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The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


11 / 29 / 2002

IRIN

L'article: "Les nouveaux affrontements éloignent les espoirs de paix"

Les espoirs d'une résolution pacifique du conflit entre le Gouvernement de la Côte d'Ivoire et les insurgés se sont amenuisés cette semaine, soit un mois après le début des négociations avec la médiation du président togolais, Gnassingbé Eyadéma.

La délégation de médiation du gouvernement a rejeté les propositions faites par les rebelles, qui occupent une grande partie du nord et du centre du pays, en réponse à un projet d'accord de paix présenté un peu avant par les médiateurs. Les nouvelles propositions incluaient l'organisation de nouvelles élections et l'installation d'un gouvernement de transition qui serait chargé d'organiser les nouvelles élections.

Les espoirs de progrès dans les négociations, au point mort durant deux semaines, ont repris mercredi avec l'arrivée en Afrique de l'Ouest du ministre français des Affaires Etrangères, Dominique de Villepin, qui a indiqué que le but de sa visite était de catalyser les énergies pour les pourparlers. Des réunions entre M. de Villepin, les deux parties et Eyadéma ont abouti à un communiqué notant que les deux parties étaient "convenues qu'il fallait rapidement mettre fin aux souffrances du peuple ivoirien, ce qui implique un retour à une vie économique et sociale normale et par la même à la paix ".

Les deux délégations ont noté leur accord "sur la nécessité de résoudre les points centraux des négociations ", selon le communiqué, lu à la presse par le ministre togolais des Affaires Etrangères, Koffi Panou. Ces points traitent de problèmes liés à la nationalité, à la loi foncière de 1998, à la liste électorale, à l'application des résolutions du Forum de réconciliation nationale, qui s'était tenu pour résoudre les tensions survenues durant la période des élections présidentielles et législatives de l'an 2000, à des garanties de la part de la communauté internationale, et au désarmement.

"Sur ces bases, les deux délégations se sont déclarées convaincues de la possibilité de signer très vite un accord détaillé, sous l'égide du président du Groupe de Contact de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest ", d'après le communiqué. M. Eyadéma préside le groupe, établi pour assurer une médiation entre les belligérants en Côte d'Ivoire.

De Villepin s'est rendu mercredi à Abidjan, où il a eu des entretiens avec le Président Laurent Gbagbo. Il a ensuite annoncé aux médias que le chef de l'opposition Alassane Dramane Ouattara avait quitté la résidence de l'ambassadeur de France auprès de la Côte d'Ivoire (où il s'était réfugié depuis le début du soulèvement le 19 septembre dernier). M. Ouattara, que les secteurs pro-gouvernementaux ont accusé d'être derrière l'insurrection, est allé au Gabon et au Mali, si l'on en croit les médias.

En Côte d'Ivoire, des combats ont été signalés à l'ouest entre les forces loyalistes et les insurgés.

Mercredi, l'armée ivoirienne a accusé les insurgés d'avoir attaqué ses positions à l'ouest, une accusation démentie par les rebelles. Jeudi, l'armée a mené une offensive contre Vavoua, une petite ville tenue par les rebelles et située à environ 450 km au nord-ouest de la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Cependant, un nouveau groupe rebelle se présentant comme le Mouvement populaire du Grand-Ouest a attaqué la ville de Danané, à 600 km au nord-ouest d' Abidjan, près de la frontière avec le Liberia. Des hommes armés ont également attaqué Man, une autre petite ville frontalière au nord de Danané.

Le Grand-Ouest (centre-ouest et sud-ouest de la Côte d'Ivoire) abrite l'une des plus importantes régions du pays productrices de cacao. C'est aussi la région d'origine de l'ex-président le général Robert Guei. Guei a été tué par la gendarmerie loyaliste au début de la mutinerie.

"Ces attaques ne sont pas fortuites", a indiqué M. Gbagbo à la télévision jeudi, ajoutant que les assaillants avaient saisi l'occasion pour manifester leur mécontentement. Il a accusé les assaillants " d'attaquer la zone du cacao pour nuire à l'économie ", et a donné aux forces armées jusqu'à vendredi pour les expulser.

La sécurité a été renforcée à Abidjan et à l'aéroport jeudi. Les autorités ont également annoncé l'extension au lundi 2 décembre d'un couvre-feu imposé chaque jour entre 19H00 GMT/heure locale et 06H00 GMT/heure locale.

L'article: "Côte d'Ivoire - Liberia: Regain d'inquiétude devant la situation le long de la frontière"

Les agences humanitaires ont exprimé leur inquiétude pour le sort de milliers de personnes le long de la frontière de la Côte d'Ivoire avec le Liberia, au lendemain des affrontements qui se sont produits à Man et à Danané, des petites villes de l'ouest ivoirien. Des sources ont indiqué qu'un groupe se présentant comme le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand-Ouest (MPIGO) a saisi Danané jeudi, tandis que Man a été envahie par le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ).

Les deux groupes incluent des anciens partisans du défunt président de facto, le général Robert Guei, tué aux premières heures de la mutinerie qui a marqué le commencement d'une insurrection par un autre groupe, le Mouvement Patriotique de la Côte d'Ivoire.(MPCI).

Man et Danané se trouvent dans la Zone d'Accueil des Réfugiés (ZAR ou Zone des Réfugiés), un morceau de territoire aux abords de la frontière occidentale où vit la majorité des réfugiés libériens en Côte d'Ivoire.

"Il existe une énorme inquiétude concernant la sécurité et le bien-être des 30 000 réfugiés à Danané, et concernant la situation globale des 70 000 dans la ZAR", a confié ce vendredi à IRIN Panos Moumtzis, le directeur intérimaire du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Abidjan. Les rumeurs faisant état de la présence parmi les rebelles d'hommes parlant l'Anglais a provoqué une panique chez les réfugiés, a-t-il précisé .

"Quatre-vingt pour cent des réfugiés libériens sont des femmes et des enfants", a informé M. Moumtzis. "Nous estimons qu'il faut garantir leur sécurité. Nous espérons que tous les côtés respecteront les principes humanitaires fondamentaux" relatifs aux droits des civils dans les conflits. Au Liberia, une mission inter-agences a quitté la capitale, Monrovia, pour se rendre à l'est du pays dans le but d'y évaluer la situation, a annoncé vendredi à IRIN Mukhtar Farah, le directeur du Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Liberia. Composée d'OCHA, du HCR, du Programme alimentaire mondial et de l'agence d'aide allemande 'GTZ', la mission devait séjourner dans la région jusqu'à mardi.

La mission a été dépêchée dans les comtés du Grand-Gedeh et Nimba, à la suite d'informations signalant que des Libériens et des Ivoiriens étaient entrain de fuir la région. Un habitant d'Abidjan dont la famille vit à Toulepleu, une région située à une centaine de kilomètres de Danané, a affirmé avoir été informé par ses proches que des personnes avaient commencé à franchir la rivière frontalière vers l'est du Liberia.

Par ailleurs, quelque 243 Ivoiriens qui avaient fui leur pays depuis le 19 septembre, sont actuellement pris en charge par l'Assemblée du district de Bole, dans le nord du Ghana. L'ambassadeur de la Côte d'Ivoire auprès du Ghana, Anon Tanoe, a rendu visite aux demandeurs d'asile mercredi pour voir comment l'ambassade ivoirienne pourrait les assister.

Le maire du district de Bole, Sam Akati Mahama, a indiqué que l'Assemblée a dû dépensé jusqu'à présent plus de 30 millions de cédis (3,716 dollars) en nourriture, carburant pour les véhicules officiels et sécurité des réfugiés. La National Disaster Management Organisation a également fourni des tentes et des matelas.


11 / 28 / 2002

IRIN

L'article: "De nouveaux combats à l'ouest"

Des combats ont été signalés dans des régions à l'ouest de la Côte d'Ivoire entre les forces loyalistes et les insurgés, incluant un nouveau groupe appelé Mouvement Patriotique Ivoirien du Grand Ouest.

Les régions affectées sont situées autour de Vavoua, à environ 450 km au nord-ouest de la capitale économique, Abidjan, et la petite localité de Danané, près de la frontière avec le Liberia, d'après des sources humanitaires, les médias et des habitants de la région.

A Abidjan, il y avait une lourde présence militaire dans Le Plateau, le principal quartier administratif. Des groupes d'hommes en civil auraient été vus remplissant des sacs de sable autour du Palais présidentiel, sous la supervision de soldats en uniforme, a déclaré à IRIN un témoin oculaire. La sécurité était particulièrement resserrée à l'aéroport d'Abidjan. Un couvre-feu en vigueur de 19H00 à 06H00 GMT/heure locale, levé mercredi, a été étendu jusqu'au 6 décembre.

Les événements de jeudi font suite à l'annonce faite par les forces loyalistes mercredi qu'elles allaient mener une offensive contre ce qu'elles ont qualifié d'attaque rebelle dans la région de Man, une localité du nord-ouest.

L'accusation a été récusée par le Mouvement Patriotique de la Côte d'Ivoire (MPCI), qui participe à des pourparlers de paix au Togo avec le Gouvernement depuis un mois environ, à la suite d'un cessez-le-feu signé le 17 octobre. Un porte-parole de la force-tampon française chargée de surveiller le cessez-le-feu, n'a pas pu confirmer l'assaut présumé de mercredi.

Jeudi, des sources humanitaires et les medias ont rapporté que le Mouvement Patriotique Ivoirien du Grand Ouest, inconnu jusque-là, a occupé Danané, une localité située à environ 600 km à l'ouest d'Abidjan et se trouvant au coeur d'une zone peuplée par des réfugiés libériens.

De Danané, un employé travaillant pour le compte d'une organisation non gouvernementale a déclaré à IRIN que des tirs intenses avaient débuté vers 09H00 GMT/heure locale. Ils ont duré plus de deux heures et demie, se sont apaisés pendant un moment, puis ont repris avec moins d'intensité et de fréquence. Un habitant d'un quartier périphérique a informé que les tirs y avaient commencé en début d'après-midi.

La presse internationale, a cité un ancien partisan du défunt dirigeant de facto, le général Robert Guei, selon lequel le nouveau mouvement aurait décidé de prendre les armes contre le président Laurent Gbagbo afin de venger la mort de Guei, tué par la gendarmerie loyaliste, ainsi que son épouse, plusieurs membres de sa famille et certains de ses amis, aux premières heures de la mutinerie du 19 septembre dernier qui a déclenché la rébellion.

Des sources humanitaires ont indiqué à IRIN que les troupes loyalistes se sont emparés de trois localités autour de la ville de Vavoua, et qu'elles se battaient contre les insurgés du MPCI dans la ville. Citant le porte-parole de la force-tampon française, les médias ont rapporté que les troupes gouvernementales seraient appuyées par quelque 200 personnes, apparemment des mercenaires (des blancs et des noirs Anglophones).

