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IRIN webspecial on the crisis in Cote d'Ivoire
Rapports sur les relations éthniques / Reports on Ethnic Relations

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).


12 / 30 / 2002

IRIN [IRIN webspecial on the crisis in Cote d'Ivoire]

L'article: "L'Ouest demeure instable"

La situation dans l'ouest de la Côte d'Ivoire demeure instable, en dépit de la présence des troupes françaises et loyalistes, d'après des informations émanant de la presse et des sources humanitaires, qui ont également signalé que les services essentiels ne fonctionnaient pas dans certaines parties du pays.

"Pour le moment, le mouvement des personnes est très limité" dans l'ouest, notamment à Duékoué et Guiglo, des villes aux abords de la frontière avec le Liberia, a indiqué vendredi le Programme alimentaire mondial dans son dernier bulletin hebdomadaire sur les secours. Il a ajouté: "Il n'y a pas de distribution d'électricité, d'eau ou de liaison par téléphone, et les hôpitaux et les banques sont fermés".

De nombreux barrages civils et militaires ont été érigés le long des grands axes routiers conduisant à la capitale administrative, Yamoussoukro, à environ 220 km au nord d'Abidjan, et les informations font de plus en plus état d'exactions à l'égard des civils et de corruption.

Le PAM a informé que deux missions d'évaluation ont été conduites la semaine dernière à Didievi, au nord-est de Yamoussoukro, à Bédiala et à Zuenoula, au nord-ouest de la capitale.

Il a signalé que sur les 23 000 déplacés à l'intérieur enregistrés et transitant par la région de Didievi, 8 000 se sont installés avec des familles dans plus d'une centaine de villages dans les environs de la localité, tandis que d'autres continuent d'aller en direction du sud. A Bédiala, a précisé le PAM, plusieurs milliers de déplacés à l'intérieur sont entrés sans avoir été recensés par les autorités. Seulement 400 se sont établis avec des familles d'accueil.

L'agence attend que les autorités locales mettent les registres à jour et qu'elles lui communiquent des chiffres fiables pour une éventuelle assistance alimentaire d'urgence.

Par ailleurs, un civil au moins aurait été tué et beaucoup d'autres blessés lorsque des soldats des forces loyalistes à bord d'un hélicoptère ont attaqué Pélézi, un village occupé par les rebelles dans l'ouest du pays, a signalé l'AFP, qui citait l'armée française vendredi dernier.

Les tirs d'un hélicoptère Mi-24 ont tué une personne et blessé plusieurs civils, aurait déclaré à l'AFP le porte-parole des forces françaises en Côte d'Ivoire. Pélézi, qui est aux mains du principal groupe rebelle, le Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), se trouve à environ 360 km au nord-ouest d'Abidjan.

D'autre part, les rebelles du Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO), qui ont rencontré lundi les troupes françaises déployées à Duékoué, ont indiqué que l'échange de tirs entre les deux côtés qui s'est produit dimanche était une erreur, a rapporté l'AFP. "Cette rencontre a permis de clarifier leur position et de nous faire part de leur méprise. Ils n'avaient pas l'intention de nous attaquer", a déclaré à l'AFP le porte-parole des forces françaises en Côte d'Ivoire, le lieutenant-colonel Ange-Antoine Leccia.

L'accrochage de dimanche et le quatrième en huit jours entre les rebelles et les forces françaises, ont noté les organes de presse.

Initialement, 1 200 soldats français ont été déployés pour protéger les ressortissants étrangers et pour surveiller le cessez-le-feu signé en octobre par le MPCI et accepté par le Gouvernement ivoirien. Depuis, la France a renforcé son dispositif militaire, qui compte maintenant 2 500 hommes, et lui a demandé de faire appliquer la trêve.

D'un autre côté, 50 à 60 membres de la force d'interposition de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sont attendus dans le pays mardi. La CEDEAO projette de déployer 1500 soldats.

Enfin, quelque 469 Guinéens rapatriés par navire de la Côte d'Ivoire sont arrivés samedi dans la capitale guinéenne, Conakry, dans le cadre de la première opération de rapatriement par mer organisée par le Gouvernement, a informé l'AFP, qui cite les autorités guinéennes,

12 / 27 / 2002

IRIN

L'article: "La mission des droits de l'homme de l'ONU rencontre plusieurs secteurs"

Une mission des droits de l'homme de l'ONU, arrivée au début de cette semaine en Côte d'Ivoire pour évaluer la situation des droits de l'homme dans le pays, a rencontré jeudi des représentants de la société civile et d'organisations féminines, des experts spécialisés dans les droits de l'homme et le corps diplomatique.

La mission, établie à la demande du Secrétaire Général de l'ONU Kofi Annan, est dirigée par le Haut Commissaire adjoint aux droits de l'homme, Bertrand Ramcharan. Jusqu'à présent, elle s'est réunie avec les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et du Commerce, le ministre adjoint chargé des droits de l'homme, les équipes onusiennes dans le pays et des organisations des droits de l'homme, a rapporté UN News.

Cette fin de semaine, elle prévoit de visiter la capitale administrative, Yamoussoukro, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, et le nord, tenu par les rebelles.

"La mission aura ainsi rencontré un large éventail d'acteurs: gouvernement, chefs de file politiques, organisations des droits de l'homme, associations de femmes, chefs rebelles et communauté diplomatique", aurait déclaré M. Ramcharan.

La mission, qui comprend un expert en médecine médico-légale, projette de visiter les sites des charniers, si possible. Elle retourne à Genève lundi.

Le 12 décembre, une experte onusienne chargée des droits de l'homme, Asma Jahangir, a exprimé sa préoccupation devant des informations faisant état d'exécutions extrajudiciaires en Côte d'Ivoire. Elle a noté que tant le Gouvernement que les groupes armés auraient perpétré des exécutions extrajudiciaires de civils, et que plusieurs charniers ont été identifiés récemment, d'après des informations publiées par des organisations internationales des droits de l'homme et par les médias.

L'article: "L'OIM formalise sa présence"

La formation des responsables publics à la gestion des flux migratoires et la mise sur pied d'une base de données sur les migrants font partie des services que l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) projette d'offrir à la Côte d'Ivoire si les autorités de ce pays le demandent, a annoncé vendredi à Abidjan un haut fonctionnaire de l'OIM.

"L'OIM pourrait également aider à créer une interface entre le Gouvernement et la diaspora ivoirienne" en Afrique, en Europe et ailleurs, a précisé Mme Ndioro Ndiaye, directrice adjointe de l'OIM, à l'occasion de la signature au Siège d'un accord entre l'Organisation internationale et la République de Côte d'Ivoire.

L'accord formalisant l'établissement d'un bureau de l'OIM dans ce pays d'Afrique de l'Ouest a été co-signé par le Ministre d'Etat, ministre des Relations Extérieures et des Ivoiriens de l'étranger, Abou Dramane Sangaré.

La Côte d'Ivoire a une des plus grandes populations d'immigrés en Afrique. Près du quart de sa population est constitué d'étrangers et, selon M. Sangaré, le pays accueille 80 pour cent de l'ensemble des immigrés en Afrique de l'Ouest.

L'OIM a été active en Côte d'Ivoire depuis l'an 2000. Elle a assisté le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le rapatriement des réfugiés libériens et sierra léonais. Elle a également administré à Abidjan, pour le compte du HCR, un centre pour les réfugiés ayant perdu leurs habitations lorsque les forces de sécurité ont détruit des bidonvilles au lendemain de la mutinerie du 19 septembre, qui s'est transformée en rébellion. Les autorités ont proclamé que les démolitions étaient nécessaires car les mutins ont attaqué les forces de sécurité à partir des bidonvilles avoisinants.

M. Sangaré a indiqué que la Côte d'Ivoire espère tirer profit de la base de données de l'OIM sur les immigrés en ce qui concerne quelque 500 000 Ivoiriens à l'étranger, les flux migratoires à l'échelon national et international, les droits et la problématique des immigrés relatifs au trafic des femmes et des enfants travailleurs.

Outre l'aide aux pays pour gérer les flux migratoires, l'OIM désire également leur permettre de tirer un meilleur profit de leurs immigrés à l'étranger par le biais du programme Migration pour le développement en Afrique (MIDA). Dans le cadre du programme, dont le but consiste à transférer la qualification et les ressources de la diaspora pour appuyer le développement en Afrique, les professionnels africains retournent au pays pour quatre mois afin de partager leur savoir et leur expertise.

12 / 24 / 2002

IRIN

L'article: "Déplacement massif à l'ouest"

Duékoué, une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire, est devenue une destination majeure pour des milliers de personnes fuyant les affrontements entre l'armée nationale ivoirienne et les mouvements rebelles.

Des sources humanitaires ont indiqué à IRIN qu'au mercredi, 24 000 déplacés de divers endroits dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, se sont réfugiés à Duékoué (une des principales villes du département de Daloa) et dans ses environs. Des combats ont eu lieu dans cette région la semaine passée entre les soldats français déployés pour surveiller le cessez-le-feu, en vigueur depuis deux mois, et les nouveaux mouvements armés.

Les sources ont ajouté que 700 personnes environ s'étaient réfugiées à la Mission catholique de la ville, où vivent depuis plusieurs semaines déjà quelque 2 000 ressortissants du Burkina Faso. Les occupants de la Mission incluent à présent 1 400 femmes et enfants. Elle a reçu un soutien financier et des denrées alimentaires destinés aux déplacés, mais les sources ont noté qu'il faudrait bien plus d'aide car beaucoup d'autres personnes s'y sont réfugiées.

Les sources ont souligné que la situation, déjà bien difficile à Duékoué, avait empiré à cause des coupures d'électricité. La Mission catholique, qui dispose de générateurs, est l'unique source d'électricité dans la ville. Des soldats français sont postés à l'intérieur et autour de la ville. Un calme relatif a régné pendant la journée, mais des sources ont rapporté que la nuit, selon des habitants, des "hommes en treillis" pillaient les habitations et commettaient des actes répréhensibles.

Les sources ont également exprimé leur inquiétude pour le sort des habitants de Man, la plus grande ville de l'ouest de la Côte d'ivoire, qui a été le théâtre de lourds combats entre les loyalistes et les deux nouveaux groupes rebelles, le Mouvement pour la Justice et la Paix (MJP) et le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO).

Les deux groupes ont fait leur apparition à la fin novembre. Ils opèrent dans l'ouest du pays, tandis que le Mouvement Populaire de la Côte d'Ivoire (MPCI), créé à la fin du mois de septembre, est basé dans le nord. Le MPCI a signé un accord de cessation des hostilités, négocié par des médiateurs ouest-africains le 17 octobre dernier, mais les autres groupes n'y sont par parties.

Les trois groupes rebelles se sont rencontrés lundi pour discuter de la formation d'une alliance militaire entre eux, mais ont décidé de ne pas en créer pour le moment. Ils ont averti néanmoins qu'ils lanceront une offensive généralisée si les troupes françaises attaquaient à nouveau une de leurs positions. Les rebelles ont accusé l'armée française de partialité car, en leur tirant dessus, elle les a empêchés de riposter contre les forces loyalistes. Les responsables français ont déclaré qu'ils avaient tiré en légitime défense.

