02 / 27 / 2003
IRIN
L'article: "Le
MLC condamne 27 hommes accusés de violations des droits
de l'homme en Ituri, sous réserve d'appel"
Un
mouvement rebelle de la République démocratique
du Congo (RDC) vient de juger 27 soldats accusés d'avoir
commis des violations des droits de l'homme fin 2002 dans les
villes de Mambasa et Komanda en Province Orientale au nord-est
du pays.
Cependant,
les condamnés ont le droit de se pourvoir en appel, a
indiqué mercredi à IRIN José Endundo, porte-parole,
basé à Kinshasa, du Mouvement de libération
du Congo (MLC), faction que soutient l'Ouganda.
Le
MLC, dont les forces ont été accusées d'avoir
commis des violations des droits de l'homme, telles que viols,
exécutions sommaires, cannibalisme et cannibalisme forcé,
a jugé 27 hommes devant sont propre tribunal militaire
dans la ville de Gbadolite, au nord-ouest de la RDC, où
siège le MLC.
La
Mission de l'ONU en RDC (MONUC), a confirmé le 15 janvier
que les mouvements rebelles du nord-est du pays ont perpétré
des actes de cannibalisme. La MONUC aurait reçu des témoignages
confirmant ces actes de cannibalisme et de cannibalisme forcé
commis par des rebelles du MLC et de son allié, le Rassemblement
congolais pour la démocratie-National, à Mambasa
et Mangina, respectivement à 50 km et 70 km au nord-ouest
de Beni.
Les
verdicts ont été rendus mardi, une semaine après
le début des procès, sans la présence des
avocats de la défense, qui devaient venir de Kinshasa,
mais qui n'ont pas été autorisés par les
autorités gouvernementales à prendre un avion
pour Gbadolite affrêté par la MONUC. « C'est
un faux procès pour un simulacre de justice, »
a dénoncé, la semaine dernière, le ministre
congolais de la justice, Masudi Ngele.
Les
deux accusés ayant reçu les plus lourdes peines
sont le caporal Katembo Kombi et le lieutenant José Zima,
condamnés à la prison à perpétuité.
Le caporal Patrick Makigba, accusé d'homicide involontaire,
a été condamné à 62 mois d'emprisonnement
tandis que le colonel Freddy Ngalimo, reconnu coupable de permettre
des comportements d'insubordination au sein de ses troupes a
reçu une peine de 43 mois d'emprisonnement pour ne pas
avoir aidé des personnes en danger et ne pas avoir dénoncé
les crimes commis par ses subordonnés. 16 rebelles ont
reçu des peines allant de six à 43 mois pour des
crimes de désertion, de désobéissance ou
de viol et sept autres n'ont reçu que des «sanctions
internes» pour indiscipline.
«
Ils auront le droit de faire appel, même si les procès
ont eu lieu devant un tribunal militaire, » a affirmé
M. Endundo.
«
Il y aura une juridiction de second degré, et nous espérons
que les appels se dérouleront dans un pays unifié,
» a-t-il ajouté. Il fait allusion aux efforts consentis
actuellement à Pretoria, en Afrique du Sud, par des comités
techniques en vue d'effacer les derniers obstacles à
la mise en place d'un gouvernement national transitoire, tels
que les questions liées à la constitution d'une
armée nationale unifiée, la protection de chefs
de gouvernements transitoires et l'élaboration d'une
constitution pour la période transitoire.
M.
Endundo a ajouté que les prévenus ont le droit
d'être représentés par des avocats travaillant
dans la province d'Equateur en RDC.
Les
défenseurs des droits de l'homme à Kinshasa ont
fait part de leur inquiétude liée aux verdicts.
«
Nous sommes préoccupés par le fait que ces procès
se sont déroulés avec une rapidité inhabituelle,
ce qui jette le doute sur le respect des normes pour un procès
juste et équitable, » a déclaré Dieudonné
Diku, secrétaire général de l'Observatoire
congolais des droits de l'homme, une ONG de défense des
droits de l'homme basée à Kinshasa.
