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Dossier spécial d'IRIN sur la situation dans l'Ituri
Rapports sur les relations éthniques / Reports on Ethnic Relations

The following section is consisted of part, full or summaries of articles from diverses sources (newspapers, newsletters, etc...).
La section suivante est constituée d'exraits, de la totalité ou de résumés d'articles provenant d'origines diverses (journaux,bulletins, etc..).



01 / 30 / 2003
 

IRIN

L'article:
"Des ingénieurs de l'armée chinoise se joindront à la Mission de l'ONU"

La Chine se prépare à déployer 176 ingénieurs de son armée dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où ils participeront à la force de maintien de la paix des Nations Unies.

La Mission des Nations Unies en RDC, appelée la MONUC, a annoncé mercredi que ce contingent constituerait la contribution la plus importante de la Chine aux opérations actuelles de maintien de la paix de l'ONU dans le monde. Ces ingénieurs seront déployés dans les villes de Kindu, dans la province de Maniéma, et de Bukavu, au Sud-Kivu.

La MONUC a rappelé qu'en décembre dernier, la Chine comptait, en tout, 123 de ses ressortissants engagés dans sept missions différentes, incluant 69 policiers civils déployés au Timor-Leste (auparavant appelé Timor oriental).

D'après les données disponibles sur le site Internet de la MONUC, la Chine disposait déjà, en RDC, d'un ressortissant employé par la MONUC, de même que neuf observateurs militaires.

La MONUC compte actuellement 4 000 soldats pour assurer le maintien de la paix en RDC. Le pays fournissant le plus important contingent est l'Uruguay, avec 1 479 soldats. L'Afrique du Sud, la Bolivie, le Ghana, le Sénégal et la Tunisie contribuent chacun à la MONUC un contingent de plus de 200 soldats.


01 / 30 / 2003 

IRIN

L'article:
"Les pygmées exigent un tribunal pénal pour les crimes commis à leur encontre à Ituri"

La population indigène du district d'Ituri dans la Province Orientale, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a appelé le gouvernement de Kinshasa à créer un tribunal pénal pour traduire en justice les personnes accusées de crimes à leur encontre, y compris le meurtre et le cannibalisme.

"Nous sommes ici pour exiger des autorités de ce pays qu'elles créent un tribunal," a indiqué à IRIN Abengandula Baloi, responsable de la délégation des populations indigènes -communément appelées pygmées - de l'Ituri arrivée à Kinshasa depuis jeudi dernier.

Les cinq délégués ont lancé leur appel à l'issue d'un séminaire des droits de l'homme pour les pygmées qui s'est tenu du 20 au 25 janvier dans la capitale. L'un des délégués pygmées, Nzoki Amzati, a affirmé qu'il avait été témoin d'actes de cannibalisme commis par des soldats du Mouvement de libération du Congo (MLC).

"Je rentrais des champs et j'ai eu le temps de me cacher dans les buissons, d'où j'ai pu voir des membres de ma famille tués et mangés par des soldats de Jean-Pierre Bemba [chef de file du MLC]," a raconté M. Amzati, qui réside à Teturi, près de la ville de Mambasa où la majorité des massacres a eu lieu.

"Depuis ma cachette, j'ai vu des soldats arracher le cœur d'un enfant puis le manger après l'avoir fait rôtir sur un feu," a-t-il ajouté.

La délégation des pygmées d'Ituri faisait partie d'une trentaine de pygmées venue participer au séminaire des droits de l'homme organisé par deux ONG, la Fondation Ipakala et le Centre international de défense des droits de Batwa. Huit pygmées assistant au séminaire venaient du Congo voisin tandis que les 22 autres délégués étaient originaires de la RDC, des provinces de Bandundu, Katanga et Orientale.

Les organisateurs du séminaire ont informé les pygmées sur le droit humanitaire international, notamment sur la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Charte africaine sur les droits de l'homme et des peuples.

"Nous exigeons une politique de protection en faveur des pygmées, car il est inconcevable qu'il existe une politique de protection pour les animaux de la forêt et non pour les pygmées, qui sont des êtres humains au même titre que nous," a plaidé Prosper Nobirabo, l'un des organisateurs du séminaire.

La mission de l'ONU en RDC, la MONUC, a confirmé le 15 janvier que des groupes rebelles du nord-est du pays avaient commis des actes de cannibalisme. La MONUC a indiqué avoir reçu des témoignages faisant état d'actes de cannibalisme et d'actes de contrainte au cannibalisme par des soldats des forces du MLC et de son allié, le RCD-National, à Mambasa et Mangina, respectivement à 50 km et à 70 km au nord-ouest de Beni.