D'un autre côté, l'ONG internationale World Vision a fait don au Comité de secours international d'un lot de médicaments d'une valeur équivalent à 3 000 dollars, pour lui permettre d'aider les milliers d'habitants qui fuient l'insécurité dans l'ouest de la Côte d'ivoire, notamment des rapatriés libériens (anciennement réfugiés en Côte d'Ivoire) et des réfugiés ivoiriens.

12 / 23 / 2002

IRIN

L'article: "Les négociations de Lomé suspendues"

La délégation gouvernementale nommée par le président ivoirien Laurent Gbagbo pour négocier une issue pacifique à la rébellion qui secoue la Côte d'Ivoire depuis trois mois, est retournée à Abidjan à la fin de la semaine.

Dans une intervention dimanche à la télévision ivoirienne, le chef de la délégation composée de 15 membres, Laurent Dona Fologo, a déclaré que son équipe n'a pas été en mesure de conclure un accord. Il a accusé le Mouvement Patriotique de la Côte d'Ivoire, rebelle, de revenir sur les accords, de ne pas négocier sincèrement et de tout faire pour que les négociations échouent. "Ils sont venus à Lomé pour tout sauf pour un accord de paix", a accusé M. Fologo. Il a néanmoins déclaré que les négociations n'étaient pas finies mais qu'elles ont été suspendues pour la période des fêtes et que sa délégation était prête à reprendre les négociations dès que M. Gbagbo l'inviterait à le faire. La délégation rebelle est également rentrée à la base du MPCI à Bouaké, à 350 km au nord d'Abidjan.

Lundi, Tuo Fozié, une des figures de proue du MPCI, a déclaré à IRIN depuis Bouaké que son mouvement était également disposé à reprendre les négociations. "Pourquoi pas? Nous irons si elles reprennent", a affirmé M. Fozié.

Il a poursuivi que le MPCI et les deux nouveaux mouvements armés dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, allaient se rencontrer à Bouaké lundi après-midi. M. Fozié a souligné que la réunion fait suite à une requête de la part des deux groupes de se réunir avec le MPCI. Il a cependant démenti des informations des médias indiquant que le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la Paix et la Justice (MJP) sont des groupes dissidents du MPCI.

Le MPIGO a repris Man il y a une semaine, repoussant les forces loyalistes qui occupaient la ville depuis le mois dernier. Le groupe a eu des accrochages en fin de semaine avec les soldats français déployés pour faire appliquer l'accord de cessez-le-feu conclu le 17 octobre, et pour protéger les ressortissants français et étrangers en Côte d'Ivoire. Selon Radio France Internationale, six rebelles ont été tués. Il n'y a pas eu de victime du côté des soldats français. Cette information n'a pas été confirmée.

Le chef de l'état major français, le général Henri Bentegeat, qui a effectué une mission à Abidjan à la fin de la semaine, a déclaré que ses soldats ont riposté en légitime défense, tandis que le secrétaire d'état français aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, a indiqué que les soldats français ne se laisseront pas tirer dessus sans riposter. A la question de savoir combien de temps durera la rébellion du MPCI, M. Fozié a répondu que les insurgés ne désirent pas une rébellion qui s'éterniserait pendant des années.

Vendredi, le Conseil de sécurité de l'Onu a invité les belligérants à rechercher une solution politique négociée pour résoudre la crise. Dans une déclaration, le Conseil a condamné "avec fermeté l'usage de la force en vue de peser sur la situation politique en Côte d'Ivoire et de renverser son gouvernement élu". Il a souligné son plein appui au gouvernement légitime de ce pays. Il a exprimé son appui aux efforts déployés par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), et a remercié le Gouvernement de la France d'avoir déployé des troupes.

Il a également exprimé "sa plus profonde préoccupation face aux informations faisant état de massacres et de graves violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire". Dans ce contexte, une délégation de quatre membres dépêchée par le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, est attendue dans le pays pour effectuer une mission d'établissement des faits d'une semaine.

12 / 20 / 2002

IRIN

L'article: "Le CICR préoccupé par le nombre des victimes civiles"

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a exprimé jeudi sa profonde préoccupation devant le nombre des victimes civiles dans le conflit actuel en Côte d'Ivoire.

"Le CICR, préocccupé par le fait que de plus en plus de blessés sont des femmes et des enfants, désire rappeler aux belligérants que l'obligation de préserver et de protéger les civils est une règle élémentaire du droit international humanitaire qu'il faut respecter en toutes circonstances", a-t-il souligné dans un communiqué.

Alors que les affrontements se poursuivent dans l'ouest du pays, le CICR s'évertue à répondre aux besoins des personnes affectées par les hostilités.

Son bureau à Man, une ville de l'ouest du pays reprise par les rebelles jeudi, a été transformé en une clinique où plus de 80 patients sont soignés chaque jour et où les blessés reçoivent les premiers secours et sont transférés vers des hôpitaux le cas échéant, "lorsque la sécurité le permet", a-t-il précisé.

Beaucoup de blessés ont été transportés à l'hôpital civil de Duékoué et à l'hôpital militaire de Daloa, également dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. Avec l'accord des parties au conflit, des employés du CICR se sont rendus sur la ligne de front le 14 décembre pour évacuer d'autres blessés, a-t-il ajouté.

D'un autre côté, les agences des Nations Unies ont indiqué jeudi que le mouvement de milliers de personnes déplacés à l'intérieur de la Côte d'Ivoire continuait et qu'il était d'une plus grande ampleur.

Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), les combats dans l'ouest du pays ont fait fuir "beaucoup de milliers" de déplacés des régions de Danané et Man en direction de Guiglo, l'un des derniers hâvres de sécurité dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

"L'accès à la partie occidentale du pays reste plutôt imprévisible et quasi impossible en raison de la présence rebelle et des affrontements sporadiques", a-t-il noté. "Ce manque d'accès fait qu'il est chaque fois plus difficile de faire parvenir de l'aide aux populations affectées et d'aider au transfert des réfugiés et des autres déplacés piégés".

On estime qu'environ 44 000 personnes sont passées au Liberia depuis le déclenchement des hostilités dans la région ouest le 28 novembre. La majorité, soit quelque 29 000, sont des rapatriés libériens tandis que les 15 000 autres sont des Ivoiriens en quête de refuge, a poursuivi le HCR.

Dix mille réfugiés ont également fui au Mali; 35 000 au Burkina Faso; et environ 1 600 en Guinée, a-t-il ajouté.

Le Programme conjoint de l'ONU sur le VIH/Sida (ONUSIDA) a annoncé, pour sa part, que "tous les efforts pour contrôler l'épidémie du Sida dans les territoires occupés par les rebelles, notamment les initiatives préventives, médicales et psychologiques, sont actuellement bloqués".

Du fait de la crise, a-t-il averti, les taux d'infection par le Sida dans le pays risquent d'augmenter d'un taux actuel estimé à 10 pour cent de la population à un taux qui pourrait atteindre jusqu'à 30 pour cent pour la seule année prochaine.

D'autre part, Radio France Internationale (RFI) a rapporté vendredi que le fils de l'ex-dirigeant militaire, Alain Gueï, a été arrêté jeudi par des gendarmes pour être interrogé.

"J'étais étonné d'apprendre l'arrestation hier matin [jeudi] de mon frère, le sergent Alain Gueï", aurait déclaré le frère aîné, Franck Gueï, cité par RFI.

"Il serait détenu à la prison militaire d'Abidjan. Etant donné les circonstances obscures dans lesquelles mon père est mort, je pense que ce n'est pas le moment opportun pour mettre en péril la vie de sa famille, ou du moins ce qu'il en reste", a-t-il ajouté.

Le général Gueï a été tué aux premières heures de la mutinerie du 19 septembre. Depuis, la mutinerie s'est transformée en une rébellion qui a divisé le pays en deux, les parties nord étant aux mains des rebelles et le sud aux mains du Gouvernement.

Dans le même contexte, le couvre-feu en vigueur dans le pays a été étendu au 26 décembre, a annoncé la radio ivoirienne jeudi. Dans la capitale économique, Abidjan, il est observé entre 19H00 GMT et 6H00 GNT.

The Article: "Liberian refugees' dilemma"

[This report does not necessarily reflect the views of the United Nations]

Felicia Chieh has spent more than half her life in Cote d'Ivoire, mostly in the western town of Guiglo. She was nine when she arrived there from neighbouring Liberia. Now, aged 21 with a four-month-old baby, she is in a dilemma, like many of her compatriots in Cote d'Ivoire.

A 19 September mutiny that turned into a rebellion, splitting the country into a rebel-held northern zone and the government-controlled south, has spelt doom for Felicia, her son Richman and thousands of other Liberian refugees.

"I'm afraid of going back home because of war and now there is war here also," she told IRIN at a transit centre for refugees run by the International Organisation for Migration (IOM) in Abidjan. "I would prefer to be moved to another country because I'm scared."

Chieh was among the 150 refugees living in the transit centre who were eager to hear some good news from Assistant United Nations High Commissioner for Refugees Kamel Morjane when he visited the camp on 14 December. But their own news was far from good.

Cote d'Ivoire had become their home away from home but when the mutiny broke out, most of theirdwellings in poor, informal neighbourhoods were razed by security forces. The authorities said the measure was necessary because rebels had been hiding in shantytowns.

In the process many lost their valuables, including their identity cards. Some said they had been attacked in the early days of the uprising by Ivorians who suspected them of collaborating with the insurgents. Immigrants from other countries were not spared either.

"For us Liberians, home is not the best option and yet we can't live here because there is war and life is almost at a standstill," Sarah Dia, a mother of five, told IRIN.

"But I think I just want to go back home because there is no hope," she said, adding that since she lost her identity card in the demolitions, she could not leave the transit centre. "I would be arrested because I have no identity card," she explained.

The acting Head of UNHCR office in Abidjan, Panos Moumtzis, told the refugees that the agency had started registering those who had lost their papers with the idea of having them provided with identification documents or of having the temporary ones regularised.

Dia's five children, aged between 17 years and 5 months, live with her at the centre. She has lived in Abidjan for seven years and ran a small business before the conflict. Now she has no home, no source of income and, moreover, her father died on 27 November at the transit centre.

The centre, considered a temporary site, hosts refugees from five countries - Liberia, Sierra Leone, the Democratic Republic of Congo, Togo and Sudan. The house was originally used by IOM as a transit centre for refugees awaiting resettlement. Now its inmates are refugees displaced by the Ivorian crisis.

According to the centre's supervisor, Norah Johnny, UNHCR gives money to IOM which in turn purchases food that the refugees take turns to cook.

During Morjane's visit the refugees, along with their counterparts in six other transit centres in Abidjan, presented him with a petition in which they sought relocation to another country or resettlement, Johnny told IRIN. There are 1,096 refugees in the seven centres.

Morjane, whose visit also took him to Liberia, Ghana and Togo, assured the refugees that UNHCR would look into the petition seriously. He said that at his meetings with Ivorian government authorities they had assured UNHCR that registered refugees would continue to enjoy the hospitality that they had before the crisis.

"Don't fear and don't think that we'll let you down," Morjane reassured the refugees. He said the agency would assist those who voluntarily asked to be transported back home. "We will not force anybody - we will not push any body to go back to their country. This is UNHCR's policy," he said. Some 27 Liberian refugees were repatriated on that Saturday.

