| Rapports
sur les relations éthniques /
Reports on Ethnic Relations |
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The
following section is consisted of part, full or summaries of
articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité
ou de résumés d'articles provenant d'origines
diverses (journaux,bulletins, etc..).
12
/ 30 / 2002
IRIN
[IRIN
webspecial on the crisis in Cote d'Ivoire]
L'article:
"L'Ouest demeure instable"
La
situation dans l'ouest de la Côte d'Ivoire demeure instable,
en dépit de la présence des troupes françaises
et loyalistes, d'après des informations émanant
de la presse et des sources humanitaires, qui ont également
signalé que les services essentiels ne fonctionnaient pas
dans certaines parties du pays.
"Pour
le moment, le mouvement des personnes est très limité"
dans l'ouest, notamment à Duékoué et Guiglo,
des villes aux abords de la frontière avec le Liberia,
a indiqué vendredi le Programme alimentaire mondial dans
son dernier bulletin hebdomadaire sur les secours. Il a ajouté:
"Il n'y a pas de distribution d'électricité,
d'eau ou de liaison par téléphone, et les hôpitaux
et les banques sont fermés".
De
nombreux barrages civils et militaires ont été érigés
le long des grands axes routiers conduisant à la capitale
administrative, Yamoussoukro, à environ 220 km au nord
d'Abidjan, et les informations font de plus en plus état
d'exactions à l'égard des civils et de corruption.
Le
PAM a informé que deux missions d'évaluation ont
été conduites la semaine dernière à
Didievi, au nord-est de Yamoussoukro, à Bédiala
et à Zuenoula, au nord-ouest de la capitale.
Il
a signalé que sur les 23 000 déplacés à
l'intérieur enregistrés et transitant par la région
de Didievi, 8 000 se sont installés avec des familles dans
plus d'une centaine de villages dans les environs de la localité,
tandis que d'autres continuent d'aller en direction du sud. A
Bédiala, a précisé le PAM, plusieurs milliers
de déplacés à l'intérieur sont entrés
sans avoir été recensés par les autorités.
Seulement 400 se sont établis avec des familles d'accueil.
L'agence
attend que les autorités locales mettent les registres
à jour et qu'elles lui communiquent des chiffres fiables
pour une éventuelle assistance alimentaire d'urgence.
Par
ailleurs, un civil au moins aurait été tué
et beaucoup d'autres blessés lorsque des soldats des forces
loyalistes à bord d'un hélicoptère ont attaqué
Pélézi, un village occupé par les rebelles
dans l'ouest du pays, a signalé l'AFP, qui citait l'armée
française vendredi dernier.
Les
tirs d'un hélicoptère Mi-24 ont tué une personne
et blessé plusieurs civils, aurait déclaré
à l'AFP le porte-parole des forces françaises en
Côte d'Ivoire. Pélézi, qui est aux mains du
principal groupe rebelle, le Mouvement Patriotique de Côte
d'Ivoire (MPCI), se trouve à environ 360 km au nord-ouest
d'Abidjan.
D'autre
part, les rebelles du Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest
(MPIGO), qui ont rencontré lundi les troupes françaises
déployées à Duékoué, ont indiqué
que l'échange de tirs entre les deux côtés
qui s'est produit dimanche était une erreur, a rapporté
l'AFP. "Cette rencontre a permis de clarifier leur position
et de nous faire part de leur méprise. Ils n'avaient pas
l'intention de nous attaquer", a déclaré à
l'AFP le porte-parole des forces françaises en Côte
d'Ivoire, le lieutenant-colonel Ange-Antoine Leccia.
L'accrochage
de dimanche et le quatrième en huit jours entre les rebelles
et les forces françaises, ont noté les organes de
presse.
Initialement,
1 200 soldats français ont été déployés
pour protéger les ressortissants étrangers et pour
surveiller le cessez-le-feu signé en octobre par le MPCI
et accepté par le Gouvernement ivoirien. Depuis, la France
a renforcé son dispositif militaire, qui compte maintenant
2 500 hommes, et lui a demandé de faire appliquer la trêve.
D'un
autre côté, 50 à 60 membres de la force d'interposition
de la Communauté économique des Etats d'Afrique
de l'Ouest (CEDEAO) sont attendus dans le pays mardi. La CEDEAO
projette de déployer 1500 soldats.
Enfin,
quelque 469 Guinéens rapatriés par navire de la
Côte d'Ivoire sont arrivés samedi dans la capitale
guinéenne, Conakry, dans le cadre de la première
opération de rapatriement par mer organisée par
le Gouvernement, a informé l'AFP, qui cite les autorités
guinéennes,
12
/ 27 / 2002
IRIN
L'article:
"La mission des droits de l'homme de l'ONU rencontre
plusieurs secteurs"
Une
mission des droits de l'homme de l'ONU, arrivée au début
de cette semaine en Côte d'Ivoire pour évaluer la
situation des droits de l'homme dans le pays, a rencontré
jeudi des représentants de la société civile
et d'organisations féminines, des experts spécialisés
dans les droits de l'homme et le corps diplomatique.
La
mission, établie à la demande du Secrétaire
Général de l'ONU Kofi Annan, est dirigée
par le Haut Commissaire adjoint aux droits de l'homme, Bertrand
Ramcharan. Jusqu'à présent, elle s'est réunie
avec les ministres des Affaires étrangères, de la
Défense et du Commerce, le ministre adjoint chargé
des droits de l'homme, les équipes onusiennes dans le pays
et des organisations des droits de l'homme, a rapporté
UN News.
Cette
fin de semaine, elle prévoit de visiter la capitale administrative,
Yamoussoukro, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, et le nord,
tenu par les rebelles.
"La
mission aura ainsi rencontré un large éventail d'acteurs:
gouvernement, chefs de file politiques, organisations des droits
de l'homme, associations de femmes, chefs rebelles et communauté
diplomatique", aurait déclaré M. Ramcharan.
La
mission, qui comprend un expert en médecine médico-légale,
projette de visiter les sites des charniers, si possible. Elle
retourne à Genève lundi.
Le
12 décembre, une experte onusienne chargée des droits
de l'homme, Asma Jahangir, a exprimé sa préoccupation
devant des informations faisant état d'exécutions
extrajudiciaires en Côte d'Ivoire. Elle a noté que
tant le Gouvernement que les groupes armés auraient perpétré
des exécutions extrajudiciaires de civils, et que plusieurs
charniers ont été identifiés récemment,
d'après des informations publiées par des organisations
internationales des droits de l'homme et par les médias.
L'article: "L'OIM formalise sa présence"
La
formation des responsables publics à la gestion des flux
migratoires et la mise sur pied d'une base de données sur
les migrants font partie des services que l'Organisation internationale
pour les migrations (OIM) projette d'offrir à la Côte
d'Ivoire si les autorités de ce pays le demandent, a annoncé
vendredi à Abidjan un haut fonctionnaire de l'OIM.
"L'OIM
pourrait également aider à créer une interface
entre le Gouvernement et la diaspora ivoirienne" en Afrique,
en Europe et ailleurs, a précisé Mme Ndioro Ndiaye,
directrice adjointe de l'OIM, à l'occasion de la signature
au Siège d'un accord entre l'Organisation internationale
et la République de Côte d'Ivoire.
L'accord
formalisant l'établissement d'un bureau de l'OIM dans ce
pays d'Afrique de l'Ouest a été co-signé
par le Ministre d'Etat, ministre des Relations Extérieures
et des Ivoiriens de l'étranger, Abou Dramane Sangaré.
La
Côte d'Ivoire a une des plus grandes populations d'immigrés
en Afrique. Près du quart de sa population est constitué
d'étrangers et, selon M. Sangaré, le pays accueille
80 pour cent de l'ensemble des immigrés en Afrique de l'Ouest.
L'OIM
a été active en Côte d'Ivoire depuis l'an
2000. Elle a assisté le bureau du Haut Commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le rapatriement
des réfugiés libériens et sierra léonais.
Elle a également administré à Abidjan, pour
le compte du HCR, un centre pour les réfugiés ayant
perdu leurs habitations lorsque les forces de sécurité
ont détruit des bidonvilles au lendemain de la mutinerie
du 19 septembre, qui s'est transformée en rébellion.
Les autorités ont proclamé que les démolitions
étaient nécessaires car les mutins ont attaqué
les forces de sécurité à partir des bidonvilles
avoisinants.
M.
Sangaré a indiqué que la Côte d'Ivoire espère
tirer profit de la base de données de l'OIM sur les immigrés
en ce qui concerne quelque 500 000 Ivoiriens à l'étranger,
les flux migratoires à l'échelon national et international,
les droits et la problématique des immigrés relatifs
au trafic des femmes et des enfants travailleurs.
Outre
l'aide aux pays pour gérer les flux migratoires, l'OIM
désire également leur permettre de tirer un meilleur
profit de leurs immigrés à l'étranger par
le biais du programme Migration pour le développement en
Afrique (MIDA). Dans le cadre du programme, dont le but consiste
à transférer la qualification et les ressources
de la diaspora pour appuyer le développement en Afrique,
les professionnels africains retournent au pays pour quatre mois
afin de partager leur savoir et leur expertise.
12
/ 24 / 2002
IRIN
L'article:
"Déplacement massif à l'ouest"
Duékoué,
une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire, est devenue une
destination majeure pour des milliers de personnes fuyant les
affrontements entre l'armée nationale ivoirienne et les
mouvements rebelles.
Des
sources humanitaires ont indiqué à IRIN qu'au mercredi,
24 000 déplacés de divers endroits dans l'ouest
de la Côte d'Ivoire, se sont réfugiés à
Duékoué (une des principales villes du département
de Daloa) et dans ses environs. Des combats ont eu lieu dans cette
région la semaine passée entre les soldats français
déployés pour surveiller le cessez-le-feu, en vigueur
depuis deux mois, et les nouveaux mouvements armés.
Les
sources ont ajouté que 700 personnes environ s'étaient
réfugiées à la Mission catholique de la ville,
où vivent depuis plusieurs semaines déjà
quelque 2 000 ressortissants du Burkina Faso. Les occupants de
la Mission incluent à présent 1 400 femmes et enfants.
Elle a reçu un soutien financier et des denrées
alimentaires destinés aux déplacés, mais
les sources ont noté qu'il faudrait bien plus d'aide car
beaucoup d'autres personnes s'y sont réfugiées.
Les
sources ont souligné que la situation, déjà
bien difficile à Duékoué, avait empiré
à cause des coupures d'électricité. La Mission
catholique, qui dispose de générateurs, est l'unique
source d'électricité dans la ville. Des soldats
français sont postés à l'intérieur
et autour de la ville. Un calme relatif a régné
pendant la journée, mais des sources ont rapporté
que la nuit, selon des habitants, des "hommes en treillis"
pillaient les habitations et commettaient des actes répréhensibles.
Les
sources ont également exprimé leur inquiétude
pour le sort des habitants de Man, la plus grande ville de l'ouest
de la Côte d'ivoire, qui a été le théâtre
de lourds combats entre les loyalistes et les deux nouveaux groupes
rebelles, le Mouvement pour la Justice et la Paix (MJP) et le
Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO).
Les
deux groupes ont fait leur apparition à la fin novembre.
Ils opèrent dans l'ouest du pays, tandis que le Mouvement
Populaire de la Côte d'Ivoire (MPCI), créé
à la fin du mois de septembre, est basé dans le
nord. Le MPCI a signé un accord de cessation des hostilités,
négocié par des médiateurs ouest-africains
le 17 octobre dernier, mais les autres groupes n'y sont par parties.
Les
trois groupes rebelles se sont rencontrés lundi pour discuter
de la formation d'une alliance militaire entre eux, mais ont décidé
de ne pas en créer pour le moment. Ils ont averti néanmoins
qu'ils lanceront une offensive généralisée
si les troupes françaises attaquaient à nouveau
une de leurs positions. Les rebelles ont accusé l'armée
française de partialité car, en leur tirant dessus,
elle les a empêchés de riposter contre les forces
loyalistes. Les responsables français ont déclaré
qu'ils avaient tiré en légitime défense.