L'article: "Ouverture d'un centre d'information humanitaire à Goma"

Les Nations Unies ont ouvert un Centre d'information humanitaire (CIH) dans la ville de Goma, à l'est de la République démocratique du Congo 'RDC), a annoncé mardi le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Situé dans les bureaux d'OCHA, ce centre constitue un espace dédié à l'échange d'informations vitales entre les acteurs humanitaires opérant dans l'est de la RDC en vue de mieux coordonner l'aide et la défense des populations vulnérables.

Selon OCHA, l'un des problèmes rencontrés lors des efforts de coordination déployés face à une situation humanitaire urgente était le manque d'informations précises, appropriées et rapides. Afin de remédier à ce problème, OCHA a dernièrement créé ces centres dans les régions confrontées à des urgences humanitaires complexes.

Sont désormais disponibles au centre de Goma une base de données "Qui fait quoi où" ainsi qu'une liste de personnes à contacter au sein des agences humanitaires, des cartes, des rapports, des livres, des brochures et même des boîtes à lettres pour faciliter la correspondance entre organisations.

Très prochainement, OCHA-Goma espère mettre à la disposition du public des cartes et des statistiques récentes sur les opérations humanitaires, un photocopieur et deux ou trois ordinateurs reliés à Internet.

"Afin que l'information du CIH soit aussi utile et correcte que possible, OCHA-Goma appelle la communauté humanitaire à fournir régulièrement au CIH toute information non confidentielle," a indiqué à IRIN Megan Scott, une responsable de l'information à OCHA-Goma.

OCHA fait partie du Secrétariat des Nations Unies et a pour mandat de coordonner l'assistance de l'ONU dans les crises humanitaires lorsque le rôle et le mandat d'une seule agence humanitaire ne suffisent pas. OCHA remplit son rôle de trois façons principales: il coordonne la réponse humanitaire internationale, y compris les plans d'urgence si besoin est; il fournit à la communauté humanitaire un soutien dans le développement de stratégies; il plaide en faveur des questions humanitaires, en permettant aux victimes silencieuses de s'exprimer, et en veillant à ce que les opinions et les préoccupations de l'ensemble de la communauté humanitaire soient prises en compte dans les efforts globaux vers le développement et l'édification de la paix.


01 / 24 / 2003 

IRIN

L'article:
"Pourparlers entre un général ougandais et des chefs rebelles"

Depuis mardi dernier, une délégation militaire ougandaise se trouve à Bunia, une ville du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), pour s'entretenir avec l'Union des patriotes congolais pour la réconciliation et la paix (UPCRP).

Radio Candip, une station de radio contrôlée par l'UPCRP, a annoncé jeudi que les pourparlers portaient surtout sur la possibilité de rétablir l'alliance qui existait entre ce mouvement et l'Ouganda.

Le président de l'UPCRP, Thomas Lubanga, a accueilli cette délégation dirigée par le major-général Salim Saleh, commandant de la Force de réserve de l'Ouganda et représentant de l'armée au parlement ougandais.

L'UPCRP a récemment formé une alliance avec le Rassemblement congolais pour la démocratie - Goma (RCD-Goma), un mouvement soutenu par le Rwanda. Par cet accord signé le 6 janvier dans la ville de Goma (est de la RDC), les deux parties se sont engagées à s'appuyer mutuellement sur les plans politique, militaire et économique.

Cette entente, que l'on justifie en invoquant une "convergence de points de vue" entre le RCD-Goma et l'UPCRP, comporte notamment la revendication d'un retrait complet des forces armées étrangères de la RDC et la cessation du soutien militaire que fournirait le pouvoir de Kinshasa aux milices Maï-Maï et Interahamwe, de même qu'à d'"autres forces négatives" de l'est de la RDC.


01 / 23 / 2003 

IRIN

L'article:
"Le représentant spécial de l'ONU envisage des pourparlers de paix pour l'Ituri avant la fin février"

Amos Namanga Ngongi, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi que des pourparlers de paix destinés à mettre fin aux combats dans le district d'Ituri au nord-est du pays, pourraient débuter avant la fin février.

"D'ici une à deux semaines, je pense être en mesure de rassembler les diverses parties concernées pour une réunion préparatoire," a indiqué M. Ngongi lors d'une conférence de presse dans la capitale congolaise Kinshasa. "Nous espérons susciter d'ici la deuxième quinzaine de février un nouvel élan, un dynamisme qui permettra de donner un coup de pouce à la Commission de pacification de l'Ituri [CPI]."