Morjane stressed that the agency regarded protection - including the safety of refugees - as a great priority, as well as material support.

However, he said: "Please keep out of any camp of political engagements or commitment in this country [...] It is important to keep totally neutral."

Fighting erupted in the western part of Cote d'Ivoire on 28 November with the emergence of two new rebel groups, the Movement for Peace and Justice (MPJ) and the Ivorian Popular Movement of the Great West (MPIGO), which captured about five towns in the west. The government retook at least two, and has tried to recapture others.

According to UNHCR, about 45,000 refugees lived in the Zone d'accueil des refugies (ZAR - Refugee hosting zone), an area along Cote d'Ivoire's border with Liberia that includes many of the towns captured by the rebels. The majority of them were Liberians.

In a statement on 16 December, UNHCR said sources in southern Cote d'Ivoire had reported large population movements over the weekend of 14-15 December around the coastal town of Taboufollowing rumours of impending attacks. Groups of people were seen heading towards the Liberian border at Prollo, some 28 km west of Tabou.

It expressed concern at reports that loyalist forces had attached explosives to the Prollo bridge, near the Liberian border.

"This could pose a grave danger for refugees and others using the bridge," it noted. Last week, Ivorian troops detonated hand grenades wired to a UNHCR ferry in Prollo, saying they wanted to prevent rebels from crossing in and out of Liberia, the agency added.

"One Liberian arrived in Abidjan from Tabou yesterday with his two children after fleeing because he feared for their safety," it quoted Anne Dolan, head of UNHCR's Tabou office, as saying.

"He said he had to pay his way through checkpoints and was detained twice because he could not pay," Dolan said. "He was released later, after Ivorians helped him pay for his passage. The journey took him three days by bus - three times the usual travel time from Tabou to Abidjan."

Other refugees reaching Abidjan said some were heading for Ghana on commercial buses, UNHCR said.

Humanitarian actors have been bracing themselves for major population displacements but one of their main concerns is funding.

Last month the United States Committee for Refugees (USCR)said UNHCR had a funding shortfall of nearly US $200 million and expected to end the year some $170 million short of the $1.04 billion needed to address basic refugee needs. Dozens of private international humanitarian organisations engaged in refugee relief work were confronting similar funding problems, it added.

Documenting more than 60 examples from around the world, based on reporting by relief agencies, it described the impact of the crisis and assistance cutbacks on the day-to-day lives of refugees.

Of the 60 examples, 42 are from African countries: some of these programmes are being implemented with cutbacks while others have been cancelled.

The areas they cover include reintegration, shelter, food, repatriation, resettlement, training such as in literacy, human rights, education, general aid and protection, self-sufficiency, relief deliveries, refugee registration, health, housing, water and sanitation.

12 / 18 / 2002

IRIN

L'article: "Première mission d'évaluation à Daloa"

Trois organisations humanitaires ont effectué dans le courant de la semaine une première mission d'évaluation à Daola, une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire, où se sont produits récemment des affrontements entre l'armée régulière ivoirienne et les rebelles armés.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), Action contre la faim et le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) se sont rendus les 14 et 15 décembre dans les villes de Daloa, Vavoua, Duékoue, et dans des localités environnantes pour s'enquérir de la situation des personnes affectées par les récents affrontements et pour préparer le terrain en vue d'un éventuel programme d'assistance humanitaire.

Au 12 décembre, la Croix-Rouge ivoirienne avait enregistré environ 17 000 déplacés qui vivaient avec 95 familles, a rapporté OCHA dans son rapport de mission daté du 16 décembre. Cinq mille autres se sont réfugiés dans un centre social local. Dans la localité de Bonoufla, il y aurait quelque 4 000 déplacés, qui ont fui pour la plupart les hostilités à Vavoua, une grande ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Alors que ceux qui ont trouvé refuge à Daloa ont bénéficié d'une assistance alimentaire, le rapport cite ceux déplacés à Bonoufla selon lesquels ils n'auraient reçu aucune aide depuis leur arrivée le 17 novembre. La petite ville manque également de médicaments, de latrines et d'autres produits non alimentaires.

Dans la localité de Zahibo, le nombre des déplacés a considérablement diminué, de 14 000 le 5 octobre à environ 3 000, a noté OCHA. La diarrhée, la varicelle et la conjonctivite sont les maladies les plus fréquentes parmi les déplacés. L'approvisionnement en eau a été réduit par le nombre insuffisant de latrines, est-il précisé dans le rapport.

Les églises catholiques continuent de se transformer en sites d'accueil comme ce fut le cas de l'église de Duékoue qui, selon le Père Emilio, a abrité la plupart des ressortissants du Burkina Faso qui vivaient dans la région. Tandis que l'enceinte de l'église a abrité près de 2 000 d'entre eux, 1 000 autres auraient été hébergés par des familles d'accueil, et 300 dans les villages avoisinants. L'église, qui a eu des difficultés à s'occuper d'un nombre plus élevé, a dépensé environ 314 dollars (200,000 francs CFA) par jour pour répondre aux besoins.

Durant chaque visite, le PAM a saisi l'occasion pour proposer un plan en vue d'une éventuelle distribution de l'aide alimentaire. Toutefois, comme ces localités se trouvent dans les zones de guerre, il faudrait réduire au minimum la distribution alimentaire, qui doit être suivie d'un transfert des populations vers une région plus sûre, Yamoussoukro par exemple. Etant donné que la mission visait à "une évaluation rapide et générale", d'autres organisations ont été instamment invitées à effectuer des missions d'évaluation plus approfondie afin de mieux identifier les besoins.

Sur le front diplomatique, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a ouvert dans la capitale sénégalaise, Dakar, son deuxième sommet extraordinatire sur la Côte d'Ivoire. Les chefs d'Etats s'efforceront de remettre sur les rails les négociations, qui n'ont pas encore permis d'aboutir à un accord pacifique pour résoudre un conflit qui dure depuis trois mois maintenant.

Par ailleurs, un groupe belge d'intervention, Prévention Génocides, qui a produit il y a deux ans un film alertant sur le spectre d'une guerre civile et d'un génocide en Côte d'Ivoire, s'est manifestée une nouvelle fois en lançant un appel à la communauté internationale pour qu'elle agisse, de sorte qu'elle ne soit pas tentée plus tard de dire "qu'on ne savait". Dans un appel de deux pages, l'organisation a instamment appelé à l'instauration d'une force de police internationale sur l'ensemble du territoire, et "pas seulement sur la ligne de front", pour protéger tous les civils; à l'organisation d'une table ronde des partis politiques pour négocier des solutions durables, et a demandé aux bailleurs de fonds institutionnels de conditionner les futures aides à l'établissement d'un climat propice à une paix durable.

Pour lire la déclaration de Prévention Génocides, veuillez visiter www.prevention-genocides.org

12 / 17 / 2002

IRIN

L'article: "La CEDEAO tiendra un sommet sur le conflit ivoirien"

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) vont se réunir mercredi dans la capitale sénégalaise, Dakar, pour aider à trouver une solution au conflit ivoirien.

La décision d'organiser un sommet a été prise à l'issue d'une réunion lundi à Kara (nord du Togo) entre les présidents du Ghana, du Nigeria, du Liberia, du Sénégal et du Togo, et les délégations représentant le Gouvernement de la Côte d'Ivoire et les insurgés. Le communiqué final de la rencontre souligne que les deux côtés ont été saisis "d'un projet d'accord équilibré qui devrait satisfaire les deux parties".

Le mini-sommet informel de lundi a également réaffirmé la nécessité de déployer une force de la CEDEAO pour veiller au respect de l'accord de cessez-le-feu conclu le 17 octobre. Le déploiement des troupes a déjà plusieurs semaines de retard par rapport au calendrier prévu.

Les dirigeants ont réitéré la pécédente condamnation du recours à la force, ont invité les rebelles du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) à libérer toutes les régions qu'elles occupent, et ont annoncé qu'ils ont demandé à la Commission africaine des droits de l'homme de faire la lumière sur les violations commises depuis le déclenchement du conflit le 19 septembre dernier.

Les chefs d'Etats ouest-africains ont exhorté le Gouvernement du président Laurent Gbagbo à appliquer, dès que possible, les résolutions du Forum de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire, qui avait proposé en décembre 2001 quatorze recommandations pour mettre fin à des années de troubles sociopolitiques qui secouent le pays depuis la mort en décembre 1993 du premier président, Félix Houphouët-Boigny.

Le forum, au cours duquel les forces politiques et sociales ont exprimé leurs griefs, s'est déroulé d'octobre à décembre 2001. D'après le communiqué, un comité sera créé sous les auspices de la CEDEAO pour veiller à la mise en oeuvre des résolutions.

Le mini-sommet de Kara s'inscrit dans les efforts déployés actuellement pour contenir la crise, qui a pris une dimension régionale.

A la fin de la semaine dernière, la France a renforcé sa présence militaire en Côte d'Ivoire en dépêchant 100 parachutistes. Ils sont les premiers d'un contingent de 500 soldats supplémentaires, qui va renforcer un effectif de 1 200 hommes déjà dans le pays. Le mandat de la force a également changé car, selon des sources proches de l'armée française, les nouvelles instructions aux soldats consistent à faire appliquer le cessez-le-feu au lieu de juste le surveiller. Ils pourront aussi se servir de leurs armes en cas "d'exactions massives", d'après des responsables français.

La France a également manifesté sa volonté de contribuer aux efforts de paix en proposant d'organiser à Paris un sommet des chefs d'Etat africains concernés, et de réunir des représentants de toutes les forces politiques de Côte d'Ivoire.

Sur le front humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) a rapporté vendredi qu'un grand nombre de déplacés des villes de l'ouest du pays, où se sont produits des affrontements entre deux nouveaux groupes rebelles et l'armée régulière, étaient arrivés dans la capitale administrative, Yamoussoukro, la semaine passée. Le PAM et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) projettent d'y effectuer dans le courant de cette semaine une mission d'évaluation des besoins humanitaires.

12 / 13 / 2002

IRIN

L'article: "Les dirigeants ouest-africains tiendront un mini-sommet tandis que la crise persiste"

Cinq chefs d'Etats ouest-africains vont se rencontrer lundi prochain à Kara, au Togo, pour s'entretenir de la crise en Côte d'Ivoire et des efforts visant à la résoudre, d'après une information publiée sur le site électronique officiel de la République du Togo.

Les cinq présidents sont John Kufuor (Ghana), Omar Bongo (Gabon), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Abdoulaye Wade (Sénégal) et Gnassingbé Eyadéma (Togo). M. Eyadema préside un Groupe de contact de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), assurant la médiation entre les autorités ivoiriennes et le Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), rebelle.

Les efforts de médiation font suite à un accord de cessation des hostilités signé le 17 octobre par les rebelles, qui occupent une grande partie du nord et du centre du pays, et accepté par le Gouvernement ivoirien.

En dépit du fait que les deux côtés se sont mis d'accord sur certaines revendications des rebelles, ils n'ont pas encore réussi, cependant, à trouver une issue aux problèmes d'ordre politique.

M. Eyadéma s'est rendu cette semaine à Abidjan pour des entretiens avec les principaux partis politiques ivoiriens. La réunion a débouché sur une déclaration jeudi dans laquelle les partis ont exprimé leur appui au processus de négociations de Lomé, condamné la rébellion et demandé au MPCI de libérer sans délais les villes occupées et de déposer les armes.

