10 / 01 / 2002
ETHNO-NET RDC
"La guerre
en République Démocratique du Congo : Ses origines,
ses principales dates et réunions" (par
David Minga Minga, Ethno-Net
RDC)
La guerre en République Démocratique
du Congo dure depuis bientôt quatre (4) ans et tire ses
origines du mécontentement manifesté depuis le
2 août 1998 par quelques militaires et des combattants
Banyamulenge, populations d’expression Kinyarwanda.
Celle-ci a été déclenchée
quelques trois (3) jours après la fin du départ
des militaires rwandais le 29 Juillet 1998, lesquels militaires
avaient porté le président Mzee Laurent Désiré
Kabila au pouvoir à Kinshasa le 17 mai 1997.
Au début, cette guerre avait été
considérée comme un soulèvement des Congolais.
Elle se transformera en guerre régionale puis continentale
impliquant à la fois les rwandais, les ougandais et les
burundais qui combattent aux côtés des rebelles
et les angolais, les namibiens et les zimbabwéens qui
soutiennent le gouvernement.
Les dates suivantes donnent un aperçu
des principaux événements et la marche vers la
recherche de la paix en République Démocratique
du Congo :
Année 1998 :
02 août : début de la rébellion
à l’initiative d’ex-militaires de Forces
Armées et des combattants banyamulenge (Congolais Tutsis
d’origine rwandaise) soutenus par le Rwanda, dans le Kivu
(Est) et à Kinshasa, où ils sont défaits
par les forces loyalistes.
06 août : Les rebelles contrôlent
les trois principales villes du Kivu, Goma, Bukavu, Uvira. Le
président Laurent-Désiré Kabila accuse
le Rwanda d’avoir " agressé son pays ".
07- 08 août :
- Premier d’une série de sommets pour tenter de
stopper le conflit. Premier sommet à Victoria Falls (
Zimbabwe) réunissant 7 chefs d’Etat d’Afrique
australe et de l’Est. La rencontre aboutit à la
création d’une commission chargée d’obtenir
un cessez-le-feu.
- second sommet à Victoria Falls des pays belligérants
ainsi que leurs alliés sous l’égide de l’Oua
et de la Zambie. La rencontre fait un appel à la cessation
des hostilités au profit des négociations. L’appel
est rejeté par la rébellion.
09 août : La RDCongo dénonce
la violation de son territoire par l’Ouganda ;
12 août : Prise du barrage d’Inga/Bas-Congo
par les rebelles.
13-14 août : Lusaka abrite le sommet
annuel de la SADC qui reconnaît la légitimité
de l’intervention du Zimbabwe, de l’Angola et de
la Namibie aux côtés de la RDC, mais ne condamne
pas le Rwanda et l’Ouganda pour leur appui à la
rébellion.
14 août : Prise de Matadi, capitale
de la province du Bas-congo par les rebelles.
Le 16 août : La rébellion
annonce la création du Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD).
23 août : Chute de Kisangani (Nord-Est)
;
25 août : Kinshasa reprend le contrôle
du Sud-Ouest grâce à l’intervention des troupes
du Zimbabwe et d’Angola.
27 août : Annonce de la présence
des soldats namibiens aux côtés de Kabila.
24 septembre : A Libreville, huit chefs
d’Etat des pays de l’Afrique centrale ainsi que
celui de la Namibie apportent leur soutien au président
Laurent Désiré Kabila.
26-27 octobre : Lusaka abrite, sous sa
médiation régionale, une conférence ministérielle
de onze pays africains qui adoptent le principe d’un cessez-le-feu.
28 novembre : En marge du 20ème
sommet France-Afrique à Paris, les chefs d’Etat
de la RdC, de l’Ouganda, du Rwanda et du Zimbabwe se rencontrent
et dégagent un accord de principe sur l’arrêt
des combats. La rébellion ne reconnaît pas la validité
de cet accord.
17 décembre : Au cours d’une
réunion de l’Oua, la rébellion, qui y est
conviée officiellement pour la première fois,
accepte le principe d’un cessez-le-feu, mais exige d’être
désormais conviée aux négociations à
venir.
Année 1999 :
18 avril : les président congolais
et ougandais signent à Syrte (Libye) un accord sur le
cessez-le-feu et le retrait des troupes étrangères.