«
Ni Kinshasa ni Gbadolite n'étaient compétentes
pour effectuer ces procès car les prévenus étaient
accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité
et auraient, par conséquent, dû être jugés
devant le Tribunal pénal international, » a indiqué
Olivier Kilima Mambayi, l'un des avocats qui devait se rendre
à Gbadolite.
02 / 14 / 2003
IRIN
L'article: "OUGANDA;RDC: Le président
Museveni réunit son cabinet pour discuter d’ un
rapport d’enquête sur la RDC"
Le
président ougandais, Yoweri Museveni, a convoqué
une réunion spéciale de son cabinet, vendredi
dans la capitale, Kampala, pour discuter d’un rapport
alléguant que des officiers de l’armée ougandaises
étaient impliqués dans le pillage des ressources
naturelles de la République démocratique du Congo
(RDC), selon le journal The New Vision, propriété
du Gouvernement.
"Il
s’agit d’un rapport sérieux et le cabinet
doit absolument en discuter avant que le ministre responsable
n’agisse en conséquence à son sujet. Le
président, qui a convoqué le cabinet, présidera
les discussions", a indiqué une source proche du
cabinet, citée par le journal.
Ce
rapport de 211 pages, compilé par une commission d’enquête
dirigée par le juge David Christopher Porter, a été
soumis le 31 janvier au ministre d ’État aux affaires
internationales, Tom Butime. Il expose en détail le rôle
joué par l’armée ougandaise dans le controversé
pillage des richesses de la RDC par les armées étrangères.
"Le
président a convoqué le cabinet pour prendre une
décision collective avant (que le rapport) ne soit publié,
quelques heures plus tard. Il sera publié moins de 48
heures après cette réunion spéciale du
cabinet", a aussi confié la même source au
journal.
02
/ 13 / 2003
IRIN
L'article: "L’ONG Refugees International
pilote une mission d’évaluation dans l’Ituri"
Refugees
International (RI) procède actuellement à une
mission d’évaluation humanitaire dans le district
de l’ Ituri, au nord-est de la République démocratique
du Congo (RDC), a annoncé cette ONG, jeudi. Cette mission
porte sur l’évaluation de la situation d’
ensemble des personnes déplacées, en accordant
une attention particulière aux besoins des femmes et
enfants vulnérables.
La
délégation tentera de déterminer si les
enquêtes récentes de la Mission de l’ONU
en RDC, sur des allégations de cannibalisme et de viols
perpétrés par des parties au conflit, ont contribué
à réduire le nombre de ces violations graves des
droits de l’homme.
La
mission visitera les villes de Beni et Bunia, et se déplacera
ensuite en périphérie, dans la mesure où
les conditions de sécurité le permettront. Elle
visitera aussi des régions de l’Ouganda voisin,
où des réfugiés ayant quitté l’Ituri
depuis peu, ont trouvé asile.
La
mission doit se terminer le 28 février.
Comme
l’indiquait Refugees International dans le premier de
sa série de reportages consacrée aux peuples oubliés,
l’Ituri connaît d’importants déplacements
de populations résultant de conflits ethniques, souvent
attisés par des intérêts financiers avides
de ressources naturelles, un produit de la guerre plus vaste
qui a fait rage en RDC. L’ONU estime à 500 000
le nombre des personnes déplacées dans cette seule
région, alors que l ’insécurité empêche
encore les agences humanitaires d’atteindre les gens dans
le besoin.
L'article: "Luanda accueillera une rencontre
de la Commission de pacification de l’Ituri"
La
capitale angolaise, Luanda, accueillera vendredi une rencontre
à laquelle prendront part des ministres de la République
démocratique du Congo (RDC) et de l’Ouganda voisin,
ainsi que des représentants de la Mission de l’ONU
en RDC (MONUC), en vue de mettre en place la Commission de pacification
de l’Ituri (CPI), selon l’Agence officielle de nouvelles
de l’Angola, ANGOP.
ANGOP
a rapporté que l’annonce de cette rencontre a été
faite lundi par le ministre angolais des Affaires étrangères,
Joao Miranda, à son retour de Tanzanie. Il venait de
représenter le président angolais, José
Eduardo dos Santos, lors d’une rencontre au sommet entre
le président de la RDC, Joseph Kabila, et son homologue
ougandais, le président Yoweri Museveni.