D'un
autre côté, l'ONG internationale World Vision a fait
don au Comité de secours international d'un lot de médicaments
d'une valeur équivalent à 3 000 dollars, pour lui
permettre d'aider les milliers d'habitants qui fuient l'insécurité
dans l'ouest de la Côte d'ivoire, notamment des rapatriés
libériens (anciennement réfugiés en Côte
d'Ivoire) et des réfugiés ivoiriens.
12
/ 23 / 2002
IRIN
L'article:
"Les négociations de Lomé suspendues"
La
délégation gouvernementale nommée par le
président ivoirien Laurent Gbagbo pour négocier
une issue pacifique à la rébellion qui secoue la
Côte d'Ivoire depuis trois mois, est retournée à
Abidjan à la fin de la semaine.
Dans
une intervention dimanche à la télévision
ivoirienne, le chef de la délégation composée
de 15 membres, Laurent Dona Fologo, a déclaré que
son équipe n'a pas été en mesure de conclure
un accord. Il a accusé le Mouvement Patriotique de la Côte
d'Ivoire, rebelle, de revenir sur les accords, de ne pas négocier
sincèrement et de tout faire pour que les négociations
échouent. "Ils sont venus à Lomé pour
tout sauf pour un accord de paix", a accusé M. Fologo.
Il a néanmoins déclaré que les négociations
n'étaient pas finies mais qu'elles ont été
suspendues pour la période des fêtes et que sa délégation
était prête à reprendre les négociations
dès que M. Gbagbo l'inviterait à le faire. La délégation
rebelle est également rentrée à la base du
MPCI à Bouaké, à 350 km au nord d'Abidjan.
Lundi,
Tuo Fozié, une des figures de proue du MPCI, a déclaré
à IRIN depuis Bouaké que son mouvement était
également disposé à reprendre les négociations.
"Pourquoi pas? Nous irons si elles reprennent", a affirmé
M. Fozié.
Il
a poursuivi que le MPCI et les deux nouveaux mouvements armés
dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, allaient se rencontrer
à Bouaké lundi après-midi. M. Fozié
a souligné que la réunion fait suite à une
requête de la part des deux groupes de se réunir
avec le MPCI. Il a cependant démenti des informations des
médias indiquant que le Mouvement Populaire Ivoirien du
Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la Paix et la Justice
(MJP) sont des groupes dissidents du MPCI.
Le
MPIGO a repris Man il y a une semaine, repoussant les forces loyalistes
qui occupaient la ville depuis le mois dernier. Le groupe a eu
des accrochages en fin de semaine avec les soldats français
déployés pour faire appliquer l'accord de cessez-le-feu
conclu le 17 octobre, et pour protéger les ressortissants
français et étrangers en Côte d'Ivoire. Selon
Radio France Internationale, six rebelles ont été
tués. Il n'y a pas eu de victime du côté des
soldats français. Cette information n'a pas été
confirmée.
Le
chef de l'état major français, le général
Henri Bentegeat, qui a effectué une mission à Abidjan
à la fin de la semaine, a déclaré que ses
soldats ont riposté en légitime défense,
tandis que le secrétaire d'état français
aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, a indiqué
que les soldats français ne se laisseront pas tirer dessus
sans riposter. A la question de savoir combien de temps durera
la rébellion du MPCI, M. Fozié a répondu
que les insurgés ne désirent pas une rébellion
qui s'éterniserait pendant des années.
Vendredi,
le Conseil de sécurité de l'Onu a invité
les belligérants à rechercher une solution politique
négociée pour résoudre la crise. Dans une
déclaration, le Conseil a condamné "avec fermeté
l'usage de la force en vue de peser sur la situation politique
en Côte d'Ivoire et de renverser son gouvernement élu".
Il a souligné son plein appui au gouvernement légitime
de ce pays. Il a exprimé son appui aux efforts déployés
par la Communauté économique des Etats d'Afrique
de l'Ouest (CEDEAO), et a remercié le Gouvernement de la
France d'avoir déployé des troupes.
Il
a également exprimé "sa plus profonde préoccupation
face aux informations faisant état de massacres et de graves
violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire".
Dans ce contexte, une délégation de quatre membres
dépêchée par le Haut Commissariat de l'ONU
aux droits de l'homme, est attendue dans le pays pour effectuer
une mission d'établissement des faits d'une semaine.
12
/ 20 / 2002
IRIN
L'article: "Le CICR préoccupé par
le nombre des victimes civiles"
Le
Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a exprimé
jeudi sa profonde préoccupation devant le nombre des victimes
civiles dans le conflit actuel en Côte d'Ivoire.
"Le
CICR, préocccupé par le fait que de plus en plus
de blessés sont des femmes et des enfants, désire
rappeler aux belligérants que l'obligation de préserver
et de protéger les civils est une règle élémentaire
du droit international humanitaire qu'il faut respecter en toutes
circonstances", a-t-il souligné dans un communiqué.
Alors
que les affrontements se poursuivent dans l'ouest du pays, le
CICR s'évertue à répondre aux besoins des
personnes affectées par les hostilités.
Son
bureau à Man, une ville de l'ouest du pays reprise par
les rebelles jeudi, a été transformé en une
clinique où plus de 80 patients sont soignés chaque
jour et où les blessés reçoivent les premiers
secours et sont transférés vers des hôpitaux
le cas échéant, "lorsque la sécurité
le permet", a-t-il précisé.
Beaucoup
de blessés ont été transportés à
l'hôpital civil de Duékoué et à l'hôpital
militaire de Daloa, également dans l'ouest de la Côte
d'Ivoire. Avec l'accord des parties au conflit, des employés
du CICR se sont rendus sur la ligne de front le 14 décembre
pour évacuer d'autres blessés, a-t-il ajouté.
D'un
autre côté, les agences des Nations Unies ont indiqué
jeudi que le mouvement de milliers de personnes déplacés
à l'intérieur de la Côte d'Ivoire continuait
et qu'il était d'une plus grande ampleur.
Selon
le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
(HCR), les combats dans l'ouest du pays ont fait fuir "beaucoup
de milliers" de déplacés des régions
de Danané et Man en direction de Guiglo, l'un des derniers
hâvres de sécurité dans l'ouest de la Côte
d'Ivoire.
"L'accès
à la partie occidentale du pays reste plutôt imprévisible
et quasi impossible en raison de la présence rebelle et
des affrontements sporadiques", a-t-il noté. "Ce
manque d'accès fait qu'il est chaque fois plus difficile
de faire parvenir de l'aide aux populations affectées et
d'aider au transfert des réfugiés et des autres
déplacés piégés".
On
estime qu'environ 44 000 personnes sont passées au Liberia
depuis le déclenchement des hostilités dans la région
ouest le 28 novembre. La majorité, soit quelque 29 000,
sont des rapatriés libériens tandis que les 15 000
autres sont des Ivoiriens en quête de refuge, a poursuivi
le HCR.
Dix
mille réfugiés ont également fui au Mali;
35 000 au Burkina Faso; et environ 1 600 en Guinée, a-t-il
ajouté.
Le
Programme conjoint de l'ONU sur le VIH/Sida (ONUSIDA) a annoncé,
pour sa part, que "tous les efforts pour contrôler
l'épidémie du Sida dans les territoires occupés
par les rebelles, notamment les initiatives préventives,
médicales et psychologiques, sont actuellement bloqués".
Du
fait de la crise, a-t-il averti, les taux d'infection par le Sida
dans le pays risquent d'augmenter d'un taux actuel estimé
à 10 pour cent de la population à un taux qui pourrait
atteindre jusqu'à 30 pour cent pour la seule année
prochaine.
D'autre
part, Radio France Internationale (RFI) a rapporté vendredi
que le fils de l'ex-dirigeant militaire, Alain Gueï, a été
arrêté jeudi par des gendarmes pour être interrogé.
"J'étais
étonné d'apprendre l'arrestation hier matin [jeudi]
de mon frère, le sergent Alain Gueï", aurait
déclaré le frère aîné, Franck
Gueï, cité par RFI.
"Il
serait détenu à la prison militaire d'Abidjan. Etant
donné les circonstances obscures dans lesquelles mon père
est mort, je pense que ce n'est pas le moment opportun pour mettre
en péril la vie de sa famille, ou du moins ce qu'il en
reste", a-t-il ajouté.
Le
général Gueï a été tué
aux premières heures de la mutinerie du 19 septembre. Depuis,
la mutinerie s'est transformée en une rébellion
qui a divisé le pays en deux, les parties nord étant
aux mains des rebelles et le sud aux mains du Gouvernement.
Dans
le même contexte, le couvre-feu en vigueur dans le pays
a été étendu au 26 décembre, a annoncé
la radio ivoirienne jeudi. Dans la capitale économique,
Abidjan, il est observé entre 19H00 GMT et 6H00 GNT.
The
Article: "Liberian refugees' dilemma"
[This
report does not necessarily reflect the views of the United Nations]
Felicia Chieh has spent more than half her life in Cote d'Ivoire,
mostly in the western town of Guiglo. She was nine when she arrived
there from neighbouring Liberia. Now, aged 21 with a four-month-old
baby, she is in a dilemma, like many of her compatriots in Cote
d'Ivoire.
A
19 September mutiny that turned into a rebellion, splitting the
country into a rebel-held northern zone and the government-controlled
south, has spelt doom for Felicia, her son Richman and thousands
of other Liberian refugees.
"I'm
afraid of going back home because of war and now there is war
here also," she told IRIN at a transit centre for refugees
run by the International Organisation for Migration (IOM) in Abidjan.
"I would prefer to be moved to another country because I'm
scared."
Chieh
was among the 150 refugees living in the transit centre who were
eager to hear some good news from Assistant United Nations High
Commissioner for Refugees Kamel Morjane when he visited the camp
on 14 December. But their own news was far from good.
Cote
d'Ivoire had become their home away from home but when the mutiny
broke out, most of theirdwellings in poor, informal neighbourhoods
were razed by security forces. The authorities said the measure
was necessary because rebels had been hiding in shantytowns.
In
the process many lost their valuables, including their identity
cards. Some said they had been attacked in the early days of the
uprising by Ivorians who suspected them of collaborating with
the insurgents. Immigrants from other countries were not spared
either.
"For
us Liberians, home is not the best option and yet we can't live
here because there is war and life is almost at a standstill,"
Sarah Dia, a mother of five, told IRIN.
"But
I think I just want to go back home because there is no hope,"
she said, adding that since she lost her identity card in the
demolitions, she could not leave the transit centre. "I would
be arrested because I have no identity card," she explained.
The
acting Head of UNHCR office in Abidjan, Panos Moumtzis, told the
refugees that the agency had started registering those who had
lost their papers with the idea of having them provided with identification
documents or of having the temporary ones regularised.
Dia's
five children, aged between 17 years and 5 months, live with her
at the centre. She has lived in Abidjan for seven years and ran
a small business before the conflict. Now she has no home, no
source of income and, moreover, her father died on 27 November
at the transit centre.
The
centre, considered a temporary site, hosts refugees from five
countries - Liberia, Sierra Leone, the Democratic Republic of
Congo, Togo and Sudan. The house was originally used by IOM as
a transit centre for refugees awaiting resettlement. Now its inmates
are refugees displaced by the Ivorian crisis.
According
to the centre's supervisor, Norah Johnny, UNHCR gives money to
IOM which in turn purchases food that the refugees take turns
to cook.
During
Morjane's visit the refugees, along with their counterparts in
six other transit centres in Abidjan, presented him with a petition
in which they sought relocation to another country or resettlement,
Johnny told IRIN. There are 1,096 refugees in the seven centres.
Morjane,
whose visit also took him to Liberia, Ghana and Togo, assured
the refugees that UNHCR would look into the petition seriously.
He said that at his meetings with Ivorian government authorities
they had assured UNHCR that registered refugees would continue
to enjoy the hospitality that they had before the crisis.