Les combats incessants qui touchent les environs de Bunia, la ville principale de l'Ituri, ont entravé le lancement de la CPI. M. Ngongi a fait savoir qu'il avait discuté de la CPI avec les présidents Joseph Kabila de la RDC et Yoweri Museveni de l'Ouganda. M. Ngongi a précisé qu'ils avaient accepté sa proposition de différencier les problèmes entre leurs deux pays et la mise en route de la CPI au nord-est de la RDC, où reste stationné un bataillon ougandais depuis que les deux hommes d'Etat ont signé un accord de paix le 6 septembre 2002 dans la capitale angolaise, Luanda.

"J'appelle les deux présidents à respecter l'engagement qu'ils ont signé afin qu'il puisse être appliqué," a ajouté M. Ngongi. L'accord de Luanda stipulait la mise en place de la CPI.

Selon M. Ngongi, il est primordial d'inclure toutes les parties dans les négociations de paix - notamment l'Union des patriotes congolais (UPC), une milice ethnique basée à Bunia et dirigée par Thomas Lubanga. L'UPC est un mouvement rebelle relativement récent qui n'a signé aucun des accords de paix précédemment ratifiés en RDC, et qui se croit par conséquent exempt de les respecter.

M. Ngongi s'est déclaré soulagé du fait que trois autres groupes armés de la région - le Mouvement de libération du Congo (MLC), le Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N) et le RCD-Kisangani-Mouvement de libération (RCD-K-ML) - commençaient à respecter l'accord de cessez-le-feu qu'ils avaient signé le 30 décembre 2002 dans la ville de Gbadolite, au nord-ouest du pays.

"Il reste encore quelques membres du MLC à Mambasa, mais ils sont soit malades soit blessés," a précisé M. Ngongi. "Les soldats du RCD-K-ML sont à 35 km de Mambasa, et nous espérons que dans dix jours l'accord de trêve sera totalement respecté." M. Ngongi a affirmé qu'il avait obtenu les promesses du chef de file du MLC, Jean-Pierre Bemba, du chef du RCD-N Roger Lumbala et du chef du RCD-K-ML Mbusa Nyamwisi.


01 / 20 / 2003 

IRIN

L'article:
"La date et le lieu du dialogue intercongolais restent indéterminés"

Le facilitateur du dialogue intercongolais, Ketumile Masire, a achevé samedi une semaine de consultations portant sur "la marche à suivre" pour la prochaine série de négociations politiques prévues en République démocratique du Congo.

"Il n'y a pas de temps à perdre: les délégués au dialogue devraient se tenir prêts à reprendre les négociations à tout moment," a-t-il indiqué dans un communiqué publié samedi. Il a précisé que la date, le lieu, le format et la durée des pourparlers n'avaient pas encore été décidés. Certaines des questions en suspens devant être réglées avant la reprise des négociations, a-t-il poursuivi, portent sur la constitution transitoire et la défense nationale. "J'aurais souhaité que le dialogue redémarre le 31 janvier mais cela n'est plus réaliste aujourd'hui," a ajouté M. Masire. L'envoyé spécial des Nations unies en RDC, Moustapha Niasse, devra "résoudre ces questions avant que toute date concrète ne soit fixée", a-t-il affirmé.

M. Masire a précisé que le nombre de délégués participant au dialogue resterait identique à celui de la première série de pourparlers, ajournés à Sun City le 19 avril 2002. "Nous poursuivrons le dialogue avec le même nombre de participants et d'entités à Sun City," a-t-il fait savoir. Tout changement devra s'effectuer dans le cadre des Règles et procédures du dialogue intercongolais, a affirmé M. Masire, et son bureau devra être avisé de toute modification sept jours avant l'ouverture de la dernière session.

M. Masire s'est entretenu en RDC avec le président Joseph Kabila, les partis politiques, la société civile, les représentants Mayi-Mayi et les chefs de file des groupes rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma, du Mouvement de libération du Congo et du RCD- Mouvement de libération.


01 / 17 / 2003 

IRIN

L'article:
"Le soutien belge à l'armée dépendra du respect de l'accord sur le partage du pouvoir"

Le ministre de la Défense de Belgique, André Flahaut, a indiqué jeudi que l'appui qu'apportera son pays à la constitution d'une armée nationale en République démocratique du Congo (RDC), dépendra de la mise en oeuvre de l'accord sur le partage du pouvoir, signé le 17 décembre. "L'accord de Pretoria doit être exécuté pour que la coopération puisse effectivement trouver son plein effet", a-t-il déclaré. Il a en outre annoncé qu'il soumettra à cet égard des propositions d'assistance à ses collègues du Gouvernement belge.

