01 / 30 / 2003
IRIN
L'article: "Des
ingénieurs de l'armée chinoise se joindront à
la Mission de l'ONU"
La
Chine se prépare à déployer 176 ingénieurs
de son armée dans l'est de la République démocratique
du Congo (RDC), où ils participeront à la force
de maintien de la paix des Nations Unies.
La
Mission des Nations Unies en RDC, appelée la MONUC, a
annoncé mercredi que ce contingent constituerait la contribution
la plus importante de la Chine aux opérations actuelles
de maintien de la paix de l'ONU dans le monde. Ces ingénieurs
seront déployés dans les villes de Kindu, dans
la province de Maniéma, et de Bukavu, au Sud-Kivu.
La
MONUC a rappelé qu'en décembre dernier, la Chine
comptait, en tout, 123 de ses ressortissants engagés
dans sept missions différentes, incluant 69 policiers
civils déployés au Timor-Leste (auparavant appelé
Timor oriental).
D'après
les données disponibles sur le site
Internet de la MONUC, la Chine disposait déjà,
en RDC, d'un ressortissant employé par la MONUC, de même
que neuf observateurs militaires.
La
MONUC compte actuellement 4 000 soldats pour assurer le maintien
de la paix en RDC. Le pays fournissant le plus important contingent
est l'Uruguay, avec 1 479 soldats. L'Afrique du Sud, la Bolivie,
le Ghana, le Sénégal et la Tunisie contribuent
chacun à la MONUC un contingent de plus de 200 soldats.
01
/ 30 / 2003
IRIN
L'article: "Les pygmées
exigent un tribunal pénal pour les crimes commis à
leur encontre à Ituri"
La
population indigène du district d'Ituri dans la Province
Orientale, au nord-est de la République démocratique
du Congo (RDC), a appelé le gouvernement de Kinshasa
à créer un tribunal pénal pour traduire
en justice les personnes accusées de crimes à
leur encontre, y compris le meurtre et le cannibalisme.
"Nous
sommes ici pour exiger des autorités de ce pays qu'elles
créent un tribunal," a indiqué à IRIN
Abengandula Baloi, responsable de la délégation
des populations indigènes -communément appelées
pygmées - de l'Ituri arrivée à Kinshasa
depuis jeudi dernier.
Les
cinq délégués ont lancé leur appel
à l'issue d'un séminaire des droits de l'homme
pour les pygmées qui s'est tenu du 20 au 25 janvier dans
la capitale. L'un des délégués pygmées,
Nzoki Amzati, a affirmé qu'il avait été
témoin d'actes de cannibalisme commis par des soldats
du Mouvement de libération du Congo (MLC).
"Je
rentrais des champs et j'ai eu le temps de me cacher dans les
buissons, d'où j'ai pu voir des membres de ma famille
tués et mangés par des soldats de Jean-Pierre
Bemba [chef de file du MLC]," a raconté M. Amzati,
qui réside à Teturi, près de la ville de
Mambasa où la majorité des massacres a eu lieu.
"Depuis
ma cachette, j'ai vu des soldats arracher le cœur d'un
enfant puis le manger après l'avoir fait rôtir
sur un feu," a-t-il ajouté.
La
délégation des pygmées d'Ituri faisait
partie d'une trentaine de pygmées venue participer au
séminaire des droits de l'homme organisé par deux
ONG, la Fondation Ipakala et le Centre international de défense
des droits de Batwa. Huit pygmées assistant au séminaire
venaient du Congo voisin tandis que les 22 autres délégués
étaient originaires de la RDC, des provinces de Bandundu,
Katanga et Orientale.
Les
organisateurs du séminaire ont informé les pygmées
sur le droit humanitaire international, notamment sur la Déclaration
universelle des droits de l'homme et la Charte africaine sur
les droits de l'homme et des peuples.
"Nous
exigeons une politique de protection en faveur des pygmées,
car il est inconcevable qu'il existe une politique de protection
pour les animaux de la forêt et non pour les pygmées,
qui sont des êtres humains au même titre que nous,"
a plaidé Prosper Nobirabo, l'un des organisateurs du
séminaire.
La
mission de l'ONU en RDC, la MONUC, a confirmé le 15 janvier
que des groupes rebelles du nord-est du pays avaient commis
des actes de cannibalisme. La MONUC a indiqué avoir reçu
des témoignages faisant état d'actes de cannibalisme
et d'actes de contrainte au cannibalisme par des soldats des
forces du MLC et de son allié, le RCD-National, à
Mambasa et Mangina, respectivement à 50 km et à
70 km au nord-ouest de Beni.
L'article: "Ouverture d'un centre d'information
humanitaire à Goma"
Les
Nations Unies ont ouvert un Centre d'information humanitaire
(CIH) dans la ville de Goma, à l'est de la République
démocratique du Congo 'RDC), a annoncé mardi le
Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires
(OCHA).