"Nous affirmons notre attachement à la légitimité constitutionnelle, au respect des institutions et au respect de l'intégrité territoriale", ont déclaré les partis, qui se sont également engagés à "garantir l'application de l'accord de paix qui résultera des négociations de Lomé".

Ils ont ajouté: "Nous nous engageons à poursuivre les discussions avec le gouvernement, une fois la paix rétablie, sur les problèmes politiques, dans le but de renforcer la cohésion et l'unité nationales, en particulier ceux en rapport avec la nationalité et les droits fonciers ruraux", et en vue de la mise en oeuvre des résolutions du Forum de réconciliation nationale tenu à la fin de 2001.

Le document a été signé par les principaux politiques de Côte d'Ivoire. Toutefois, le Rassemblement des Républicains (RDR), dont le chef de file, Alassane Ouattara, réside au Gabon depuis sa fuite du pays à la fin novembre, s'est dissocié de la déclaration des partis politiques. Il a indiqué dans un communiqué publié jeudi que le chef de sa délégation aux pourparlers à Abidjan l'avait signée à son corps défendant.

Le bureau exécutif du RDR a souligné dans un communiqué jeudi que la déclaration "[n'a pas] pris en compte toutes les réalités sociopolitiques actuelles". Elle "ne contient aucun engagement précis concernant la mise oeuvre de réformes politiques concrètes destinées à mettre fin à la crise qui secoue le pays", a ajouté le RDR.

La déclaration politique intervient au moment où les deux parties au conflit se sont embarquées dans une campagne massive de recrutement dans les parties du pays sous leur contrôle respectif. A Abidjan, des milliers de jeunes se sont précipités à l'école de formation des gendarmes en réponse à un appel lancé par le Gouvernement pour la mobilisation de 3 000 volontaires.

Par ailleurs, le ministère français de Affaires étrangères a annoncé mercredi que le Gouvernement de la France avait décidé le renforcement de son dispositif militaire, jusqu'à présent composé de quelque 1 200 soldats, déployé en Côte d'Ivoire pour protéger les ressortissants français et d'autres étrangers, et pour veiller au respect du cessez-le-feu.

Il a indiqué qu'au vu de la détérioration de la situation en Côte d'Ivoire, la France désirait exprimer son inquiétude et sa convictions qu'il ne saurait y avoir une solution durable à la crise sans un règlement politique général impliquant toutes les forces politiques ivoiriennes. La France a également manifesté sa volonté de contribuer aux efforts de paix en proposant d'organiser à Paris un sommet des chefs d'Etat africains concernés, et de réunir des représentants de toutes les forces politiques de Côte d'Ivoire.

L'article: "Mission du HCR à l'ouest"

Une équipe du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se trouve à l'ouest de la Côte d'Ivoire pour essayer de rétablir le contact avec les réfugiés bloqués dans la région et dans ses environs, affectés par les affrontements entre les forces loyalistes et deux nouveaux groupes rebelles, a annoncé ce vendredi un officiel du HCR.

L'équipe, qui s'est rendue mercredi à Guiglo, une localité de l'ouest, devait arriver vendredi au camp de Nicla, situé dans les environs. Selon un communiqué émanant du HCR jeudi, la mission de son équipe consiste à vérifier des informations selon lesquelles de nouveaux réfugiés fuyant les combats auraient trouvé refuge à Nicla.

Le camp est situé dans la Zone d'accueil des réfugiés (ZAR), une région près de la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Liberia. Le fonctionnaire du HCR a déclaré que Nicla hébergeait entre 4 000 et 5 000 réfugiés avant le début des combats dans l'ouest de la Côte d'Ivoire le 28 novembre. Jeudi, l'équipe a été saisie d'informations transmises par des responsables de l'organisation Caritas signalant qu'il y a eu de nouveaux arrivants dans le camp de Nicla et que la nourriture constituait un des besoins les plus immédiats, a ajouté l'officiel.

Le HCR a annoncé que les réfugiés dans le camp seraient les premiers à être évacués de la ZAR, qui abrite une population de 72 000 réfugiés, des Libériens pour la plupart. Ce chiffre inclut environ 45 000 personnes dans la partie nord de la ZAR, avec lesquelles aucun contact n'a pu être établi durant les deux semaines écoulées à cause des combats. Le HCR n'a pas été en mesure de contacter les réfugiés à Danané et Toulepleu: les déplacements à destination de ces deux villes ont été restreints par l'armée ivoirienne et par des mesures internes de sécurité de l'ONU, a-t-il précisé.

Beaucoup de personnes ont déjà fui au Liberia. A la date de jeudi, environ 42 000 personnes avaient atteint les comtés situés à l'ouest de ce pays, notamment 28 000 rapatriés libériens et 14 000 réfugiés ivoiriens, a rappelé le HCR, ajoutant que la proportion des réfugiés ivoiriens augmentait de jour en jour.

Les nouveaux arrivants sont dispersés sur la frontière, dans les comtés de Nimba, Grand Geddeh et Maryland. La plupart des Ivoiriens, a noté le HCR, se sont réfugiés chez des parents ou dans des familles d'accueil et espèrent pouvoir bientôt rentrer en Côte d'Ivoire.

Plus au nord, plusieurs milliers de réfugiés ivoiriens et d'immigrés guinéens sont entrés en Guinée au cours des deux dernières semaines.

Une mutinerie survenue le 19 septembre dernier a déclenché une rébellion qui a divisé la Côte d'Ivoire en deux, le sud étant aux mains du Gouvernement et le nord contrôlé par les rebelles du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI).

Deux nouveaux groupes rebelles ont fait leur apparition dans l'ouest le 28 novembre. Il s'agit du Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ) et du Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO).

Le HCR a indiqué par ailleurs qu'une autre équipe était partie cette semaine pour San Pédro, une ville du sud-ouest, pour commencer à identifier des sites potentiels de transit et établir un contact avec les autorités portuaires et aériennes.

L'article: "Une experte des droits de l'homme de l'ONU préoccupée par des informations faisant état d'exécutions"

Une experte onusienne chargée des droits de l'homme, Asma Jahangir, a exprimé sa vive préoccupation jeudi face aux informations récentes faisant état d'exécutions extrajudiciaires qui se seraient produites en Côte d'Ivoire.

Mme Jahangir est le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. Elle a indiqué qu'elle suit de près la situation dans ce pays depuis le début des combats, le 19 septembre dernier, selon un communiqué de presse de la Commission.

Mme Jahangir a noté que tant le Gouvernement que les groupes armés auraient perpétré des exécutions extrajudiciaires et sommaires de civils, et que plusieurs charniers ont été récemment découverts, selon les informations émanant d'organisations internationales des droits de l'homme et des médias. Mme Jahangir a exhorté toutes les parties au conflit à s'abstenir de perpétrer de tels abus et a par ailleurs mis l'accent sur la nécessité absolue d'identifier les responsables de tels actes et de faire en sorte qu'ils soient amenés à rendre compte de leurs actes, conformément au droit international.

La semaine dernière, des villageois à Monoko-Zohi, près de la ville de Vavoua dans l'ouest de la Côte d'Ivoire ont témoigné qu'environ 120 de leurs parents proches ont été tués par des "hommes en uniforme" et ensevelis dans une fosse commune. Un porte-parole de l'armée française a confirmé la découverte de ce charnier.

[Pour consulter des documents récents sur les violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, prière de visiter: http://web.amnesty.org/web/wire.nsf/December2002/Coted'Ivoire http://www.hrw.org/reports/2002/cotedivoire/ ]

12 / 09 / 2002

IRIN

L'article: "Plus de 30 000 personnes ont fui au Liberia et en Guinée – HCR"

Les combats continus dans l'ouest de la Côte d'Ivoire ont provoqué la fuite de plus de 30 000 personnes au Liberia et en Guinée au cours de la semaine passée, et ont fait que le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) est sans nouvelles de plus de 45 000 réfugiés dans cette partie du pays.

Dans un communiqué de presse publié vendredi, l'agence a indiqué que depuis le début des combats la semaine dernière à Man et Danané, des villes de l'ouest du pays, environ 27 000 personnes ont fui au Liberia, en empruntant 12 points de passage à la frontière.

Elle a néanmoins noté que d'autres rapatriés d'origine libérienne pourraient avoir atteint leur destination finale sans être officiellement enregistrés.

"On a vraiment été pris par surprise", a déclaré Moses Okello, représentant du HCR au Liberia. "Car nos scénarios reposaient sur la situation qui prévalait, à savoir qu'un mouvement rebelle avait pris les armes en Côte d'Ivoire et qu'il négociait avec le Gouvernement. Nous ne pouvions prévoir l'émergence de nouveaux mouvements et de nouvelles poches de combats comme cela s'est produit la semaine dernière dans l'ouest du pays", a-t-il ajouté.

Le 28 novembre, deux nouveaux groupes rebelles inconnus jusqu'ici, le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ), ont capturé Man et Danané, deux petites villes situées à l'ouest. Dans les deux jours qui ont suivi, ils ont occupé Toulepleu et Touba, dans la même région, mais les forces loyalistes ont lancé des assauts d'envergure pour les déloger de Man et de Toulepleu.

D'après le HCR, la plupart des réfugiés inscrits sont des Libériens fuyant les violences, et plus de 2 600 Ivoiriens les ont rejoints. Le HCR au Liberia a envoyé 23 camions à la frontière pour transférer les nouveaux arrivants vers des régions plus sûres.

La majorité des nouveaux arrivants, toujours selon le HCR, se dirigent vers les comtés de Nimba, du Grand Gedeh et de Bong, à l'Est du Liberia. Le HCR cherche des solutions à long terme pour ceux qui n'ont pas où aller.

L'agence onusienne a déjà mis en place trois centres de transit dans les comtés de Nimba et du Grand Gedeh, et négocie actuellement l'ouverture d'un quatrième centre à Mariland, plus au sud.

"Pour l'instant, à part le fait de fournir des services essentiels d'eau, de santé et d'hébergement, nous nous concentrons sur notre capacité de transport", a précisé M. Okello. "Nous recevons aussi de nombreuses sollicitations de personnes nous demandant de les transporter vers les comtés de Nimba et de Lofa. Certaines personnes vont rejoindre leurs proches dans la [capitale] Monrovia", a-t-il informé.

Parmi les nouveaux arrivants figurent des personnes de nationalités variées, a-t-il encore noté. "Nous avons 78 Sierra Léonais qui vont être emmenés à Monrovia aujourd'hui [6 décembre] en vue de leur rapatriement, ainsi que 73 Guinéens qui seront assistés pour retourner chez eux. Il existe également un petit nombre de personnes d'autres origines, comme des Ghanéens, des Nigérians et même deux Américains qui vivaient dans la région en proie à l'agitation et qui ont fui avec les autres", a expliqué M. Okello.

En Guinée, quelque 2 800 personnes qui ont fui le conflit ivoirien se sont inscrites en franchissant la frontière depuis le 29 novembre. Il s'agit de 1 151 Guinéens, de 853 Ivoiriens et de 741 Libériens, a indiqué le HCR. Ils se trouvent pour la plupart dans la péfecture de Lofa, juste de l'autre côté des régions occidentales de Man et de Danané.