"Don't
fear and don't think that we'll let you down," Morjane reassured
the refugees. He said the agency would assist those who voluntarily
asked to be transported back home. "We will not force anybody
- we will not push any body to go back to their country. This
is UNHCR's policy," he said. Some 27 Liberian refugees were
repatriated on that Saturday.
Morjane
stressed that the agency regarded protection - including the safety
of refugees - as a great priority, as well as material support.
However,
he said: "Please keep out of any camp of political engagements
or commitment in this country [...] It is important to keep totally
neutral."
Fighting
erupted in the western part of Cote d'Ivoire on 28 November with
the emergence of two new rebel groups, the Movement for Peace
and Justice (MPJ) and the Ivorian Popular Movement of the Great
West (MPIGO), which captured about five towns in the west. The
government retook at least two, and has tried to recapture others.
According
to UNHCR, about 45,000 refugees lived in the Zone d'accueil des
refugies (ZAR - Refugee hosting zone), an area along Cote d'Ivoire's
border with Liberia that includes many of the towns captured by
the rebels. The majority of them were Liberians.
In
a statement on 16 December, UNHCR said sources in southern Cote
d'Ivoire had reported large population movements over the weekend
of 14-15 December around the coastal town of Taboufollowing rumours
of impending attacks. Groups of people were seen heading towards
the Liberian border at Prollo, some 28 km west of Tabou.
It
expressed concern at reports that loyalist forces had attached
explosives to the Prollo bridge, near the Liberian border.
"This
could pose a grave danger for refugees and others using the bridge,"
it noted. Last week, Ivorian troops detonated hand grenades wired
to a UNHCR ferry in Prollo, saying they wanted to prevent rebels
from crossing in and out of Liberia, the agency added.
"One
Liberian arrived in Abidjan from Tabou yesterday with his two
children after fleeing because he feared for their safety,"
it quoted Anne Dolan, head of UNHCR's Tabou office, as saying.
"He
said he had to pay his way through checkpoints and was detained
twice because he could not pay," Dolan said. "He was
released later, after Ivorians helped him pay for his passage.
The journey took him three days by bus - three times the usual
travel time from Tabou to Abidjan."
Other
refugees reaching Abidjan said some were heading for Ghana on
commercial buses, UNHCR said.
Humanitarian
actors have been bracing themselves for major population displacements
but one of their main concerns is funding.
Last
month the United States Committee for Refugees (USCR)said UNHCR
had a funding shortfall of nearly US $200 million and expected
to end the year some $170 million short of the $1.04 billion needed
to address basic refugee needs. Dozens of private international
humanitarian organisations engaged in refugee relief work were
confronting similar funding problems, it added.
Documenting
more than 60 examples from around the world, based on reporting
by relief agencies, it described the impact of the crisis and
assistance cutbacks on the day-to-day lives of refugees.
Of
the 60 examples, 42 are from African countries: some of these
programmes are being implemented with cutbacks while others have
been cancelled.
The
areas they cover include reintegration, shelter, food, repatriation,
resettlement, training such as in literacy, human rights, education,
general aid and protection, self-sufficiency, relief deliveries,
refugee registration, health, housing, water and sanitation.
12
/ 18 / 2002
IRIN
L'article:
"Première mission d'évaluation à
Daloa"
Trois
organisations humanitaires ont effectué dans le courant
de la semaine une première mission d'évaluation
à Daola, une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire,
où se sont produits récemment des affrontements
entre l'armée régulière ivoirienne et les
rebelles armés.
Le
Programme alimentaire mondial (PAM), Action contre la faim et
le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA)
se sont rendus les 14 et 15 décembre dans les villes de
Daloa, Vavoua, Duékoue, et dans des localités environnantes
pour s'enquérir de la situation des personnes affectées
par les récents affrontements et pour préparer le
terrain en vue d'un éventuel programme d'assistance humanitaire.
Au
12 décembre, la Croix-Rouge ivoirienne avait enregistré
environ 17 000 déplacés qui vivaient avec 95 familles,
a rapporté OCHA dans son rapport de mission daté
du 16 décembre. Cinq mille autres se sont réfugiés
dans un centre social local. Dans la localité de Bonoufla,
il y aurait quelque 4 000 déplacés, qui ont fui
pour la plupart les hostilités à Vavoua, une grande
ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Alors que ceux qui
ont trouvé refuge à Daloa ont bénéficié
d'une assistance alimentaire, le rapport cite ceux déplacés
à Bonoufla selon lesquels ils n'auraient reçu aucune
aide depuis leur arrivée le 17 novembre. La petite ville
manque également de médicaments, de latrines et
d'autres produits non alimentaires.
Dans
la localité de Zahibo, le nombre des déplacés
a considérablement diminué, de 14 000 le 5 octobre
à environ 3 000, a noté OCHA. La diarrhée,
la varicelle et la conjonctivite sont les maladies les plus fréquentes
parmi les déplacés. L'approvisionnement en eau a
été réduit par le nombre insuffisant de latrines,
est-il précisé dans le rapport.
Les
églises catholiques continuent de se transformer en sites
d'accueil comme ce fut le cas de l'église de Duékoue
qui, selon le Père Emilio, a abrité la plupart des
ressortissants du Burkina Faso qui vivaient dans la région.
Tandis que l'enceinte de l'église a abrité près
de 2 000 d'entre eux, 1 000 autres auraient été
hébergés par des familles d'accueil, et 300 dans
les villages avoisinants. L'église, qui a eu des difficultés
à s'occuper d'un nombre plus élevé, a dépensé
environ 314 dollars (200,000 francs CFA) par jour pour répondre
aux besoins.
Durant
chaque visite, le PAM a saisi l'occasion pour proposer un plan
en vue d'une éventuelle distribution de l'aide alimentaire.
Toutefois, comme ces localités se trouvent dans les zones
de guerre, il faudrait réduire au minimum la distribution
alimentaire, qui doit être suivie d'un transfert des populations
vers une région plus sûre, Yamoussoukro par exemple.
Etant donné que la mission visait à "une évaluation
rapide et générale", d'autres organisations
ont été instamment invitées à effectuer
des missions d'évaluation plus approfondie afin de mieux
identifier les besoins.
Sur
le front diplomatique, la Communauté économique
des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a ouvert dans la capitale
sénégalaise, Dakar, son deuxième sommet extraordinatire
sur la Côte d'Ivoire. Les chefs d'Etats s'efforceront de
remettre sur les rails les négociations, qui n'ont pas
encore permis d'aboutir à un accord pacifique pour résoudre
un conflit qui dure depuis trois mois maintenant.
Par
ailleurs, un groupe belge d'intervention, Prévention Génocides,
qui a produit il y a deux ans un film alertant sur le spectre
d'une guerre civile et d'un génocide en Côte d'Ivoire,
s'est manifestée une nouvelle fois en lançant un
appel à la communauté internationale pour qu'elle
agisse, de sorte qu'elle ne soit pas tentée plus tard de
dire "qu'on ne savait". Dans un appel de deux pages,
l'organisation a instamment appelé à l'instauration
d'une force de police internationale sur l'ensemble du territoire,
et "pas seulement sur la ligne de front", pour protéger
tous les civils; à l'organisation d'une table ronde des
partis politiques pour négocier des solutions durables,
et a demandé aux bailleurs de fonds institutionnels de
conditionner les futures aides à l'établissement
d'un climat propice à une paix durable.
Pour
lire la déclaration de Prévention
Génocides, veuillez visiter www.prevention-genocides.org
12
/ 17 / 2002
IRIN
L'article:
"La CEDEAO tiendra un sommet sur le conflit ivoirien"
Les
chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats
d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) vont se réunir mercredi dans
la capitale sénégalaise, Dakar, pour aider à
trouver une solution au conflit ivoirien.
La
décision d'organiser un sommet a été prise
à l'issue d'une réunion lundi à Kara (nord
du Togo) entre les présidents du Ghana, du Nigeria, du
Liberia, du Sénégal et du Togo, et les délégations
représentant le Gouvernement de la Côte d'Ivoire
et les insurgés. Le communiqué final de la rencontre
souligne que les deux côtés ont été
saisis "d'un projet d'accord équilibré qui
devrait satisfaire les deux parties".
Le
mini-sommet informel de lundi a également réaffirmé
la nécessité de déployer une force de la
CEDEAO pour veiller au respect de l'accord de cessez-le-feu conclu
le 17 octobre. Le déploiement des troupes a déjà
plusieurs semaines de retard par rapport au calendrier prévu.
Les
dirigeants ont réitéré la pécédente
condamnation du recours à la force, ont invité les
rebelles du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI)
à libérer toutes les régions qu'elles occupent,
et ont annoncé qu'ils ont demandé à la Commission
africaine des droits de l'homme de faire la lumière sur
les violations commises depuis le déclenchement du conflit
le 19 septembre dernier.
Les
chefs d'Etats ouest-africains ont exhorté le Gouvernement
du président Laurent Gbagbo à appliquer, dès
que possible, les résolutions du Forum de réconciliation
nationale en Côte d'Ivoire, qui avait proposé en
décembre 2001 quatorze recommandations pour mettre fin
à des années de troubles sociopolitiques qui secouent
le pays depuis la mort en décembre 1993 du premier président,
Félix Houphouët-Boigny.
Le
forum, au cours duquel les forces politiques et sociales ont exprimé
leurs griefs, s'est déroulé d'octobre à décembre
2001. D'après le communiqué, un comité sera
créé sous les auspices de la CEDEAO pour veiller
à la mise en oeuvre des résolutions.
Le
mini-sommet de Kara s'inscrit dans les efforts déployés
actuellement pour contenir la crise, qui a pris une dimension
régionale.
A
la fin de la semaine dernière, la France a renforcé
sa présence militaire en Côte d'Ivoire en dépêchant
100 parachutistes. Ils sont les premiers d'un contingent de 500
soldats supplémentaires, qui va renforcer un effectif de
1 200 hommes déjà dans le pays. Le mandat de la
force a également changé car, selon des sources
proches de l'armée française, les nouvelles instructions
aux soldats consistent à faire appliquer le cessez-le-feu
au lieu de juste le surveiller. Ils pourront aussi se servir de
leurs armes en cas "d'exactions massives", d'après
des responsables français.
La
France a également manifesté sa volonté de
contribuer aux efforts de paix en proposant d'organiser à
Paris un sommet des chefs d'Etat africains concernés, et
de réunir des représentants de toutes les forces
politiques de Côte d'Ivoire.
Sur
le front humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) a
rapporté vendredi qu'un grand nombre de déplacés
des villes de l'ouest du pays, où se sont produits des
affrontements entre deux nouveaux groupes rebelles et l'armée
régulière, étaient arrivés dans la
capitale administrative, Yamoussoukro, la semaine passée.
Le PAM et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
(HCR) projettent d'y effectuer dans le courant de cette semaine
une mission d'évaluation des besoins humanitaires.
12
/ 13 / 2002
IRIN
L'article:
"Les dirigeants ouest-africains tiendront un mini-sommet
tandis que la crise persiste"
Cinq
chefs d'Etats ouest-africains vont se rencontrer lundi prochain
à Kara, au Togo, pour s'entretenir de la crise en Côte
d'Ivoire et des efforts visant à la résoudre, d'après
une information publiée sur le site électronique
officiel de la République du Togo.
Les
cinq présidents sont John Kufuor (Ghana), Omar Bongo (Gabon),
Olusegun Obasanjo (Nigeria), Abdoulaye Wade (Sénégal)
et Gnassingbé Eyadéma (Togo). M. Eyadema préside
un Groupe de contact de la Communauté économique
des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), assurant la médiation
entre les autorités ivoiriennes et le Mouvement Patriotique
de Côte d'Ivoire (MPCI), rebelle.
Les
efforts de médiation font suite à un accord de cessation
des hostilités signé le 17 octobre par les rebelles,
qui occupent une grande partie du nord et du centre du pays, et
accepté par le Gouvernement ivoirien.
En
dépit du fait que les deux côtés se sont mis
d'accord sur certaines revendications des rebelles, ils n'ont
pas encore réussi, cependant, à trouver une issue
aux problèmes d'ordre politique.
M.