Le Rwanda et la rébellion ne reconnaissent pas cet accord.
17 mai : Scission au sein du Rcd, avec désormais deux
directions : l’une appuyé par le Rwanda et l’autre
par l’Ouganda, qui soutient un autre mouvement rebelle,
le Mouvement de libération du Congo (MLC).
10 juillet :
- un accord de cessez-le-feu est signé à Lusaka
par Kinshasa et ses alliés, Zimbabwe, Angola et Namibie,
ainsi que par l’Ouganda et le Rwanda. Il est ratifié
en août par le Mlc et les deux tendances du Rcd.
- Nouveau sommet à Lusaka auquel la RdC et ses alliés
ainsi que le Rwanda et l’Ouganda signent un accord de
cessez-le-feu dit Accord de Lusaka. Les rebelles le ratifient
en août par la MLC et en septembre par les deux tendances
du RCD (Goma et Kisangani).
12 octobre : Kinshasa accuse l’armée
burundaise d’être aux côtés de la rébellion.
Année 2000 :
20 janvier : des massacres ethniques ont
fait environ 5.000 morts en 1998 dans la région de Bunia
(Nord-Est), selon une Ong.
24-26 janvier : sept chefs d’Etat
de la région d’Afrique centrale se réunissent
à New York sous la méditation de l’Onu en
vue de consolider le cessez-le-feu et engager un processus de
paix.
23 février : Sept chefs d’Etat
africains se réunissent à Lusaka et adoptent un
nouveau calendrier sur l’application du cessez-le-feu.
30 avril : Six chefs d’Etat africains
se réunissent à Alger en absence des rebelles
et leurs alliés. L’Afrique du sud et le Nigeria
proposent de mettre des troupes à la disposition des
forces onusiennes.
5-10 juin : Nouveaux combats entre soldats
Rwandais et Ougandais à Kisangani plus de 600 morts.
16 octobre : Les belligérant se
réunissent à Maputo où ils décident
le retrait de 15 Km des lignes de front. Les débats se
sont poursuivis au cours d’un autre sommet le 27 novembre
dans la même ville.
27 octobre : Quatre pays neutres d’Afrique
centrale se rallient aux positions de Kinshasa et demandent
le retrait des " agresseurs " rwandais et ougandais.
28 décembre : L’Onu demande
aux rwandais et à l’Ouganda de " cesser leur
offensives " et de retirer leurs armées.
Année 2001
19 janvier : des combats à Bunia
font plus de 200 morts.
26 janvier : Investiture de Joseph Kabila,
porté à la tête de l’Etat après
l’attentat qui a coûté la vie à son
père. Il annonce sa volonté de relancer l’
" accord de Lusaka ".
15 février : Lusaka abrite un sommet
auquel participe Joseph Kabila pour la première fois,
sommet auquel prend part le Rwanda et l’Ouganda ainsi
que les rebelles. Il aboutit à de nouvelles ouvertures
sur la relance de l’Accord de Lusaka avec, notamment,
le déploiement annoncé des observateurs onusiens
et l’acceptation de Ma sire comme facilitateur du Dialogue
inter congolais .
15 mars : Les belligérants entament
un retrait de 15 km de part et d’autre de la ligne de
front.
29 mars : La Mission d’observation
des Nations Unies (Monuc), créée en fin 1999,
déploie son premier contingent dans l’Est, en territoire
rebelle.
04 avril : déploiement des militaires
de la MONUC en zone gouvernementale.
08 mai : La guerre a fait 2,5 million de
morts, indique une organisation humanitaire américaine.
05 octobre : Luanda affirme qu’il
y a eu un " retrait graduel " des troupes qui soutiennent
Kinshasa. La Namibie a retiré ses soldat en septembre.
15 octobre : Ouverture du Dialogue inter
congolais à Addis-Abeba. La rencontre est interrompue,
notamment suite à la modicité des moyens financiers
et au désaccord sur la représentation des Congolais
de toutes les couches et toutes les tendances selon le vœu
du gouvernement de Kinshasa.
20 octobre : L’Onu approuve un déploiement
de quelques 1.400 hommes, portant les effectifs de la Monuc
à 3.800 hommes, mais le conditionne au respect des engagements
de paix, des belligérants.