L'offensive intervient un jour après que le ministre français des Affaires Etrangères ait déclaré aux journalistes que le chef de file de l'opposition, Alassane Ouattara, avait quitté la résidence de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, où il s'était réfugié au début de la rébellion.

L'article
: "Le gouvernement exhorté à mettre fin aux violations des droits"

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a exhorté le Gouvernement de la Côte d'Ivoire à enquêter sur les atteintes aux droits de l'homme qui auraient été perpétrées contre des civils innocents sur la base de leur origine ethnique, religieuse ou de leur appartenance politique; et d'entreprendre des poursuites contre leurs auteurs.

L'organisation internationale a lancé l'appel jeudi dans un rapport de 16 pages intitulé: 'Côte d'Ivoire: Government Abuses in Response to Army Revolt' (Abus du Gouvernement en réponse au soulèvement militaire). Le rapport contient des informations sur les opérations des forces de sécurité dans les bidonvilles à l'issue de la tentative de Coup d'état, survenue le 19 septembre 2002 et transformée en soulèvement. Lors des opérations de ratissage, des originaires du nord et des immigrés ouest-africains ont été arbitrairement arrêtés et leurs habitations rasées, a informé HRW.

Les défenseurs des droits de l'homme vivent dans la peur

Le rapport, basé sur une recherche durant une visite en Côte d'Ivoire effectuée en octobre, indique que des personnes ont été ciblées juste parce qu'elles appartenaient à un parti de l'opposition ou parce qu'elles étaient soupçonnées d'appuyer les insurgés. Les défenseurs locaux des droits de l'homme vivent dans la peur, est-il ajouté.

"Des mesures légitimes de sécurité sont une chose, mais viser des individus juste sur la base de leur ethnie ou de leur religion est complètement inacceptable", a souligné Peter Takirambudde, le directeur exécutif de la Division de Human Rights Watch pour l'Afrique. "Même dans une période d'urgence, les droits fondamentaux doivent être respectés ".

Human Rights Watch a également exprimé son inquiétude devant les abus qui auraient été commis par les insurgés du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), qui contrôlent une bonne partie du nord et du centre de la Côte d'Ivoire. Elle a poursuivi qu'en dépit du fait que les chercheurs n'ont pas été en mesure de visiter les zones occupées par les rebelles pour des raisons de sécurité, des informations crédibles dans ces zones font état d'exécutions et de détentions illégales.

D'après des associations des droits de l'homme, la politique du Gouvernement a délibérément exacerbé les tensions entre les Ivoiriens de différentes souches ethniques et religieuses au fil des dernières années écoulées. Elles ont aussi indiqué que le Gouvernement n'a rien fait pour remédier à la violence et à l'intimidation qui a marqué les élections présidentielles et législatives en octobre et décembre 2000.

Il faut poursuivre les auteurs des abus

"Cette spirale galopante contre les droits de l'homme n'est pas inévitable", a noté M. Takirambudde. "Une façon de stopper cette spirale serait d'amener devant la justice les personnes responsables de ces abus. Sans une telle action, la Côte d'Ivoire risque de sombrer dans le type de guerre brutale que ses voisins, le Liberia et la Sierra Leone, connaissent trop bien".

Parmi les abus commis depuis le 19 septembre, HRW a mentionné les exécutions perpétrées à la mi-octobre lorsque les forces loyalistes ont repris le contrôle de Daloa, une ville de l'ouest, brièvement occupée par les insurgés. "Des personnes vêtues de treillis ont tué plusieurs douzaines de civils (Ivoiriens musulmans, Maliens et Burkinabé) à Daloa, peu après que le Gouvernement ait repris le contrôle de la ville ". Et HRW d'ajouter: "Face aux récriminations internationales, le Gouvernement a ordonné une enquête au sujet des massacres ".

Human Rights Watch a invité le Gouvernement ivoirien à prendre immédiatement des mesures pour faire cesser les abus, en reconnaissant et en condamnant publiquement les exécutions illégales des "assaillants" présumés et des sympathisants de l'opposition, en fournissant une information détaillée à l'opinion publique sur les massacres ainsi qu'une indemnisation aux familles, et en facilitant l'accès des familles au système de justice pénale".

Action requise contre les contrevenants aux droits

Il faudrait également que le Gouvernement fasse des déclarations publiques stipulant que nul ne devrait être interpellé ou attaqué sur la base de son identité nationale, religieuse et ethnique, a ajouté HRW.

L'organisation a prié les autorités ivoiriennes de " suspendre de leurs fonctions, d'enquêter et de poursuivre, le cas échéant, tous les membres des forces de sécurité accusés d'exécutions, d'arrestations ou d'extorsions illégales ", et de veiller à ce que le système de justice pénale réponde effectivement aux plaintes dénonçant des abus, en "accordant une attention particulière au fait d'amener devant la justice les responsables des agressions motivées par la suspicion d'être des étrangers, des musulmans ou des originaires du nord ".

Human Rights Watch a invité le MPCI de s'assurer que tous ses combattants soient formés au respect des droits de l'homme de tous les civils et de traiter tous les captifs conformément au droit humanitaire international. >>> Rapport intégral

11 / 25 / 2002

ALLAFRICA.COM

The Article: "Ghana / Ivory Coast: Ghana denies military backing for government fight against rebels in Ivory Coast" (Ofeibea Quist-Arcton)

Lome, Togo Rebels of the Patriotic Movement of Cote d'Ivoire (MPCI) Sunday, accused neighbouring Ghana of allowing its territory to be used by troops loyal to Ivorian President Laurent Gbagbo to launch an attack on rebel positions at Bouna, in the northeast.

A senior rebel representative also alleged that the Gbagbo government was preparing to attack its forces.

The rebel allegations were immediately rejected by the Ghanaian authorities in the capital Accra. In a telephone interview with AllAfrica, the foreign minister, Hackman Owusu-Agyemang, said "Our response is one of complete amazement and the alleged statement is outrageous and a complete fabrication with absolutely no substance".

Addressing a news conference Sunday night in the Togolese capital, Lome -- where rival Ivorian government and rebel delegations are holding peace talks -- the MPCI's secretary general, Guillaume Soro, told reporters Ghana's President John Kufuor had agreed to Gbagbo's request that the Cote d'Ivoire be authorized to use Ghanaian territory, northwest of its border.

In a second accusation, the Ivorian rebels claimed that Ghana had supplied between 70 and 100 soldiers to Gbagbo "destined to fight against the MPCI, also from the western side of the Ghanaian border." A statement issued to journalists in Lome said this would effectively make a part of Ghana a rear base for both Ivorian and Ghanaian troops and came by way of a warning to the Accra government.

Owusu-Agyemang countered that the rebel declaration bordered on "absurdity to think that President Kufuor would send 70 men to assist in the fight against the MPCI. Indeed, what the president has done has been publicly and quietly to advocate for a conference, a meeting and dialogue between President Gbagbo and the major political players in Cote d'Ivoire".

The Ghanaian minister said it was strange to suggest that Kufuor, would "ever grant passage for any force to use Ghana as a conduit to attack the forces of the MPCI from the north. I cannot understand why Mr Soro would make such a statement".

But Ghana's alleged action, said Soro, could seriously compromise the peace negotiations with the Ivorian government delegation in Lome. He added that Gbagbo's forces were preparing an imminent attack against the rebel stronghold of Bouake, in central Cote d'Ivoire. Soro said the French troops, currently monitoring a ceasefire agreed last month, had been asked by Gbagbo to pull back from their current positions.

The rebel statement, quoting informed and reliable sources, was simultaneously a condemnation of as well as an appeal to President Kufuor and to Ghana, which hosted the first emergency regional heads of state summit in Accra on the crisis on Cote d'Ivoire, one week after the uprising on 19 September. Ghana is also a member of the six-nation high level contact group on Cote d'Ivoire, set up to try to mediate an end to the conflict there.

"The MPCI would like to remind the Ghanaian authorities that, after the meeting in Accra, all the protagonists were encouraged to use peaceful and political means to resolve the Ivorian conflict. But by putting its territory and troops at the disposal of Mr Laurent Gbagbo, so that they can attack our positions at Bouna, President John Kufuor is violating the resolutions of the Contact Group of which he is a member," said the rebel statement.

Soro said they had made public this information to sensitise international opinion and to ensure that Accra understood that its alleged action that could jeopardise the Lome talks.

The leader of the Ivorian government delegation in Togo, Laurent Dona Fologo, defended Gbagbo and the Ghanaians, in his own hastily arranged news briefing on Sunday night. Fologo denied what he called "wild accusations" by the rebels. He denounced the statement by the MCPI rebels, saying Soro's accusation was totally false.

Fologo called the rebels' move a "propaganda gimmick" and a pretext not to sign the proposed Lome peace plan adding that, until now, his delegation had chosen not to respond to rebel provocation. But speaking alone for 30 minutes, during a news conference where he took no questions, Fologo made up for the official delegation's comparative silence in Lome. He called Soro's declaration "ill conceived, full of malice and without foundation."

"They are just crying wolf," said Fologo, "choosing peace instead of war." "If we had chosen the path of war," he continued "we would not be in Lome," concluding that Ghana had done as much as any regional country to organize the peace talks on Cote d'Ivoire.

Fologo said Gbagbo's government did not want to see another drop of blood spilt in Cote d'Ivoire and would not consider entering into alliances that will lead to more war. "The panther does not growl and make too much noise when it does not yet have its prey within its paws."

The Cote d'Ivoire rebels tried and failed to seize power from Laurent Gbagbo in September in what the government first called a mutiny, then a coup d'etat, a rebellion and an act of terrorism and destabilization.

Since then, the country has been split in two, with the northern predominantly Muslim half controlled by the rebels and the southern metropolis, Abidjan, in government hands. As the war of words continues, the substantive peace talks in Togo have dragged on with little progress, despite the continued optimism of the mediators, led by the chief coordinator, Togo's president Gnassingbe Eyadema. The current chairman of the Economic Community of West African States (Ecowas), Senegal's President Abdoulaye Wade, recently declared in Paris that the Lome peace process was "finished" and offered his own individual mediation services "as long as I can work alone, in my own way".

But both the rebels and the government renewed their confidence in Eyadema's efforts, saying the Lome negotiations were still on course. However, the main hurdles remain. The Ivorian government insists the rebels must disarm. The insurgents are, in turn, demanding the resignation of Gbagbo, fresh elections and a "new political order" in Cote d'Ivoire. They say the Ivorian leader was not legitimately elected, in disputted 2000 presidential poll, and has since discriminated against northerners, kinsmen of most of the rebels.

Hundreds of people were killed in a month of fighting and tens of thousands more displaced. Thousands of foreigners from neighbouring countries, who have felt the brunt of Ivorian hostility and violence, have fled the country, once considered the economic powerhouse of West Africa and a haven of peace and political stability in a turbulent region.