Durant sa visite de quatre jours en RDC, M. Flahaut a pu s'entretenir avec le président Joseph Kabila, ainsi qu'avec les chefs des deux principaux mouvements rebelles du pays, Jean-Pierre Bemba, du Mouvement de libération du Congo, et Adolphe Onusumba, du Rassemblement congolais pour la démocratie.

"Je crois que ce qui est important pour la RDC, c'est d'avoir une armée aux justes dimensions, c'est-à-dire pas trop pléthorique, mais (composée de) soldats de métier, bien formés, et qui respectent les règles du droit humanitaire et des droits de l'homme", a-t-il confié à IRIN, en insistant sur la nécessité de démobiliser les enfants soldats.

M. Flahaut a soutenu, par ailleurs, que la Belgique n'avait pas l'intention d'envoyer de troupes en RDC. L'assistance militaire apportée par son pays consistera plutôt, dans un premier temps, à entraîner des officiers congolais en Belgique même.

Ayant constaté l'état de délabrement avancé de l'École de formation des officiers de Kananga et de l'École de pilotage de Kamina, le ministre s'est aussi engagé à aider à les réhabiliter.

 

01 / 10 / 2003 

IRIN

L'article:
"Ketumile Masire prépare la dernière session du dialogue intercongolais"

Le médiateur du dialogue intercongolais, Ketumile Masire, doit se rendre dimanche à Kinshasa pour amorcer les préparatifs de la dernière session de ces pourparlers nationaux pour la paix et la réconciliation en RDC, a annoncé le bureau de M. Masire, vendredi.

La visite de M. Masire fait suite à l'accord signé le 17 décembre 2002 à Pretoria (Afrique du Sud) par toutes les parties au dialogue.

Durant sa mission, M. Masire, un ancien président du Botswana, s'entretiendra avec ces parties, y compris avec le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. Les rencontres porteront essentiellement sur la date et le lieu de la dernière session du dialogue, qui, conformément à ses règles de procédures, achèvera les négociations entreprises à Addis Abeba (Éthiopie) en octobre 2001.

"Avec la signature du dernier accord, à Pretoria, je crois qu'il est nécessaire, pour les Congolais, de terminer le dialogue maintenant et d'entamer sérieusement la période de transition, qui verra leur pays se sortir de son état actuel", a expliqué M. Masire.

L'article:"La France accorde un million d'euros pour appuyer le désarmement"

Le Gouvernement français a accepté, jeudi, de mettre à la disposition du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) la somme d'un million d'euros (1,05 million de dollars des États-Unis) pour appuyer le processus de désarmement et de démobilisation en République démocratique du Congo (RDC).

L'ambassadeur de France en RDC, Georges Serre, et le Représentant résident adjoint du PNUD en RDC, Kwafu Abrefa, ont signé la convention de mise à disposition de ce montant, jeudi, dans la capitale de la RDC, Kinshasa.

La Mission de l'ONU en RDC (MONUC) doit mettre à exécution le processus de désarmement et de démobilisation, qui comprendra notamment le rapatriement et la réintégration des ex-combattants dans la société congolaise. Le porte-parole adjoint de la Mission des Nations Unies, Mounoubayi Madnodje, a expliqué à IRIN que 200 000 euros sont immédiatement disponibles pour le fonctionnement du centre d'accueil des candidats à la démobilisation. Ce centre a été ouvert par la MONUC en décembre 2002 à Lubéro, dans la province du Sud-Kivu (est de la RDC).

La Mission estime à près de 13 000 le nombre des combattants étrangers se trouvant en territoire congolais. "Il faut compter à peu près 12 000 Rwandais. Les Ougandais ne sont pas en nombre important en RDC. Le reste est composé de Burundais", a précisé M. Madnodje.

Les Nations Unies ont déjà rapatrié 750 ex-combattants rwandais depuis le début du processus de démobilisation. L'Afrique du Sud, qui assure la vérification de l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, a rapatrié 35 Rwandais de plus, mardi dernier, dans des villages proches de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu (est du pays).


01 / 09 /
2003 

IRIN

L'article:
"L'ONU ouvre une enquête sur des accusations de cannibalisme"

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (appelée la MONUC) a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur des accusations de cannibalisme et autres violations des droits de l'homme perpétrées par des rebelles près de la ville de Beni, dans la province du Nord Kivu, au nord-est du pays.

"Une équipe de la MONUC a commencé des investigations [dans cette zone] où 80 000 à 120 000 personnes ont été déplacées", a déclaré aux journalistes la responsable de l'information de la MONUC, Patricia Tome, dans la capitale Kinshasa.

L'évêque de Beni-Butembo, Mgr Melchisédec Sikuli Paluku, ainsi que des militants des droits de l'homme, ont accusé le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) dirigé par Jean-Pierre Bemba, et son allié, le Rassemblement congolais pour la démocratie - National (RCD-N), d'avoir pratiqué le cannibalisme.

