authorities. |