Situé
dans les bureaux d'OCHA, ce centre constitue un espace dédié
à l'échange d'informations vitales entre les acteurs
humanitaires opérant dans l'est de la RDC en vue de mieux
coordonner l'aide et la défense des populations vulnérables.
Selon
OCHA, l'un des problèmes rencontrés lors des efforts
de coordination déployés face à une situation
humanitaire urgente était le manque d'informations précises,
appropriées et rapides. Afin de remédier à
ce problème, OCHA a dernièrement créé
ces centres dans les régions confrontées à
des urgences humanitaires complexes.
Sont
désormais disponibles au centre de Goma une base de données
"Qui fait quoi où" ainsi qu'une liste de personnes
à contacter au sein des agences humanitaires, des cartes,
des rapports, des livres, des brochures et même des boîtes
à lettres pour faciliter la correspondance entre organisations.
Très
prochainement, OCHA-Goma espère mettre à la disposition
du public des cartes et des statistiques récentes sur
les opérations humanitaires, un photocopieur et deux
ou trois ordinateurs reliés à Internet.
"Afin
que l'information du CIH soit aussi utile et correcte que possible,
OCHA-Goma appelle la communauté humanitaire à
fournir régulièrement au CIH toute information
non confidentielle," a indiqué à IRIN Megan
Scott, une responsable de l'information à OCHA-Goma.
OCHA
fait partie du Secrétariat des Nations Unies et a pour
mandat de coordonner l'assistance de l'ONU dans les crises humanitaires
lorsque le rôle et le mandat d'une seule agence humanitaire
ne suffisent pas. OCHA remplit son rôle de trois façons
principales: il coordonne la réponse humanitaire internationale,
y compris les plans d'urgence si besoin est; il fournit à
la communauté humanitaire un soutien dans le développement
de stratégies; il plaide en faveur des questions humanitaires,
en permettant aux victimes silencieuses de s'exprimer, et en
veillant à ce que les opinions et les préoccupations
de l'ensemble de la communauté humanitaire soient prises
en compte dans les efforts globaux vers le développement
et l'édification de la paix.
01
/ 24 / 2003
IRIN
L'article: "Pourparlers
entre un général ougandais et des chefs rebelles"
Depuis
mardi dernier, une délégation militaire ougandaise
se trouve à Bunia, une ville du nord-est de la République
démocratique du Congo (RDC), pour s'entretenir avec l'Union
des patriotes congolais pour la réconciliation et la
paix (UPCRP).
Radio
Candip, une station de radio contrôlée par l'UPCRP,
a annoncé jeudi que les pourparlers portaient surtout
sur la possibilité de rétablir l'alliance qui
existait entre ce mouvement et l'Ouganda.
Le
président de l'UPCRP, Thomas Lubanga, a accueilli cette
délégation dirigée par le major-général
Salim Saleh, commandant de la Force de réserve de l'Ouganda
et représentant de l'armée au parlement ougandais.
L'UPCRP
a récemment formé une alliance avec le Rassemblement
congolais pour la démocratie - Goma (RCD-Goma), un mouvement
soutenu par le Rwanda. Par cet accord signé le 6 janvier
dans la ville de Goma (est de la RDC), les deux parties se sont
engagées à s'appuyer mutuellement sur les plans
politique, militaire et économique.
Cette
entente, que l'on justifie en invoquant une "convergence
de points de vue" entre le RCD-Goma et l'UPCRP, comporte
notamment la revendication d'un retrait complet des forces armées
étrangères de la RDC et la cessation du soutien
militaire que fournirait le pouvoir de Kinshasa aux milices
Maï-Maï et Interahamwe, de même qu'à
d'"autres forces négatives" de l'est de la
RDC.
01
/ 23 / 2003
IRIN
L'article: "Le
représentant spécial de l'ONU envisage des pourparlers
de paix pour l'Ituri avant la fin février"
Amos
Namanga Ngongi, le Représentant spécial du Secrétaire
général de l'ONU Kofi Annan en République
démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi
que des pourparlers de paix destinés à mettre
fin aux combats dans le district d'Ituri au nord-est du pays,
pourraient débuter avant la fin février.
"D'ici
une à deux semaines, je pense être en mesure de
rassembler les diverses parties concernées pour une réunion
préparatoire," a indiqué M. Ngongi lors d'une
conférence de presse dans la capitale congolaise Kinshasa.
"Nous espérons susciter d'ici la deuxième
quinzaine de février un nouvel élan, un dynamisme
qui permettra de donner un coup de pouce à la Commission
de pacification de l'Ituri [CPI]."
Les
combats incessants qui touchent les environs de Bunia, la ville
principale de l'Ituri, ont entravé le lancement de la
CPI. M. Ngongi a fait savoir qu'il avait discuté de la
CPI avec les présidents Joseph Kabila de la RDC et Yoweri
Museveni de l'Ouganda. M. Ngongi a précisé qu'ils
avaient accepté sa proposition de différencier
les problèmes entre leurs deux pays et la mise en route
de la CPI au nord-est de la RDC, où reste stationné
un bataillon ougandais depuis que les deux hommes d'Etat ont
signé un accord de paix le 6 septembre 2002 dans la capitale
angolaise, Luanda.