"Des personnes déplacées [à l'intérieur du pays] ont rapporté que [les rebelles] avaient mangé des pygmées et obligé des prisonniers à manger leurs propres oreilles, gros orteils et d'autres parties du corps", a soutenu Mgr Sikuli.

Les enquêteurs ont déjà questionné 200 personnes déplacées. Mme Tome a précisé que la plupart des personnes interrogées étaient soit des victimes de viols, des habitants dont les biens ont été pillés et leurs animaux massacrés, ou des témoins d'exécutions sommaires et extrajudiciaires. Toutefois, dit-elle, les enquêteurs n'ont pas encore découvert d'"informations précises" prouvant la pratique du cannibalisme. Les résultats de l'enquête seront communiqués au Conseil de sécurité de l'ONU.

"Mbusa Nyamwisi [le chef du RCD - Kisangani - Mouvement de libération, RCD-K-ML] a promis de pourchasser les responsables de ces violations, et Jean-Pierre Bemba a (aussi) promis de punir les responsables", a confirmé Mme Tome.

Le MLC et le RCD-N ont repris les combats contre le RCD-K-ML dès le lendemain de la signature d'un accord de cessez-le-feu parrainé par l'ONU, le 30 décembre dans la ville de Gbadolite, au nord-ouest du pays. La recrudescence des combats a incité près de 130 000 personnes à prendre la fuite.


01 / 08 / 2003 

IRIN

L'article:
"La faim menace les déplacés, malgré l'amorce de retrait des forces rebelles"

Des dizaines de milliers d'habitants déplacés de la ville de Mambasa, au nord-ouest du pays, sont menacés par la faim, malgré le retrait amorcé des troupes de trois groupes rebelles de cette zone, rapporte la Mission de l'ONU (MONUC)en République démocratique du Congo (RDC).

"Il ne reste pas plus de 300 personnes à Mambasa. C'est une ville fantôme parce que ses habitants se cachent toujours dans la forêt, en attendant que les groupes rebelles quittent (la ville)", a déclaré Patricia Tome, directrice de l'information pour la MONUC, lors d'une conférence de presse tenue mercredi dans la capitale, Kinshasa. Environ 30 000 personnes vivent à Mambasa, en temps normal.

"C'est maintenant la saison des récoltes, mais la population n'a pas accès à ses champs. Elle dépendra donc entièrement de l'aide humanitaire internationale - mais il est impératif qu'elle soit envoyée le plus tôt possible", dit-elle.

Les chefs des trois mouvements rebelles - Jean-Pierre Bemba, du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Roger Lumbala, du Rassemblement congolais pour la démocratie - National (RCD-N), et Mbusa Nyamwisi du RCD - Kisangani - Mouvement de libération (RCD-K-ML) - ont convenu le 30 décembre dans la ville de Gbadolite (au nord-ouest de la RDC), de retirer leurs forces jusqu'aux positions qu'elles détenaient avant la plus récente explosion de violence.

Le cessez-le-feu a été conclu grâce aux efforts de rapprochement du chef de la MONUC, Amos Namanga Ngongi, Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la RDC. Cet accord a été signé en présence des ambassadeurs des États Membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et des représentants diplomatiques de la Belgique et de l'Afrique du Sud.

"L'Armée patriotique congolaise [les forces armées du RCD-K-ML] s'est retirée à moins de 50 km de Beni, et, le long de l'axe Beni-Mambasa, les troupes [du RCD-N, soutenues par le MLC, et celles du mouvement rival, le RCD-K-ML] sont actuellement séparées par une distance de 60 km", d'indiquer Mme Tome, qui a mentionné que les retraits s'effectuent de "manière efficace".

Elle a révélé que le MLC a informé la MONUC, mardi, qu'il pourra achever le retrait de ses troupes en huit jours.

La dernière série de combats entre les trois mouvements rebelles est survenue trois jours seulement après la signature du cessez-le-feu, provoquant à nouveau le déplacement de milliers d'habitants. Selon la MONUC, quelque 130 000 personnes ont été déplacées dans la région environnante.


L'article:
"Mambasa doit être libérée, insiste un général de l'ONU"

De hauts responsables de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo ont recommandé avec insistance à l'Armée de libération du Congo (ALC, le bras militaire du Mouvement de libération du Congo de Jean-Pierre Bemba) de respecter l'accord qu'ils ont signé le 30 décembre 2002, en se retirant sans délai de Mambasa, dans la province orientale.