Année 2002
09 janvier : Le président Kabila
invite l’Onu à prendre des mesures plus contraignantes
pour obtenir le respect de l’accord de Lusaka.
13 et 15 janvier : Joseph Kabila, Jean-Pierre
Bemba et Adolphe Onusumba se rencontrent à Ban-tyre (Malawi)
en marge d’un sommet spécial de la SADC.
4-8 février : Troisième consultations
informelles à Genève après celles de New
York (novembre 2001) et d’Abuja (décembre 2001).La
rencontre réunit des représentants du gouvernement
et de la rébellion en préparation d’un sommet
entre Joseph Kabila, Jean Pierre Bemba et Adolphe Onusumba.
La rencontre n’a jamais eu lieu.
25 février – 19 avril : Dialogue
inter congolais à Sun City (Afrique du Sud). Accord partiel
entre Kinshasa et le Mlc, qui prévoit le maintien de
Kabila à la présidence, avec le chef du Mlc Jean-Pierre
Bemba comme Premier ministre pendant la transition. Le RDC avec
quelques partis politiques rejettent l’accord.
25 février : réouverture
à Sun City, du dialogue inter congolais en l’ absence
de l’opposition non armée et des mouvements rebelles.
Suspendus le lendemain, les débats de fonds ne reprendront
que le 12 mars après des tractations sur la représentation
de l’opposition non armée. Le dialogue inter congolais
doit prendre fin le 12 avril 2002.
27 avril-7 mai : Mission du Conseil de
sécurité de l’Onu dans huit pays africains.
14 mai : Une mutinerie contre les autorités
locales de la rébellion du Rcd à Kisangani entraîne
une violente répression, selon des témoins et
la Monuc. Au moins 200 morts selon l’Onu.
26 mai : Les signataires de l’accord
de Sun City commencent leur travaux de rédaction d’une
constitution.
28 mai : la Rdc dépose plainte devant
la Cour internationale de justice (Cij) contre le Rwanda pour
" violation massive " des droits de l’homme
et " agression armée ". Elle demande à
la Cij de reconnaître le Rwanda coupable du " génocide
de plus de 3,5 millions de Congolais ". Le 10 juillet,
la Cij rejette la requête de Kinshasa.
14 juin : L’Onu renouvelle la mission
de la Monuc pour un an en remettant à plus tard son éventuel
renforcement.
22 juillet : Annonce d’un accord
de paix en Afrique du Sud entre le Rwanda et la Rdc portant
sur une sécurisation de l’Etat de la Rdc en échange
d’un retrait rwandais.
Sources :
1. Mutinga, M. 2002. "chronique des quatre années
de guerre en République Démocratique du Congo".
Le potentiel n°2588.
2. Mutinga, M. 2002 " Les principales réunions sur
la RDC depuis le début de la guerre " Le potentiel
n°2487.
Depuis le dialogue intercongolais qui a
abouti à la signature d’un Accord partiel (jamais
appliqué par les parties signataires) entre Kinshasa,
le Mouvement de Libération du Congo (MLC), une bonne
partie des partis politiques et la société civile,
des tractations sont en cours en vue d’un Accord global
et inclusif.
Nous espérons que cette dernière
rencontre des Congolais sortira le pays de la crise actuelle
09
/ 26 / 2002
IRIN
L'article: "67
ex-combattants Hutu bientôt rapatriés au Rwanda"
Un
premier groupe d'anciens combattants Hutu rwandais, désarmés
par le Gouvernement de la République démocratique
du Congo (RDC) dans le cadre de l'accord de Pretoria, doivent
revenir au Rwanda samedi, a confirmé à IRIN la
Mission de l'ONU en RDC, la MONUC.
Ces
67 ex-combattants (accompagnés de 17 de leurs proches)
font partie des 2 000 anciens guerriers Hutu que le Gouvernement
congolais a désarmés et cantonnés dans
un camp militaire à Kamina, dans la province du Katanga.
La
MONUC attendait depuis une semaine le feu vert du Gouvernement
rwandais avant de les rapatrier. "Le Gouvernement rwandais
a utilisé ce temps pour examiner les fiches de renseignements
de ces personnes, pour se rassurer", a expliqué
aux journalistes Amos Namanga Ngongi, le représentant
spécial de l'ONU en RDC, mercredi à Kinshasa.