Eyadéma s'est rendu cette semaine à Abidjan pour
des entretiens avec les principaux partis politiques ivoiriens.
La réunion a débouché sur une déclaration
jeudi dans laquelle les partis ont exprimé leur appui au
processus de négociations de Lomé, condamné
la rébellion et demandé au MPCI de libérer
sans délais les villes occupées et de déposer
les armes.
"Nous
affirmons notre attachement à la légitimité
constitutionnelle, au respect des institutions et au respect de
l'intégrité territoriale", ont déclaré
les partis, qui se sont également engagés à
"garantir l'application de l'accord de paix qui résultera
des négociations de Lomé".
Ils
ont ajouté: "Nous nous engageons à poursuivre
les discussions avec le gouvernement, une fois la paix rétablie,
sur les problèmes politiques, dans le but de renforcer
la cohésion et l'unité nationales, en particulier
ceux en rapport avec la nationalité et les droits fonciers
ruraux", et en vue de la mise en oeuvre des résolutions
du Forum de réconciliation nationale tenu à la fin
de 2001.
Le
document a été signé par les principaux politiques
de Côte d'Ivoire. Toutefois, le Rassemblement des Républicains
(RDR), dont le chef de file, Alassane Ouattara, réside
au Gabon depuis sa fuite du pays à la fin novembre, s'est
dissocié de la déclaration des partis politiques.
Il a indiqué dans un communiqué publié jeudi
que le chef de sa délégation aux pourparlers à
Abidjan l'avait signée à son corps défendant.
Le
bureau exécutif du RDR a souligné dans un communiqué
jeudi que la déclaration "[n'a pas] pris en compte
toutes les réalités sociopolitiques actuelles".
Elle "ne contient aucun engagement précis concernant
la mise oeuvre de réformes politiques concrètes
destinées à mettre fin à la crise qui secoue
le pays", a ajouté le RDR.
La
déclaration politique intervient au moment où les
deux parties au conflit se sont embarquées dans une campagne
massive de recrutement dans les parties du pays sous leur contrôle
respectif. A Abidjan, des milliers de jeunes se sont précipités
à l'école de formation des gendarmes en réponse
à un appel lancé par le Gouvernement pour la mobilisation
de 3 000 volontaires.
Par
ailleurs, le ministère français de Affaires étrangères
a annoncé mercredi que le Gouvernement de la France avait
décidé le renforcement de son dispositif militaire,
jusqu'à présent composé de quelque 1 200
soldats, déployé en Côte d'Ivoire pour protéger
les ressortissants français et d'autres étrangers,
et pour veiller au respect du cessez-le-feu.
Il
a indiqué qu'au vu de la détérioration de
la situation en Côte d'Ivoire, la France désirait
exprimer son inquiétude et sa convictions qu'il ne saurait
y avoir une solution durable à la crise sans un règlement
politique général impliquant toutes les forces politiques
ivoiriennes. La France a également manifesté sa
volonté de contribuer aux efforts de paix en proposant
d'organiser à Paris un sommet des chefs d'Etat africains
concernés, et de réunir des représentants
de toutes les forces politiques de Côte d'Ivoire.
L'article:
"Mission du HCR à l'ouest"
Une
équipe du Haut Commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés (HCR) se trouve à l'ouest de la
Côte d'Ivoire pour essayer de rétablir le contact
avec les réfugiés bloqués dans la région
et dans ses environs, affectés par les affrontements entre
les forces loyalistes et deux nouveaux groupes rebelles, a annoncé
ce vendredi un officiel du HCR.
L'équipe,
qui s'est rendue mercredi à Guiglo, une localité
de l'ouest, devait arriver vendredi au camp de Nicla, situé
dans les environs. Selon un communiqué émanant du
HCR jeudi, la mission de son équipe consiste à vérifier
des informations selon lesquelles de nouveaux réfugiés
fuyant les combats auraient trouvé refuge à Nicla.
Le
camp est situé dans la Zone d'accueil des réfugiés
(ZAR), une région près de la frontière entre
la Côte d'Ivoire et le Liberia. Le fonctionnaire du HCR
a déclaré que Nicla hébergeait entre 4 000
et 5 000 réfugiés avant le début des combats
dans l'ouest de la Côte d'Ivoire le 28 novembre. Jeudi,
l'équipe a été saisie d'informations transmises
par des responsables de l'organisation Caritas signalant qu'il
y a eu de nouveaux arrivants dans le camp de Nicla et que la nourriture
constituait un des besoins les plus immédiats, a ajouté
l'officiel.
Le
HCR a annoncé que les réfugiés dans le camp
seraient les premiers à être évacués
de la ZAR, qui abrite une population de 72 000 réfugiés,
des Libériens pour la plupart. Ce chiffre inclut environ
45 000 personnes dans la partie nord de la ZAR, avec lesquelles
aucun contact n'a pu être établi durant les deux
semaines écoulées à cause des combats. Le
HCR n'a pas été en mesure de contacter les réfugiés
à Danané et Toulepleu: les déplacements à
destination de ces deux villes ont été restreints
par l'armée ivoirienne et par des mesures internes de sécurité
de l'ONU, a-t-il précisé.
Beaucoup
de personnes ont déjà fui au Liberia. A la date
de jeudi, environ 42 000 personnes avaient atteint les comtés
situés à l'ouest de ce pays, notamment 28 000 rapatriés
libériens et 14 000 réfugiés ivoiriens, a
rappelé le HCR, ajoutant que la proportion des réfugiés
ivoiriens augmentait de jour en jour.
Les
nouveaux arrivants sont dispersés sur la frontière,
dans les comtés de Nimba, Grand Geddeh et Maryland. La
plupart des Ivoiriens, a noté le HCR, se sont réfugiés
chez des parents ou dans des familles d'accueil et espèrent
pouvoir bientôt rentrer en Côte d'Ivoire.
Plus
au nord, plusieurs milliers de réfugiés ivoiriens
et d'immigrés guinéens sont entrés en Guinée
au cours des deux dernières semaines.
Une
mutinerie survenue le 19 septembre dernier a déclenché
une rébellion qui a divisé la Côte d'Ivoire
en deux, le sud étant aux mains du Gouvernement et le nord
contrôlé par les rebelles du Mouvement patriotique
de Côte d'Ivoire (MPCI).
Deux
nouveaux groupes rebelles ont fait leur apparition dans l'ouest
le 28 novembre. Il s'agit du Mouvement pour la Paix et la Justice
(MPJ) et du Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO).
Le
HCR a indiqué par ailleurs qu'une autre équipe était
partie cette semaine pour San Pédro, une ville du sud-ouest,
pour commencer à identifier des sites potentiels de transit
et établir un contact avec les autorités portuaires
et aériennes.
L'article:
"Une experte des droits de l'homme de l'ONU préoccupée
par des informations faisant état d'exécutions"
Une
experte onusienne chargée des droits de l'homme, Asma Jahangir,
a exprimé sa vive préoccupation jeudi face aux informations
récentes faisant état d'exécutions extrajudiciaires
qui se seraient produites en Côte d'Ivoire.
Mme
Jahangir est le Rapporteur spécial de la Commission des
droits de l'homme des Nations Unies sur les exécutions
extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. Elle a indiqué
qu'elle suit de près la situation dans ce pays depuis le
début des combats, le 19 septembre dernier, selon un communiqué
de presse de la Commission.
Mme
Jahangir a noté que tant le Gouvernement que les groupes
armés auraient perpétré des exécutions
extrajudiciaires et sommaires de civils, et que plusieurs charniers
ont été récemment découverts, selon
les informations émanant d'organisations internationales
des droits de l'homme et des médias. Mme Jahangir a exhorté
toutes les parties au conflit à s'abstenir de perpétrer
de tels abus et a par ailleurs mis l'accent sur la nécessité
absolue d'identifier les responsables de tels actes et de faire
en sorte qu'ils soient amenés à rendre compte de
leurs actes, conformément au droit international.
La
semaine dernière, des villageois à Monoko-Zohi,
près de la ville de Vavoua dans l'ouest de la Côte
d'Ivoire ont témoigné qu'environ 120 de leurs parents
proches ont été tués par des "hommes
en uniforme" et ensevelis dans une fosse commune. Un porte-parole
de l'armée française a confirmé la découverte
de ce charnier.
[Pour
consulter des documents récents sur les violations
des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, prière
de visiter: http://web.amnesty.org/web/wire.nsf/December2002/Coted'Ivoire
http://www.hrw.org/reports/2002/cotedivoire/
]
12
/ 09 / 2002
IRIN
L'article:
"Plus de 30 000 personnes ont fui au Liberia et en
Guinée – HCR"
Les
combats continus dans l'ouest de la Côte d'Ivoire ont provoqué
la fuite de plus de 30 000 personnes au Liberia et en Guinée
au cours de la semaine passée, et ont fait que le Haut
Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) est
sans nouvelles de plus de 45 000 réfugiés dans cette
partie du pays.
Dans
un communiqué de presse publié vendredi, l'agence
a indiqué que depuis le début des combats la semaine
dernière à Man et Danané, des villes de l'ouest
du pays, environ 27 000 personnes ont fui au Liberia, en empruntant
12 points de passage à la frontière.
Elle
a néanmoins noté que d'autres rapatriés d'origine
libérienne pourraient avoir atteint leur destination finale
sans être officiellement enregistrés.
"On
a vraiment été pris par surprise", a déclaré
Moses Okello, représentant du HCR au Liberia. "Car
nos scénarios reposaient sur la situation qui prévalait,
à savoir qu'un mouvement rebelle avait pris les armes en
Côte d'Ivoire et qu'il négociait avec le Gouvernement.
Nous ne pouvions prévoir l'émergence de nouveaux
mouvements et de nouvelles poches de combats comme cela s'est
produit la semaine dernière dans l'ouest du pays",
a-t-il ajouté.
Le
28 novembre, deux nouveaux groupes rebelles inconnus jusqu'ici,
le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement
pour la Paix et la Justice (MPJ), ont capturé Man et Danané,
deux petites villes situées à l'ouest. Dans les
deux jours qui ont suivi, ils ont occupé Toulepleu et Touba,
dans la même région, mais les forces loyalistes ont
lancé des assauts d'envergure pour les déloger de
Man et de Toulepleu.
D'après
le HCR, la plupart des réfugiés inscrits sont des
Libériens fuyant les violences, et plus de 2 600 Ivoiriens
les ont rejoints. Le HCR au Liberia a envoyé 23 camions
à la frontière pour transférer les nouveaux
arrivants vers des régions plus sûres.
La
majorité des nouveaux arrivants, toujours selon le HCR,
se dirigent vers les comtés de Nimba, du Grand Gedeh et
de Bong, à l'Est du Liberia. Le HCR cherche des solutions
à long terme pour ceux qui n'ont pas où aller.
L'agence
onusienne a déjà mis en place trois centres de transit
dans les comtés de Nimba et du Grand Gedeh, et négocie
actuellement l'ouverture d'un quatrième centre à
Mariland, plus au sud.
"Pour
l'instant, à part le fait de fournir des services essentiels
d'eau, de santé et d'hébergement, nous nous concentrons
sur notre capacité de transport", a précisé
M. Okello. "Nous recevons aussi de nombreuses sollicitations
de personnes nous demandant de les transporter vers les comtés
de Nimba et de Lofa. Certaines personnes vont rejoindre leurs
proches dans la [capitale] Monrovia", a-t-il informé.
Parmi
les nouveaux arrivants figurent des personnes de nationalités
variées, a-t-il encore noté. "Nous avons 78
Sierra Léonais qui vont être emmenés à
Monrovia aujourd'hui [6 décembre] en vue de leur rapatriement,
ainsi que 73 Guinéens qui seront assistés pour retourner
chez eux. Il existe également un petit nombre de personnes
d'autres origines, comme des Ghanéens, des Nigérians
et même deux Américains qui vivaient dans la région
en proie à l'agitation et qui ont fui avec les autres",
a expliqué M. Okello.