"Mambasa est une ville-symbole qui doit absolument être libérée le plus tôt possible", a lancé le général Mountaga Diallo, commandant de la force de la Mission, au chef militaire de M. Bemba, qui s'est présenté comme le "colonel" Ramsès.

M. Diallo et l'adjointe du chef de la MONUC, Lena Sundh, ont rencontré M. Ramsès, mardi, aux abords de la ville de Mambasa. M. Ramsès a assuré les représentants de l'ONU qu'il allait retirer ses hommes.

"J'espère être capable de rassembler mes troupes de la zone en moins de quatre jours, avant de partir, mais mes soldats blessés ralentissent le processus. D'ici là, les réfugiés peuvent revenir sans risque dans leurs foyers", a-t-il affirmé. Toutefois, un mémorandum signé par les déplacés de Mambasa à Beni, dans la province du Nord Kivu, laisse supposer qu'ils ne retourneront pas chez eux aussi longtemps que les troupes de M. Bemba ne demeureront qu'à 20 km de Mambasa.

Les combats opposant le MLC et ses alliés du Rassemblement congolais pour la démocratie - National (RCD-N), au RCD - Kisangani - Mouvement de libération (RCD-K-ML) de Mbusa Nyamwisi, ont mené à la conquête par les premiers de cette ville stratégique située à 142 km au nord-ouest de Beni, le 12 octobre dernier. Le RCD-K-ML s'est pour sa part emparé de Mambasa le 31 octobre, mais la ville a ensuite été reprise par l'ALC le 27 novembre.

Le 30 décembre, à l'initiative de l'ONU, les trois mouvements rebelles ont signé un accord de cessez-le-feu à Gbadolite, dans la province de l'Équateur. En vertu de cette entente, les troupes de M. Bemba devaient quitter Mambasa deux jours après la conclusion l'accord, en se retirant vers des positions situées à au moins 20 km de la ville, sur la route menant vers Isiro. Des ONG internationales présentes à Beni ont indiqué que le cessez-le-feu semblait avoir été respecté, au cours des derniers jours. Les combats ont provoqué le déplacement de 180 000 personnes, selon la Mission des Nations Unies, surtout depuis le 17 décembre, alors que les combattants de M. Bemba ont gagné du terrain en direction de Beni.

"Mambasa était une ville de 30 000 habitants, mais elle est maintenant presque vide", a déclaré Mme Sundh à IRIN. "Les conséquences humanitaires de ces opérations militaires sont inacceptables. Nous ne sommes pas satisfaits de la vitesse (avec laquelle s'effectue le) retrait. Si la ville n'est pas rapidement libérée, la population hésitera à y revenir".

Une équipe de la Mission de l'ONU mène actuellement une enquête sur les présumés massacres, viols, mutilations, actes de cannibalisme, pillages et autres violations des droits de l'hommes perpétrées dans l'ensemble de cette zone, depuis le 12 octobre. La Mission a dépêché vendredi quatre observateurs militaires à Mambasa, en plus des huit observateurs qui se trouvaient déjà à Beni.

L'article: "Des milliers de Congolais s'enfuient au Burundi"

Une nouvelle vague de réfugiés, composée d'au moins 8 500 Congolais, est entrée au Burundi à la suite d'une reprise des combats dans la province du Sud Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a annoncé le HCR, mardi.

Les nouveaux combats ayant éclaté le 26 décembre dans les régions rurales de cette province, opposent les milices traditionnelles Maï-Maï aux éléments du Rassemblement congolais pour la démocratie (RDC-Goma, un groupe rebelle). Au 31 décembre, les combats s'étaient étendus jusqu'à la ville stratégique d'Uvira, sur les rives du lac Tanganyka, poussant des milliers de réfugiés à traverser la frontière, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Le HCR dit avoir enregistré au Burundi, depuis le 26 décembre, 7 386 réfugiés au site de transition de Rugombo, dans la province de Cibitoke, et 1 200 dans un autre site, à Gatumba, dans le Bujumbura rural. Lui-même déchiré par une guerre, le Burundi a accueilli plus de 12 000 réfugiés congolais ayant fui la RDC au début des combats entre les deux mouvements rebelles, en octobre dernier, signale l'Agence.

Les plus récents combats au Sud Kivu sont survenus près de trois semaines après la signature d'un accord sur le partage du pouvoir entre le Gouvernement de Kinshasa, les principaux mouvements rebelles et l'opposition politique de la RDC. Cette entente visait à mettre un terme à quatre ans de guerre et à préparer la tenue d'élections, dans deux ans.

"Il existe des préoccupations croissantes à l'effet que le RCD-Goma, qui contrôle une grande partie de la région du Kivu et divers passages frontaliers du Sud Kivu, empêche (actuellement) les gens de quitter cette zone déchirée par les hostilités pour gagner le Burundi voisin", observe le HCR.