Troops from France, the former colonial power, are monitoring a ceasefire agreed in October, which is still in force despite mutual allegations of bad faith between the government and the rebels. West African peacekeepers are scheduled to take over from the French forces, with a small advance guard already in place in Cote d'Ivoire.

Each side has accused the other of summary executions and political killings. Human rights' organizations have appealed to both camps to stop humanitarian abuses and violations.

11 / 22 / 2002

FRATERNITE MATIN N° 11415

L'article: "Révision de la Constitution: ADO a-t-il peur du référendum ?"

Le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara, a confié à l'AFP son appréciation de l'idée d'un référendum sur la révision de la Constitution. Il estime que le principe d'une telle consultation était un premier pas et une preuve d'ouverture, mais que les délais sont trop longs et les procédures trop compliquées compte tenu de la crise que traverse actuellement le pays".

En clair, pour le président du RDR, le pouvoir devrait en urgence prendre une décision portant révision de la constitution. Cela est-il conforme à la loi. En démocratie, un Chef d'Etat peut-il tout seul porter des amendements ou une révision à la constitution à la demande d'un groupe informel ou sous la contrainte des armes.

Si Ado admet que le principe du référendum est déjà un premier pas et une preuve d'ouverture, pourquoi ne veut-il pas garder la patience des pêcheurs pour attendre que la procédure suive normalement son cours ?

Il se rappelle peut-être que l'ancienne constitution a été votée à plus de 86% par les Ivoiriens. Or voilà que la guerre a ravivé leur patriotisme et les a mobilisés dans la défense de l'intégrité territoriale, de la Constitution et des institutions républicaines.

Un référendum survenant après la fin de l'opération d'identification ne concernera que les électeurs ivoiriens. Exit les propriétaires de cartes nationales d'identité acquises frauduleusement, dont la majorité sont des étrangers, favorables aux thèses sur la prétendue xénophobie des Ivoiriens et l'exclusion. En réalité, ce n'est pas tant les délais trop longs ou les procédures compliquées qui inquiètent Ado, mais les résultats qu'il pressent.

Sur le net, nous avons consulté hier une étude qui analyse les dispositions constitutionnelles et législatives régissant le référendum en Allemagne, au Danemark, en Espagne, en Grèce, en Irlande, en Italie, au Portugal, en Suisse et aux Etats-Unis. Cette étude a analysé tous les types de référendums :

-référendums de consultation

-référendums de décision, normatifs ou abrogatifs. Parmi les référendums de décision, il convient de distinguer en fonction de leur objet les référendums constitutionnels des référendums législatifs. Que retenir ? Dans ces démocraties, on recourt très souvent au référendum qu'il s'agisse de loi sur la nationalité, sur le traité d'Amsterdam, du cumul des mandats, de la parité homme-femme, sur l'adhésion à l'OTAN, sur l'attribution de pouvoirs constituants au parlement européen, pour l'approbation de l'Acte unique européen…

La Côte d'Ivoire démocratique que tous souhaitent ardemment de leurs vœux doit s'inscrire dans l'exemple de la modernité et non dans les exceptions alliant compromis et compromissions.

FRATERNITE MATIN

L'article: "Laurent Gbagbo aux membres du conseil consultatif du commerce extérieur : Il faut un référendum en 2003 pour demander au peuple s’il veut amender la Constitution”

Face aux membres du Conseil consultatif du commerce extérieur qu’il a reçus le mardi 19 novembre dernier, le chef de l’Etat a clarifié et développé les principes de sa gouvernance qui sont politique, économique et social.

Il a plaidé pour une Côte d’Ivoire moderne dans la diversité de ses richesses qu’il souhaite être transformées pour avoir une compétitivité à l’extérieur. C’est pourquoi il incite au travail scientifique pour ajouter à la valeur de ce que nous exportons. D’où la mise en place d’une véritable politique de la recherche scientifique pour une diversification sur les marchés de la sous-région avec toutes les expertises. “Soyez donc agressifs dans la CEDEAO et dans l’UEMOA. Vous y avez votre place”, a conseillé le chef de l’Etat.

Le président de la République qui dit être venu d’un autre monde que celui des affaires n’est pas au pouvoir pour s’enrichir, mais plutôt pour hisser la Côte d’Ivoire et ses fils à un niveau enviable.

C’est la raison des trois dimensions (modernité, prospérité et démocratie) qu’il veut atteindre. “Je veux construire un Etat moderne avant de partir de la présidence. C’est la seule raison pour laquelle je suis venu au pouvoir. Je ne suis pas venu pour être riche, mais pour laisser mon nom. Pour graver dans la mémoire collective mon passage à la présidence. Surtout que mon ambition est de construire l’Etat moderne, l’Etat prospère et démocratique”, a souligné Laurent Gbagbo, qui a une autre idée de l’économie de la Côte d’Ivoire. Selon lui, l’idée qui prévaut dans celle-ci et dans celle du monde, c’est qu’il faut une rentabilité dans l’équilibre des marchés. “Il faut vendre plus qu’on en achète. Si tu achètes plus que tu ne vends, tu crées un déséquilibre en ta défaveur. Mais si tu vends plus que tu n’achètes, alors, tu crées un déséquilibre en ta faveur. Tu te donnes des marges qui te permettent de faire des investissements. Tel est le point de base de l’économie de marché”, a-t-il ajouté.

A côté du développement de l’économie et de sa prospérité, le chef de l’Etat a parlé de la protection de cette économie par la création d’une puissance militaire. Et l’exemple des USA, selon lui, n’est pas du tout à négliger, ce qui a fait de cet Etat une puissance mondiale très crainte partout. Pour ne pas donc laisser casser la Côte d’Ivoire désormais, il est favorable à une industrie d’armement. “Toutes les puissances économiques sont en même temps des puissances militaires. En effet, j’ai fait des erreurs dans mes plans et je n’ai pas accentué notre puissance militaire à cause d’autres priorités. Mais nous aurons une puissante industrie militaire qui favorisera la fabrication de cartouches et même d’armes. Car une économie se développe à l’abri d’une puissance militaire”, a reconnu le président de la République, qui d’autre part, a parlé du 3ème point des dimensions à atteindre. Celui de la démocratie, donc de la politique.

Le chef de l’Etat a révélé qu’en 1990 au plus fort de sa lutte politique et alors dans l’opposition, une série de huit lois, dont celle sur la carte de séjour créée par M. Dramane Ouattara qui fait couler beaucoup de salive en même temps que la carte nationale d’identité et bien d’autres sujets qui suscitent la pomme de discorde au sein de la classe politique et de la population, ont été votées à l’Assemblée nationale, auxquelles la Constitution nationale elle aussi votée par référendum à 86% y a été greffée. “Je n’en suis pas l’auteur ni l’initiateur. Mais dans l’opposition j’ai fait mon travail. Aujourd’hui, je suis gouvernant et mon rôle, c’est de faire respecter la volonté du peuple. L’opération des CNI va reprendre et à la fin de celle-ci, je ferai organiser un référendum en 2003 pour demander au peuple si la Constitution doit être amendée. En tout cas, si on est démocrate, c’est la démarche logique et normale qui doit être faite. Que les CNI se fassent donc rapidement et après l’on verra. Eh bien, tout ça pour respecter la volonté du peuple surtout que le climat politique actuel le demande”, a conclu le chef de l’Etat qui s’est dit très attentif aux préoccupations du conseil consultatif du commerce extérieur tout en demandant à son conseiller en commerce extérieur M. Guy Alain Gauze d’êre disponible vis-à-vis ces opérateurs économiques, ces “ouvriers” de la modernité.

SOIRINFO

L'article: "Bouaké : Deux mois après la crise ivoirienne, la partition du pays se confirme"
(BABA Coulibaly Nicolas)