L'agence a signalé que les nouveaux arrivants semblaient épuisés, certains d'entre eux ayant marché pendant six à sept jours. Ils séjournent actuellement dans des abris temporaires à la frontière ou dans des familles d'accueil. Le HCR s'apprête à les transférer aussi tôt que possible vers le centre de transit de Nonoh, dans le sud, et vers le camp de Laine, près de Nzérékoré.

Par ailleurs, le HCR a exprimé sa préoccupation devant le sort de plus de 45 000 réfugiés, pour la plupart des Libériens installés dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, dont l'Agence est sans nouvelles. L'accès à ces zones de combats a en effet été interdit et les lignes téléphoniques coupées.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) répond aux besoins de la population affectée et vient d'achever l'enregistrement de 41 600 familles bénéficiaires, notamment de 51 000 enfants de moins de cinq ans à Bouaké, une ville du centre de la Côte d'Ivoire.

Dans son bulletin hebdomadaire sur les secours d'urgence paru vendredi, le PAM a indiqué qu'une distribution générale, démarrée le 3 décembre, continuera pendant une dizaine de jours dans 28 sites dans la région de Bouaké.

Les rations d'un mois, de 400 tonnes de riz au total, ne couvriront que dix pour cent des besoins nutritionnels car la plupart des bénéficiaires disposent de sources d'alimentation complémentaires. La distribution a été effectuée en collaboration avec CARE, Action Contre la Faim (ACF), et avec du personnel de la Mission catholique et du Conseil National Islamique (CNI), a-t-il ajouté.

D'autre part, le médiateur de la crise ivoirienne, le président togolais, Gnassingbé Eyadéma, est arrivé lundi dans la capitale administrative ivoirienne, Yamoussoukro, pour avoir des entretiens avec le président ivoirien, Laurent Gbagbo, ont informé les médias.

Au Togo, le principal groupe rebelle, le Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), a menacé dimanche de se retirer des pourparlers avec le Gouvernement ivoirien.

"Le MPCI est clair, nous ne pouvons discuter avec un régime génocidaire, nous pouvons seulement le combattre", a rapporté la BBC qui citait le secrétaire général du mouvement, Guillaume Soro.

"Nous attendrons jusqu'à lundi soir pour voir s'il a été mis un terme à toute cette complicité. Sinon, nous, au MPCI, déciderons que nous ne pouvons plus traiter avec ce régime", a-t-il poursuivi.

La menace du MPCI fait suite à l'annonce, il y a une semaine, par l'armée française de la découverte d'un charnier à Pelezi, à environ 70 km de Daloa, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

Le secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Mohammed Ibn Chambas, cité par la presse, aurait déclaré dimanche que l'organisation régionale ouvrirait une enquête sur la tuerie de 120 personnes, que les rebelles attribuent au Gouvernement.

Le ministère de la défense ivoirien a invité samedi les jeunes âgés de 20 à 26 ans à se porter volontaires pour aller combattre dans la partie occidentale du pays.

Le porte-parole de l'armée, le colonel Jules Yao Yao, a déclaré que les troupes loyalistes ont affronté dimanche les rebelles du MPCI à Koutouba, un village situé à l'Est, à environ 450 km au nord de la capitale économique, Abidjan.

La BBC a également informé que les rebelles ont occupé Blolequin, une localité à l'ouest du pays, mais qu'ils n'ont pas réussi à saisir Guiglo, à 120 km de la frontière libérienne.

La crise en Côte d'Ivoire a été déclenchée par une mutinerie militaire le 19 septembre dernier, divisant le pays en deux, avec le sud aux mains du Gouvernement et le nord contrôlé par le MPCI.

12 / 07 / 2002

FRATERNITE MATIN ONLINE N° 11425

L'article: "Exactions dans la zone sous contrôle des rebelles - Un charnier découvert" (TANOH Benoît)

Un monticule de terre de 30 mètres de long sur 2 mètres de haut d’où dépassaient des corps” dont on ignore encore le nombre, dans le village de Dania, à 110 km de Daloa. Encore une histoire de charnier en Côte d’Ivoire. La découverte macabre a été faite, il y a deux jours par l’Armée française, plus précisément par des soldats français en patrouille de surveillance du cessez-le-feu. Lesquels ont dit-on, été alertés par un villageois. Selon toujours les soldats français, ce villageois “a également montré un puits voisin où, selon lui, pourraient se trouver d’autres corps”. Pour l’heure, on ignore qui sont les auteurs de ces exactions. Mais, de sources concordantes, on indique que ce charnier a été découvert dans une zone sous contrôle des forces rebelles du MPCI. Ainsi que l’a d’ailleurs confirmé le lieutenant-colonel Jules Yao Yao, porte-parole des Forces Armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) . Voilà donc qui coupe court aux spéculations qui tentent depuis quelques jours de lier ces exactions au bombardement de la région de Pélézi par des hélicoptères de combat de l’armée loyaliste. Toujours côté des FANCI, où on indique qu’on ne voit pas comment on aurait pu procéder à l’inhumation sommaire de ces corps, on affirme que “ Ces tueries ne peuvent être imputées qu’aux assaillants, dont les méthodes sont connues de tous. D’ailleurs, depuis le cessez-le-feu conclu le 17 octobre dernier, il a été implicitement admis que la sécurité des populations civiles et de leurs biens est sous la responsabilité de ceux qui contrôlent une zone donnée”, a précisé le porte-parole des FANCI.

12 / 06 / 2002

IRIN

L'article: "Le CICR exhorte au respect du droit humanitaire"

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a exhorté vendredi les parties au conflit ivoirien à se conformer aux règles du droit humanitaire international.

Dans un communiqué de presse, le CICR a rappelé à tous les groupes armés leur obligation de respecter en particulier les Conventions de Genève et leurs Protocoles facultatifs, et à épargner les civils ainsi que leurs biens.

Il a poursuivi que les parties directement impliquées dans les hostilités, y compris les blessés et les combattants en captivité qui ne peuvent plus se défendre, doivent être traités avec humanisme et sans discrimination.

L'exécution de ces personnes sans un procès équitable, le pillage des possessions des civils ou l'entrave à l'action humanitaire de quelque façon que ce soit, sont des violations graves du droit humanitaire, a-t-il noté.

D'autre part, l'organisation, en collaboration avec la Croix-Rouge Ivoirienne, dispense des soins médicaux d'urgence aux soldats et aux civils blessés à Man, une petite ville de l'ouest du pays.

A Toulepleu et à Danané, deux autres villes de l'ouest de la Côte d'Ivoire, des volontaires de la Société Nationale offrent des soins médicaux aux victimes des récents affrontements, et du matériel médical d'urgence a été envoyé à l'hôpital militaire de Daloa, également située à l'ouest, où sont transportés les soldats blessés, a-t-il ajouté.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a reçu une contribution de 400 000 dollars de la Suisse pour appuyer ses opérations aériennes en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, apprend-on dans un communiqué de presse publié vendredi.

"Le don suisse d'un montant de 400 000 dollars en faveur de l'Afrique de l'Ouest intervient au moment où les besoins sont devenus de plus en plus urgents dans la région", a déclaré le Directeur régional du PAM, Manuel Aranda da Silva.

"Si le PAM est forcé à réduire ces opérations aériennes, son aptitude ainsi que celle d'autres agences de l'ONU et des organisations non gouvernementales (ONG) à servir la région seraient sérieusement entravée", a-t-il poursuivi.

La crise continue au Liberia, de même que l'agitation civile en Côte d'Ivoire, rendent vitale l'opération aérienne du PAM - non seulement pour ce qui est du transport des passagers mais aussi pour une distribution rapide des rations des secours alimentaires, du matériel médical et des évacuations de sécurité, a souligné l'agence. La contribution suisse permettra au PAM de poursuivre ses opérations aériennes jusqu'à la fin du mois de février 2003.

D'un autre côté, les soldats français qui surveillent le cessez-le-feu, signé le 17 octobre par les rebelles du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) et accepté par le Gouvernement, ont informé qu'ils ont découvert un charnier à Pelezi, une région de l'ouest se trouvant à environ 70 km du nord-ouest de Daloa, ont rapporté les organes d'information.

Le porte-parole de l'armée française, Ange-Antoine Leccia, a indiqué à Reuters que des soldats français en patrouille de surveillance du cessez-le-feu ont découvert «un monticule de terre de trente mètres de long sur deux mètres de haut d'où dépassaient des corps». "Nous ne savons pas combien de corps il y a, qui a tué ces personnes ni quand", a-t-il déclaré. "Notre mission ne consiste pas à exhumer les corps et nous ne faisons que rapporter ce que nous avons découvert", a-t-il ajouté.

La crise en Côte d'Ivoire a été déclenchée par une mutinerie militaire le 19 septembre dernier. Le pays a été divisé en deux, le sud étant sous le contrôle du Gouvernement et le nord, aux mains du MPCI. La situation a néanmoins pris un autre tournant le 28 novembre avec l'émergence de deux nouveaux groupes rebelles, le MPJ et le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO), qui se sont emparés de quatre localités dans l'ouest du pays.

12 / 06 / 2002

IRIN

L'article: "L'Union Africaine préoccupée par la persistance de la crise"

L'Union Africaine (UA) a exprimé sa profonde préoccupation devant la persistance de la crise en Côte d'Ivoire et devant les incidents armés qui se sont récemment produits dans la partie occidentale du pays.

Dans un communiqué publié mercredi à son Siège à Addis Abeba, l'UA a exhorté le Gouvernement ivoirien et le Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), rebelle, à apporter son entière coopération aux efforts de médiation dans le but d'accélerer le processus de négociation.

Selon l'UA, cela devrait se faire dans le respect de la légalité constitutionnelle, de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays, est-il indiqué dans un communiqué paru au terme de la 87ème session ordinaire, au niveau des ambassadeurs, de l'organe central du Mécanisme pour la prévention, la gestion et la résolution des conflits.

Louant les efforts de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la médiation du président togolais, Gnassingbé Eyadéma, ainsi que les autres efforts régionaux, l'UA a exprimé son appui à l'établissement d'un bureau de liaison dans la capitale économique de la Côte d'ivoire, Abidjan, afin de veiller à une surveillance plus étroite de la situation.

Elle a lancé un appel de fonds pour que la CEDEAO puisse faciliter le déploiement rapide d'une force d'interposition dans le pays.

Elle s'est également félicitée de l'envoi en Côte d'Ivoire, au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et au Ghana d'une délégation issue de la commission de l'UA pour les réfugiés et pour les personnes déplacées, chargée d'évaluer l'impact humanitaire de la crise et d'examiner les modalités d'assistance de l'UA aux populations affectées.

Par ailleurs, le sommet ouest-africains qui était prévu à Accra, capitale du Ghana, le 7 décembre, a été reporté, ont annoncé ce jeudi les organes de presse.

Le sommet se proposait d'examiner les modalités de déploiement d'une force de maintien de la paix en Côte d'Ivoire. Cette force est censée remplacer les soldats français qui surveillent le cessez-le-feu signé le 17 octobre par le MPCI et accepté par le gouvernement ivoirien.