"J'appelle
les deux présidents à respecter l'engagement qu'ils
ont signé afin qu'il puisse être appliqué,"
a ajouté M. Ngongi. L'accord de Luanda stipulait la mise
en place de la CPI.
Selon
M. Ngongi, il est primordial d'inclure toutes les parties dans
les négociations de paix - notamment l'Union des patriotes
congolais (UPC), une milice ethnique basée à Bunia
et dirigée par Thomas Lubanga. L'UPC est un mouvement
rebelle relativement récent qui n'a signé aucun
des accords de paix précédemment ratifiés
en RDC, et qui se croit par conséquent exempt de les
respecter.
M.
Ngongi s'est déclaré soulagé du fait que
trois autres groupes armés de la région - le Mouvement
de libération du Congo (MLC), le Rassemblement congolais
pour la démocratie-National (RCD-N) et le RCD-Kisangani-Mouvement
de libération (RCD-K-ML) - commençaient à
respecter l'accord de cessez-le-feu qu'ils avaient signé
le 30 décembre 2002 dans la ville de Gbadolite, au nord-ouest
du pays.
"Il
reste encore quelques membres du MLC à Mambasa, mais
ils sont soit malades soit blessés," a précisé
M. Ngongi. "Les soldats du RCD-K-ML sont à 35 km
de Mambasa, et nous espérons que dans dix jours l'accord
de trêve sera totalement respecté." M. Ngongi
a affirmé qu'il avait obtenu les promesses du chef de
file du MLC, Jean-Pierre Bemba, du chef du RCD-N Roger Lumbala
et du chef du RCD-K-ML Mbusa Nyamwisi.
01
/ 20 / 2003
IRIN
L'article: "La date et le
lieu du dialogue intercongolais restent indéterminés"
Le
facilitateur du dialogue intercongolais, Ketumile Masire, a
achevé samedi une semaine de consultations portant sur
"la marche à suivre" pour la prochaine série
de négociations politiques prévues en République
démocratique du Congo.
"Il
n'y a pas de temps à perdre: les délégués
au dialogue devraient se tenir prêts à reprendre
les négociations à tout moment," a-t-il indiqué
dans un communiqué publié samedi. Il a précisé
que la date, le lieu, le format et la durée des pourparlers
n'avaient pas encore été décidés.
Certaines des questions en suspens devant être réglées
avant la reprise des négociations, a-t-il poursuivi,
portent sur la constitution transitoire et la défense
nationale. "J'aurais souhaité que le dialogue redémarre
le 31 janvier mais cela n'est plus réaliste aujourd'hui,"
a ajouté M. Masire. L'envoyé spécial des
Nations unies en RDC, Moustapha Niasse, devra "résoudre
ces questions avant que toute date concrète ne soit fixée",
a-t-il affirmé.
M.
Masire a précisé que le nombre de délégués
participant au dialogue resterait identique à celui de
la première série de pourparlers, ajournés
à Sun City le 19 avril 2002. "Nous poursuivrons
le dialogue avec le même nombre de participants et d'entités
à Sun City," a-t-il fait savoir. Tout changement
devra s'effectuer dans le cadre des Règles et procédures
du dialogue intercongolais, a affirmé M. Masire, et son
bureau devra être avisé de toute modification sept
jours avant l'ouverture de la dernière session.
M.
Masire s'est entretenu en RDC avec le président Joseph
Kabila, les partis politiques, la société civile,
les représentants Mayi-Mayi et les chefs de file des
groupes rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma,
du Mouvement de libération du Congo et du RCD- Mouvement
de libération.
01
/ 17 / 2003
IRIN
L'article: "Le soutien belge
à l'armée dépendra du respect de l'accord
sur le partage du pouvoir"
Le
ministre de la Défense de Belgique, André Flahaut,
a indiqué jeudi que l'appui qu'apportera son pays à
la constitution d'une armée nationale en République
démocratique du Congo (RDC), dépendra de la mise
en oeuvre de l'accord sur le partage du pouvoir, signé
le 17 décembre. "L'accord de Pretoria doit être
exécuté pour que la coopération puisse
effectivement trouver son plein effet", a-t-il déclaré.
Il a en outre annoncé qu'il soumettra à cet égard
des propositions d'assistance à ses collègues
du Gouvernement belge.
Durant
sa visite de quatre jours en RDC, M. Flahaut a pu s'entretenir
avec le président Joseph Kabila, ainsi qu'avec les chefs
des deux principaux mouvements rebelles du pays, Jean-Pierre
Bemba, du Mouvement de libération du Congo, et Adolphe
Onusumba, du Rassemblement congolais pour la démocratie.