"Vivre pour manger" "On mange pour vivre" dit une maxime bien connue de nos sociétés africaines. Mais à Bouaké, ville contrôlée depuis le jeudi 19 septembre 2002 par des soldats insurgés, tout a subi un brusque changement. Au point où à l'heure actuelle, on ne "vit que pour manger", voire "survivre que pour manger". Avoir de quoi se mettre sous la dent est devenu chose complexe, impossible même parfois, à cause de l'interruption d'une part des différentes activités économiques, et d'autre part, par la fermeture des boutiques et autres services publics comme le Trésor public. Etre fonctionnaire aujourd'hui à Bouaké, "zone de guerre", n'est pas du tout chose enviable. Les seuls dieux et maîtres de la ville sont à n'en point douter, les commerçants qui disposent depuis le début de la crise de liquidité et sont capables de faire face aux différents besoins. "Nous ne vivons que de dons offerts par des ONG ou toute autre personne de bonne volonté", souligne avec anxiété un instituteur qui s'est vu obligé de se convertir au commerce de cigarettes pour se prendre en charge. Même si avoir de quoi s'acheter quelque chose à manger au début de la crise paraissait précieux, la situation semble-t-il, a légèrement changé. La quasi-totalité des agents de l'Etat présents dans la zone de guerre ont désormais la possibilité d'effectuer leurs opérations bancaires dans les divers établissements de Yamoussoukro pour faire face à leurs multiples obligations. Les petits métiers, eux aussi, ont pratiquement repris dans des quartiers comme le Commerce. Les maquis et restaurants comme "le Foker 100", "La Comporta" et "Le Snack bar chez Abel" donnent la joie de vivre aux populations restantes. Dans d'autres quartiers d'ailleurs, à l'image de Dar-Es-Salam, Koko, Sokoura rien n'avait changé dans le cours normal des activités commerciales, bien au contraire. Le problème "c'est l'impossibilité d'économiser. Tout ce qu'on gagne ne sert qu'à s'acheter de la nourriture", explique un mécanicien de mobylettes dans le quartier Sokoura de Bouaké. Au quartier Commerce, centre d'affaires de Bouaké, les deux plus grands supermarchés (Sococé et Ecomax) ont levé leurs grilles de sécurité pour satisfaire la pressante demande des consommateurs. Le riz qui devenait une denrée rare a envahi les magasins de façon quantitative, les tubercules comme la patate douce et l'igname pourrissent du fait de la surabondance dans les dépôts. Même chose pour la viande qui attend toujours des acheteurs, mais le poisson frais, lui se fait un peu rare. La vie économique reprend donc petit à petit son cours normal en attendant que les choses se précisent un peu plus sur cette situation de "ni paix ni guerre". C'est dire donc que l'argent commence peu à peu à circuler dans la région en dépit de la fermeture des établissements financiers. "La marche, véritable moyen de transport" L'un des problèmes majeurs des populations de Bouaké reste indéniablement celui du transport. Depuis le 19 septembre, les taxis ont regagné les parkings. Les plus heureux sont ceux qui possèdent des bicyclettes. Même les propriétaires de mobylettes ne sont pas à envier à cause du prix du carburant qui est passé du simple au double et même plus. Les seuls véhicules circulant dans la ville sont ceux des soldats rebelles qui, il faut le dire, règnent en véritables maître et sont même devenus pour les populations civiles "le ministère de la Solidarité". En cas de vol, de maladie ou d'autres problèmes, la seule adresse reste le troisième bataillon ou le 31-63-10-06. "Je suis obligé de marcher près de quatre kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail au commerce, soit au total 8 km par jour", lâche Rémi Coulibaly, journaliste à l'agence Fraternité Matin de Bouaké. A défaut donc d'une bicyclette, le seul moyen de transport reste le plus vieux au monde, c'est-à-dire la marche. "Notre seul problème à Bouaké, c'est qu'on marche assez et trop même sous le chaud soleil de l'harmattan", s'indigne le vieux TA Bi. Pour sortir de la ville pour Yamoussoukro, il faut obligatoirement marcher jusqu'à Kongondékro ou emprunter les "Zemidjans" (taxis-motos) à 1000 F ou 1500 Fcfa. Là-bas encore, il faut débourser la somme de 1000 FCFA pour Djébonoua avant de se battre pour rentrer à Yamoussoukro. Atteindre la capitale politique aujourd'hui, est devenu un véritable parcours du combattant. Les deux camps (ndlr : loyalistes et rebelles) qui redoutent un probable affrontement, empêchent souvent les personnes à se déplacer. Les candidats aux voyages, soit pour retirer de l'argent soit pour d'autres courses, sont souvent bloqués et passent même deux à trois jours, espérant avoir au moins un véhicule. Tout est devenu dur et pour rallier Yamoussoukro depuis Bouaké ou vice versa, il faut débourser la bagatelle de 5000 FCFA pour les 100 Km qui séparent ces deux villes, contre 1000 FCFA auparavant. La raison évoquée de cette hausse substantielle du transport en cette période de crise, est selon des chauffeurs "les risques et la part des corps habillés (loyalistes comme rebelles) sur la route". Inquiétante recrudescence du banditisme, montée en puissance des attaques à main armée Du point de vue de la sécurité des biens et des personnes, il convient de noter que Bouaké a connu depuis ces deux derniers mois une recrudescence inquiétante de l'insécurité. Plusieurs détenus (environ 2000) de la prison civile et du camp pénal (ce dernier accueillant les bandits et tueurs de grands chemins) ont été libérés et enrôlés pour certains, par les rebelles. Et comme "le chien ne change pas sa honteuse manière de s'asseoir", ces bandits ainsi libérés et en possession désormais d'armes vont sévir dans les quartiers, surtout ceux qui ont vu leurs habitants prendre la poudre d'escampette. Ainsi, même en pleine journée, il n'est pas rare de voir des hommes, armes au poing, fracasser des portes pour emporter des biens d'autrui sans crainte aucune, parfois sous les regards médusés de certains voisins impuissants. Les voitures subissent les mêmes revers. Elles sont dépossédées parfois de leurs moteurs ou de leurs pneus ou encore purement et simplement volées et gardées en "lieux sûrs" pour être vendues après la guerre. "Je suis resté à Bouaké pour veiller sur mes biens. J'ai tout ici et je ne veux plus reprendre la vie après 20 ans d'investissements", explique un entrepreneur en bâtiment qui a néanmoins "fait évacuer en zone sécurisée" toute sa famille. Pour faire face à cette situation, Chérif Ousmane et ses hommes ont mis en place un poste de commandement de crise (PC crise) qui n'hésite pas à intervenir à tout appel de détresse. Une récente alerte indiquant une attaque de l'agence de la BCEAO a vu en moins de trois minutes, les éléments du P.C. Crise envahir ladite agence conduits par Chérif Ousmane lui-même. "C'est contre tout cela que nous luttons" affirme le chef des rebelles de Bouaké. Partout sur les grands axes, des soldats rebelles sont en faction, armés jusqu'aux dents, pour disent-ils "sécuriser la ville". Cela demeure toutefois insuffisant, estiment des jeunes civils des quartiers Habitat Nimbo qui ont dû s'organiser pour surveiller pendant la nuit, leurs domiciles ainsi que ceux des personnes déplacées. "On ne va pas à l'école. On n'a rien à faire. Il faut donc sécuriser notre quartier. Dès que nous voyons un suspect, nous n'hésitons pas à alerter les rebelles qui occupent depuis peu le district de police. Notre action est la bienvenue car il n'y a plus jamais eu de vol. Au début, on avait maille à partir avec eux (les rebelles ndlr) puisqu'ils nous prenaient pour des loyalistes espions ; mais tout est rentré dans l'ordre", précise le chef du groupe. Le couvre-feu quant à lui, n'est pas une affaire de Bouaké ; 24H/24 les habitants qui le peuvent ou qui le veulent, sont actifs. Coupés des médias nationaux mais pas du monde Contrairement aux autres zones sous contrôle des rebelles comme Korhogo, à Bouaké, le téléphone fixe a été rétabli. Une chaîne de télévision rebaptisée "TV notre patrie" dont les programmes interviennent par surprise, une radio "Notre patrie" et un journal "Liberté" tentent "d'informer" les populations. La Radio CI, la télévision ivoirienne et la presse écrite, c'est du passé à Bouaké. Au plan international, Radio France internationale et Africa n°1 émettent facilement on ne sait trop comment sur FM. CFITV, parfois RTLG ou TV5 Afrique au plan des télévisions sont actifs 24h/24 gratuitement. D'ailleurs il suffit de zapper pour regarder ce dont on a envie. On meurt facilement à Bouaké Même si les soins sont gratuits dans les différentes formations sanitaires de Bouaké, la mort aussi plane sur toute la région. Le personnel médical dans sa majorité a pris la clef des champs et le service minimum est assuré par des ONG comme "Medecins sans frontières", "médecins du monde", "Saint Camille". Les pharmacies par manque d'approvisionnement en médicaments ont fermé boutique, en entendant des jours meilleurs. Les habitants se rabattent maintenant sur la pharmacopée africaine et les médicaments chinois qui connaissent un véritable boom sur le marché. Difficile moment pour les musulmans en cette période de jeûne Un des groupes religieux qui aura connu de sérieux désagréments est inéluctablement la communauté musulmane qui observe en ce moment le jeûne du Ramadan. La grande prière qui se faisait avant de 19h30 à 20 h a été ramené à 18H. Les denrées alimentaires sont certes disponibles sur le marché mais le faible pouvoir d'achat tue l'engouement. La peur des coups de feu empêchent beaucoup d'observer le jeûne. "On n'a pas d'argent pour payer ce qu'on veut, le soleil aussi nous fatigue assez", confient Diallo Mohamed et Coulibaly Souleymane, tous deux journalistes à Fraternité Matin, agence de Bouaké. A Bouaké aujourd'hui, la seule question qui reste suspendue aux lèvres des uns et des autres est : à quand la fin de la guerre ? Les habitants inquiets redoutent que la guerre perdure car l'argent circule certes mais difficilement et "le peu qu'on arrive à avoir pour manger est souvent volé par des individus sans foi ni loi" confie Dame Kouadio Adjoua. La rebellion installe son administration Aux premières heures de la guerre, les forces insurgées avaient fait du Camp du troisième bataillon leur Etat major où toutes les grandes décisions se prenaient. Aujourd'hui, tout a changé et les signes d'une éventuelle partition du pays se font sentir. Les rebelles ont à l'heure actuelle occupé la presque totalité de l'administration et autres services publics de la région de la Vallée du Bandaman et on peut le dire sans risque de se tromper que l'unité et l'indivisibilité de la Côte d'Ivoire sont en train d'être menacées. La préfecture de région, le Centre culturel Jacques Aka, la SODEFOR, l'institut national d'hygiène publique, le district de police, etc. sont désormais assiégés par les rebelles, on ne sait trop pour quelles raisons. Ce qui est toutefois indiscutable, c'est l'instauration par les hommes du chef rebelle de Bouaké, le sergent Chérif Ousmane de système de paiement de taxes et d'impôts. Pour les transporteurs par exemple, pour aller d'une zone à une autre sous contrôle rebelle, il faut payer la somme de 7500 FCFA moyennant un laissez-passer valable pour quinze jours. Quant au transport inter-Etat c'est-à-dire quitter par exemple Bouaké pour le Mali ou la Guinée, la bagatelle de 15.000 FCFA sera payable dans la caisse du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire. "Toute personne prise en flagrant délit de violation de ces règles sera sanctionnée a averti sur les antennes de "TV Notre Patrie" l'officier rebelle en charge de cette opération. Deux des organes de communication ont été mis en place. D'abord une chaîne de Télévision puis une radio et un journal "Liberté" qui est à son deuxième numéro. L'on parle d'ouverture prochaine de la mairie ainsi que la poursuite de ses activités. Alors questions : De quelle administration s'agit-il? Celle de la Côte d'Ivoire une et indivisible ou une autre créée de toutes pièces par les rebelles? Les jours prochains nous situeront.

SOIRINFO

L'article: "Le collectif de la société civile oeuvre pour la prévention d'une guerre civile"(Pauquoud C. Noël)

Soucieux du devenir des populations, le collectif de la société civile pour la paix a envoyé sur le terrain des équipes à Abidjan et à l'intérieur du pays. Ainsi, le dimanche 10 novembre dernier, la capitale politique a elle reçu la visite de la délégation de ladite société composée de représentants de quelques membres-fondateurs à savoir le Gerddes-CI, l'AID-CI, la LIDHO, le MIDH et la communauté musulmane et chrétienne. La grande salle de mariages de l'hôtel de ville de Yamoussoukro a servi de cadre à cette rencontre qui a réuni en plus des membres précités, les autorités administratives et politiques de la région des Lacs, les chefs traditionnels, les responsables religieux (chrétiens et musulmans) de la ville, les chefs des communautés ethniques divisées en 4 groupes (Akan, Krou, Mandé du Nord, Mandé du sud), ceux des communautés étrangères, les responsables des associations des femmes et des jeunes. Sensibiliser les populations en vue d'éviter une guerre civile à la Côte d'Ivoire mais aussi les préparer à l'après-guerre, c'est la mission principale de la délégation. Après une première prise de contact, la délégation a communié avec ces groupes identifiés, conviés à cette rencontre commune suivie d'un dîner pour non seulement, sceller la paix mais aussi et surtout pour "partager le sel" comme il est de coutume en Afrique, symbole d'un engagement ferme à garantir la paix. Pour poursuivre cette oeuvre humanitaire au niveau local, un comité de suivi a été mis sur pied présidé par Nanan Allou Kouakou, chef du village de Yamoussoukro et composé de représentants des différentes communautés et organisations de femmes et de jeunesse. Une déclaration de paix a clôturé les débats. Véritable plaidoyer, cette déclaration est un appel pressant à tous et à toutes pour la recherche d'une solution pacifique au conflit afin d'éviter de la compromettre par des affrontements inter-ethniques ou inter-religieux. Aux jeunes, il est demandé de respecter et de cultiver l'esprit de tolérance. Aux différents médias, nationaux (médias d'Etat et médias privés) et étrangers, il est demandé une nouvelle exploitation de l'information. Le collectif les a exhorté les Ivoiriens et les Ivoiriennes à se mettre en mission de paix. Il a enfin lancé un appel de paix pour une cohabitation pacifique avec les étrangers.