Radio France Internationale (RFI) a rapporté que le nouveau groupe rebelle, le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ), a capturé Koro, une ville située à une vingtaine de kilomètres au nord de Touba, à l'ouest de la Côte d'Ivoire. Koro, une zone de production du sucre, a été occupée mercredi.

D'un autre côté, à Man, une petite ville de l'ouest du pays, que le gouvernement a affirmé avoir repris des mains des rebelles du MPJ en début de semaine, des corps jonchent les rues, selon la BBC qui cite des témoins visuels.

"Je suis traumatisé… Il y a des cadavres partout", aurait déclaré à l'Associated Press Carlos Fardom, un ressortissant français, après avoir fui la ville mercredi. "Certaines personnes ne veulent pas sortir car les cadavres dans les rues sont en décomposition et cela sent mauvais", a témoigné un jeune homme du nom de Ndri.

La crise, qui a été déclenchée par la mutinerie du 19 septembre dernier et a divisé le pays en deux, avec le sud aux mains du gouvernement et le nord occupé par le MPCI, a connu un nouveau tournant le 28 novembre avec l'émergence de deux nouveaux groupes rebelles inconnus jusqu'ici, le MPJ et le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO), qui se sont emparés de quatre localités dans l'ouest du pays.

L'article: "Offensives de l'armée à Toulepleu"

Les forces loyalistes ont attaqué mercredi Toulepleu, une localité à l'ouest de la Côte d'Ivoire, dans l'objectif de déloger les rebelles qui l'occupent depuis la fin de la semaine dernière.

"L'offensive a continué contre Toulepleu. Des combats s'y déroulent actuellement", a informé Reuters qui citait un officier militaire. "C'est une région montagneuse, ce qui ne facilite pas les choses". L'agence de presse a cité les rebelles du Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ) qui auraient déclaré que la localité a été attaquée mardi par un hélicoptère de combat Mi-24 de l'armée.

"De nombreux civils ont été tués", a-t-elle ajouté, citant le sergent rebelle Bamba. Il aurait déclaré à Reuters qu'il lui parlait depuis la banlieue de Man, une ville située à l'ouest, à plus de 650 km de la capitale économique, Abidjan.

Jeudi dernier, deux nouveaux groupes rebelles, le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ), ont occupé Danané et Man, deux petites villes à l'ouest de la Côte d'Ivoire, et en fin de semaine, ils se sont emparés de Toulepleu et Touba, deux autres localités occidentales.

L'armée française, qui surveillait un cessez-le-feu conclu sous les auspices de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), signé par le principal mouvement rebelle, le MPCI, et accepté par le Gouvernement le 17 octobre, a évacué ses ressortissants et les étrangers qui vivaient dans la nouvelle zone de guerre.

D'autre part, le président malien Amadou Toumani Touré est arrivé mercredi à Lomé, au Togo, pour informer le médiateur des pourparlers ivoiriens, le président togolais Gnassingbé Eyadéma, des résultats de ses discussions mardi avec le président ivoirien Laurent Gbagbo et avec son homologue du Burkina Faso, Blaise Campaoré.

Les présidents ont appelé à un déploiement rapide d'un force régionale d'interposition pour prendre le relais des soldats français en Côte d'Ivoire et "ont décidé de prendre des mesures appropriées, dès que possible, en vue de renforcer un arrêt des hostilités".

Ils ont également "fermement condamné la violence et les exactions à l'gard des populations civiles burkinabé, malienne et ivoirienne", stipule le communiqué conjoint, ajoutant qu'ils allaient adhérer au mécanisme de la CEDEAO pour la prévention, la gestion et la résolution des conflits.

D'après Bakayoko Lassana, l'attaché de presse du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), trois représentants de ce groupe devaient également rencontrer le président Touré mercredi.

Le MPCI a été saisi mardi d'un document des médiateurs qu'il est entrain d'examiner avant de faire des commentaires. "Nous avons fait des propositions et la délégation gouvernementale a seulement fait des observations sur nos propositions", a-t-il déclaré.

ABIDJAN.NET

L'article: " Mes réflexion sur la crise ivoirienne le T.P.I. n'existe que pour les pauvres: la France doit y être traduite !" (Malick Kamangaté)

Chères sœurs Ivoiriennes, Chers frères Ivoiriens,

De partout où vous êtes actuellement, au Nord, au Sud, au Centre, dans la ville Martyr de Bouaké, à l’étranger je vous dis simplement que je vous aime tous! Ces mots viennent du profond de mon cœur. Aucun Ivoirien, de part son origine, son rang social, ses croyances religieuses et politiques, saura changer mon cœur en ennemi de la NATION IVOIRIENNE.

Je viens vous livrer mes impressions sur la crise que traverse notre pays. Chacun de nous, selon ses capacités, ses sentiments, cherchent d’une manière ou d’une autre, à faire en sorte que la paix revienne dans notre pays.

Cette terrible agression dont notre pays est victime, a porté tout un chacun à s’interroger sur les réelles intentions des assaillants. Nous autres, cherchons toujoiurs à comprendre, politiquement, mais aussi moralement et surtout psycologiquement (excusez-moi de ces termes impropres) le meccanisme mental qui a porté des Ivoiriens à tuer froidement leurs propres frères et soeurs Ivoiriens.

Nous savons tous l’histoire du Président Laurent Gbagbo aux temps de feu Félix Houphouet Boigny. L’opposant Gbagbo voulait la Démocratie. Dans nos villes et villages, les parents et amis nous disaient que se ranger aux côtés de l’opposant Gbagbo signifiait perdre la bourse d’études, son emploi et bien d’autres choses. Gbagbo était alors comparé à la peste. Néanmoins, ce que tout le monde venait à savoir ensuite, c’était l’arrêt de l’opposant Gbagbo, qui crouait ensuite en prison… L’opposant Gbagbo n’a rien brûlé, ni tué un ivoirien qui ne pensait pas comme lui…Ainsi, le moment est arrivé pour qu’on donne à Césaire ce qui appartient à Césaire…

Chers frères et soeurs, j’ai voulu parler d’une toute petite partie de notre histoire afin que chacun puisse analyser l’actuelle situation en la rapportant avec, justement, l’histoire de notre Président. Pour parvenir à la Paix, il est demandé à tout Ivoirien de penser un tout petit peu à notre histoire recente.

Il m’arrive de constater que nous avons, dans l’ensemble, une très courte mémoire. Après le voyage du Président Gbagbo Mali, tous nos regards sont maintenant tournés vers le Burkina Faso de Blaise Compaoré. Il est vrai que les assaillants rebelles terroristes ont eu leur formation dans ce pays. Même certains journaux Ivoiriens semblent avoir totalement oubliés les vrais motifs de l’agression à notre Pays. “Pour éliminer totalement un arbuste, il faut tailler ses racines”, dit-on. Et les racines de la crise Ivoirienne ne sont pas au Burkina Faso, même si ce pays a servi de base arrière. Les racines de notre crise se trouvent ailleurs, c’est L’ORDRE (ou DESORDRE) ECONOMIQUE DE LA FRANCE ET SES ALLIES EN CÔTE D’IVOIRE. Comment pensez-vous qu’un pays comme le Burkina où la crise alimentaire est de poids, puisse financer une telle agression?

Je manifeste ici mon très profond regret envers certains journaux nationaux qui croient maladroitement que la France soit de nos côtés! Après avoir fait le pyromane, pensant que le feu allait tout détruire en si peu de temps, les dirigeants Français sont maintenant obligés de mettre de l’eau dans leur vin! NON, nous ne devons absolument pas oublier les méfaits de la France dans cette crise, car elle risque même d’être citée devant le Tribunal Pénal International par un groupe d’Ivoiriens. Toutes les accusations concorderaient:

- Crime contre l’humanité ;

- Concours en crime contre l’humanité (avec les assaillants);

- Génocide d’Ivoiriens (Ministre Boga Doudou, les hauts cadres de l’Armée, de la Police, de la Gendarmerie, des eaux et Forêts, de la Douane, des civils, etc.

- Concours en génocide (avec les assaillants);

- Omission de sécours;

- Violation et non respect d’accord international (accord de défense avec la Côte d’Ivoire) Sans cet accord, notre pays serait bien armé;

- Concours en violation des principes humanitaires de guerre (enfants soldats dans les zones de guerre); Concours en viols d’enfants, de femmes dans les zones de guerre, etc. Comme vous le voyez, chers frères et soeurs, la France veut recupérer du terrain…malheureuserment le temps et les coeurs ont changé de manière irreversible.

Ainsi, pour parvenir à une solution de la crise, il faut se demander si le gouvernement aura toujours la possibilité d’appliquer certaines prérogatives , très chères aux Ivoiriens, c’est à dire:

1) le maintien de la politique d’identification comme définie par le décret instituant l’ONI (Office National d’Identification);

2) le maintien de la nouvelle politique de la filière café-cacao et tous les autres produits;

3) le recours de la Côte d’Ivoire à un appel d’offre international pour la construction du troisième pont d’Abidjan;

4) le recours à l’appel d’offre international pour tout ce qui concerne les contrats en expiration avec les sociétés françaises, et de tout autre secteur économique.

Enfin, nous demandons aux journaux Ivoiriens de ne pas trop se manifester quant à l’acquisition de nouveaux armements: en fait, c’est ce que veulent les occidentaux: provoquer la guerre chez nous- nous achetons leurs armes pour nous entretuer! Ils nous excitent à dépenser notre argent pour acheter leurs armes, au détriement de notre devéloppement. Et lorsque nous n’avons pas d’argent à payer, ils nous accordent des crédits qui vont appesantir notre dette extérieure. Voilà ce que ces occidentaux veulent pour l’Afrique. Alors, à nous de refléchir!

N’oublions pas surtout que la libération de notre pays passe à travers l’amour, l’amour de tout Ivoirien pour le Pays.

Vive la vraie Liberté, la vraie Egalilité et la vraie Fraternité!

Vive la Côte d’Ivoire, UNE SEULE , INDIVISIBLE !

 

12 / 05 / 2002

IRIN

The Article: "AU concerned at persistence of crisis"

The African Union has expressed grave concern at the persistence of the crisis in Cote d'Ivoire and the armed incidents which have recently taken place in the western part of the country.

In a communiqué issued on Wednesday from its headquarters in Addis Ababa, the AU urged the Ivorian government and the rebel Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) to extend full cooperation to mediation efforts in order to speed up the negotiation process.

This, the AU said, should be done with regard for the respect of constitutional legality, unity and territorial integrity of the country, the communiqué issued after the 87th ordinary session of the central organ of the mechanism for conflict prevention, management and resolution at ambassadorial level, said.

Commending the efforts of the Economic Community of West African States (ECOWAS) and the mediation by the Togolese President Gnassingbe Eyadema and other regional efforts, the AU expressed support for the establishment of a liaison office in Cote d'Ivoire's commercial capital, Abidjan, to ensure closer monitoring of the situation.

It appealed for funding for the ECOWAS to facilitate rapid deployment of a peacekeeping force in the country.

It also welcomed the dispatch to Cote d'Ivoire, Mali, Guinea, Burkina Faso and Ghana of a delegation from the AU commission on refugees and displaced persons to assess the humanitarian impact of the crisis and to examine the modalities of AU assistance to the affected populations.