L'Agence ajoute, à cet égard, que des réfugiés congolais ayant traversé la frontière ont témoigné que les rebelles ne laissaient quitter le Sud Kivu qu'aux seules personnes possédant des documents officiels de voyage. La plupart des personnes fuyant vers le Burundi, souligne l'Agence, ne disposaient pas de tels documents. Ils étaient par conséquent "forcés de traverser la rivière Rusizi - qui sépare l'est de la RDC du Burundi - avant l'aube, lorsqu'il n'y a personne pour garder les points de contrôle".

Plusieurs réfugiés, précise l'organisme, commençaient par traverser la rivière frontalière vers 4h du matin, se faufilaient ensuite entre les buissons, le long des rives du lac Tanganyika, puis parvenaient dans les zones plus sûres du Burundi, tôt le matin, épuisés par un périple de trois heures.

Le HCR indique par ailleurs que les eaux de la rivière montent régulièrement, à cause des pluies, "suscitant des inquiétudes pour la sécurité des (personnes) qui tentent de la traverser". L'Agence rapporte que le personnel militaire burundais enregistre les nouvelles arrivées. Ils escortent ensuite les réfugiés, via le parc national de Rusizi, jusqu'au site temporaire d'accueil de Gatumba. Le HCR signale que l'on comptait, parmi les personnes récemment arrivées au Burundi, une quarantaine de pêcheurs ayant fui leur pays avec leurs bateaux et leurs équipements de pêche. "Ils ont demandé d'être autorisés à demeurer parmi les pêcheurs locaux, le long des berges du lac", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le HCR a dit avoir été obligé de transférer des réfugiés congolais déplacés par les combats d'octobre dernier des sites frontaliers de Rugombo et Gatumba vers d'autres camps plus sécuritaires, situés plus loin à l'intérieur du pays, à Cishemeye, dans la province de Cibitoke, et à Gasorwe, dans la province de Muyinga. Jusqu'à maintenant, le HCR dit avoir déplacé 3 013 réfugiés vers Cishemeye et 2 373 à Gasorwe. Au moins 6 500 autres sont demeurés dans les deux sites temporaires, en attendant d'être déménagés vers des camps.

"Ce dernier afflux de réfugiés du Sud Kivu retardera la fermeture prévue des sites frontaliers", mentionne aussi le HCR.

01 / 07 / 2002 

IRIN

L'article:
"26 condamnations à mort et 45 acquittements au procès pour le meurtre du président Kabila (père)"

Mardi après-midi, dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), Kinshasa, la Cour d'ordre militaire a prononcé une sentence de mort contre 26 accusés et acquitté 45 autres personnes inculpées pour implication dans l'assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, qui a dirigé la RDC de mai 1997 à janvier 2001.

On compte parmi les condamnés à mort le colonel Eddy Kapend, l'ancien aide de camp de M. Kabila. M. Kapend a été identifié comme le meneur des meurtriers. La cour a cependant disculpé Fono Onokoko, l'épouse de Rashidi Mizele, le garde du corps de M. Kabila, qui, selon les procureurs, a abattu M. Kabila le 16 janvier 2001.

Les avocats de la défense ont dit déplorer le nombre élevé de condamnés à mort parmi les 135 inculpés de ce procès qui s'est déroulé durant les 10 derniers mois. Ces avocats ont ajouté qu'ils s'efforceraient de faire renverser le verdict.

"En vertu du serment que prêtent les avocats dans ce pays, nous n'avons plus le droit d'interjeter appel, ni de nous opposer [au verdict]", a déclaré à IRIN l'avocat de M. Kapend, Franck Mulenda. Ainsi, a-t-il ajouté, le seul recours dont disposent les avocats consiste à prendre des "mesures extraordinaires". Dans ces circonstances, l'équipe de la défense pourrait devoir adresser une pétition à la Cour suprême, voire au président actuel du pays, Joseph Kabila, fils du président assassiné.

"De toutes façons, les procédures [judiciaires] normales exigent que l'on ne procède pas aux exécutions aussi longtemps que les avenues possibles en vue d'être épargnés, n'auront pas été épuisées", d'indiquer Odia Kayembe, un autre avocat de M. Kapend.

La plupart des condamnés à mort étaient membres de l'armée. Amnesty International et d'autres organismes de défense des droits de l'homme ont exprimé leurs vives préoccupations à l'égard de leur sort après que le procureur militaire, dans sa plaidoirie, ait réclamé la peine capitale pour 115 des détenus. Les organismes de défense des droits de l'homme ont aussi fait part de leurs préoccupations devant la détention de personnes arrêtées en raison de leurs relations avec des accusés. "Nous allons exercer des pressions pour faire relâcher les épouses arrêtées à la place de leurs maris", de confier Eley Lofele, président de l'Association internationale des avocats de la défense.