SOIRINFO

L'article: "Les populations de Gboguhé (Daloa) disent non" (Timothé DROH)

Les populations de Gboguhé sont sorties le samedi 16 novembre dernier pour condamner l'attaque terroriste dont est victime la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre dernier. Ainsi, à travers une marche de soutien à laquelle ont pris part les personnalités politiques de la sous-préfecture, des manifestants ont-ils vanté les mérites du gouvernement de la deuxième République tout en lançant des paroles hostiles aux rebelles présents dans les villes de Bouaké, Korhogo et Vavoua. On pouvait lire sur les pancartes et les banderoles déployées pour la circonstance : "La population de Gboguhé debout derrière Laurent Gbagbo et les FANCI, Dacoury Tabley yako ! Est-ce là une façon de remercier le FPI après avoir volé son argent ? Dacoury es-tu conscient de ce que tu fais ? Ressaisis-toi vite ! Les Burkinabè de Gboguhé soutiennent le président Laurent Gbagbo et son gouvernement, nous voulons la paix, non à la sale guerre imposée à notre pays etc. En effet, après plus d'une heure de marche à laquelle, les chefs coutumiers, les communautés baoulé, burkinabé et autres ont pris part, les manifestants environs 8000, se sont retrouvés devant la mairie de ladite ville où des allocutions ont été dites. D'entrée, le chef de terre M. Blé Zouzouko Bernard a demandé aux ancêtres de bénir Gbagbo et ceux qui sont au front pour la victoire de la Côte d'Ivoire. Du président des comités d'actions pour la défense de la République (CAD), M. Michel Sery, en passant par le fédéral FPI de Gboguhé, Niolou Eric Didier, le président des jeunes Ladji Gnonka Maxime, le porte-parole des Sénoufo, des Baoulé, la représentante des femmes rurales, Mme Gbotto Marceline et la représentante de l'OFPI, Amélie Bla, tous ont tour à tour soutenu l'action du président Laurent Gbagbo et de son gouvernement. Ils sont mobilisés et vigilants pour bouter les assaillants hors de leur cité. Ils ont également indiqué que la Côte d'Ivoire ne saurait être le deuxième Congo-Brazzaville dont le président démocratiquement élu, avait été chassé du pouvoir par la force grâce au soutien de la France. Pour M. Daléba Zozoro Jules, député de Gboguhé, la Côte d'Ivoire est un grand pays avec un grand homme à sa tête. Selon lui, au moment où Gbagbo arrivait au pouvoir, le pays était à genou, mais deux ans seulement après sa gestion, tous les pays et les institutions ont renoué avec lui. Et c'est ce qui fait mal aujourd'hui aux autres et ils veulent le tuer. Pour le parlementaire, on a trop parlé en terme de café-cacao mais bientôt on parlera aussi de pétrole en Côte d'Ivoire. Ce ne sont pas seulement les mercenaires qui veulent tuer Gbagbo mais il y a des Bétés, des Guérés, des Baoulé et autres. Il a demandé aux uns et aux autres de ne pas se tromper d'ennemis et que nos ennemis sont des "Dacoury" qui s'entraînent au Burkina Faso. Pour le maire Ferdinand Sery Gnolou, la population de Gboguhé a organisé cette marche gigantesque pour dire non à la sale guerre imposée à notre pays. Mais oui pour la voie des urnes. Selon lui, ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire sont des militants du RDR mais, a-t-il ajouté, : "Ne vous attaquez pas à ceux qui vivent avec vous les Sénoufo, les Togolais, les Maliens, etc. Restez mobilisés derrière Laurent Gbagbo et les FANCI. Ne vous attaquez pas aux allogènes". Pour terminer, il a remis 2 500 000 F au sous-préfet de Gboguhé, Dembélé Lassana plus 10 tonnes de riz pour leur contribution à l'effort de paix. Quand au sous-préfet, Dembélé Lassana, il a pris la parole pour saluer les populations et témoigner de la mobilisation pour le président Gbagbo, son gouvernement et pour les Fanci. Il a demandé aux uns et aux autres de ne pas se tromper de combat : "Nos ennemis aujourd'hui sont ceux qui assiègent les villes de Bouaké, Vavoua et Korhogo. Prions Dieu ensemble pour que les négociations de Lomé se terminent bien. Non à la guerre, non à la violence, oui à l'unité nationale pour une Côte d'Ivoire réconciliée et forte", a-t-il dit pour terminer.

SOIRINFO

L'article: "Les chefs traditionnels à Gbagbo, Toumani Touré, Lansana Konté et Blaise Compaoré: Entendez-vous. Parlez-vous" (Dominique Fadégnon)

L'Association nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire (ANRCT-CI) a rencontré les responsables des communautés étrangères du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée à l'hôtel de District d'Abidjan-Plateau hier jeudi 21 novembre. C'était pour ensemble chercher les voies et moyens pour arrêter la sale guerre imposée à la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre dernier et dont les conséquences sont désastreuses. "La Côte d'Ivoire où habitent plus de 16 % d'étrangers, leurs frères et soeurs Ivoiriens ont toujours accepté de tout partager avec eux, au point qu'il est difficile de faire la différence aujourd'hui entre un Ivoirien et un non-ivoirien. Un frère qui prend une arme contre son frère devient son ennemi par ignorance. Si le même frère, qui est un frère du voisin prend une arme contre son voisin, il devient aussi son ennemi", a indiqué Nanan Dodo N'Dépo Didace, secrétaire général de l'ANRCI CI, dans le message qu'il a lu au nom de sa structure. Selon lui, certains profanes qui ne connaissent pas la Côte d'Ivoire, ne cessent de dire à longueur de journée que c'est l'ivoirité qui est à la base des problèmes du pays. Pour lui, c'est à force de l'avoir politisée et de chercher chacun à en tirer profit personnel que la polémique a pris le dessus. "En Afrique, d'une façon générale, les conflits socio-politiques à l'intérieur d'un Etat, prennent des dimensions inter-étatiques en raison de la perméabilité des frontières et de la parenté entre les différents groupes ethniques par delà ses frontières" a poursuivi Nanan Dodo. Pour terminer, il a lancé cet appel aux présidents Gbagbo, Blaise Compaoré , Amani Toumani Touré et Lansana Conté : "Vos différents peuples vous regardent. Ne vous écartez pas des grands sillons de paix et de développement tracés par vos prédécesseurs. Écoutez vos peuples qui vous ont permis d'être là où vous êtes aujourd'hui. Entendez-vous. Parlez-vous. Aimez-vous les uns et les autres en laissant de côté tout ce qui peut diviser vos différents peuples épris de paix, de liberté et de justice...". Les porte-parole des différentes communautés ont tous condamné l'attaque terroriste dont victime la Côte d'Ivoire. "Si la Côte d'Ivoire brûle, elle doit brûler avec nous. La Côte d'Ivoire n'est pas xénophobe. Nous serons toujours avec vous. Nous ne sommes pas là pour collaborer avec les assaillants", ont en substance soutenu les porte-parole des différentes communautés étrangères venues des pays limitrophes de la Côte d'Ivoire. Pour terminer, le président de l'ANRCI-CI, M. Dion Sadia a déclaré qu'il est grand temps que les chefs traditionnels se mettent ensemble pour donner des conseils aux protagonistes.

IRIN

L'article: "L'UA offre 100 000 dollars pour les négociations de paix"

L'Union Africaine (UA) a approuvé un don de 100 000 dollars pour son Fonds de la Paix destiné à appuyer l'organisation à Lomé, la capitale togolaise, des pourparlers entre le Gouvernement de la Côte d'Ivoire et les insurgés.

Le don a été approuvé il y a une semaine et annoncé dans un communiqué de presse émanant de l'UA mercredi.

Les négociations, entamées le 30 octobre, se déroulent avec la médiation du président togolais Gnassingbé Eyadéma, assisté par l'ancien président de la Sao Tomé-et-Principe, Miguel Trovoada, qui est l'Envoyé spécial du président de l'UA par intérim, Amara Essy.

Selon les médias, les pourparlers n'ont pas réellement progressé cette semaine. Jeudi, les médiateurs auraient planché sur un nouveau plan pour mettre un terme à la crise ivoirienne.

"Les médiateurs vont examiner les deux documents et soumettre leurs propositions aux deux côtés", aurait informé un haut membre de l'équipe de médiation cité par Reuters.

La crise ivoirienne a éclaté le 19 septembre dernier lorsque des soldats se sont mutinés et ont entrepris un assaut à Abidjan, où ils ont été repoussés ; puis se sont retranchés à Bouaké et Korgoho, des villes de l'arrière pays. Ils se sont ensuite emparés de plusieurs parties du nord et du centre de la Côte d'Ivoire.

Une trève signée le 17 octobre a été mise en place et des troupes françaises ont maintenu une zone-tampon entre les troupes loyalistes et les insurgés. Une force africaine régionale se prépare à prendre le relais des soldats français à la fin de ce mois pour continuer à surveiller le cessez-le-feu.

ABIDJAN-NET PRESSE

L'article: "Frankfurt opte pour la Paix par d´intenses prières"

Les Ivoiriennes et Ivoiriens, Frankfurters (comprenez habitants de Frankfurt/Allemagne), comprenent et reconnaissent que seul Dieu et lui seul a solution fiable et durable à toute situation aussi difficile et compliquée qu´elle soit. La Communauté Ivoirienne Chrétienne ( C.I.C.C.F & Ensemble) organise avec l´appuis de prêtres de congrégations et des diocésains, des prières pour le retour de la paix véritable en Côte d´Ivoire. A côté des multiples marches de soutien tant au gouvernement qu´aux rebelles ,un groupe d´Ivoiriens et amis véritables de la Côte d´Ivoire en toute occasion, pense avoir trouvé le vrai chemin qui mène à la paix et au retour au calme. La Côte d´Ivoire voilà deux mois vit dans une incertitude totale. L a C.I.C.C.F & Ensemble prend la voix la plus sûre de toutes :la ligne de la Prière à Dieu Tout-Puissant.