Meanwhile, a west African summit that was scheduled to take place in the Ghanaian capital, Accra, on 7 December has been postponed, news organisations reported on Thursday.

The summit was to examine the modalities for the deployment of an ECOWAS peacekeeping force in Cote d'Ivoire. The force was to replace the French troops who have been monitoring a ceasefire signed on 17 October by MPCI and accepted the government.

Radio France International (RFI) reported that the new rebel group - Movement for Peace and Justice (MPJ) - had captured Koro, a town about 20 km north of Touba in western Cote d'Ivoire. Koro, in sugar-producing zone, was captured on Wednesday.

While in the western town of Man, which the government said it had retaken from MPJ rebels early this week, BBC quoted eyewitnesses as saying bodies were littered on the streets.

"I'm traumatized... There are bodies everywhere," Frenchman Carlos Fardom was quoted by the Associated Press as saying after fleeing the town on Wednesday. "Some people don't want to go out, because the bodies in the streets are decomposing, and it smells bad," a young man called Ndri said.

The crisis which had started as a mutiny on 19 September and saw the country divided in two with the south in the government's hand and the north in the hands of MPCI, took a new twist on 28 November with the emergence of two new rebel groups MPJ and Ivorian Populaire Movement of the Great West (MPIGO) who captured four towns in the west.

IRIN webspecial on the crisis in Cote d'Ivoire

Things had not been easy for Seydou Kabore and his compatriots in recent years in Abidjan, but they became even tougher after Burkina Faso was accused of supporting an armed uprising that began in Cote d_Ivoire on 19 September.

So when he heard that his country_s government had started repatriating some of its nationals, he did not hesitate. _As soon as I heard the buses were in town to take us back home, I just gave my keys to one of my colleagues and rushed to the Embassy,_ Kabore told IRIN in the Burkina Faso capital, Ouagadougou.

The 35-year-old was visibly exhausted from his three-day journey from Abidjan to Ouagadougou via Ghana. He was hopeful even if a bit bitter. ''We worked there [in Cote d_Ivoire] for years,_ he said. _Now that they do not need us we are coming back home to use our strength to build our country.''

Seydou had worked as a taxi driver in Abidjan, but after the accusations against Burkina Faso were carried on state media, some Ivorians started attacking West African migrants, especially those from Sahelian countries - Mali and Burkina Faso - and Liberia.

Forced to sleep on the ruins of razed homes

The situation became more difficult when tens of thousands of people, immigrants as well as Ivorians, lost their homes as shanty dwellings in Abidjan were destroyed on the order of the Ivorian authorities. Cote d_Ivoire_s government described the move as a security measure aimed at depriving the rebels of potential hiding places. Some people were forced to sleep in the open air on the ruins of their destroyed homes. The luckier ones found refuge with friends.

The Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) reported on 19 November that, according to NGOs working in Abidjan, an estimated 40,000 people were displaced from 13 shantytowns razed by the military or the gendarmerie. Only a small minority were taken in by social centres established by the authorities.

In October, nationals of some West African countries began to seek refuge in their embassies, prompting governments to organise convoys to take them home.

Burkina Faso, for example, announced in November that it aimed to repatriate 7,000 of its nationals at a cost of 450 million FCFA (about US $690,000), contributed by the Burkina Faso government, NGOs, donors and the UN. As at 22 November, the embassy in Abidjan had organised the return home of 1,850 Burkinabe, according to Zacharie Masse of the International Organisation for Migration (IOM), who has been collecting data on the repatriations from embassies in Abidjan.

Seydou was part of a first batch of 600 Burkinabe who were repatriated. He arrived in the capital, Ouagadougou, on 14 November with next to nothing. His home had been demolished and burnt, along with his belongings, while he was at work. ''I had nothing left,_ he said. _Fortunately the church and Caritas [a Catholic NGO] gave me clothes and fed me, along with the Burkina embassy._

By the end of the third week of November, Niger had repatriated 946 of its nationals, Benin 547, Ghana 400 and Nigeria, which had suspended its repatriations, 2609, Masse told IRIN. Many more people had gone back home on their own. These included about 34,000 Burkinabe and around 2,000 people from Niger. An association of Guinean migrants, the Haut Conseil des Guineens en Cote d_Ivoire (Higher Council of Guineans in Cote d_Ivoire) had organised transport for 1,242 persons, who paid their own fares.

Guinea_s Service National d_Action Humanitaire (SENAH), which is part of the Ministry of the Interior, said on 5 November that about 8,600 Guinean returnees had been registered crossing the border from Cote d_Ivoire, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) in Conakry reported. It said SENAH estimated that about 200 Guineans were arriving daily. In the case of Mali, UNHCR reported that as at 11 November, just under 5,000 people had arrived from Cote d_Ivoire. However, a crisis committee in Sikasso, a Malian region close to the Ivorian border, estimated that as many as 7,300 non-Malians had arrived from Cote d_Ivoire through official crossing points in southern Mali from 19 September to 5 November.

Complaints of abuses

Some of the returnees have complained of abuse at the hands of loyalist forces in Cote d_Ivoire. On 24 October, Mali protested to the United Nations in New York that Malians had been subjected to _violence, atrocities, disappearances and even death,_ in particular in Daloa, western Cote d_Ivoire.

The atrocities, also documented by human rights groups, followed the recapture of Daloa from the insurgents, who had occupied it briefly, according to Malian officials, human rights groups and media. Many of the Malians arrived destitute, officials said. They complained that their belongings had been taken from them in Cote d_Ivoire. Some also said they had left family members behind. The war has also taken a toll on thousands of Ivorian families. Many people in the south of the country have had no news of close relatives blocked in the north. In Korhogo, over 600 km north of Abidjan, telephone connections were down for weeks and were only reestablished in late November.

Few people have been able to leave Korhogo because there are not many vehicles which travel from there to locations farther south and those that do charge exhorbitant fees, according to residents of the town.

On the other hand, between 200,000 and 300,000 people left Bouake between 19 September and late November. The town, located 350 km north of Abidjan, had a population of about 600,000 before the crisis.

Displacement splits families

Bouake resident Pascualine Blei fled the town soon after the rebels took over, leaving her septuagenarian aunt Janette Bah behind. Five weeks passed with neither knowing what had become of the other. Then, on 6 November, they met by chance at a transit camp in the Ivorian capital, Yamassoukro. Overcome by emotion, the two women embraced each other. _She is the only relative I have in this town, except for my (infant) daughter,_ Blei (25) told IRIN in Yamassoukro.

But Gbaka_s relief at finding her niece was outweighed by her concern for her son, who had remained behind in Bouake after placing his elderly mother in the care of an acquaintance with whom she trekked for kilometres before reaching a location where they could find transport. What made her leave? Fear, she said. Her greatest wish, she added, was to see her son in Yamassoukro.

Another internally displaced person (IDP) in Yamassoukro said he fled Bouake because he had no money or food left and also because of fear since rebels had abducted people in his neighbourhood and they had not been heard of since. Other IDPs, officials in Abidjan, media and rights groups have complained of atrocities such as extrajudicial executions by the rebels, especially in early October.

Humanitarian agencies are worried that, should the situation in Cote d_Ivoire deteriorate, the capacity of governments and international organisations to assist those who want to leave the country, and vulnerable populations within it could be severely taxed.

At the latest population census, done in 1998, there were about 15.37 million people in Cote d_Ivoire, of whom some 26 percent (about 4.0 million) were foreigners. Over half, 2.2 million, were from Burkina Faso, and about 20 percent (792,258) were from Mali. The remainder came mainly from Guinea, Benin, Niger, Ghana, Liberia, Nigeria, Togo, Senegal and Mauritania, in order of numerical importance. Exodus could increase

_Should just one percent of Ivorians and 10 percent of foreigners decide to leave Cote d_Ivoire, that_s already about half-a-million people,_ a humanitarian official based in a neighbouring country told IRIN.

Already, the spread of insecurity to western Cote d_Ivoire, where two towns, Danane and Man, were attacked by new rebel factions in the last week of November, has caused a fresh exodus in direction of Liberia. Many people have fled to Guinea, where arrivals topped 1,700 on 30 November and 1 December. Others have gone to Liberia, some 10, 000 of whose nationals had already returned home from Cote d_Ivoire since 19 September.

On 21 November, UN humanitarian agencies appealed jointly for US $15.9 million to cater for the needs of migrants displaced to Burkina Faso, Ghana, and Mali, those transiting through these countries on their way home, and vulnerable groups in Cote d_Ivoire. These include internally displaced persons (IDPs), host families, and people in regions occupied by insurgents. The areas covered by the appeal are food security, health, water and sanitation, protection, human rights, education, logistics and coordination.

12 / 03 / 2002

IRIN

L'article: "Laissez les frontières ouvertes, implore Lubbers aux voisins"

Alertant sur une crise humanitaire imminente, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Ruud Lubbers a imploré mardi les pays ouest-africains voisins de la Côte d'Ivoire pour qu'ils laissent leurs frontières ouvertes aux civils innocents piégés par les combats dans le pays.

Le Gouvernement libérien a annoncé lundi la fermeture de sa frontière avec la Côte d'Ivoire "comme mesure de précaution afin d'empêcher l'entrée en Côte d'Ivoire de toute personne ou groupe de personnes".

Reuters a cité le ministre des Affaires Etrangègres Monie Captan qui aurait néanmoins déclaré que la frontière restera ouverte aux réfugiés, notamment aux Ivoiriens et aux rapatriés libériens. Toutes les personnes franchissant la frontière seront méticuleusement contrôlées pour déceler des groupes armés ou des infiltrés, a indiqué M. Captan.

"J'implore toutes les parties à exercer de la retenue", a indiqué M. Lubbers dans un communiqué. "La situation en Afrique de l'Ouest est déjà assez mauvaise. Nous ne pouvons nous permettre de voir davantage de misère dans la région", a-t-il insisté.

L'agence, a-t-il poursuivi, est alarmée par des informations signalant que les principes humanitaires élémentaires sont ignorés et que les réfugiés sont pris dans le conflit. "J'en appelle à tous les gouvernements dans la région pour qu'ils permettent le libre passage aux réfugiés et aux civils fuyant la violence", a souligné M. Lubbers.

Bien que les incidents dans lesquels il a été interdit à des réfugiés d'entrer dans un pays voisins demeurent isolés, le HCR craint qu'une aggravation de la crise incite les gouvernements à fermer leurs frontières dans l'éventualité de flux massifs, selon le communiqué.

Il existe un risque d'exode

Le HCR est préocupé par le fait que, si les combats s'étendent, les réfugiés seraient forcés à rejoindre un exode depuis la Côte d'Ivoire qui pourrait inclure quelques uns des millions de travailleurs immigrés des pays environnants, eux-mêmes pauvres et instables.

La Côte d'Ivoire a hébergé 70 000 Libériens et 3 000 réfugiés sierra léonais pendant des années. Depuis le début des affrontements le 19 septembre, au moins 25 000 réfugiés et civils ont quitté la Côte d'Ivoire, a rappelé le HCR. Sur ce nombre, 19000 Libériens et 2000 Ivoriens sont allés au Liberia.

Depuis vendredi, environ 400 personnes par jour sont arrivées au Liberia, des réfugiés rapatriés pour la plupart, a informé l'agence. Les arrivants venaient de Danané, Man et Toulepleu, des petites villes de l'ouest de la Côte d'Ivoire, où des combats intenses ont lieu depuis le 28 novembre.