"Il
s'agit d'une expédition exploratoire, qui servira à
rassurer les autres ex-combattants rwandais restés en
RDC sur les conditions de vie (qui les attendent) au Rwanda",
a expliqué Peter Swarbrick, chef de la division de la
MONUC chargée du désarmement, de la démobilisation,
du rapatriement, de la réinsertion et de la réintégration
(DDRRR).
"Le
retour des autres dépendra de l'information que ce premier
groupe ramènera", a déclaré M. Ngongi.
M. Swarbrick a précisé que les préparatifs
incluent les autobus pour les transporter, leur accueil à
Kigali et d'autres modalités qui restent encore à
organiser.
09
/ 25 / 2002
IRIN
L'article: "Le
Gouvernement interdit les groupes armés rwandais"
Le
Gouvernement de la République démocratique du
Congo a décrété mardi une interdiction
s'appliquant à tous les groupes armés rwandais
présents dans le pays. Il a aussi déclaré
leurs chefs persona non grata sur le territoire congolais.
Dans
un communiqué, Vital Kamerhe, le Commissaire général
du gouvernement chargé du processus de paix, a visé
particulièrement, en les nommant, les Forces démocratiques
de libération du Rwanda (FDLR), précisant que
ses dirigeants sont priés de quitter le pays dans les
72 heures.
Cette
mesure a été prise dans le cadre de l'accord de
Pretoria, signé le 30 juillet dernier par les présidents
Paul Kagamé du Rwanda et Joseph Kabila de la RDC. Cet
accord exige de ce dernier le désarmement et le rapatriement
des groupes armés rwandais en échange du retrait
rwandais du territoire congolais.
"Ce
groupe [FDLR] fait partie des facteurs qui perturbent le désarmement
des groupes armés", a expliqué M. Kamerhe
à IRIN.
Autant
le président des FDLR, Ignace Ruanasaka, que leur vice-président,
Christophe Hakizabera, résideraient toujours dans la
capitale de la RDC, Kinshasa.
Les
FDLR disent constituer un groupe politique et militaire - opposé
au régime actuellement en place au Rwanda - basé
en Autriche. Toutefois, leurs dirigeants ont toujours cherché
à dissocier leur mouvement des milices interahamwe et
des anciennes forces armées rwandaises (ex-FAR), responsables
du génocide de 1994.
Le
groupe a été fondé en 2001 par des réfugiés
Hutu rwandais qui avaient fui l'avancée des troupes rwandaises
en RDC. Les FDLR ont par ailleurs combattu aux côtés
des forces gouvernementales de la RDC durant les quatre années
de la guerre les opposant au Rwanda et à l'Ouganda.
L'article:
"Le retrait des troupes ougandaises est presque
terminé"
Le
secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan,
s'est réjoui mardi de la poursuite du retrait des forces
armées étrangères du territoire de la République
démocratique du Congo (RDC).
Dans
une déclaration, il a encouragé les gouvernements
du Rwanda, de l'Ouganda, du Zimbabwe et de l'Angola à
poursuivre le retrait de leurs forces, conformément aux
récents accords et aux résolutions pertinentes
du Conseil de sécurité. Il les a aussi enjoints
à communiquer toutes les informations utiles à
la Mission de maintien de la paix de l'ONU en RDC (MONUC).
Le
24 septembre, la MONUC rapportait que 1 932 soldats des Forces
populaires de défense de l'Ouganda (UPDF) s'étaient
retirées de leurs bases des villes de Béni, au
nord-est de la RDC, et de Gbadolite, au nord-ouest du pays.
Les 150 soldats et les trois chars d'assaut qui se trouvent
encore à Gbadolite doivent être retirés
d'ici le 29 septembre. D'ici là, les troupes ougandaises
encore présentes en RDC comprendront un bataillon renforcé
à Bunia et un petit nombre de soldats cantonnés
sur les versants des montagnes Rwenzori.
Les
dispositions pour le retrait final des troupes de l'UPDF sont
contenues dans l'accord de Luanda, signé le 6 septembre
par les présidents Joseph Kabila de la RDC et Yoweri
Museveni de l'Ouganda.