Samedi 02 novembre en présence de Son Excellence Mr Atse Amin, Ambassadeur de la République de Côte d´Ivoire en République Fédérale d´ Allemagne;était une journée de prière intense et de méditation au père Tout-Puissant pour la Paix en Côte d´Ivoire. Sous l´initiative la Communauté Ivoirienne Catholique, plusieurs communautés chrétiennes et musulmanes, représentées par leurs responsables ont participé à une messe d´action de grâce pour la paix .Ces personnes voulaient ainsi montrer leur amitié au peuple frère d´Eburnie. Le Clergé,en nombre important , composé de prêtres de congrégation et de diocésains, a mis un accent particulier sur le bon sens et le respect de l´être humain. Les attitudes égoïstes entraînent toujours des situations de tension, dit le Clergé. La Lettre de l´Apôtre Jacques (ch.4, 1-3 ; 3,16-18), illustre bien la situation actuelle en Côte d´Ivoire." ...la Sagesse d´en haut est pure, pacifique, douce et bienveillante;...elle est sans parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui sèment la paix autour d´eux sèment dans la paix et le fruit qu´ils récoltent, c´est une vie juste "Les "Pères", ont Lancé ainsi un appel pressant pour l´arrêt immédiat des exactions et des hostilités .Ils rappellent ainsi, aux uns et aux autres le plus grand commandement de DIEU,qui est de nous aimer les uns les autres. Notre ambassadeur accompagné par les membres de son cabinet a salué avec joie de telles initiatives de la part de ses compatriotes. Ils les encourage et les exhorte à rester unis et soudés. "Le pays a plus que besoin de vous. Toutes vos actions dans la discipline en faveur de la paix, sont louables. Continuez dans ce sens".a dit Mr Atse Amin . Les responsables organisateurs de la cérémonie ont pour leur part remercié tout le monde d´être venu .La Communauté a salué la présence de l´ambassadeur et surtout celle du Doyen Diallo, professeur de Sociologie à Goethe Université, Frankfurt.Mr Diallo a rappeler l´accent très humain de la société Africaine, et qu´elle ne doit pas accepter tout ce que lui impose une culture étrangère La fin de la cérémonie a été marquée, comme par le début par des chants de louange au Seigneur et d´une quête pour aider les victimes .

La Côte d´Ivoire pour ceux qui ne le savent pas est le deuxième Saint-Siège de la Christianité après le Vatican. Autre exception de taille:on y retrouve toutes les nationalités de la planète. Aujourd´hui plus que jamais, Eburnie a besoin de sa population dans toute sa composante. Affrontons dignement, et surtout sainement la situation que nous a imposé cette sale guerre sans queue ni tête. Ivoiriens, Ivoiriennes, venons ensemble, restons compacts et tournons nos regards vers le Tout-Puissant pour lui adresser nos prières et supplications. Faisons le sincèrement ,et avec foi et notre Père nous répondra comme lui même nous l´a promis :là où deux ou trois seront réunis en mon nom, je serais avec eux.

Frère et Sœurs Musulmans priez intensément le Saint Coran pour la concorde de nouveau dans votre pays.

Frères et Sœurs Juifs, invoquez dans la lecture de la Sainte Torah, le calme pour la Côte d´Ivoire.

Frères et Sœurs Chrétiens, rentrez dans la Sainte Bible et trouvez les mots demandant au Seigneur ,Dieu de l´univers, créateur du ciel et de la terre, sa miséricorde et sa bénédiction pour le sol d´Eburnie. Ses enfants en ont tant besoin.

Frères et Sœurs d´autres confessions, priez avec foi pour la normalisation de la vie en Côte d´Ivoire.

Tous ,mains dans la mains, loin des mauvaises idées et des préjugés sur l´autre; prions le Seigneur:

*Père ,pardonnes nous nos fautes

*Met dans nos esprits le bon sens. Eloignes de nous l´égoïsme. Ramènes dans nos sœurs l´idée de Paix.

*Guides nous par la Divinité qui est sienne dans la droite ligne de tes recommandation.

*Nous te glorifions ,te louons et t´adorons au nom de ton fils mort sur la croix pour nos péchés. AMEN.

Toujours dans le même ordre,la Communauté Chrétienne Catholique organise dans le mois de Décembre ,mois de naissance du Christ notre Seigneur, des Messe pour la Paix en Côte d´Ivoire, sous la bienveillance de l´archevêché,

Epris de justice et de paix ,nous vous invitons à vous joindre a nous pour une cause juste dans la spiritualité et le recueillement. Apaisons nos cœurs. Croyons à des jours meilleurs. Dieu n´est-il pas le maître de l´univers?

La Communauté Ivoirienne Catholique ici à Frankfurt suit avec intérêt tout ce qui se fait un peu partout pour le retour de la paix en Côte d´Ivoire. Nous demandons au Seigneur de guider les pourparlers pour un dénouement heureux de la crise Ivoirienne à Lomé au Togo. Nous souhaitons que les choses aillent dans l´ordre ,et surtout que la légalité prenne le dessus sur l´esprit mesquin aux intentions inavouées des uns et des autres.

Nous avons à cet effet adressé une note au médiateur en chef, Son Excellence Mr le Président de la République du Togo, le Général Gnanssigbé Eyadéma, pour cautionner le processus et demander beaucoup plus de fermeté pour éviter la débandade et des dérapages au cours de ces pourparlers. Que l´esprit de Dieu nous guide tous.

FRATERNITE MATIN N° 11415

L'article: "ADO et la Présidence de la République: Le supplice de Tantale" (Ferro M. Bally)

Depuis officiellement trois ans, il n'a plus qu'un seul désir : présider aux destinées de la Côte d'Ivoire. Le 5 décembre 2001, soit cinq jours après sa prestation au Forum pour la réconciliation nationale, il n'a pas caché cette ambition qui le dévore: "Je suis venu pour rester. Ma place est ici. (…) Je reviens pour être président de la République. Comme Bédié, comme Guéi". Et si, s'est interrogé le confrère "Le Patriote" dans son édition du 06 décembre 2001, le pouvoir refuse de s'asseoir à la table de la discussion pour examiner ses revendications (sa réhabilitation et la reprise des élections législatives dans les six mois afin que le futur parlement s'occupe du "toilettage" de la Constitution) ? Voici sa réponse : "Tôt ou tard, nous ou d'autres partis, aurons des gens dans la rue pour réclamer de nouvelles élections". Car, a-t-il poursuivi, "on peut trouver les formules pour que ce régime dure quelques années. Mais s'il veut servir la totalité des cinq ans, je crois que ce ne sera pas facile". Mieux, il a prévu des "difficultés dans six mois". Surtout qu’il a affirmé qu’il n’attendrait 5 ans avant d’aller aux élections.

Les propos d'Alassane Dramane Ouattara se révèlent prémonitoires. Il ne faut pas s'en étonner. En septembre 1999, il avait déjà annoncé la fin du "régime fasciste" de Bédié et son retour au pays avant la fin de l'année. Ce fut chose faite le 24 décembre pour le régime de N'Zuéba et le 29 décembre pour son come back. Depuis le 19 septembre dernier, le pouvoir de Laurent Gbagbo est en butte à "des difficultés". Des rebelles, bénéficiant incontestablement de ramifications internationales et de bases arrières, ont pris les armes pour exaucer les vœux du président du RDR : démission du régime "illégitime" de Gbagbo, reprise des élections auxquelles il n'a pas participé pour nationalité douteuse (présidentielle et législatives), "toilettage" de la Constitution, etc.

Comme les réseaux habituels du RDR (lieux de prière, ONG créées pour "emmerder Gbagbo), les assaillants jouent ainsi le rôle de lampistes. Ils disent haut et fort ce que les responsables du RDR disent tout bas. Comme à l'occasion du référendum des 23 et 24 juillet 2000. Alassane D. Ouattara avait, avant tous les partis représentatifs (PDCI-RDA et FPI), donné des consignes positives de vote, au motif que "l'article 35 me vise ne me concerne pas". Le voici mais aujourd'hui qui revendique la révision d'une Constitution pour laquelle il a voté "Oui", renforçant dans leurs convictions tous ceux qui pensent que sa nationalité ivoirienne est sujette à caution.

Aussi, Alassane Ouattara a-t-il salué le "premier pas et (la) preuve d'ouverture" du Président Gbagbo pour une éventuelle modification de la Constitution. Mais sa joie a été de courte durée. Avant de soumettre la révision de la loi fondamentale au référendum, il faut que la proposition du Président de la République reçoive obligatoirement l'aval des deux-tiers au moins des 223 députés du parlement où le RDR n'est pas représenté. Pis, Gbagbo subordonne l'organisation de ce scrutin à la clôture de l'opération d'identification qui a commencé en juin dernier, pour fiabiliser un état civil nul. D'où cette saute d'humeur difficilement contenue. "Les délais sont trop longs et les procédures trop compliquées compte tenu de la crise que traverse actuellement notre pays", s'est plaint Alassane Ouattara.

Il risque encore une fois de perdre l'occasion de réaliser ce rêve qu'il caresse jalousement : être Président de la République. Au lendemain du coup d'Etat, tout indiquait que son heure avait sonné. Une dépêche de la compagnie Air Afrique à bord de laquelle il a effectué son retour triomphal au pays le présentait comme le "futur Président de la République". Et malgré ses menaces et ses "Jamais. Jamais. Jamais" exprimés sous la transition pour protester contre son éventuelle élimination, sa candidature a été invalidée sous le mandat de Bob, le général Guéi avec lequel il constituait, selon lui-même, l'arbre et l'écorce.

L'inquiétude du président du RDR est largement justifiée. En l'an 2000, la guerre des conjonctions de coordination "Et" et "Ou" dans la filiation des candidats à la présidence de la République a détourné le débat de fond sur notre Constitution, pour se consacrer à sa candidature. Cela a expliqué, malgré l'état d'urgence, la relative mobilisation des Ivoiriens qui, par 86,53% des suffrages exprimés, lui ont barré la route de la présidence de la République.

Dans la situation actuelle où presque tous les Ivoiriens le soupçonnent d'être le bailleur de fonds des assaillants, il ne fait l'ombre d'aucun doute que la proposition du Chef de l'Etat, si elle était retenue, va immanquablement prendre l'allure d'une autre lutte entre les pro et les anti-article 35 de la Constitution, entre les adversaires résolus et les partisans irréductibles d'Alassane Ouattara.

A ce jeu, ce sont les opposants à la révision de la Constitution qui vont certainement l'emporter et transformer le rêve du président du RDR en un cauchemar. Autant dire que la volonté d'Alassane Ouattara d'être "président de la République comme Bédié, comme Guéi", c'est-à-dire par les urnes ou par les armes, risque d'être un véritable supplice de Tantale. Tantale étant ce roi de la mythologie grecque qui a été condamné à subir une soif et une faim perpétuelles à côté d’eau ou de fruit qui se dérobaient sans cesse à lui.

11 / 21 / 2002

IVOIRE FORUM

L'article: "Règlement de la Crise : Le RDR divisé entre extrémistes et modérés" (Jonathan Dreyfuss)

Ça grogne dans les rangs du RDR. La crise qui frappe la Côte d'Ivoire ne fait pas que des heureux dans les rangs du RDR. Un groupe de militants modérés, opposés aux actions destabilisatrices des rebelles, s'est constitué pour dire non à ce qu'ils appellent « «les basses manoeuvres de leur parti." Opposés aux extrémistes qui ont pris fait et cause pour les rebelles, ces militants du RDR ne « comprennent pas que des gens qui aiment leur pays cherchent à le rendre ingouvernable." Pour eux, la crise actuelle fait plus de dégâts aux populations du Nord. « Nos parents du Nord souffrent énormément de cette situation. La nourriture, les médicaments et l'école manquent et les commanditaires sont assis ici à Abidjan. Il faut en finir»

Solidaires, ils comptent prendre des actes concretes allant dans le sens de la résolution de la crise. « Nous allons nous mêmes nous défendre si l'Etat ne peut pas et nous allons dénoncer tous ceux qui étaient informés de cette basse besogne."