Les trois villes près de la frontière du pays avec le Liberia et la Guinée abrite environ 45 000 des réfugiés en Côte d'Ivoire. Le HCR n'a pas pu établir un contact avec les réfugiés dans la région de Man et Danané ou envoyer du personnel dans la zone depuis la semaine dernière à cause du conflit, a-t-il ajouté.

Réponse humanitaire

Une mise à jour sur la situation faite par le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) au Liberia lundi a rapporté que le HCR avait déployé sur la frontière des agences travaillant avec lui et a appelé son équipe de réponse à Genève à répondre. La situation du point de vue de la sécurité dans les régions frontalières est demeurée calme et l'enregistrement des rapatriés et des réfugiés se déroule sans accroc.

Environ 30 soldats ivoiriens qui avaient fui l'ouest de la Côte d'Ivoire et pénétré au Liberia ont été transportés à Monrovia et seront remis au Comité International de la Croix-Rouge pour leur rapatriement., a noté OCHA.

En fin de semaine, le PAM a envoyé 5 tonnes de biscuits à haute teneur énergétique en tant que réponse initiale, et projette de distribuer d'autres denrées alimentaires, a précisé OCHA.

Le HCR a également envoyé 13 camions pour transporter des personnes depuis des points à la frontalière comme Loukatuo, Borplay, Butuo, Belawale, la localité de Toes, Bia et Jorzon à Kanplay, dans le comté de Nimba, qui sert de centre de transit.

Grâce à une aide de l'Union européenne, dix camions supplémentaires ont été déployés dans la zone. Les camions transportent les personnes depuis des points à la frontière jusqu'au centre de transit à Kanplay, puis jusqu'à des villages au Liberia, a-t-il ajouté.

Dans la capitale commerciale Abidjan, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rapatrié 44 réfugiés sierra léonais à Freetown, en Sierra Leone, entre le 30 novembre et le 1er décembre.

Il s'agit de la deuxième opération de rapatriement réalisée par l'OIM et par le HCR, a indiqué l'organisation dans un point d'information mardi. Quatorze réfugiés ont fui Danané avant que la ville tombe aux mains des rebelles, 23 sont de Guiglo, une localité voisine, et sept d'Abidjan, a-t-il ajouté.

Prolongation du couvre-feu

Par ailleurs, le Gouvernement ivoirien a prolongé mardi un couvre-feu du 3 décembre jusqu'au 10 décembre. Il sera observé comme suit: dans le district d'Abidjan, de 19H00 à 06H00 [GMT]; dans les départements déclarés zones de guerre, de 18H00 à 08H00; et dans le reste du territoire, de 21H00 à 06H00.

A Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères François Rivasseau a déclaré aux journalistes ce mardi que: "Le processus de sortie de crise a franchi aujourd'hui une étape supplémentaire avec la rencontre de Bamako, sous l'égide du président Amadou Toumani Touré, du président ivoirien Laurent Gbagbo et du président Blaise Compaoré du Burkina Faso", aurai-til estimé, cité par l'AFP.

Il a confirmé qu'un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) était prévu le samedi 7 décembre à Accra pour "discuter de la continuation du processus".

Les militaires français ont procédé mardi à une nouvelle évacuation de ressortissants français et de membres de la communauté internationale à l'ouest de la Côte d'Ivoire, à Touba, à environ 50 km au nord de Man, a rapporté l'AFP.

Deux groupes rebelles qui viennent d'émerger dans le pays - le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ) - ont déclaré qu'ils voulaient unir leurs forces avec le principal groupe de la révolte - Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire, (MPCI), qui veut le départ du Président Laurent Gbagbo, a rapporté la BBC mardi. Le Gouvernement a affirmé lundi qu'il a repris la ville de Man des mains des rebelles du MPJ.

12 / 02 / 2002

THE NEWS (Liberia)

The Article: "Fighting Escalates in Cote d' Ivoire -With New Rebel Group"

Fresh fighting between Ivorian government troops and a new rebel group near the border with Liberia has triggered mass exodus of Ivorian and Liberian refugees into the Liberian border town of Lougartuo.

The exodus followed rebels attack at the weekend in the Ivorian towns of Binta and Danane near the border with Liberia. The rebels, who called themselves "Movement for Justice and Peace," said they were fighting to avenge the death of the former military leader, Gen. Robert Geui, who was killed after mutiny soldiers launched a rebellion on September 19.

Refugees who fled Binta and Danane in the latest round of fighting were quoted as saying that the heavy artillery, mortar and sustained gunfire could be heard in Lougartuo.

The exact number of refugees from neighbouring Ivory Coast is still unknown.

However, last week the United Nations refugees Agency (UNHCR) disclosed that more than 9,000 Liberians have so far returned from Cote d' Ivoire due to the renewed fighting.

As the result of the volatile security situation near its border, President Charles Taylor has described the developments as a "National security threat" which he said requires an investigation. The decision followed a two-hour emergency National Security Council meeting at the weekend.

The investigation, according to a release issued by the Liberian government at the weekend, is intended to establish whether the latest fighting near its border is between the Ivorian government troops and rebel soldiers, or whether rebels of the Liberian United for Reconciliation and Democracy (LURD) might be using the crisis in Ivory Coast to launch new attacks against Liberia.

The government, according to the release, has deployed its security forces along the borders with Ivory Coast to prevent the fighting from spilling over into Liberian territory.

According to the release, Liberian security forces have been ordered to give maximum courtesy to Liberians returning from Cote d' Ivoire, but it should ensure that foreigners entering Liberian territory with guns are peacefully disarmed and such guns accounted for by the Ministry of defense.

Meanwhile, in response to the growing humanitarian crisis in Lougartuo, the Liberian government has called on the UNHCR and the Red Cross to provide all necessary assistance to the influx of refugees and thereby prevent a humanitarian crisis.

Local media reports say people were crossing into Lougartuo from Cote d' Ivoire in their thousands. The report said the UNHCR has dispatched a consignment of relief food for people crossing into Lougartuo.

The UNHCR said the Ivorian refugees would be identified and camps established for them. The Liberian returnees would, however, be repatriated to the hometown or villages, as there was no need to establish additional camps for them.

In a related development, French troops yesterday evacuated over 150 foreign nationals from the western part of La Cote d' Ivoire.

The evacuation followed gun battle between the French troops and the new rebel group . The rebels had attacked French at an airport. Five of the rebels were reportedly killed in the attack.

L'article: "Plus de 1700 personnes sont arrivées de Côte d'Ivoire en deux jours"

Plus de 1 700 personnes ont pénétré en Guinée le 30 octobre et le 1er décembre depuis la Côte d'Ivoire, en passant par Nzo, un district frontalier, a indiqué à IRIN une source près du Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA. Environ 1 129 d'entre elles sont des Guinéens tandis que 608 sont des étrangers, d'après l'antenne locale d'OCHA à Nzérékoré, une localité du sud guinéen.

Il y aurait 127 Libériens, 76 Maliens, trois ressortissants du Niger et deux Ghanéens parmi les 1 058 personnes arrivées samedi, a informé OCHA. La ventilation par nationalités des arrivants de dimanche n'était pas immédiatement disponible. Certains déplacés ont dit qu'ils avaient dû marcher pendant deux à trois jours à travers les chemins et les forêts pour atteindre la Guinée. La majorité vient d'une région proche de Danané, occupée par un nouveau groupe rebelle depuis jeudi dernier.

La Croix-Rouge guinéenne assiste les nouveaux venus, en collaboration avec
la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le Gouvernement guinéen a mis à disposition un camion militaire pour transporter certains d'entre eux et pour fournir du carburant aux véhicules des transports publics afin de réduire les prix de 30 pour cent, a encore informé OCHA.

Les enfants de moins de cinq ans ont reçu des rations de biscuits à haute teneur en protéines. OCHA a néanmoins exprimé son inquiétude devant le fait que l'eau, l'assainissement et les abris sont bien en deçà des besoins requis.

Des informations émanant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Ghana indiquent également qu'à l'heure actuelle, entre 1 000 et 1 500 personnes par jour pénètrent dans le pays à partir de la Côte d'Ivoire. Toutefois, seulement quelque 200 Libériens et réfugiés sierra léonais ont demandé l'asile au Ghana après avoir quitté la Côte d'Ivoire, a noté OCHA vendredi.

Il a aussi indiqué que d'autres réfugiés ou demandeurs potentiels d'asile sont entrés dans ce pays et ont sollicité une forme ou une autre d'assistance humanitaire mais n'ont pas formellement demandé l'asile au Ghana.

Il existe également des immigrés ouest-africains jouissant de recours économiques suffisants pour pourvoir à leur séjour durant leur période de transit dans le pays.

OCHA a déclaré qu'à mesure que la situation en Côte d'Ivoire persiste, les acteurs humanitaires s'attendent à ce que des immigrés ouest-africains aux moyens modestes grossissent chaque fois plus le contingent des personnes cherchant à transiter par le Ghana et nécessitent une assistance de base pendant leur séjour.

Le HCR a présidé à l'élaboration d'un plan de secours inter-agences que le système de l'ONU et les autorités utiliseraient pour déterminer les mesures prioritaires nécessaires à court et à moyen termes.

L'agence a en outre dirigé des missions inter-agences d'évaluation qui ont aidé à identifier des centres d'accueil potentiels, des sites de transit et des bases logistiques, de même que l'action requise pour que de tels sites soient prêts dans la région Brong Ahafa, occidentale, notamment dans les départements de Dormaa, Jaman et dans celui de Bole, dans la région septentrionale.

A part la participation de l'UNICEF dans les missions, il a déployé du personnel qualifié pour évaluer son aptitude à répondre aux répercussions
de la crise en Côte d'Ivoire, a ajouté OCHA.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni des biscuits à haute teneur énergétique à Tamale, dans le nord du Ghana, et à Tema, dans les environs de la capitale, Accra, pour couvrir les besoins de quelque 20 000 personnes pendant deux mois.

Par ailleurs, les combats ont continué lundi entre le Mouvement pour la Paix et la Justice (MPJ) et les troupes loyalistes pour le contrôle de Man, une ville à l'ouest du pays.

Les forces loyalistes ont lancé une offensive contre les forces rebelles dimanche soir, quelques heures après que l'armée française ait évacué les étrangers de la région, a rapporté la BBC ce lundi.

L'armée française a repris l'aéroport de Man samedi et évacué 40 ressortissants français et 120 autres étrangers (dont la moitié sont des Libanais) de Man et de Danané. Les évacués de Man ont déclaré que les rebelles pillaient et tiraient sur les habitations, terrorisant la population, a encore rapporté la BBC.

Danané est une localité située à l'ouest de la Côte d'Ivoire, qui se trouve aux mains du groupe rebelle Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO).

Les deux groupes, le MPJ et le MPIGO, ont saisi les deux petites villes jeudi dernier. Ils seraient composés d'anciens partisans du défunt président de facto, le général Robert Guei, tué aux premières heures de la mutinerie le 19 septembre. La mutinerie a marqué le coup d'envoi d'une insurrection dirigée par un autre groupe, le Mouvement Patriotique de la Côte d'Ivoire.

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