"Je
crois que ce qui est important pour la RDC, c'est d'avoir une
armée aux justes dimensions, c'est-à-dire pas
trop pléthorique, mais (composée de) soldats de
métier, bien formés, et qui respectent les règles
du droit humanitaire et des droits de l'homme", a-t-il
confié à IRIN, en insistant sur la nécessité
de démobiliser les enfants soldats.
M.
Flahaut a soutenu, par ailleurs, que la Belgique n'avait pas
l'intention d'envoyer de troupes en RDC. L'assistance militaire
apportée par son pays consistera plutôt, dans un
premier temps, à entraîner des officiers congolais
en Belgique même.
Ayant
constaté l'état de délabrement avancé
de l'École de formation des officiers de Kananga et de
l'École de pilotage de Kamina, le ministre s'est aussi
engagé à aider à les réhabiliter.
01
/ 10 / 2003
IRIN
L'article: "Ketumile
Masire prépare la dernière session du dialogue
intercongolais"
Le
médiateur du dialogue intercongolais, Ketumile Masire,
doit se rendre dimanche à Kinshasa pour amorcer les préparatifs
de la dernière session de ces pourparlers nationaux pour
la paix et la réconciliation en RDC, a annoncé
le bureau de M. Masire, vendredi.
La
visite de M. Masire fait suite à l'accord signé
le 17 décembre 2002 à Pretoria (Afrique du Sud)
par toutes les parties au dialogue.
Durant
sa mission, M. Masire, un ancien président du Botswana,
s'entretiendra avec ces parties, y compris avec le président
de la République démocratique du Congo, Joseph
Kabila. Les rencontres porteront essentiellement sur la date
et le lieu de la dernière session du dialogue, qui, conformément
à ses règles de procédures, achèvera
les négociations entreprises à Addis Abeba (Éthiopie)
en octobre 2001.
"Avec
la signature du dernier accord, à Pretoria, je crois
qu'il est nécessaire, pour les Congolais, de terminer
le dialogue maintenant et d'entamer sérieusement la période
de transition, qui verra leur pays se sortir de son état
actuel", a expliqué M. Masire.
L'article:"La
France accorde un million d'euros pour appuyer le désarmement"
Le
Gouvernement français a accepté, jeudi, de mettre
à la disposition du Programme des Nations Unies pour
le développement (PNUD) la somme d'un million d'euros
(1,05 million de dollars des États-Unis) pour appuyer
le processus de désarmement et de démobilisation
en République démocratique du Congo (RDC).
L'ambassadeur
de France en RDC, Georges Serre, et le Représentant résident
adjoint du PNUD en RDC, Kwafu Abrefa, ont signé la convention
de mise à disposition de ce montant, jeudi, dans la capitale
de la RDC, Kinshasa.
La
Mission de l'ONU en RDC (MONUC) doit mettre à exécution
le processus de désarmement et de démobilisation,
qui comprendra notamment le rapatriement et la réintégration
des ex-combattants dans la société congolaise.
Le porte-parole adjoint de la Mission des Nations Unies, Mounoubayi
Madnodje, a expliqué à IRIN que 200 000 euros
sont immédiatement disponibles pour le fonctionnement
du centre d'accueil des candidats à la démobilisation.
Ce centre a été ouvert par la MONUC en décembre
2002 à Lubéro, dans la province du Sud-Kivu (est
de la RDC).
La
Mission estime à près de 13 000 le nombre des
combattants étrangers se trouvant en territoire congolais.
"Il faut compter à peu près 12 000 Rwandais.
Les Ougandais ne sont pas en nombre important en RDC. Le reste
est composé de Burundais", a précisé
M. Madnodje.
Les
Nations Unies ont déjà rapatrié 750 ex-combattants
rwandais depuis le début du processus de démobilisation.
L'Afrique du Sud, qui assure la vérification de l'accord
de paix entre la RDC et le Rwanda, a rapatrié 35 Rwandais
de plus, mardi dernier, dans des villages proches de la ville
de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu (est du pays).
01 / 09 / 2003
IRIN
L'article: "L'ONU
ouvre une enquête sur des accusations de cannibalisme"
La
Mission de l'ONU en République démocratique du
Congo (appelée la MONUC) a annoncé mercredi avoir
ouvert une enquête sur des accusations de cannibalisme
et autres violations des droits de l'homme perpétrées
par des rebelles près de la ville de Beni, dans la province
du Nord Kivu, au nord-est du pays.
"Une
équipe de la MONUC a commencé des investigations
[dans cette zone] où 80 000 à 120 000 personnes
ont été déplacées", a déclaré
aux journalistes la responsable de l'information de la MONUC,
Patricia Tome, dans la capitale Kinshasa.
L'évêque
de Beni-Butembo, Mgr Melchisédec Sikuli Paluku, ainsi
que des militants des droits de l'homme, ont accusé le
Mouvement pour la libération du Congo (MLC) dirigé
par Jean-Pierre Bemba, et son allié, le Rassemblement
congolais pour la démocratie - National (RCD-N), d'avoir
pratiqué le cannibalisme.