En
Guinée, quelque 2 800 personnes qui ont fui le conflit
ivoirien se sont inscrites en franchissant la frontière
depuis le 29 novembre. Il s'agit de 1 151 Guinéens, de
853 Ivoiriens et de 741 Libériens, a indiqué le
HCR. Ils se trouvent pour la plupart dans la péfecture
de Lofa, juste de l'autre côté des régions
occidentales de Man et de Danané.
L'agence
a signalé que les nouveaux arrivants semblaient épuisés,
certains d'entre eux ayant marché pendant six à
sept jours. Ils séjournent actuellement dans des abris
temporaires à la frontière ou dans des familles
d'accueil. Le HCR s'apprête à les transférer
aussi tôt que possible vers le centre de transit de Nonoh,
dans le sud, et vers le camp de Laine, près de Nzérékoré.
Par
ailleurs, le HCR a exprimé sa préoccupation devant
le sort de plus de 45 000 réfugiés, pour la plupart
des Libériens installés dans l'ouest de la Côte
d'Ivoire, dont l'Agence est sans nouvelles. L'accès à
ces zones de combats a en effet été interdit et
les lignes téléphoniques coupées.
Le
Programme alimentaire mondial (PAM) répond aux besoins
de la population affectée et vient d'achever l'enregistrement
de 41 600 familles bénéficiaires, notamment de 51
000 enfants de moins de cinq ans à Bouaké, une ville
du centre de la Côte d'Ivoire.
Dans
son bulletin hebdomadaire sur les secours d'urgence paru vendredi,
le PAM a indiqué qu'une distribution générale,
démarrée le 3 décembre, continuera pendant
une dizaine de jours dans 28 sites dans la région de Bouaké.
Les
rations d'un mois, de 400 tonnes de riz au total, ne couvriront
que dix pour cent des besoins nutritionnels car la plupart des
bénéficiaires disposent de sources d'alimentation
complémentaires. La distribution a été effectuée
en collaboration avec CARE, Action Contre la Faim (ACF), et avec
du personnel de la Mission catholique et du Conseil National Islamique
(CNI), a-t-il ajouté.
D'autre
part, le médiateur de la crise ivoirienne, le président
togolais, Gnassingbé Eyadéma, est arrivé
lundi dans la capitale administrative ivoirienne, Yamoussoukro,
pour avoir des entretiens avec le président ivoirien, Laurent
Gbagbo, ont informé les médias.
Au
Togo, le principal groupe rebelle, le Mouvement Patriotique de
Côte d'Ivoire (MPCI), a menacé dimanche de se retirer
des pourparlers avec le Gouvernement ivoirien.
"Le
MPCI est clair, nous ne pouvons discuter avec un régime
génocidaire, nous pouvons seulement le combattre",
a rapporté la BBC qui citait le secrétaire général
du mouvement, Guillaume Soro.
"Nous
attendrons jusqu'à lundi soir pour voir s'il a été
mis un terme à toute cette complicité. Sinon, nous,
au MPCI, déciderons que nous ne pouvons plus traiter avec
ce régime", a-t-il poursuivi.
La
menace du MPCI fait suite à l'annonce, il y a une semaine,
par l'armée française de la découverte d'un
charnier à Pelezi, à environ 70 km de Daloa, dans
l'ouest de la Côte d'Ivoire.
Le
secrétaire exécutif de la Communauté économique
des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Mohammed Ibn Chambas,
cité par la presse, aurait déclaré dimanche
que l'organisation régionale ouvrirait une enquête
sur la tuerie de 120 personnes, que les rebelles attribuent au
Gouvernement.
Le
ministère de la défense ivoirien a invité
samedi les jeunes âgés de 20 à 26 ans à
se porter volontaires pour aller combattre dans la partie occidentale
du pays.
Le
porte-parole de l'armée, le colonel Jules Yao Yao, a déclaré
que les troupes loyalistes ont affronté dimanche les rebelles
du MPCI à Koutouba, un village situé à l'Est,
à environ 450 km au nord de la capitale économique,
Abidjan.
La
BBC a également informé que les rebelles ont occupé
Blolequin, une localité à l'ouest du pays, mais
qu'ils n'ont pas réussi à saisir Guiglo, à
120 km de la frontière libérienne.
La
crise en Côte d'Ivoire a été déclenchée
par une mutinerie militaire le 19 septembre dernier, divisant
le pays en deux, avec le sud aux mains du Gouvernement et le nord
contrôlé par le MPCI.
12
/ 07 / 2002
FRATERNITE
MATIN ONLINE N° 11425
L'article:
"Exactions dans la zone sous contrôle des rebelles
- Un charnier découvert" (TANOH Benoît)
Un
monticule de terre de 30 mètres de long sur 2 mètres
de haut d’où dépassaient des corps”
dont on ignore encore le nombre, dans le village de Dania, à
110 km de Daloa. Encore une histoire de charnier en Côte
d’Ivoire. La découverte macabre a été
faite, il y a deux jours par l’Armée française,
plus précisément par des soldats français
en patrouille de surveillance du cessez-le-feu. Lesquels ont dit-on,
été alertés par un villageois. Selon toujours
les soldats français, ce villageois “a également
montré un puits voisin où, selon lui, pourraient
se trouver d’autres corps”. Pour l’heure, on
ignore qui sont les auteurs de ces exactions. Mais, de sources
concordantes, on indique que ce charnier a été découvert
dans une zone sous contrôle des forces rebelles du MPCI.
Ainsi que l’a d’ailleurs confirmé le lieutenant-colonel
Jules Yao Yao, porte-parole des Forces Armées nationales
de Côte d’Ivoire (FANCI) . Voilà donc qui coupe
court aux spéculations qui tentent depuis quelques jours
de lier ces exactions au bombardement de la région de Pélézi
par des hélicoptères de combat de l’armée
loyaliste. Toujours côté des FANCI, où on
indique qu’on ne voit pas comment on aurait pu procéder
à l’inhumation sommaire de ces corps, on affirme
que “ Ces tueries ne peuvent être imputées
qu’aux assaillants, dont les méthodes sont connues
de tous. D’ailleurs, depuis le cessez-le-feu conclu le 17
octobre dernier, il a été implicitement admis que
la sécurité des populations civiles et de leurs
biens est sous la responsabilité de ceux qui contrôlent
une zone donnée”, a précisé le porte-parole
des FANCI.
12
/ 06 / 2002
IRIN
L'article:
"Le CICR exhorte au respect du droit humanitaire"
Le
Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a exhorté
vendredi les parties au conflit ivoirien à se conformer
aux règles du droit humanitaire international.
Dans
un communiqué de presse, le CICR a rappelé à
tous les groupes armés leur obligation de respecter en
particulier les Conventions de Genève et leurs Protocoles
facultatifs, et à épargner les civils ainsi que
leurs biens.
Il
a poursuivi que les parties directement impliquées dans
les hostilités, y compris les blessés et les combattants
en captivité qui ne peuvent plus se défendre, doivent
être traités avec humanisme et sans discrimination.
L'exécution
de ces personnes sans un procès équitable, le pillage
des possessions des civils ou l'entrave à l'action humanitaire
de quelque façon que ce soit, sont des violations graves
du droit humanitaire, a-t-il noté.
D'autre
part, l'organisation, en collaboration avec la Croix-Rouge Ivoirienne,
dispense des soins médicaux d'urgence aux soldats et aux
civils blessés à Man, une petite ville de l'ouest
du pays.
A
Toulepleu et à Danané, deux autres villes de l'ouest
de la Côte d'Ivoire, des volontaires de la Société
Nationale offrent des soins médicaux aux victimes des récents
affrontements, et du matériel médical d'urgence
a été envoyé à l'hôpital militaire
de Daloa, également située à l'ouest, où
sont transportés les soldats blessés, a-t-il ajouté.
Le
Programme alimentaire mondial (PAM) a reçu une contribution
de 400 000 dollars de la Suisse pour appuyer ses opérations
aériennes en Côte d'Ivoire, en Guinée, au
Liberia et en Sierra Leone, apprend-on dans un communiqué
de presse publié vendredi.
"Le
don suisse d'un montant de 400 000 dollars en faveur de l'Afrique
de l'Ouest intervient au moment où les besoins sont devenus
de plus en plus urgents dans la région", a déclaré
le Directeur régional du PAM, Manuel Aranda da Silva.
"Si
le PAM est forcé à réduire ces opérations
aériennes, son aptitude ainsi que celle d'autres agences
de l'ONU et des organisations non gouvernementales (ONG) à
servir la région seraient sérieusement entravée",
a-t-il poursuivi.
La
crise continue au Liberia, de même que l'agitation civile
en Côte d'Ivoire, rendent vitale l'opération aérienne
du PAM - non seulement pour ce qui est du transport des passagers
mais aussi pour une distribution rapide des rations des secours
alimentaires, du matériel médical et des évacuations
de sécurité, a souligné l'agence. La contribution
suisse permettra au PAM de poursuivre ses opérations aériennes
jusqu'à la fin du mois de février 2003.
D'un
autre côté, les soldats français qui surveillent
le cessez-le-feu, signé le 17 octobre par les rebelles
du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) et accepté
par le Gouvernement, ont informé qu'ils ont découvert
un charnier à Pelezi, une région de l'ouest se trouvant
à environ 70 km du nord-ouest de Daloa, ont rapporté
les organes d'information.
Le
porte-parole de l'armée française, Ange-Antoine
Leccia, a indiqué à Reuters que des soldats français
en patrouille de surveillance du cessez-le-feu ont découvert
«un monticule de terre de trente mètres de long sur
deux mètres de haut d'où dépassaient des
corps». "Nous ne savons pas combien de corps il y a,
qui a tué ces personnes ni quand", a-t-il déclaré.
"Notre mission ne consiste pas à exhumer les corps
et nous ne faisons que rapporter ce que nous avons découvert",
a-t-il ajouté.
La
crise en Côte d'Ivoire a été déclenchée
par une mutinerie militaire le 19 septembre dernier. Le pays a
été divisé en deux, le sud étant sous
le contrôle du Gouvernement et le nord, aux mains du MPCI.
La situation a néanmoins pris un autre tournant le 28 novembre
avec l'émergence de deux nouveaux groupes rebelles, le
MPJ et le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO),
qui se sont emparés de quatre localités dans l'ouest
du pays.
12
/ 06 / 2002
IRIN
L'article:
"L'Union Africaine préoccupée par la
persistance de la crise"
L'Union
Africaine (UA) a exprimé sa profonde préoccupation
devant la persistance de la crise en Côte d'Ivoire et devant
les incidents armés qui se sont récemment produits
dans la partie occidentale du pays.
Dans
un communiqué publié mercredi à son Siège
à Addis Abeba, l'UA a exhorté le Gouvernement ivoirien
et le Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), rebelle,
à apporter son entière coopération aux efforts
de médiation dans le but d'accélerer le processus
de négociation.
Selon
l'UA, cela devrait se faire dans le respect de la légalité
constitutionnelle, de l'unité et de l'intégrité
territoriale du pays, est-il indiqué dans un communiqué
paru au terme de la 87ème session ordinaire, au niveau
des ambassadeurs, de l'organe central du Mécanisme pour
la prévention, la gestion et la résolution des conflits.
Louant
les efforts de la Communauté économique des Etats
d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la médiation du président
togolais, Gnassingbé Eyadéma, ainsi que les autres
efforts régionaux, l'UA a exprimé son appui à
l'établissement d'un bureau de liaison dans la capitale
économique de la Côte d'ivoire, Abidjan, afin de
veiller à une surveillance plus étroite de la situation.
Elle
a lancé un appel de fonds pour que la CEDEAO puisse faciliter
le déploiement rapide d'une force d'interposition dans
le pays.
Elle
s'est également félicitée de l'envoi en Côte
d'Ivoire, au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et au Ghana
d'une délégation issue de la commission de l'UA
pour les réfugiés et pour les personnes déplacées,
chargée d'évaluer l'impact humanitaire de la crise
et d'examiner les modalités d'assistance de l'UA aux populations
affectées.
Par
ailleurs, le sommet ouest-africains qui était prévu
à Accra, capitale du Ghana, le 7 décembre, a été
reporté, ont annoncé ce jeudi les organes de presse.