Dès le début de la crise, certains responsables du RDR n'ont pas manqué de pointer du doigt le RDR et son président d'être à la base de ce coup de force. Thierry Legré, président du CADO (Cercle Allassane Ouattara) et Gnohité Hilaire, maire RDR de Gagnoa ont changé de camp pour dénoncer leur ancien parti. Avec cette autre défection, on peut dire que l’après crise, au RDR, sera dure à gérer.


L'article: "Crise ivoirienne : Pourquoi Gbagbo est responsable" (Gervaise Assoumou)

Le FPI a toujours rêvé de " gouverner autrement " la Côte d'Ivoire. Dès sa prise de pouvoir en octobre 2000, le pouvoir Gbagbo met place une plateforme politique pour couper avec la vieille tradition quarantenaire du PDCI. Très vite, on cherche à innover. On veut inclure la population dans la gestion de l'Etat. La vente du cacao sera désormais l'affaire des producteurs eux-mêmes. Une sorte de Glasnost à l'ivoirienne se met en place. Les bailleurs de fonds vont suivre avec le déblocage des fonds dès les premiers six mois de gestion du pouvoir par " les professeurs. " A Abidjan, on se frotte les mains. La Côte d'Ivoire retrouve peu à peu son chemin vers une reprise de l'économie.

Mais cette gestion du pouvoir axée uniquement sur la relance était en porte à faux avec la promesse solennelle faite le 26 octobre, jour de son investiture à la Présidence de la République et, qui a mis du baume au coeur des officiers de l'Armée. " J'accorderai la première priorité à la Refondation du système de défense et de la sécurité. Afin de réconcilier la Nation avec son armée et assurer la sécurité des bien et des personnes, conditions indispensables de la garantie des droits de la personne humaine et de la prospérité économique. " En clair, dans l'entendement du tout nouveau locataire du Boulevard de la République, la sécurité d'un pays et son économie constituent les deux faces de la médaille. Cependant, malgré sa bonne foi, la pratique du quotidien indiquera que les besoins de l'armée seront rangés aux calendes grecques. Du moins, on n'en fera pas une priorité. L'ex-ministre de la Défense se contentera de calculer ses commissions sur l'achat des armes plutôt qu'au souci du bien national.

Pourtant, tous les ingrédients d'un coup de force étaient réunis pour que les refondateurs se mettent à l'oeuvre : Guéi, ancien putschiste chassé du pouvoir alors qu'il tentait de s'y acccrocher n'avait pas digeré sa défaite ou " sa trahison. " Alassane Ouattara et Bédie se souviennent encore comment leurs candidatures ont été rejetées. Les faiseurs de loi du régime Guéi que sont les Boka Yapi, IB, Zaga-Zaga étaint encore dans le vent et pouvaient frapper à n'importe quel moment. Que non, Gbagbo, aveuglé par une confiance sans nom, garde le sourire du bagnon bété et refuse de voir la réalité des faits qu'enseigne l'histoire. Pis, quand les 7 et 8 janvier, une première tentative de déstabilisation échoue, le Président de la II e République joue la carte d'une naïveté assourdissante : " Il n'y aura jamais de coup d'Etat. " Comme pour dire l'incident est clos. Ainsi, au moment où le peuple, extenué par neuf mois de régime militaire arrosé de coups d'Etat, attendait une réaction plus ciblée et plus corsée pour verrouiller et sécuriser l'Etat, le pouvoir FPI lance l'idée d'un forum de réconciliation nationale. Une idée qui a été comprise dans les camps de l'ennemi comme une faiblesse de l'Etat, car eux n'ont jamais renoncé à leur dessein de sévir au moment opportun.

Au forum, Gbagbo fait une révélation de taille qui confond partisans et adversaires. " Une loi est votée pour régler un problème. Et l'article 35 a été voté à un moment où l'affaire Ouattara empoisonnait l'atmosphère politique. " Une déclaration que les militants du RDR ne lui ont jamais pardonné et qui attendait le moment propice pour le lui faire savoir. Car, comme le soutien certains, Gbagbo ne s'est pas encore débarrassé de ses vieux habits d'opposant qui "dit et critique tout. " Parce que, même après le Forum, le problème clé des crises politiques en Côte d'Ivoire reste et demeure l'affaire Ouattara. Que personne ne veut ou n'ose résoudre une bonne fois pour toutes. Et au moment où les militants du RDR attendent une décision du Président Gbagbo, son allié au Front républicain pour solutionner l'écheveau Ouattara, ils assistent plutôt à un volte-face de l'homme. Qu'ils vont d'ailleurs traiter de ne jamais tenir parole. On se rappelle en 1995, au plus fort de leur union sacrée contre Bédié, Gbagbo avait menacé de traduire le PDCI en justice si celui-ci niait la nationalité ivoirienne à ADO.

En ce moment naît une suspicion entre le pouvoir et les autres partis politiques notamment le RDR d'Alassane Ouattara et l'UDPCI du Général Guéi. Là encore, le pouvoir FPI refuse de voir la vérité. Gbagbo ayant cependant senti le danger multiplie voyages sur voyages à l'étranger. Il effectue un bref séjour au Burkina Faso pour tenter de circonscrire une certaine froideur due au premier coup. En retour, Blaise Compaoré lui envoie un simple ministre à Abidjan. Il va ensuite mettre le cap chez le guide de la Jamahiriya libyenne. Le colonel Kadhafi, le chantre de l'union africaine. Ici encore, Gbagbo revient à la maison sans véritable soutien. Pendant ce temps, de l'autre côté de la frontière nord au Burkina, des mouvements suspects ont lieu. Le pouvoir ivoirien sent le danger mais ne semble pas prendre l'affaire au sérieux. IB, Zaga-Zaga et leurs complices vont bénéficier des bonnes grâces du président Compaoré. Le pouvoir ivoirien impuissant assiste au ballet " diplomatique " des armes qui entre par le Burkina en Côte d'Ivoire. " Nous savons tout de leur déplacement à Ouagadougou. Nous savons dans quel restaurant ils mangent, dans quelle boîte de nuit ils étaient le samedi. " Sans qu'aucune autre action concrète ne suive. Sans aucune protestation. Un pouvoir frileux profite aux ennemis. Ainsi, le leader du RDR, à la veille des élections départementales, en tournée pouvait menacer l'Etat sans même être inquiété. " Je rendrai ce pays ingouvernable " a-t-il martelé. Devant un Gbagbo Laurent souriant et affairé à d'autres besognes. " Il n'y aura jamais de coup d'Etat. " De quoi parle-t-il ? Jusqu'au jour où le 19 septembre la mutinerie failli emporter l'Etat, pendant qu'il était " au travail ."

Est-ce une autre façon de gouverner autrement sans réagir. Gbagbo doit se souvenir que " "un pouvoir politique n'est pas de cadeau. " Et les Africains ont plus besoin d 'un chef que d'un président. Houphouët l'avait compris si tôt.

IRIN

L'article: "Appel de fonds des agences humanitaires de 15,9 millions de dollars"

Les agences humanitaires de l'ONU en Côte d'Ivoire ont lancé jeudi un appel éclair de 15,9 millions de dollars pour venir en aide à environ 3,9 millions de personnes affectées par un soulèvement qui dure depuis deux mois.

L'appel couvre la période allant de novembre 2002 à janvier 2003, a indiqué le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA).

"Le but de cet appel est de mobiliser des ressources pour une action humanitaire et de contribuer à l'exécution et à la coordination d'un plan d'action réel intégrant stratégiquement toutes les activités humanitaires des agences de l'ONU et de leurs partenaires ", a indiqué le Coordinateur résident de l'ONU, Mostafa Benlamlih, lors du lancement à Abidjan.

Il a poursuivi qu'il faudrait que l'appel éclair de trois mois soit suivi d'un autre à moyen terme, si la crise persiste.

Au total, 7 millions de dollars seront nécessaires pour assister 3,5 millions de déplacés et de nécessiteux. Ceux-ci incluent des Ivoiriens déplacés à l'intérieur, de même que des déplacés de la Côte d'Ivoire au Ghana, au Mali et au Burkina Faso. Les agences humanitaires projettent d'utiliser la somme sollicitée pour faciliter le retour, sûr et dans la dignité, des immigrés dans leur pays d'origine et pour aider les déplacés à l'intérieur, les communautés d'accueil et les autres populations vulnérables.

Un montant de 1,1 million de dollars serait nécessaire pour assister quelque 143 600 personnes au Burkina Faso, il faudra environ 819,500 dollars pour 187 000 au Ghana et 818,800 dollars au profit de 100 000 personnes au Mali.

Dans ces pays, les agences humanitaires prévoient une série d'initiatives, notamment une assistance aux rapatriés démunis, aux personnes en transit vers leurs pays d'origine, aux demandeurs d'asile et au rapatriement des réfugiés.

Il faudra également 6 millions de dollars pour des capacités régionales de réponse adéquate, a signalé OCHA.

"L'aptitude de la communauté humanitaire, y compris des acteurs nationaux et internationaux, à faire face aux besoins d'urgence actuels, à cibler l'aide humanitaire et à prévenir une crise humanitaire d'envergure dépend de la réponse rapide et adéquate à cet appel ", a souligné OCHA.

Il a précisé qu'une réponse ponctuelle et adéquate doit compléter les efforts déployés, indépendamment de l'appel, par la société civile et par les autorités ivoiriennes.

"C'est le moment pour une réponse concertée et intégrée des instances nationales, régionales et internationales à une urgence humanitaire qui a le potentiel de devenir une tragédie humanitaire régionale aux proportions démesurées', a ajouté OCHA.

Le Premier ministre de la Côte d'Ivoire, Affi Nguessan, qui a assisté au lancement, a noté que la communauté internationale n'a eu de cesse d'appuyer son pays alors qu'il est en proie à une crise qui est " très complexe et a de fortes conséquences pour le pays et pour la région "'.

Les ministres chargés de l'action humanitaire, les directeurs des agences de l’ONU et des organisations non gouvernementales ainsi que les représentants des gouvernements donateurs ont également assisté à la cérémonie de lancement.

11 / 20 / 2002

IRIN

L'article: "Le Président propose un référendum sur la Constitution"

Le Président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé mardi qu'il était prêt à organiser un référendum sur la Constitution du pays, dont la modification a été réclamée par les rebelles opposés à son gouvernement.