"Des
personnes déplacées [à l'intérieur
du pays] ont rapporté que [les rebelles] avaient mangé
des pygmées et obligé des prisonniers à
manger leurs propres oreilles, gros orteils et d'autres parties
du corps", a soutenu Mgr Sikuli.
Les
enquêteurs ont déjà questionné 200
personnes déplacées. Mme Tome a précisé
que la plupart des personnes interrogées étaient
soit des victimes de viols, des habitants dont les biens ont
été pillés et leurs animaux massacrés,
ou des témoins d'exécutions sommaires et extrajudiciaires.
Toutefois, dit-elle, les enquêteurs n'ont pas encore découvert
d'"informations précises" prouvant la pratique
du cannibalisme. Les résultats de l'enquête seront
communiqués au Conseil de sécurité de l'ONU.
"Mbusa
Nyamwisi [le chef du RCD - Kisangani - Mouvement de libération,
RCD-K-ML] a promis de pourchasser les responsables de ces violations,
et Jean-Pierre Bemba a (aussi) promis de punir les responsables",
a confirmé Mme Tome.
Le
MLC et le RCD-N ont repris les combats contre le RCD-K-ML dès
le lendemain de la signature d'un accord de cessez-le-feu parrainé
par l'ONU, le 30 décembre dans la ville de Gbadolite,
au nord-ouest du pays. La recrudescence des combats a incité
près de 130 000 personnes à prendre la fuite.
01
/ 08 / 2003
IRIN
L'article:"La
faim menace les déplacés, malgré l'amorce
de retrait des forces rebelles"
Des
dizaines de milliers d'habitants déplacés de la
ville de Mambasa, au nord-ouest du pays, sont menacés
par la faim, malgré le retrait amorcé des troupes
de trois groupes rebelles de cette zone, rapporte la Mission
de l'ONU (MONUC)en République démocratique du
Congo (RDC).
"Il
ne reste pas plus de 300 personnes à Mambasa. C'est une
ville fantôme parce que ses habitants se cachent toujours
dans la forêt, en attendant que les groupes rebelles quittent
(la ville)", a déclaré Patricia Tome, directrice
de l'information pour la MONUC, lors d'une conférence
de presse tenue mercredi dans la capitale, Kinshasa. Environ
30 000 personnes vivent à Mambasa, en temps normal.
"C'est
maintenant la saison des récoltes, mais la population
n'a pas accès à ses champs. Elle dépendra
donc entièrement de l'aide humanitaire internationale
- mais il est impératif qu'elle soit envoyée le
plus tôt possible", dit-elle.
Les
chefs des trois mouvements rebelles - Jean-Pierre Bemba, du
Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Roger Lumbala,
du Rassemblement congolais pour la démocratie - National
(RCD-N), et Mbusa Nyamwisi du RCD - Kisangani - Mouvement de
libération (RCD-K-ML) - ont convenu le 30 décembre
dans la ville de Gbadolite (au nord-ouest de la RDC), de retirer
leurs forces jusqu'aux positions qu'elles détenaient
avant la plus récente explosion de violence.
Le
cessez-le-feu a été conclu grâce aux efforts
de rapprochement du chef de la MONUC, Amos Namanga Ngongi, Représentant
spécial du secrétaire général de
l'ONU pour la RDC. Cet accord a été signé
en présence des ambassadeurs des États Membres
permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et
des représentants diplomatiques de la Belgique et de
l'Afrique du Sud.
"L'Armée
patriotique congolaise [les forces armées du RCD-K-ML]
s'est retirée à moins de 50 km de Beni, et, le
long de l'axe Beni-Mambasa, les troupes [du RCD-N, soutenues
par le MLC, et celles du mouvement rival, le RCD-K-ML] sont
actuellement séparées par une distance de 60 km",
d'indiquer Mme Tome, qui a mentionné que les retraits
s'effectuent de "manière efficace".
Elle
a révélé que le MLC a informé la
MONUC, mardi, qu'il pourra achever le retrait de ses troupes
en huit jours.
La
dernière série de combats entre les trois mouvements
rebelles est survenue trois jours seulement après la
signature du cessez-le-feu, provoquant à nouveau le déplacement
de milliers d'habitants. Selon la MONUC, quelque 130 000 personnes
ont été déplacées dans la région
environnante.
L'article: "Mambasa
doit être libérée, insiste un général
de l'ONU"
De
hauts responsables de la Mission des Nations Unies en République
démocratique du Congo ont recommandé avec insistance
à l'Armée de libération du Congo (ALC,
le bras militaire du Mouvement de libération du Congo
de Jean-Pierre Bemba) de respecter l'accord qu'ils ont signé
le 30 décembre 2002, en se retirant sans délai
de Mambasa, dans la province orientale.