Un
porte-parole de l'UPDF, le major Shaban Bantariza, a déclaré
mardi sur les ondes de Radio Ouganda que les forces qui se retirent
actuellement de la RDC seront redéployées vers
d'autres affectations dans leur pays. Il a ajouté que
l'Ouganda s'était pleinement engagée à
exécuter l'accord de paix de Lusaka, en vue de rétablir
la paix dans la région.
Aussi
en date du 24 septembre, le Rwanda avait retiré quelque
2 000 soldats, selon la MONUC. Le retrait rwandais de la zone
de Kindu était terminé, ont rapporté des
observateurs de la MONUC. Des troupes se retiraient par ailleurs,
sur une base quotidienne, de la province du Katanga, au sud
de la RDC. "Nous supposons que le retrait [des provinces]
du Nord-Kivu et du Sud-Kivu commencera bientôt",
indique un communiqué de la MONUC.
Pendant
ce temps, la MONUC rapportait que le retrait du détachement
spécial de la Communauté pour le développement
de l'Afrique australe - Angola et Zimbabwe - était achevé
sur le front du nord, à Mbandaka et Kananga, avec 1 730
soldats qui sont retournés au Zimbabwe.
"Nous
prévoyons que le retrait complet des forces de la SADC
de la RDC sera effectué d'ici la fin du mois d'octobre",
ajoute le communiqué de la MONUC.
Un
autre membre de la SADC, la Namibie, a retiré toutes
ses troupes. De son côté, l'Angola n'a maintenu
dans le pays qu'un petit nombre "symbolique" de soldats,
a confié mardi à IRIN le ministre délégué
à la Défense, Irung Awan.
09
/ 24 / 2002
IRIN
L'article: "Les forces
de l'Afrique australe achèvent leur retrait de la province
de l'Équateur"
Les
forces de la Communauté pour le développement
de l'Afrique australe (SADC), alliées au Gouvernement
de la République démocratique du Congo, ont achevé
leur retrait de la province de l'Équateur, dans l'ouest
de la RDC, et fermé leur quartier général
du nord, à Mbandaka.
La
fermeture du poste de commandement de Mbandaka signifie qu'il
ne reste plus un seul soldat de l'Angola, de la Namibie ou du
Zimbabwe dans la province, a révélé à
IRIN le major Alphonse Makatore, porte-parole des forces de
la SADC.
Selon
un communiqué de la SADC, le retrait s'effectue conformément
à l'accord de paix de Lusaka, de 1999.
M.
Makatore et le ministre délégué à
la Défense de la RDC, Irung Awan, n'ont pas voulu révéler
le nombre exact des soldats de la SADC en RDC durant cette guerre
de quatre ans. "On trouvait à Mbandaka un nombre
raisonnable de soldats alliés", a simplement déclaré
M. Awan.
Selon
la Mission de l'ONU en RDC (MONUC), 1 595 soldats du Zimbabwe
(ZDF), 1 755 soldats ougandais (UPDF) et 1 435 soldats rwandais
se sont retirés de la RDC depuis trois semaines. La Namibie
a retiré toutes ses troupes. De son côté,
l'Angola n'a maintenu dans le pays qu'un petit nombre, "symbolique",
de soldats, a avoué M. Awan à IRIN. Des sources
gouvernementales ont pour leur part informé IRIN que
le Zimbabwe était en train de retirer du pays près
de 3000 soldats.
Le
Zimbabwe a déployé des troupes en RDC en 1998
pour soutenir le gouvernement de feu Laurent-Désiré
Kabila et, par la suite, celui de son fils Joseph. Depuis le
2 août 1998, l'Ouganda et le Rwanda se sont engagés
en faveur de l'opposition armée au Gouvernement de Kinshasa.
Le Zimbabwe, l'Angola et la Namibie ont pour leur part soutenu
M. Kabila.
09
/ 23 / 2002
IRIN
L'article: "Des
milliers d'anciens soldats seront rapatriés"
Le
Gouvernement de la République démocratique du
Congo (RDC) a créé un comité pour surveiller
le rapatriement de plus de 4 000 soldats des Forces armées
zaïroises (FAZ), des Forces armées congolaises (FAC)
et de leurs familles, en exil en République du Congo
voisine.