Le
sommet se proposait d'examiner les modalités de déploiement
d'une force de maintien de la paix en Côte d'Ivoire. Cette
force est censée remplacer les soldats français
qui surveillent le cessez-le-feu signé le 17 octobre par
le MPCI et accepté par le gouvernement ivoirien.
Radio
France Internationale (RFI) a rapporté que le nouveau groupe
rebelle, le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ), a capturé
Koro, une ville située à une vingtaine de kilomètres
au nord de Touba, à l'ouest de la Côte d'Ivoire.
Koro, une zone de production du sucre, a été occupée
mercredi.
D'un
autre côté, à Man, une petite ville de l'ouest
du pays, que le gouvernement a affirmé avoir repris des
mains des rebelles du MPJ en début de semaine, des corps
jonchent les rues, selon la BBC qui cite des témoins visuels.
"Je
suis traumatisé… Il y a des cadavres partout",
aurait déclaré à l'Associated Press Carlos
Fardom, un ressortissant français, après avoir fui
la ville mercredi. "Certaines personnes ne veulent pas sortir
car les cadavres dans les rues sont en décomposition et
cela sent mauvais", a témoigné un jeune homme
du nom de Ndri.
La
crise, qui a été déclenchée par la
mutinerie du 19 septembre dernier et a divisé le pays en
deux, avec le sud aux mains du gouvernement et le nord occupé
par le MPCI, a connu un nouveau tournant le 28 novembre avec l'émergence
de deux nouveaux groupes rebelles inconnus jusqu'ici, le MPJ et
le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO), qui se
sont emparés de quatre localités dans l'ouest du
pays.
L'article:
"Offensives de l'armée à Toulepleu"
Les
forces loyalistes ont attaqué mercredi Toulepleu, une localité
à l'ouest de la Côte d'Ivoire, dans l'objectif de
déloger les rebelles qui l'occupent depuis la fin de la
semaine dernière.
"L'offensive
a continué contre Toulepleu. Des combats s'y déroulent
actuellement", a informé Reuters qui citait un officier
militaire. "C'est une région montagneuse, ce qui ne
facilite pas les choses". L'agence de presse a cité
les rebelles du Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ) qui
auraient déclaré que la localité a été
attaquée mardi par un hélicoptère de combat
Mi-24 de l'armée.
"De
nombreux civils ont été tués", a-t-elle
ajouté, citant le sergent rebelle Bamba. Il aurait déclaré
à Reuters qu'il lui parlait depuis la banlieue de Man,
une ville située à l'ouest, à plus de 650
km de la capitale économique, Abidjan.
Jeudi
dernier, deux nouveaux groupes rebelles, le Mouvement Populaire
Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la Paix et
la Justice (MPJ), ont occupé Danané et Man, deux
petites villes à l'ouest de la Côte d'Ivoire, et
en fin de semaine, ils se sont emparés de Toulepleu et
Touba, deux autres localités occidentales.
L'armée
française, qui surveillait un cessez-le-feu conclu sous
les auspices de la Communauté économique des Etats
d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), signé par le principal mouvement
rebelle, le MPCI, et accepté par le Gouvernement le 17
octobre, a évacué ses ressortissants et les étrangers
qui vivaient dans la nouvelle zone de guerre.
D'autre
part, le président malien Amadou Toumani Touré est
arrivé mercredi à Lomé, au Togo, pour informer
le médiateur des pourparlers ivoiriens, le président
togolais Gnassingbé Eyadéma, des résultats
de ses discussions mardi avec le président ivoirien Laurent
Gbagbo et avec son homologue du Burkina Faso, Blaise Campaoré.
Les
présidents ont appelé à un déploiement
rapide d'un force régionale d'interposition pour prendre
le relais des soldats français en Côte d'Ivoire et
"ont décidé de prendre des mesures appropriées,
dès que possible, en vue de renforcer un arrêt des
hostilités".
Ils
ont également "fermement condamné la violence
et les exactions à l'gard des populations civiles burkinabé,
malienne et ivoirienne", stipule le communiqué conjoint,
ajoutant qu'ils allaient adhérer au mécanisme de
la CEDEAO pour la prévention, la gestion et la résolution
des conflits.
D'après
Bakayoko Lassana, l'attaché de presse du Mouvement Patriotique
de Côte d'Ivoire (MPCI), trois représentants de ce
groupe devaient également rencontrer le président
Touré mercredi.
Le
MPCI a été saisi mardi d'un document des médiateurs
qu'il est entrain d'examiner avant de faire des commentaires.
"Nous avons fait des propositions et la délégation
gouvernementale a seulement fait des observations sur nos propositions",
a-t-il déclaré.
ABIDJAN.NET
L'article:
" Mes réflexion sur la crise ivoirienne le
T.P.I. n'existe que pour les pauvres: la France doit y être
traduite !" (Malick Kamangaté)
Chères
sœurs Ivoiriennes, Chers frères Ivoiriens,
De
partout où vous êtes actuellement, au Nord, au Sud,
au Centre, dans la ville Martyr de Bouaké, à l’étranger
je vous dis simplement que je vous aime tous! Ces mots viennent
du profond de mon cœur. Aucun Ivoirien, de part son origine,
son rang social, ses croyances religieuses et politiques, saura
changer mon cœur en ennemi de la NATION IVOIRIENNE.
Je
viens vous livrer mes impressions sur la crise que traverse notre
pays. Chacun de nous, selon ses capacités, ses sentiments,
cherchent d’une manière ou d’une autre, à
faire en sorte que la paix revienne dans notre pays.
Cette
terrible agression dont notre pays est victime, a porté
tout un chacun à s’interroger sur les réelles
intentions des assaillants. Nous autres, cherchons toujoiurs à
comprendre, politiquement, mais aussi moralement et surtout psycologiquement
(excusez-moi de ces termes impropres) le meccanisme mental qui
a porté des Ivoiriens à tuer froidement leurs propres
frères et soeurs Ivoiriens.
Nous
savons tous l’histoire du Président Laurent Gbagbo
aux temps de feu Félix Houphouet Boigny. L’opposant
Gbagbo voulait la Démocratie. Dans nos villes et villages,
les parents et amis nous disaient que se ranger aux côtés
de l’opposant Gbagbo signifiait perdre la bourse d’études,
son emploi et bien d’autres choses. Gbagbo était
alors comparé à la peste. Néanmoins, ce que
tout le monde venait à savoir ensuite, c’était
l’arrêt de l’opposant Gbagbo, qui crouait ensuite
en prison… L’opposant Gbagbo n’a rien brûlé,
ni tué un ivoirien qui ne pensait pas comme lui…Ainsi,
le moment est arrivé pour qu’on donne à Césaire
ce qui appartient à Césaire…
Chers
frères et soeurs, j’ai voulu parler d’une toute
petite partie de notre histoire afin que chacun puisse analyser
l’actuelle situation en la rapportant avec, justement, l’histoire
de notre Président. Pour parvenir à la Paix, il
est demandé à tout Ivoirien de penser un tout petit
peu à notre histoire recente.
Il
m’arrive de constater que nous avons, dans l’ensemble,
une très courte mémoire. Après le voyage
du Président Gbagbo Mali, tous nos regards sont maintenant
tournés vers le Burkina Faso de Blaise Compaoré.
Il est vrai que les assaillants rebelles terroristes ont eu leur
formation dans ce pays. Même certains journaux Ivoiriens
semblent avoir totalement oubliés les vrais motifs de l’agression
à notre Pays. “Pour éliminer totalement un
arbuste, il faut tailler ses racines”, dit-on. Et les racines
de la crise Ivoirienne ne sont pas au Burkina Faso, même
si ce pays a servi de base arrière. Les racines de notre
crise se trouvent ailleurs, c’est L’ORDRE (ou DESORDRE)
ECONOMIQUE DE LA FRANCE ET SES ALLIES EN CÔTE D’IVOIRE.
Comment pensez-vous qu’un pays comme le Burkina où
la crise alimentaire est de poids, puisse financer une telle agression?
Je
manifeste ici mon très profond regret envers certains journaux
nationaux qui croient maladroitement que la France soit de nos
côtés! Après avoir fait le pyromane, pensant
que le feu allait tout détruire en si peu de temps, les
dirigeants Français sont maintenant obligés de mettre
de l’eau dans leur vin! NON, nous ne devons absolument pas
oublier les méfaits de la France dans cette crise, car
elle risque même d’être citée devant
le Tribunal Pénal International par un groupe d’Ivoiriens.
Toutes les accusations concorderaient:
-
Crime contre l’humanité ;
-
Concours en crime contre l’humanité (avec les assaillants);
-
Génocide d’Ivoiriens (Ministre Boga Doudou, les hauts
cadres de l’Armée, de la Police, de la Gendarmerie,
des eaux et Forêts, de la Douane, des civils, etc.
-
Concours en génocide (avec les assaillants);
-
Omission de sécours;
-
Violation et non respect d’accord international (accord
de défense avec la Côte d’Ivoire) Sans cet
accord, notre pays serait bien armé;
-
Concours en violation des principes humanitaires de guerre (enfants
soldats dans les zones de guerre); Concours en viols d’enfants,
de femmes dans les zones de guerre, etc. Comme vous le voyez,
chers frères et soeurs, la France veut recupérer
du terrain…malheureuserment le temps et les coeurs ont changé
de manière irreversible.
Ainsi,
pour parvenir à une solution de la crise, il faut se demander
si le gouvernement aura toujours la possibilité d’appliquer
certaines prérogatives , très chères aux
Ivoiriens, c’est à dire:
1)
le maintien de la politique d’identification comme définie
par le décret instituant l’ONI (Office National d’Identification);
2)
le maintien de la nouvelle politique de la filière café-cacao
et tous les autres produits;
3)
le recours de la Côte d’Ivoire à un appel d’offre
international pour la construction du troisième pont d’Abidjan;
4)
le recours à l’appel d’offre international
pour tout ce qui concerne les contrats en expiration avec les
sociétés françaises, et de tout autre secteur
économique.
Enfin,
nous demandons aux journaux Ivoiriens de ne pas trop se manifester
quant à l’acquisition de nouveaux armements: en fait,
c’est ce que veulent les occidentaux: provoquer la guerre
chez nous- nous achetons leurs armes pour nous entretuer! Ils
nous excitent à dépenser notre argent pour acheter
leurs armes, au détriement de notre devéloppement.
Et lorsque nous n’avons pas d’argent à payer,
ils nous accordent des crédits qui vont appesantir notre
dette extérieure. Voilà ce que ces occidentaux veulent
pour l’Afrique. Alors, à nous de refléchir!
N’oublions
pas surtout que la libération de notre pays passe à
travers l’amour, l’amour de tout Ivoirien pour le
Pays.
Vive
la vraie Liberté, la vraie Egalilité et la vraie
Fraternité!
Vive
la Côte d’Ivoire, UNE SEULE , INDIVISIBLE !
12
/ 05 / 2002
IRIN
The
Article: "AU concerned at persistence of crisis"
The
African Union has expressed grave concern at the persistence of
the crisis in Cote d'Ivoire and the armed incidents which have
recently taken place in the western part of the country.
In
a communiqué issued on Wednesday from its headquarters
in Addis Ababa, the AU urged the Ivorian government and the rebel
Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) to extend
full cooperation to mediation efforts in order to speed up the
negotiation process.
This,
the AU said, should be done with regard for the respect of constitutional
legality, unity and territorial integrity of the country, the
communiqué issued after the 87th ordinary session of the
central organ of the mechanism for conflict prevention, management
and resolution at ambassadorial level, said.
Commending
the efforts of the Economic Community of West African States (ECOWAS)
and the mediation by the Togolese President Gnassingbe Eyadema
and other regional efforts, the AU expressed support for the establishment
of a liaison office in Cote d'Ivoire's commercial capital, Abidjan,
to ensure closer monitoring of the situation.
It
appealed for funding for the ECOWAS to facilitate rapid deployment
of a peacekeeping force in the country.