"Mambasa
est une ville-symbole qui doit absolument être libérée
le plus tôt possible", a lancé le général
Mountaga Diallo, commandant de la force de la Mission, au chef
militaire de M. Bemba, qui s'est présenté comme
le "colonel" Ramsès.
M.
Diallo et l'adjointe du chef de la MONUC, Lena Sundh, ont rencontré
M. Ramsès, mardi, aux abords de la ville de Mambasa.
M. Ramsès a assuré les représentants de
l'ONU qu'il allait retirer ses hommes.
"J'espère
être capable de rassembler mes troupes de la zone en moins
de quatre jours, avant de partir, mais mes soldats blessés
ralentissent le processus. D'ici là, les réfugiés
peuvent revenir sans risque dans leurs foyers", a-t-il
affirmé. Toutefois, un mémorandum signé
par les déplacés de Mambasa à Beni, dans
la province du Nord Kivu, laisse supposer qu'ils ne retourneront
pas chez eux aussi longtemps que les troupes de M. Bemba ne
demeureront qu'à 20 km de Mambasa.
Les
combats opposant le MLC et ses alliés du Rassemblement
congolais pour la démocratie - National (RCD-N), au RCD
- Kisangani - Mouvement de libération (RCD-K-ML) de Mbusa
Nyamwisi, ont mené à la conquête par les
premiers de cette ville stratégique située à
142 km au nord-ouest de Beni, le 12 octobre dernier. Le RCD-K-ML
s'est pour sa part emparé de Mambasa le 31 octobre, mais
la ville a ensuite été reprise par l'ALC le 27
novembre.
Le
30 décembre, à l'initiative de l'ONU, les trois
mouvements rebelles ont signé un accord de cessez-le-feu
à Gbadolite, dans la province de l'Équateur. En
vertu de cette entente, les troupes de M. Bemba devaient quitter
Mambasa deux jours après la conclusion l'accord, en se
retirant vers des positions situées à au moins
20 km de la ville, sur la route menant vers Isiro. Des ONG internationales
présentes à Beni ont indiqué que le cessez-le-feu
semblait avoir été respecté, au cours des
derniers jours. Les combats ont provoqué le déplacement
de 180 000 personnes, selon la Mission des Nations Unies, surtout
depuis le 17 décembre, alors que les combattants de M.
Bemba ont gagné du terrain en direction de Beni.
"Mambasa
était une ville de 30 000 habitants, mais elle est maintenant
presque vide", a déclaré Mme Sundh à
IRIN. "Les conséquences humanitaires de ces opérations
militaires sont inacceptables. Nous ne sommes pas satisfaits
de la vitesse (avec laquelle s'effectue le) retrait. Si la ville
n'est pas rapidement libérée, la population hésitera
à y revenir".
Une
équipe de la Mission de l'ONU mène actuellement
une enquête sur les présumés massacres,
viols, mutilations, actes de cannibalisme, pillages et autres
violations des droits de l'hommes perpétrées dans
l'ensemble de cette zone, depuis le 12 octobre. La Mission a
dépêché vendredi quatre observateurs militaires
à Mambasa, en plus des huit observateurs qui se trouvaient
déjà à Beni.
L'article:
"Des milliers de Congolais s'enfuient au Burundi"
Une
nouvelle vague de réfugiés, composée d'au
moins 8 500 Congolais, est entrée au Burundi à
la suite d'une reprise des combats dans la province du Sud Kivu,
dans l'est de la République démocratique du Congo,
a annoncé le HCR, mardi.
Les
nouveaux combats ayant éclaté le 26 décembre
dans les régions rurales de cette province, opposent
les milices traditionnelles Maï-Maï aux éléments
du Rassemblement congolais pour la démocratie (RDC-Goma,
un groupe rebelle). Au 31 décembre, les combats s'étaient
étendus jusqu'à la ville stratégique d'Uvira,
sur les rives du lac Tanganyka, poussant des milliers de réfugiés
à traverser la frontière, selon le Haut Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Le
HCR dit avoir enregistré au Burundi, depuis le 26 décembre,
7 386 réfugiés au site de transition de Rugombo,
dans la province de Cibitoke, et 1 200 dans un autre site, à
Gatumba, dans le Bujumbura rural. Lui-même déchiré
par une guerre, le Burundi a accueilli plus de 12 000 réfugiés
congolais ayant fui la RDC au début des combats entre
les deux mouvements rebelles, en octobre dernier, signale l'Agence.
Les
plus récents combats au Sud Kivu sont survenus près
de trois semaines après la signature d'un accord sur
le partage du pouvoir entre le Gouvernement de Kinshasa, les
principaux mouvements rebelles et l'opposition politique de
la RDC. Cette entente visait à mettre un terme à
quatre ans de guerre et à préparer la tenue d'élections,
dans deux ans.
"Il
existe des préoccupations croissantes à l'effet
que le RCD-Goma, qui contrôle une grande partie de la
région du Kivu et divers passages frontaliers du Sud
Kivu, empêche (actuellement) les gens de quitter cette
zone déchirée par les hostilités pour gagner
le Burundi voisin", observe le HCR.