L'Organisation
internationale pour les migrations (OIM) a récemment
annoncé qu'elle organiserait le retour des premiers petits
groupes de membres des ex-FAZ/FAC et de leurs proches durant
les prochaines semaines. À leur arrivée à
Kinshasa, tous les rapatriés bénéficieront
d'un soutien à la réintégration, dans le
cadre d'un programme financé et organisé par l'OIM
et le Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD).
Selon
l'OIM, les membres des ex-FAZ se sont enfuis à Brazzaville
en mai 1997, après la chute du régime Mobutu.
Des soldats ayant refusé de se joindre aux FAC, nouvellement
créées par le président de l'époque,
Laurent-Désiré Kabila, les ont rejoints en août
1998. D'autres combattants ont fui en novembre 2000, à
la suite d'un soulèvement interne raté au sein
des forces des FAC, et en janvier 2001, après l'assassinat
de M. Kabila. D'autres ont abandonné leurs positions
de combat dans la province de l'Équateur, au nord-ouest
du pays, pour chercher refuge au nord de la République
du Congo.
Un
comité technique conjoint, composé de fonctionnaires
des deux gouvernements, de l'OIM et du PNUD, évaluera
chaque cas et garantira - par écrit et avant que le rapatriement
n'ait lieu - que chaque personne reviendra volontairement en
RDC, sera libre de revenir, et ne rencontrera aucun problème
avec les responsables des forces de sécurité,
explique l'OIM.
Toutefois,
cette compréhension des choses ne semble pas être
complètement partagée par les autorités
de la RDC.
"Nous
supposons que tous les militaires de la garde de Mobutu ne sont
pas des criminels, et ils peuvent donc revenir", a déclaré
à IRIN un responsable des services de sécurité,
précisant toutefois que "seuls ceux qui se seraient
impliqués dans des crimes pourront être poursuivis".
Concernant
les ex-FAC, l'OIM rappelle que certains de ses membres ont traversé
le fleuve Oubangui jusqu'au nord de la République du
Congo au cours des deux dernières années, devenant
une source d'insécurité pour la région,
surtout en raison du fait que plusieurs demeurent encore armés.
"Presque 100 000 réfugiés de la RDC vivent
actuellement dans cette région", indique l'OIM.
La
Voix des sans-voix (VSV), une ONG de défense des droits
de l'homme basée en RDC, a dénoncé une
vague récente d'arrestations de membres des ex-FAZ qui
ont été intégrés dans l'armée
nationale actuelle. Selon VSV, certains de ces soldats et leurs
familles ont été maintenus en détention
depuis juillet 2002.
L'article:"Un
groupe rebelle lève son interdiction contre l'émissaire
de l'ONU"
Le
groupe rebelle soutenu par le Rwanda et qui gouverne une grande
partie de l'est de la République démocratique
du Congo, a levé l'interdiction qu'il avait décrétée
contre le Représentant spécial de l'ONU dans le
pays, Amos Ngongi, a confirmé à IRIN le porte-parole
de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC), Hamadoun Touré.
Jean-Pierre
Lola Kisanga, porte-parole du Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD-Goma), a déclaré que M.
Ngongi n'était "plus persona non grata sur le territoire
contrôlé par le RCD", ont rapporté
des services de nouvelles. M. Kisanga a aussi invité
M. Ngongi à se rendre dans la ville de Goma, siège
du RCD-Goma, pour rétablir leurs relations.
M.
Ngongi, qui dirige aussi la MONUC, a été accusé
de partialité et déclaré persona non grata
le 28 mai, après que le groupe rebelle se soit senti
offensé par un rapport préliminaire de la MONUC
sur une mutinerie survenue au sein du RCD-Goma, à Kisangani,
du 14 au 21 mai.
Dans
ce rapport, la MONUC accusait le RCD-Goma d'avoir commis "des
violations graves des droits de l'homme et du droit humanitaire"
en réprimant le soulèvement.
09
/ 18 / 2002
IRIN
L'article: "L'accès
direct aux rapatriés du Rwanda continue d'être
entravé"
Des
soldats rwandais et leurs alliés congolais, le Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD-Goma), continueraient
d'entraver l'accès aux réfugiés revenus
dans le Nord-Kivu, dont plusieurs affirment avoir été
rapatriés de force du Rwanda.