La télévision d'Etat a rapporté que M. Gbagbo aurait déclaré que le référendum pourrait avoir lieu l'année prochaine. "Nous allons organiser un référendum pour demander au peuple de la Côte d'Ivoire si oui ou non il est d'accord pour qu'on procède à une modification de la Constitution. Je n'ai pas peur du peuple", a souligné le président.

Les modifications constitutionnelles sont l'une des demandes faites par les rebelles, mutinés depuis le 19 septembre dernier et qui tiennent depuis cette date plusieurs parties du nord et du centre de la Côte d'Ivoire. Les autres exigences sont la démission de M. Gbagbo et l'organisation de nouvelles élections. De son côté, le Gouvernement a demandé que les rebelles déposent les armes et respectent la Constitution. Les négociations à Lomé, sous les auspices du président togolais Gnassingbé Eyadéma, ont été très lentes depuis une semaine maintenant. Un plan de paix a été proposé à Lomé mais les rebelles ont soumis une contre-proposition cette semaine.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a rapporté mardi qu'une force régionale d'interposition était en passe d'être constituée pour remplacer les troupes françaises qui veillent sur le respect du cessez-le-feu conclu le 17 octobre. La force de la CEDEAO est attendue à la fin de ce mois.

D'autre part, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), qui a dépêché il y a une semaine une équipe à Korhogo, une ville du nord tenue par les rebelles, a rapporté que les enfants dans la zone sous contrôle des insurgés seront exposés aux épidémies et à la malnutrition si aucune aide ne leur parvient. Il a aussi invité les rebelles à ne pas recruter des enfants soldats.
Pour en savoir plus sur la visite de l'équipe de l'UNICEF

11 / 18 / 2002

IRIN

L'article: "Les premiers soldats de la paix sont arrivés"

Un premier groupe de soldats de maintien de la paix envoyé par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est arrivé dimanche à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire.

Les 19 soldats font partie de la force africaine d'interposition de 1 260 hommes, appelée Groupe d'observation militaire de la CEDEAO (ECOMOG), qui remplacera les soldats français veillant au respect du cessez-le-feu signé il y a un mois par les rebelles, qui contrôlent des parties du nord et du centre de la Côte d'Ivoire, et accepté par le gouvernement.

Les organes d'information ont cité un porte-parole français qui aurait déclaré que les 19 officiers allaient rapidement se mettre à déterminer le lieu du déploiement.

Les négociations entre les insurgés, qui ont déclenché une rébellion le 19 septembre dernier, et une délégation désignée par le président Laurent Gbagbo ont commencé à Lomé le 30 octobre. Les rebelles exigent la démission de M. Gbagbo, une révision de la constitution et la tenue de nouvelles élections, tandis que le gouvernement demande que les insurgés déposent d'abord les armes.

Entre temps, la tension n'a cessé de monter à Abidjan et, il y a une semaine, le début d'un couvre-feu imposé peu après le début de la rébellion a été avancé de 21HOO à 19h00 GMT/locale.

Samedi, un émissaire français était arrivé à Lomé pour aider à sortir de l'impasse, ont rapporté les organes de presse. Christian Dutheil de la Rochère, ancien ambassadeur de la France en Côte d'Ivoire de 1993 à 1998, a déclaré qu'il fera tout ce qu'il pourra pour la paix, selon Reuters.

"Nous devons agir vite car plus cela dure plus les gens souffrent", aurait déclaré le médiateur, le président togolais Gnassingbé Eyadéma.

D'autre part, les agences de secours déploient tous leurs efforts pour assister les personnes déplacées à l'intérieur, les réfugiés et les populations affectées dans plusieurs parties du pays et de la région, a indiqué vendredi dans une mise à jour le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA).

A Bouaké, dans le centre du pays, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), la Croix-Rouge ivoirienne, le Programme alimentaire mondial (PAM), l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les organisations non gouvernementales (ONG), ont fourni de la nourriture, des produits médicaux et des soins de santé, de l'eau, des structures d'assainissement ainsi que d'autres produits et services.

Les autorités locales, l'Eglise catholique, les ONG nationales et internationales, les familles d'accueil et les agences de l'ONU apportent une assistance à des milliers de personnes dans les villes le long de la ligne de front, a précisé OCHA.

Des sources militaires françaises citées par OCHA auraient déclaré que le flux initialement estimé à 1 000 personnes par jour de Bouaké a chuté à présent à 100 par semaine.

A Abidjan, des milliers de personnes sont désormais sans abris à la suite de la démolition des bidonvilles par les autorités qui avaient indiqué que la mesure était motivée par des considérations de sécurité. Les familles d'accueil, les groupes religieux, le gouvernement, le HCR et l'Organisation internationale des migrations (OIM) hébergent certaines des personnes affectées, a ajouté OCHA.

Une campagne nationale de vaccination contre la polio a démarré le 9 novembre dans les zones contrôlées par le gouvernement, et des efforts sont en cours pour atteindre les enfants dans les régions tenues par les rebelles, a signalé OCHA.

11 / 13 / 2002

IRIN

The article: "Cote d'Ivoire - South Africa: Ex-SA soldiers provide training, logistics"

South Africans assisting the government of Cote d'Ivoire (Ivory Coast) in its war against rebels have been careful not to fall foul of their own country's laws banning mercenary activity.

A military analyst with the Institute for Security Studies based in Pretoria, South Africa, told IRIN that between 10 and 20 former officers of the South African National Defence Force (SANDF) were operating in Cote d'Ivoire.

"They would not be classified as mercenaries as they do not get involved in any fighting. They are technical advisers. What they're doing is training and logistical coordination, they're supplying chopper pilot [training] that type of thing," said Henri Boshoff.

He said the South Africans had all been senior officers in the SANDF and had contracted themselves individually with the Ivorian government.

"They're not there as an organisation or group or anything ... they then avoid falling foul of the law," Boshoff said.

That law is the Foreign Military Assistance Act of 1995, which makes it illegal for South Africans to fight for a foreign country or organisation without government permission.

South African foreign affairs spokesman Ronny Mamoepa had earlier told IRIN that any of the country's citizens involved in fighting in Cote d'Ivoire would be faced with arrest and, if convicted, a prison sentence and/or a fine.

Mamoepa noted that South Africa was the current chair of the African Union (AU) and therefore heavily "involved in the AU processes to create peace and stability in the Ivory Coast".

Boshoff said there were also Bulgarians and French private military advisers working in Cote d'Ivoire. "It's a growing industry," he added.

Former South African soldiers were hiring themselves out as security consultants to various corporations expanding their operations in Africa. "It's all legal, they're acting as technical and security advisers. But if it were 60 soldiers picking up firearms to go fight, that would be a different story," he noted.

The Ivorian conflict broke out on 19 September, when rebels including former members of the Ivorian military failed in a bid to overthrow President Laurent Gbagbo but took over key towns in the centre and north of the country.

A ceasefire agreement was concluded on 17 October, but the assassination of the brother of a senior member of the rebel Mouvement patriotique de Cote d'Ivoire (MPCI) in the commercial capital Abidjan on Friday prompted the insurgents to suspend talks with a delegation designated by the Ivorian government.

11 / 11 / 2002

IRIN

L'article: "L'assassinat du frère d'un négociateur rebelle jette une ombre sur les pourparlers de paix"

La mort du frère d'un haut responsable du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), rebelle, a jeté une ombre sur les négociations entre les rebelles et la délégation désignée par le Gouvernement ivoirien, et a poussé les insurgés à suspendre les négociations en fin de semaine.

"Benoît Dacoury-Tabley, un médecin, a été découvert mort vendredi à Abidjan, un jour après avoir été pris de sa clinique dans la capitale économique ivoirienne par des policiers en tenue, selon certains medias locaux et internationaux, par des hommes en civil, selon une declaration faite lundi par un porte-parole de la famille.

Louis Dakoury-Tabley est le coordinateur du MPCI pour les relations extérieures. Au moment de la mort de son frère, il participait aux pourparlers de Lomé, sous les auspices de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

La CEDEAO a déploré l'assassinat et a rappelé, dans un communiqué, que le Gouvernement et les rebelles avaient accepté de "s'abstenir de tout acte belliqueux telles que des exactions, des exécutions extrajudiciaires, le recrutement et l'utilisation de mercenaires, l'enrôlement d'enfants-soldats ainsi que de violations de l'accord sur la cessation des hostilités ".

L'accord de cessez-le-feu a été conclu le 17 octobre, soit un mois environ après qu'une mutinerie accompagnée de l'occupation de villes stratégiques du centre et du nord du pays ait marqué le début de l'insurrection du MPCI.

La CEDEAO a ajouté: "C'est avec une profonde émotion que (les médiateurs) ont appris, au moment où les négociations de paix étaient sur le point de porter fruit à Lomé, l'assassinat du Dr. Benoît Dacoury-Tabley".

"Ils déplorent cet acte qui ne peut que perpétuer un climat de méfiance pouvant compromettre les efforts déployés pour ramener la paix et la cohésion nationale en Côte d'Ivoire. Dans le cadre des efforts du gouvernement de la Côte d'Ivoire pour consolider la primauté du droit, les médiateurs voudraient qu'il cherche les auteurs de cet assassinat et qu'il prenne rapidement une décision judiciaire appropriée à leur encontre".

La CEDEAO a invité les deux côtés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la paix et la sécurité des populations, en particulier dans les régions sous leur contrôle.

Lors d'une conférence de presse à Lomé samedi, le sécrétaire général du MPCI, Guillaume Soro, a indiqué qu'il y a eu de fréquentes exactions, des arrestations nocturnes et des assassinats de personnes soupçonnées de collaboration avec le MPCI. Il a ajouté qu'il semblerait que cela fait partie d'un plan de sabotage des pourparlers de paix.

Il a déclaré que le MPCI avait "unilatéralement décidé de suspendre sa participation aux négociations afin qu'il puisse pleurer (Dacoury-Tabley) et toutes les victimes anonymes" des forces de sécurité.

Lundi, Reuters a cité un autre représentant du MPCI selon lequel la délégation rebelle pourrait reprendre les négociations dans les prochaines 48 heures.

A Abidjan, le ministre de la Défense de la Côte d'Ivoire, Bertin Kadet, a indiqué qu'aucun membre des forces de l'ordre n'était impliqué dans l'assassinat de Dakoury-Tabley, déploré par le gouvernement dans un communiqué vendredi. Le gouvernement a informé que le président Laurent Gbagbo avait ordonné aux forces de sécurité d'observer et de respecter la trêve du 17 octobre mais que les rebelles l'avaient violée sur une base quotidienne.

"Après maintes incursions rebelles dans les zones sous le contrôle du gouvernement, on a noté qu'il y a eu des agressions et des exécutions sommaires de personnes" dans plusieurs localités sous le contrôle du MPCI et à Abidjan. Il a affirmé que les assassinats visaient à entraver les négociations de Lomé.

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