L'Agence
ajoute, à cet égard, que des réfugiés
congolais ayant traversé la frontière ont témoigné
que les rebelles ne laissaient quitter le Sud Kivu qu'aux seules
personnes possédant des documents officiels de voyage.
La plupart des personnes fuyant vers le Burundi, souligne l'Agence,
ne disposaient pas de tels documents. Ils étaient par
conséquent "forcés de traverser la rivière
Rusizi - qui sépare l'est de la RDC du Burundi - avant
l'aube, lorsqu'il n'y a personne pour garder les points de contrôle".
Plusieurs
réfugiés, précise l'organisme, commençaient
par traverser la rivière frontalière vers 4h du
matin, se faufilaient ensuite entre les buissons, le long des
rives du lac Tanganyika, puis parvenaient dans les zones plus
sûres du Burundi, tôt le matin, épuisés
par un périple de trois heures.
Le
HCR indique par ailleurs que les eaux de la rivière montent
régulièrement, à cause des pluies, "suscitant
des inquiétudes pour la sécurité des (personnes)
qui tentent de la traverser". L'Agence rapporte que le
personnel militaire burundais enregistre les nouvelles arrivées.
Ils escortent ensuite les réfugiés, via le parc
national de Rusizi, jusqu'au site temporaire d'accueil de Gatumba.
Le HCR signale que l'on comptait, parmi les personnes récemment
arrivées au Burundi, une quarantaine de pêcheurs
ayant fui leur pays avec leurs bateaux et leurs équipements
de pêche. "Ils ont demandé d'être autorisés
à demeurer parmi les pêcheurs locaux, le long des
berges du lac", a-t-il ajouté.
Par
ailleurs, le HCR a dit avoir été obligé
de transférer des réfugiés congolais déplacés
par les combats d'octobre dernier des sites frontaliers de Rugombo
et Gatumba vers d'autres camps plus sécuritaires, situés
plus loin à l'intérieur du pays, à Cishemeye,
dans la province de Cibitoke, et à Gasorwe, dans la province
de Muyinga. Jusqu'à maintenant, le HCR dit avoir déplacé
3 013 réfugiés vers Cishemeye et 2 373 à
Gasorwe. Au moins 6 500 autres sont demeurés dans les
deux sites temporaires, en attendant d'être déménagés
vers des camps.
"Ce
dernier afflux de réfugiés du Sud Kivu retardera
la fermeture prévue des sites frontaliers", mentionne
aussi le HCR.
01
/ 07 / 2002
IRIN
L'article: "26
condamnations à mort et 45 acquittements au procès
pour le meurtre du président Kabila (père)"
Mardi
après-midi, dans la capitale de la République
démocratique du Congo (RDC), Kinshasa, la Cour d'ordre
militaire a prononcé une sentence de mort contre 26 accusés
et acquitté 45 autres personnes inculpées pour
implication dans l'assassinat du président Laurent-Désiré
Kabila, qui a dirigé la RDC de mai 1997 à janvier
2001.
On
compte parmi les condamnés à mort le colonel Eddy
Kapend, l'ancien aide de camp de M. Kabila. M. Kapend a été
identifié comme le meneur des meurtriers. La cour a cependant
disculpé Fono Onokoko, l'épouse de Rashidi Mizele,
le garde du corps de M. Kabila, qui, selon les procureurs, a
abattu M. Kabila le 16 janvier 2001.
Les
avocats de la défense ont dit déplorer le nombre
élevé de condamnés à mort parmi
les 135 inculpés de ce procès qui s'est déroulé
durant les 10 derniers mois. Ces avocats ont ajouté qu'ils
s'efforceraient de faire renverser le verdict.
"En
vertu du serment que prêtent les avocats dans ce pays,
nous n'avons plus le droit d'interjeter appel, ni de nous opposer
[au verdict]", a déclaré à IRIN l'avocat
de M. Kapend, Franck Mulenda. Ainsi, a-t-il ajouté, le
seul recours dont disposent les avocats consiste à prendre
des "mesures extraordinaires". Dans ces circonstances,
l'équipe de la défense pourrait devoir adresser
une pétition à la Cour suprême, voire au
président actuel du pays, Joseph Kabila, fils du président
assassiné.
"De
toutes façons, les procédures [judiciaires] normales
exigent que l'on ne procède pas aux exécutions
aussi longtemps que les avenues possibles en vue d'être
épargnés, n'auront pas été épuisées",
d'indiquer Odia Kayembe, un autre avocat de M. Kapend.
La
plupart des condamnés à mort étaient membres
de l'armée. Amnesty International et d'autres organismes
de défense des droits de l'homme ont exprimé leurs
vives préoccupations à l'égard de leur
sort après que le procureur militaire, dans sa plaidoirie,
ait réclamé la peine capitale pour 115 des détenus.