À
l’issue de ce sommet de deux jours, qui s’est déroulé
à Dar-es-Salaam, MM. Kabila et Museveni ont réitéré
leur engagement à respecter l’accord de Luanda,
du 6 septembre 2002, qui demandait un retrait complet des forces
ougandaises de la RDC, ainsi que la normalisation des relations
entre Kinshasa et Kampala. Lors du sommet, on a également
procédé à la signature d’un texte
amendant l’accord de Luanda, en autorisant un nouvel échéancier
pour la mise en place de la CPI.
Selon
le nouveau calendrier, la CPI doit être mise en place
et débutera ses opérations d’ici le 17 février.
Elle est aussi tenue de terminer ses travaux le 20 mars, date
à laquelle les troupes ougandaises devront avoir parachevé
leur retrait de la RDC.
L’amendement
crée aussi un mécanisme consultatif permanent
permettant aux deux présidents de surveiller de près
la situation dans l’Ituri et d’ adopter "les
mesures appropriées pour les aider à maintenir
un climat de paix et de sécurité dans la région".
Dans
leur communiqué commun, les deux leaders disent s’être
mis d’accord pour que le comité préparatoire
de la CPI soit composé de deux membres représentant
respectivement le Gouvernement de la RDC, celui de l’Ouganda,
ainsi que la Mission de l’ONU en RDC (MONUC). Quatre autres
membres représenteront les diverses parties en cause
de l’Ituri.
Les
deux présidents ont par ailleurs conjointement condamné
ceux qui ont continué d’approvisionner en armes
les factions armées de l’Ituri, entraînant
ainsi une escalade des violences et des souffrances.
M.
Museveni, qui a reconnu que 2 000 soldats ougandais se trouvent
toujours en RDC, a souligné que lui-même et son
homologue de la RDC, entendaient poursuivre leurs efforts pour
parvenir à la paix.
"Nous
n’allons pas nous laisser abattre", a aussi déclaré
M. Museveni. "La formation d’une Commission de pacification
de l’Ituri ne représente qu’une étape.
Mais, ce qui importe le plus, dit-il, c’est d’avoir
un Gouvernement en République démocratique du
Congo".
Pour
sa part, M. Kabila s’était déclaré
"optimiste" de voir, cette fois, les troupes ougandaises
se retirer complètement de son pays, et il a qualifié
la mise en place de la CPI de "développement positif".
Selon
le Groupe d’experts de l’ONU sur l'exploitation
illégale des richesses naturelles de la RDC, quelque
3,5 millions de personnes ont perdu la vie à cause du
conflit depuis 1998, c’est-à-dire depuis que les
troupes ougandaises (et rwandaises) se sont engagées
dans la guerre civile en RDC, en prenant parti pour des rebelles
opposés au Gouvernement de Kinshasa.
L'article:
"Soupçonnés de cannibalisme, 8 000
miliciens Maï-Maï sont désarmés au Sud
Katanga"
Un
nombre estimé à 8 000 miliciens Maï-Maï,
soupçonnés d’avoir commis des actes de cannibalisme,
ont été désarmés le week-end dernier
dans le district de Haut Lomami, dans la province du Katanga
(au sud de la RDC), a révélé à IRIN,
mercredi, le gouverneur de cette province, Aimé Ngoy
Mukena Lusa.
Ces
miliciens ont accepté de déposer les armes le
7 février, à la suite de négociations entre
le gouverneur de la province, M. Mukena Lusa, et leurs dirigeants,
réunis pour la circonstance dans le village de Musau,
tenu par l’un des plus influents chefs de faction, le
général Lendu, aussi appelé Makabé.
"Quatre
factions des principaux groupes Maï-Maï, ayant à
leur tête un homme que l'on surnomme Makabé, ont
accepté d'être désarmés. Il ne reste
dans le territoire de Malemba-Nkulu qu'un petit groupe que (le
général) Makabé se charge de convaincre
(de rendre également les armes)", a déclaré
le gouverneur.
Selon
M. Mukena Lusa, chaque groupe ou faction Maï-Maï est
constitué de près de 2 000 hommes, d'où
un total approximatif de 8 000 miliciens, étant donné
que quatre groupes ont été désarmés.