It
also welcomed the dispatch to Cote d'Ivoire, Mali, Guinea, Burkina
Faso and Ghana of a delegation from the AU commission on refugees
and displaced persons to assess the humanitarian impact of the
crisis and to examine the modalities of AU assistance to the affected
populations.
Meanwhile,
a west African summit that was scheduled to take place in the
Ghanaian capital, Accra, on 7 December has been postponed, news
organisations reported on Thursday.
The
summit was to examine the modalities for the deployment of an
ECOWAS peacekeeping force in Cote d'Ivoire. The force was to replace
the French troops who have been monitoring a ceasefire signed
on 17 October by MPCI and accepted the government.
Radio
France International (RFI) reported that the new rebel group -
Movement for Peace and Justice (MPJ) - had captured Koro, a town
about 20 km north of Touba in western Cote d'Ivoire. Koro, in
sugar-producing zone, was captured on Wednesday.
While
in the western town of Man, which the government said it had retaken
from MPJ rebels early this week, BBC quoted eyewitnesses as saying
bodies were littered on the streets.
"I'm
traumatized... There are bodies everywhere," Frenchman Carlos
Fardom was quoted by the Associated Press as saying after fleeing
the town on Wednesday. "Some people don't want to go out,
because the bodies in the streets are decomposing, and it smells
bad," a young man called Ndri said.
The
crisis which had started as a mutiny on 19 September and saw the
country divided in two with the south in the government's hand
and the north in the hands of MPCI, took a new twist on 28 November
with the emergence of two new rebel groups MPJ and Ivorian Populaire
Movement of the Great West (MPIGO) who captured four towns in
the west.
IRIN
webspecial on the crisis in Cote d'Ivoire
Things
had not been easy for Seydou Kabore and his compatriots in recent
years in Abidjan, but they became even tougher after Burkina Faso
was accused of supporting an armed uprising that began in Cote
d_Ivoire on 19 September.
So
when he heard that his country_s government had started repatriating
some of its nationals, he did not hesitate. _As soon as I heard
the buses were in town to take us back home, I just gave my keys
to one of my colleagues and rushed to the Embassy,_ Kabore told
IRIN in the Burkina Faso capital, Ouagadougou.
The
35-year-old was visibly exhausted from his three-day journey from
Abidjan to Ouagadougou via Ghana. He was hopeful even if a bit
bitter. ''We worked there [in Cote d_Ivoire] for years,_ he said.
_Now that they do not need us we are coming back home to use our
strength to build our country.''
Seydou
had worked as a taxi driver in Abidjan, but after the accusations
against Burkina Faso were carried on state media, some Ivorians
started attacking West African migrants, especially those from
Sahelian countries - Mali and Burkina Faso - and Liberia.
Forced
to sleep on the ruins of razed homes
The
situation became more difficult when tens of thousands of people,
immigrants as well as Ivorians, lost their homes as shanty dwellings
in Abidjan were destroyed on the order of the Ivorian authorities.
Cote d_Ivoire_s government described the move as a security measure
aimed at depriving the rebels of potential hiding places. Some
people were forced to sleep in the open air on the ruins of their
destroyed homes. The luckier ones found refuge with friends.
The
Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) reported
on 19 November that, according to NGOs working in Abidjan, an
estimated 40,000 people were displaced from 13 shantytowns razed
by the military or the gendarmerie. Only a small minority were
taken in by social centres established by the authorities.
In
October, nationals of some West African countries began to seek
refuge in their embassies, prompting governments to organise convoys
to take them home.
Burkina
Faso, for example, announced in November that it aimed to repatriate
7,000 of its nationals at a cost of 450 million FCFA (about US
$690,000), contributed by the Burkina Faso government, NGOs, donors
and the UN. As at 22 November, the embassy in Abidjan had organised
the return home of 1,850 Burkinabe, according to Zacharie Masse
of the International Organisation for Migration (IOM), who has
been collecting data on the repatriations from embassies in Abidjan.
Seydou
was part of a first batch of 600 Burkinabe who were repatriated.
He arrived in the capital, Ouagadougou, on 14 November with next
to nothing. His home had been demolished and burnt, along with
his belongings, while he was at work. ''I had nothing left,_ he
said. _Fortunately the church and Caritas [a Catholic NGO] gave
me clothes and fed me, along with the Burkina embassy._
By
the end of the third week of November, Niger had repatriated 946
of its nationals, Benin 547, Ghana 400 and Nigeria, which had
suspended its repatriations, 2609, Masse told IRIN. Many more
people had gone back home on their own. These included about 34,000
Burkinabe and around 2,000 people from Niger. An association of
Guinean migrants, the Haut Conseil des Guineens en Cote d_Ivoire
(Higher Council of Guineans in Cote d_Ivoire) had organised transport
for 1,242 persons, who paid their own fares.
Guinea_s
Service National d_Action Humanitaire (SENAH), which is part of
the Ministry of the Interior, said on 5 November that about 8,600
Guinean returnees had been registered crossing the border from
Cote d_Ivoire, the UN Office for the Coordination of Humanitarian
Affairs (OCHA) in Conakry reported. It said SENAH estimated that
about 200 Guineans were arriving daily. In the case of Mali, UNHCR
reported that as at 11 November, just under 5,000 people had arrived
from Cote d_Ivoire. However, a crisis committee in Sikasso, a
Malian region close to the Ivorian border, estimated that as many
as 7,300 non-Malians had arrived from Cote d_Ivoire through official
crossing points in southern Mali from 19 September to 5 November.
Complaints
of abuses
Some
of the returnees have complained of abuse at the hands of loyalist
forces in Cote d_Ivoire. On 24 October, Mali protested to the
United Nations in New York that Malians had been subjected to
_violence, atrocities, disappearances and even death,_ in particular
in Daloa, western Cote d_Ivoire.
The
atrocities, also documented by human rights groups, followed the
recapture of Daloa from the insurgents, who had occupied it briefly,
according to Malian officials, human rights groups and media.
Many of the Malians arrived destitute, officials said. They complained
that their belongings had been taken from them in Cote d_Ivoire.
Some also said they had left family members behind. The war has
also taken a toll on thousands of Ivorian families. Many people
in the south of the country have had no news of close relatives
blocked in the north. In Korhogo, over 600 km north of Abidjan,
telephone connections were down for weeks and were only reestablished
in late November.
Few
people have been able to leave Korhogo because there are not many
vehicles which travel from there to locations farther south and
those that do charge exhorbitant fees, according to residents
of the town.
On
the other hand, between 200,000 and 300,000 people left Bouake
between 19 September and late November. The town, located 350
km north of Abidjan, had a population of about 600,000 before
the crisis.
Displacement
splits families
Bouake
resident Pascualine Blei fled the town soon after the rebels took
over, leaving her septuagenarian aunt Janette Bah behind. Five
weeks passed with neither knowing what had become of the other.
Then, on 6 November, they met by chance at a transit camp in the
Ivorian capital, Yamassoukro. Overcome by emotion, the two women
embraced each other. _She is the only relative I have in this
town, except for my (infant) daughter,_ Blei (25) told IRIN in
Yamassoukro.
But
Gbaka_s relief at finding her niece was outweighed by her concern
for her son, who had remained behind in Bouake after placing his
elderly mother in the care of an acquaintance with whom she trekked
for kilometres before reaching a location where they could find
transport. What made her leave? Fear, she said. Her greatest wish,
she added, was to see her son in Yamassoukro.
Another
internally displaced person (IDP) in Yamassoukro said he fled
Bouake because he had no money or food left and also because of
fear since rebels had abducted people in his neighbourhood and
they had not been heard of since. Other IDPs, officials in Abidjan,
media and rights groups have complained of atrocities such as
extrajudicial executions by the rebels, especially in early October.
Humanitarian
agencies are worried that, should the situation in Cote d_Ivoire
deteriorate, the capacity of governments and international organisations
to assist those who want to leave the country, and vulnerable
populations within it could be severely taxed.
At
the latest population census, done in 1998, there were about 15.37
million people in Cote d_Ivoire, of whom some 26 percent (about
4.0 million) were foreigners. Over half, 2.2 million, were from
Burkina Faso, and about 20 percent (792,258) were from Mali. The
remainder came mainly from Guinea, Benin, Niger, Ghana, Liberia,
Nigeria, Togo, Senegal and Mauritania, in order of numerical importance.
Exodus could increase
_Should
just one percent of Ivorians and 10 percent of foreigners decide
to leave Cote d_Ivoire, that_s already about half-a-million people,_
a humanitarian official based in a neighbouring country told IRIN.
Already,
the spread of insecurity to western Cote d_Ivoire, where two towns,
Danane and Man, were attacked by new rebel factions in the last
week of November, has caused a fresh exodus in direction of Liberia.
Many people have fled to Guinea, where arrivals topped 1,700 on
30 November and 1 December. Others have gone to Liberia, some
10, 000 of whose nationals had already returned home from Cote
d_Ivoire since 19 September.
On
21 November, UN humanitarian agencies appealed jointly for US
$15.9 million to cater for the needs of migrants displaced to
Burkina Faso, Ghana, and Mali, those transiting through these
countries on their way home, and vulnerable groups in Cote d_Ivoire.
These include internally displaced persons (IDPs), host families,
and people in regions occupied by insurgents. The areas covered
by the appeal are food security, health, water and sanitation,
protection, human rights, education, logistics and coordination.
12
/ 03 / 2002
IRIN
L'article:
"Laissez les frontières ouvertes, implore
Lubbers aux voisins"
Alertant
sur une crise humanitaire imminente, le Haut Commissaire des Nations
Unies pour les réfugiés, Ruud Lubbers a imploré
mardi les pays ouest-africains voisins de la Côte d'Ivoire
pour qu'ils laissent leurs frontières ouvertes aux civils
innocents piégés par les combats dans le pays.
Le
Gouvernement libérien a annoncé lundi la fermeture
de sa frontière avec la Côte d'Ivoire "comme
mesure de précaution afin d'empêcher l'entrée
en Côte d'Ivoire de toute personne ou groupe de personnes".
Reuters
a cité le ministre des Affaires Etrangègres Monie
Captan qui aurait néanmoins déclaré que la
frontière restera ouverte aux réfugiés, notamment
aux Ivoiriens et aux rapatriés libériens. Toutes
les personnes franchissant la frontière seront méticuleusement
contrôlées pour déceler des groupes armés
ou des infiltrés, a indiqué M. Captan.
"J'implore
toutes les parties à exercer de la retenue", a indiqué
M. Lubbers dans un communiqué. "La situation en Afrique
de l'Ouest est déjà assez mauvaise. Nous ne pouvons
nous permettre de voir davantage de misère dans la région",
a-t-il insisté.
L'agence,
a-t-il poursuivi, est alarmée par des informations signalant
que les principes humanitaires élémentaires sont
ignorés et que les réfugiés sont pris dans
le conflit. "J'en appelle à tous les gouvernements
dans la région pour qu'ils permettent le libre passage
aux réfugiés et aux civils fuyant la violence",
a souligné M. Lubbers.
Bien
que les incidents dans lesquels il a été interdit
à des réfugiés d'entrer dans un pays voisins
demeurent isolés, le HCR craint qu'une aggravation de la
crise incite les gouvernements à fermer leurs frontières
dans l'éventualité de flux massifs, selon le communiqué.
Il
existe un risque d'exode
Le
HCR est préocupé par le fait que, si les combats
s'étendent, les réfugiés seraient forcés
à rejoindre un exode depuis la Côte d'Ivoire qui
pourrait inclure quelques uns des millions de travailleurs immigrés
des pays environnants, eux-mêmes pauvres et instables.
La
Côte d'Ivoire a hébergé 70 000 Libériens
et 3 000 réfugiés sierra léonais pendant
des années. Depuis le début des affrontements le
19 septembre, au moins 25 000 réfugiés et civils
ont quitté la Côte d'Ivoire, a rappelé le
HCR. Sur ce nombre, 19000 Libériens et 2000 Ivoriens sont
allés au Liberia.