01 / 06 / 2002 

IRIN

L'article:
"35 000 déplacés de plus à cause des combats en Ituri"

Quelque 35 000 personnes ont fui les tirs d'artillerie lourde autour de Makeke, à la limite ouest de la région de l'Ituri, dans la province du Nord-Kivu (au nord-est de la République démocratique du Congo), pour se rendre à Beni, le 31 décembre 2002, selon Médecins sans frontières (MSF).

"Nous ne voyons qu'une partie de la population déplacée", a confié Philippe Hamel, le responsable de la mission de MSF. "Nous craignons qu'il y ait, en tout, plus de 155 000 personnes déplacées dans le seul périmètre (délimité par) Butembo, Beni, Mambasa et Komanda".

Les combats en cours et la violence prévalant dans la région ont empêché les équipes médicales de MSF d'accéder à une grande partie de la population, rapporte l'organisme, qui signale que des dizaines de milliers de personnes demeurent toujours hors d'atteinte. Les dispensaires mis en place au début décembre pour pourvoir aux besoins de 25 000 personnes, doivent maintenant s'étendre pour en desservir 60 000. Les avant-postes de santé récemment rouverts fonctionnent actuellement "bien au-delà de leur pleine capacité", souligne MSF, qui précise que l'organisme est en train de mettre en place des hôpitaux provisoires sous des tentes.

En moins d'un mois, les équipes de MSF ont traité 33 enfants souffrant de malnutrition aiguë, ainsi que 13 victimes de viol. En outre, la rougeole a fait irruption à Mangina, une localité où MSF dit maintenant vacciner tous les patients venant pour des consultations.

Durant ce temps, le chef du Rassemblement congolais pour la démocratie - National, Roger Lumbala, annonçait que les deux prêtres enlevés par son mouvement rebelle le 31 décembre, seraient "bientôt relâchés", selon ce qu'a rapporté lundi l'agence italienne de nouvelles missionnaires MISNA. M. Lumbala a décrit les deux hommes - un Italien et un Congolais - comme ses "invités" à Mambasa, une ville contrôlée par le Mouvement pour la libération du Congo.

01 / 02 / 2002 

IRIN

L'article:
"130 000 déplacés dans les environs de Beni et Lubero"

Au moins 130 000 personnes ont été déplacées dans les environs des villes de Beni et Lubero, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a révélé jeudi la Mission des Nations Unies en RDC (appelée la MONUC).

La MONUC a précisé que 23 000 de ces déplacés de l'intérieur du pays proviennent d'Oicha (à 30 km au nord de Beni), 40 800 de Mangina (à 30 km au nord-ouest de Beni) et les autres de Rengeti ainsi que d'autres localités des environs, a annoncé la MONUC sur les ondes de Radio Okapi.

Le Rassemblement congolais pour la démocratie - Kisangani - Mouvement de libération (RCD-K-ML) a accusé le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) d'avoir attaqué mercredi ses positions de Rengeti, a déclaré mercredi à IRIN le secrétaire général du RCD-K-ML, Kolosso umahili. "Selon les informations dont nous disposons, il s'agit d'une catastrophe humanitaire", a-t-il ajouté.

De son côté, le MLC a accusé le RCD-K-ML d'avoir attaqué son allié, le RCD-National (RCD-N).

"Il y a encore des accrochages, mais nous ne pensons pas qu'il s'agisse, à proprement parler, d'une attaque ou de la poursuite des combats", a soutenu le porte-parole de la MONUC, Mounoubayi Madnodge. "Nous croyons que ces affrontements sont causés par des problèmes de communication entre les commandants des mouvements militaires et les groupes (de combattants) eux-mêmes. Nous ne croyons pas que ces affrontements aient compromis l'accord de cessez-le-feu, ni le déploiement de la MONUC dans la région".

Durant toute la journée de jeudi, Beni est demeurée calme. Le coordonnateur du Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires à Beni, Alexandre Gashangi, a déclaré sur Radio Okapi qu'une intervention humanitaire doit débuter par la présentation, sur les ondes, d'explications sur sa raison d'être. "Nos explications s'adressent à la fois aux militaires et aux populations civiles", dit-il.

Les chefs des trois milices rivales qui se combattent le long de l'axe Isiro-Beni, au nord-est de la RDC, ont signé un accord de cessez-le-feu lundi dernier.

 
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