Les quatre factions opéraient dans les territoires de
Kabongo et Bunda, à environ 400 km au nord-ouest de la
capitale provinciale, Lubumbashi.
Toujours
selon le gouverneur, ces factions étaient menées
par des chefs spirituels connus sous des pseudonymes tels que
"général Makabé", "Kabale",
"Gédéon" et "Mangi".
Des
militants des droits de l'homme ont vivement déploré
que les autorités provinciales aient désarmé
ces combattants, soupçonnés d’avoir commis
des actes d'anthropophagie à grande échelle, mais
sans intenter de poursuites judiciaires contre eux.
"Le
gouverneur du Katanga a (donné) aux chefs des miliciens
et à la population locale de Musau des motos, vélos,
du sel de cuisine et des (vêtements usagés), mais
rien n'a été dit sur une éventuelle enquête
judiciaire pour l'établissement des responsabilités
pénales ou une condamnation pour les graves violations
des droits de l'homme et du droit international humanitaire,
dont se sont rendus coupables Makabé, Gédéon,
Kabale, Mangi et leurs (partisans fanatiques)", a affirmé,
dans un communiqué publié mercredi, le Centre
des droits de l'homme et du droit humanitaire (CDH), une ONG
de défense des droits de l'homme basée a Lubumbashi.
La
même ONG avait dénoncé, en janvier, des
actes présumés de cannibalisme commis par des
bandes de miliciens armés. Elle avait fait état
de cas "de miliciens qui paradent dans les villages en
arborant les organes génitaux séchés de
leurs victimes". "Ils se promènent avec des
têtes au bout de leurs lances, pour impressionner les
villageois soupçonnés de soutenir les Forces armées
congolaises [FAC, l’armée du Gouvernement de Kinshasa].
Dans le territoire de Malemba-Nkulu, le chef Makabé circule
avec un bébé séché autour du cou",
signalait le CDH, dans un communiqué émis le 8
janvier.
Le
Centre soutient, en outre, que l’impunité consentie
jusqu’à maintenant par les autorités provinciales
risque de rendre possibles de nouveaux cas d’anthropophagie,
ainsi que d’autres violations graves des droits de l'homme,
régulièrement perpétrées dans cette
partie de la RDC. Le CDH blâme, à cet égard,
les responsables politiques, policiers et militaires pour ne
pas avoir fait inculper devant les tribunaux les individus qui
s’ étaient rendus coupables de meurtres, d’enlèvements,
d’amputations et de trafic d’organes humains.
Le
gouverneur du Katanga a toutefois rétorqué que
ses propres enquêtes n'avaient pas réussi à
prouver que les Maï-Maï avaient commis des actes de
cannibalisme. "C'est faux. Tous les chefs des Maï-Maï
ont admis qu'il y a eu quelques cas d'exactions, et parfois
des prises de corps (humains), mais pas de cannibalisme",
a insisté M. Mukena Lusa.
Ces
8 000 miliciens Maï-Maï n’étaient pas
les premiers à se faire désarmer dans cette zone.
En août dernier, sept autres factions Maï-Maï
avaient rendu leurs armes aux autorités de la province,
de rappeler le gouverneur.
Même
si les milices Maï-Maï sont généralement
considérées comme des alliés des FAC, parce
qu’elle sont demeurées hostiles à l’occupation
du territoire congolais par le Rwanda, des factions Maï-Maï
ont souvent affronté des éléments des FAC.
"Il
y a souvent des conflits entre des régiments Maï-Maï,
qui sont des forces d'autodéfense populaire, et les FAC.
Les Maï-Maï se révoltent contre les exactions
des militaires des FAC à l'endroit de paisibles citoyens,
et, de leur côté, des éléments de
l'armée s'emploient souvent a désarmer les Maï-Maï,
qu’ils considèrent comme des civils", d’ajouter
M. Mukena Lusa.
Les
actes de cannibalisme récemment confirmés et dénoncés
par la Mission des Nations Unies en RDC, la MONUC, ont été
perpétrés au nord-est du pays. Des membres du
Mouvement de libération du Congo (MLC) et de son allié,
le Rassemblement congolais pour la démocratie - National
(RCD-N), ont été accusés d'en être
les auteurs. À la suite d’une enquête effectuée
par le MLC, 27 de ses combattants ont été arrêtés
et doivent être jugés à compter du 18 février.