Les organismes de défense des droits de l'homme ont aussi
fait part de leurs préoccupations devant la détention
de personnes arrêtées en raison de leurs relations
avec des accusés. "Nous allons exercer des pressions
pour faire relâcher les épouses arrêtées
à la place de leurs maris", de confier Eley Lofele,
président de l'Association internationale des avocats
de la défense.
01
/ 06 / 2002
IRIN
L'article: "35
000 déplacés de plus à cause des combats
en Ituri"
Quelque
35 000 personnes ont fui les tirs d'artillerie lourde autour
de Makeke, à la limite ouest de la région de l'Ituri,
dans la province du Nord-Kivu (au nord-est de la République
démocratique du Congo), pour se rendre à Beni,
le 31 décembre 2002, selon Médecins sans frontières
(MSF).
"Nous
ne voyons qu'une partie de la population déplacée",
a confié Philippe Hamel, le responsable de la mission
de MSF. "Nous craignons qu'il y ait, en tout, plus de 155
000 personnes déplacées dans le seul périmètre
(délimité par) Butembo, Beni, Mambasa et Komanda".
Les
combats en cours et la violence prévalant dans la région
ont empêché les équipes médicales
de MSF d'accéder à une grande partie de la population,
rapporte l'organisme, qui signale que des dizaines de milliers
de personnes demeurent toujours hors d'atteinte. Les dispensaires
mis en place au début décembre pour pourvoir aux
besoins de 25 000 personnes, doivent maintenant s'étendre
pour en desservir 60 000. Les avant-postes de santé récemment
rouverts fonctionnent actuellement "bien au-delà
de leur pleine capacité", souligne MSF, qui précise
que l'organisme est en train de mettre en place des hôpitaux
provisoires sous des tentes.
En
moins d'un mois, les équipes de MSF ont traité
33 enfants souffrant de malnutrition aiguë, ainsi que 13
victimes de viol. En outre, la rougeole a fait irruption à
Mangina, une localité où MSF dit maintenant vacciner
tous les patients venant pour des consultations.
Durant
ce temps, le chef du Rassemblement congolais pour la démocratie
- National, Roger Lumbala, annonçait que les deux prêtres
enlevés par son mouvement rebelle le 31 décembre,
seraient "bientôt relâchés", selon
ce qu'a rapporté lundi l'agence italienne de nouvelles
missionnaires MISNA. M. Lumbala a décrit les deux hommes
- un Italien et un Congolais - comme ses "invités"
à Mambasa, une ville contrôlée par le Mouvement
pour la libération du Congo.
01
/ 02 / 2002
IRIN
L'article: "130
000 déplacés dans les environs de Beni et Lubero"
Au
moins 130 000 personnes ont été déplacées
dans les environs des villes de Beni et Lubero, au nord-est
de la République démocratique du Congo (RDC),
a révélé jeudi la Mission des Nations Unies
en RDC (appelée la MONUC).
La
MONUC a précisé que 23 000 de ces déplacés
de l'intérieur du pays proviennent d'Oicha (à
30 km au nord de Beni), 40 800 de Mangina (à 30 km au
nord-ouest de Beni) et les autres de Rengeti ainsi que d'autres
localités des environs, a annoncé la MONUC sur
les ondes de Radio Okapi.
Le
Rassemblement congolais pour la démocratie - Kisangani
- Mouvement de libération (RCD-K-ML) a accusé
le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) d'avoir
attaqué mercredi ses positions de Rengeti, a déclaré
mercredi à IRIN le secrétaire général
du RCD-K-ML, Kolosso umahili. "Selon les informations dont
nous disposons, il s'agit d'une catastrophe humanitaire",
a-t-il ajouté.
De
son côté, le MLC a accusé le RCD-K-ML d'avoir
attaqué son allié, le RCD-National (RCD-N).
"Il
y a encore des accrochages, mais nous ne pensons pas qu'il s'agisse,
à proprement parler, d'une attaque ou de la poursuite
des combats", a soutenu le porte-parole de la MONUC, Mounoubayi
Madnodge. "Nous croyons que ces affrontements sont causés
par des problèmes de communication entre les commandants
des mouvements militaires et les groupes (de combattants) eux-mêmes.
Nous ne croyons pas que ces affrontements aient compromis l'accord
de cessez-le-feu, ni le déploiement de la MONUC dans
la région".
Durant
toute la journée de jeudi, Beni est demeurée calme.
Le coordonnateur du Bureau de l'ONU pour la coordination des
affaires humanitaires à Beni, Alexandre Gashangi, a déclaré
sur Radio Okapi qu'une intervention humanitaire doit débuter
par la présentation, sur les ondes, d'explications sur
sa raison d'être. "Nos explications s'adressent à
la fois aux militaires et aux populations civiles", dit-il.
Les
chefs des trois milices rivales qui se combattent le long de
l'axe Isiro-Beni, au nord-est de la RDC, ont signé un
accord de cessez-le-feu lundi dernier.