Depuis
vendredi, environ 400 personnes par jour sont arrivées
au Liberia, des réfugiés rapatriés pour la
plupart, a informé l'agence. Les arrivants venaient de
Danané, Man et Toulepleu, des petites villes de l'ouest
de la Côte d'Ivoire, où des combats intenses ont
lieu depuis le 28 novembre.
Les
trois villes près de la frontière du pays avec le
Liberia et la Guinée abrite environ 45 000 des réfugiés
en Côte d'Ivoire. Le HCR n'a pas pu établir un contact
avec les réfugiés dans la région de Man et
Danané ou envoyer du personnel dans la zone depuis la semaine
dernière à cause du conflit, a-t-il ajouté.
Réponse
humanitaire
Une
mise à jour sur la situation faite par le Bureau de l'ONU
de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) au Liberia
lundi a rapporté que le HCR avait déployé
sur la frontière des agences travaillant avec lui et a
appelé son équipe de réponse à Genève
à répondre. La situation du point de vue de la sécurité
dans les régions frontalières est demeurée
calme et l'enregistrement des rapatriés et des réfugiés
se déroule sans accroc.
Environ
30 soldats ivoiriens qui avaient fui l'ouest de la Côte
d'Ivoire et pénétré au Liberia ont été
transportés à Monrovia et seront remis au Comité
International de la Croix-Rouge pour leur rapatriement., a noté
OCHA.
En
fin de semaine, le PAM a envoyé 5 tonnes de biscuits à
haute teneur énergétique en tant que réponse
initiale, et projette de distribuer d'autres denrées alimentaires,
a précisé OCHA.
Le
HCR a également envoyé 13 camions pour transporter
des personnes depuis des points à la frontalière
comme Loukatuo, Borplay, Butuo, Belawale, la localité de
Toes, Bia et Jorzon à Kanplay, dans le comté de
Nimba, qui sert de centre de transit.
Grâce
à une aide de l'Union européenne, dix camions supplémentaires
ont été déployés dans la zone. Les
camions transportent les personnes depuis des points à
la frontière jusqu'au centre de transit à Kanplay,
puis jusqu'à des villages au Liberia, a-t-il ajouté.
Dans
la capitale commerciale Abidjan, l'Organisation internationale
pour les migrations (OIM) a rapatrié 44 réfugiés
sierra léonais à Freetown, en Sierra Leone, entre
le 30 novembre et le 1er décembre.
Il
s'agit de la deuxième opération de rapatriement
réalisée par l'OIM et par le HCR, a indiqué
l'organisation dans un point d'information mardi. Quatorze réfugiés
ont fui Danané avant que la ville tombe aux mains des rebelles,
23 sont de Guiglo, une localité voisine, et sept d'Abidjan,
a-t-il ajouté.
Prolongation
du couvre-feu
Par
ailleurs, le Gouvernement ivoirien a prolongé mardi un
couvre-feu du 3 décembre jusqu'au 10 décembre. Il
sera observé comme suit: dans le district d'Abidjan, de
19H00 à 06H00 [GMT]; dans les départements déclarés
zones de guerre, de 18H00 à 08H00; et dans le reste du
territoire, de 21H00 à 06H00.
A
Paris, le porte-parole du ministère français des
Affaires étrangères François Rivasseau a
déclaré aux journalistes ce mardi que: "Le
processus de sortie de crise a franchi aujourd'hui une étape
supplémentaire avec la rencontre de Bamako, sous l'égide
du président Amadou Toumani Touré, du président
ivoirien Laurent Gbagbo et du président Blaise Compaoré
du Burkina Faso", aurai-til estimé, cité par
l'AFP.
Il
a confirmé qu'un sommet de la Communauté économique
des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) était prévu
le samedi 7 décembre à Accra pour "discuter
de la continuation du processus".
Les
militaires français ont procédé mardi à
une nouvelle évacuation de ressortissants français
et de membres de la communauté internationale à
l'ouest de la Côte d'Ivoire, à Touba, à environ
50 km au nord de Man, a rapporté l'AFP.
Deux
groupes rebelles qui viennent d'émerger dans le pays -
le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement
pour la Paix et la Justice (MPJ) - ont déclaré qu'ils
voulaient unir leurs forces avec le principal groupe de la révolte
- Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire, (MPCI), qui veut
le départ du Président Laurent Gbagbo, a rapporté
la BBC mardi. Le Gouvernement a affirmé lundi qu'il a repris
la ville de Man des mains des rebelles du MPJ.
12
/ 02 / 2002
THE
NEWS (Liberia)
The
Article: "Fighting Escalates in Cote d' Ivoire
-With New Rebel Group"
Fresh
fighting between Ivorian government troops and a new rebel group
near the border with Liberia has triggered mass exodus of Ivorian
and Liberian refugees into the Liberian border town of Lougartuo.
The
exodus followed rebels attack at the weekend in the Ivorian towns
of Binta and Danane near the border with Liberia. The rebels,
who called themselves "Movement for Justice and Peace,"
said they were fighting to avenge the death of the former military
leader, Gen. Robert Geui, who was killed after mutiny soldiers
launched a rebellion on September 19.
Refugees
who fled Binta and Danane in the latest round of fighting were
quoted as saying that the heavy artillery, mortar and sustained
gunfire could be heard in Lougartuo.
The
exact number of refugees from neighbouring Ivory Coast is still
unknown.
However,
last week the United Nations refugees Agency (UNHCR) disclosed
that more than 9,000 Liberians have so far returned from Cote
d' Ivoire due to the renewed fighting.
As
the result of the volatile security situation near its border,
President Charles Taylor has described the developments as a "National
security threat" which he said requires an investigation.
The decision followed a two-hour emergency National Security Council
meeting at the weekend.
The
investigation, according to a release issued by the Liberian government
at the weekend, is intended to establish whether the latest fighting
near its border is between the Ivorian government troops and rebel
soldiers, or whether rebels of the Liberian United for Reconciliation
and Democracy (LURD) might be using the crisis in Ivory Coast
to launch new attacks against Liberia.
The
government, according to the release, has deployed its security
forces along the borders with Ivory Coast to prevent the fighting
from spilling over into Liberian territory.
According
to the release, Liberian security forces have been ordered to
give maximum courtesy to Liberians returning from Cote d' Ivoire,
but it should ensure that foreigners entering Liberian territory
with guns are peacefully disarmed and such guns accounted for
by the Ministry of defense.
Meanwhile,
in response to the growing humanitarian crisis in Lougartuo, the
Liberian government has called on the UNHCR and the Red Cross
to provide all necessary assistance to the influx of refugees
and thereby prevent a humanitarian crisis.
Local
media reports say people were crossing into Lougartuo from Cote
d' Ivoire in their thousands. The report said the UNHCR has dispatched
a consignment of relief food for people crossing into Lougartuo.
The
UNHCR said the Ivorian refugees would be identified and camps
established for them. The Liberian returnees would, however, be
repatriated to the hometown or villages, as there was no need
to establish additional camps for them.
In
a related development, French troops yesterday evacuated over
150 foreign nationals from the western part of La Cote d' Ivoire.
The
evacuation followed gun battle between the French troops and the
new rebel group . The rebels had attacked French at an airport.
Five of the rebels were reportedly killed in the attack.
L'article: "Plus de 1700 personnes sont
arrivées de Côte d'Ivoire en deux jours"
Plus de 1 700 personnes ont pénétré
en Guinée le 30 octobre et le 1er décembre depuis
la Côte d'Ivoire, en passant par Nzo, un district frontalier,
a indiqué à IRIN une source près du Bureau
de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA.
Environ 1 129 d'entre elles sont des Guinéens tandis que
608 sont des étrangers, d'après l'antenne locale
d'OCHA à Nzérékoré, une localité
du sud guinéen.
Il y aurait 127 Libériens, 76 Maliens, trois ressortissants
du Niger et deux Ghanéens parmi les 1 058 personnes arrivées
samedi, a informé OCHA. La ventilation par nationalités
des arrivants de dimanche n'était pas immédiatement
disponible. Certains déplacés ont dit qu'ils avaient
dû marcher pendant deux à trois jours à travers
les chemins et les forêts pour atteindre la Guinée.
La majorité vient d'une région proche de Danané,
occupée par un nouveau groupe rebelle depuis jeudi dernier.
La Croix-Rouge guinéenne assiste les nouveaux venus,
en collaboration avec
la Fédération Internationale des Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le Gouvernement guinéen
a mis à disposition un camion militaire pour transporter
certains d'entre eux et pour fournir du carburant aux véhicules
des transports publics afin de réduire les prix de 30 pour
cent, a encore informé OCHA.
Les enfants de moins de cinq ans ont reçu des rations
de biscuits à haute teneur en protéines. OCHA a
néanmoins exprimé son inquiétude devant le
fait que l'eau, l'assainissement et les abris sont bien en deçà
des besoins requis.
Des informations émanant du Haut Commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Ghana indiquent
également qu'à l'heure actuelle, entre 1 000 et
1 500 personnes par jour pénètrent dans le pays
à partir de la Côte d'Ivoire. Toutefois, seulement
quelque 200 Libériens et réfugiés sierra
léonais ont demandé l'asile au Ghana après
avoir quitté la Côte d'Ivoire, a noté OCHA
vendredi.
Il a aussi indiqué que d'autres réfugiés
ou demandeurs potentiels d'asile sont entrés dans ce pays
et ont sollicité une forme ou une autre d'assistance humanitaire
mais n'ont pas formellement demandé l'asile au Ghana.
Il existe également des immigrés ouest-africains
jouissant de recours économiques suffisants pour pourvoir
à leur séjour durant leur période de transit
dans le pays.
OCHA a déclaré qu'à mesure que la situation
en Côte d'Ivoire persiste, les acteurs humanitaires s'attendent
à ce que des immigrés ouest-africains aux moyens
modestes grossissent chaque fois plus le contingent des personnes
cherchant à transiter par le Ghana et nécessitent
une assistance de base pendant leur séjour.
Le HCR a présidé à l'élaboration
d'un plan de secours inter-agences que le système de l'ONU
et les autorités utiliseraient pour déterminer les
mesures prioritaires nécessaires à court et à
moyen termes.
L'agence a en outre dirigé des missions inter-agences
d'évaluation qui ont aidé à identifier des
centres d'accueil potentiels, des sites de transit et des bases
logistiques, de même que l'action requise pour que de tels
sites soient prêts dans la région Brong Ahafa, occidentale,
notamment dans les départements de Dormaa, Jaman et dans
celui de Bole, dans la région septentrionale.
A part la participation de l'UNICEF dans les missions, il
a déployé du personnel qualifié pour évaluer
son aptitude à répondre aux répercussions
de la crise en Côte d'Ivoire, a ajouté OCHA.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni des biscuits
à haute teneur énergétique à Tamale,
dans le nord du Ghana, et à Tema, dans les environs de
la capitale, Accra, pour couvrir les besoins de quelque 20 000
personnes pendant deux mois.
Par ailleurs, les combats ont continué lundi entre
le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ) et les troupes loyalistes
pour le contrôle de Man, une ville à l'ouest du pays.
Les forces loyalistes ont lancé une offensive contre
les forces rebelles dimanche soir, quelques heures après
que l'armée française ait évacué les
étrangers de la région, a rapporté la BBC
ce lundi.
L'armée française a repris l'aéroport
de Man samedi et évacué 40 ressortissants français
et 120 autres étrangers (dont la moitié sont des
Libanais) de Man et de Danané. Les évacués
de Man ont déclaré que les rebelles pillaient et
tiraient sur les habitations, terrorisant la population, a encore
rapporté la BBC.
Danané est une localité située à
l'ouest de la Côte d'Ivoire, qui se trouve aux mains du
groupe rebelle Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO).
Les deux groupes, le MPJ et le MPIGO, ont saisi les deux
petites villes jeudi dernier. Ils seraient composés d'anciens
partisans du défunt président de facto, le général
Robert Guei, tué aux premières heures de la mutinerie
le 19 septembre. La mutinerie a marqué le coup d'envoi
d'une insurrection dirigée par un autre groupe, le Mouvement
Patriotique de la Côte d'Ivoire.
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