02 / 06 / 2003
IRIN
L'article:
"Niasse envisage un gouvernement de transition
d'ici fin mars, début avril"
Moustapha
Niasse, l'Envoyé spécial du Secrétaire
général de l'ONU Kofi Annan pour le processus
de paix en République démocratique du Congo (RDC),
a déclaré qu'un gouvernement national de transition
pourrait être mis en place entre la fin mars et début
avril.
"S'il
plaît à Dieu, et si nous ne rencontrons aucun nouvel
obstacle, je crois que d'ici fin mars, début avril, un
gouvernement d'unité nationale présidé
par le chef d'Etat Joseph Kabila sera mis en place ici, à
Kinshasa, en vertu de l'accord global et inclusif signé
par tous les participants du dialogue intercongolais le 17 décembre
2002 à Pretoria, en Afrique du Sud," a indiqué
jeudi à IRIN M. Niasse.
M.
Niasse est arrivé mardi dans la capitale congolaise Kinshasa,
chargé d'une nouvelle mission lui ayant été
assignée en janvier par M. Annan. "J'ai rempli ma
première mission le 17 décembre 2002 lorsqu'un
accord global et inclusif a été signé par
toutes les parties ayant participé au dialogue intercongolais,"
a-t-il dit.
"Ma
nouvelle mission consiste tout d'abord à aider tous les
signataires de l'accord de Pretoria à créer un
environnement propice et à employer les mécanismes
et les mesures susceptibles de nous permettre de mettre en oeuvre
cet accord, et deuxièmement, à réunir les
comités techniques chargés de résoudre
les questions d'une armée nationale restructurée
et intégrée, de la sécurité des
responsables des nouvelles institutions du gouvernement de transition,
à Kinshasa et dans les provinces, et de l'élaboration
d'une constitution transitoire par un comité basé
à Pretoria," a expliqué M. Niasse.
Il
a discuté de son plan et de son calendrier avec M. Kabila
lors d'une réunion organisée mercredi. Jeudi,
M. Niasse s'est rendu en avion dans la ville de Gbadolite, au
nord-ouest du pays, le quartier général de Jean-Pierre
Bemba, chef de file de la rébellion soutenue par l'Ouganda,
le Mouvement de libération du Congo (MLC).
Vendredi,
M. Niasse doit se rendre dans la ville orientale de Goma pour
s'entretenir avec les responsables du Rassemblement congolais
pour la démocratie (RCD-Goma), soutenu par le Rwanda,
avant de regagner Kinshasa où il rencontrera samedi et
dimanche des représentants de l'opposition politique
non armée, de la société civile, des milices
Mayi-Mayi, et du RCD-Kisangani/Mouvement de libération,
un groupe rebelle basé à Béni, au nord-est
de la RDC, qui s'est allié avec le gouvernement de Kinshasa
depuis la mi-2002.
M.
Niasse a dit qu'il proposerait que les comités techniques
se réunissent entre le 20 et le 27 février afin
de respecter le calendrier. "Avec la coopération
de mes co-médiateurs en Afrique du Sud, nous aiderons
les comités à terminer leur tâche d'ici
le 27 février au plus tard, date à laquelle nous
devrions avoir un rapport sur les modalités pratiques
de la mise en oeuvre de l'accord de Pretoria," a-t-il précisé.
Il a ajouté que le facilitateur du dialogue intercongolais,
Ketumile Masire, serait ainsi en mesure d'organiser une dernière
réunion conviant toutes les parties. Cependant, le lieu
de tenue de cette réunion reste indéterminé.
M.
Niasse a confié à IRIN qu'il était heureux
d'avoir réussi à relancer le dialogue entre les
parties au dialogue intercongolais après l'échec
de l'accord incomplet conclu en avril 2002. Il s'est également
déclaré satisfait d'avoir aidé à
bâtir un pont entre les gouvernements de la RDC et du
Rwanda voisin, et d'avoir mené à bien la première
mission que lui avait confiée M. Annan en aidant les
parties à signer l'accord de Pretoria.