A
l'entrée du camp de Kichanga, où plus de 8 000
rapatriés sont actuellement regroupés, des soldats
rwandais filtrent tous les mouvements et empêchent quelquefois
les visiteurs d'entrer dans le camp, ont révélé
à IRIN des sources humanitaires. Les fonctionnaires de
l'Agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) n'ont
pas été autorisés à parler directement
aux rapatriés.
Huit
rapatriés venus à Kichanga, puis repartis au Rwanda,
ont informé des fonctionnaires du HCR qu'il n'existait
aucune infrastructure pour les recevoir en RDC. Plusieurs ont
été contraints de dormir dans des marchés
publics, des stades et même dans des champs. Ils se sont
aussi plaints du manque de nourriture et des installations médiocres
pour l'éducation et la santé.
Le
RCD-Goma et le Gouvernement rwandais soutiennent avec insistance
que ces réfugiés reviennent dans leur pays volontairement.
Les
exemplaires du communiqué signé par le HCR et
les autorités rwandaises le 13 septembre - dans lequel
le droit des réfugiés de demeurer au Rwanda est
garanti - ont été "retirés" des
lieux stratégiques et facilement visibles dans le camp
de Kiziba au Rwanda, ont signalé à IRIN des sources
humanitaires. Ces exemplaires avaient été affichés
la veille.
Bien
que l'intimidation des réfugiés se poursuive,
le nombre des réfugiés rapatriés a diminué
de façon Significative depuis la signature du communiqué,
estime le HCR. Leur nombre est passé d'environ 600 par
jour à une centaine durant la dernière fin de
semaine, et à 200 lundi.
L'article: "L'ONU confirme l'amorce
du retrait des troupes rwandaises"
Environ
800 soldats de l'Armée patriotique rwandaise (APR) ont
commencé mardi leur retrait de la République démocratique
du Congo (RDC) et ce, à partir de la ville de Kindu,
dans l'est du pays, selon la Mission de maintien de la paix
de l'ONU basée là-bas.
Pendant
ce temps, un autre bataillon rwandais quittait la ville de Kalima,
également dans l'est du pays, pour se rendre à
Kindu, d'où ses soldats seront transportés par
avion jusqu'à la capitale rwandaise, Kigali, rapporte
la Mission de l'ONU (MONUC).
Ce
retrait fait suite à la signature d'un accord par le
président rwandais, Paul Kagame, et par le président
de la RDC, Joseph Kabila, à Pretoria en Afrique du Sud,
le 30 juillet. En vertu de l'accord, le Rwanda s'engage à
retirer ses troupes de la RDC en échange de mesures prises
par Kinshasa pour solutionner en RDC certaines des préoccupations
sécuritaires du Rwanda.
Des
analystes de la région estimaient entre 30 000 et 40
000 le nombre des soldats rwandais cantonnés en RDC.
S'adressant
aux soldats de l'APR avant leur départ, le major général
James Kabarebe, chef d'état-major par intérim
de l'armée du Rwanda, a déclaré à
ses hommes que leur retrait ne signifie pas que la chasse aux
milices Interahamwe - tenues en grande partie responsables du
génocide de 1994 - est terminée.
"Après
s'être occupé d'eux à l'extérieur
de nos frontières, le Rwanda devra maintenant le faire
de l'intérieur de ses frontières", dit-il.
"Si (le président) Kabila et les Nations Unies ne
tiennent pas leurs promesses et permettent aux forces négatives
d'entrer au Rwanda, nous ne demeurerons pas passifs et nous
réagirons".
Mardi,
sur les ondes de la station de radio de l'ONU, Radio Okapi,
le ministre rwandais des Affaires étrangères,
André Bumaya, a expliqué que ce retrait était
"motivé par notre désir de nous conformer
à la lettre et à l'esprit de l'accord de Pretoria".
Il a ajouté que le retrait pourrait être accéléré
par le désarmement par la RDC des ex-FAR (l'ancienne
armée rwandaise) et des milices Interahamwe, tel que
convenu dans l'accord de Pretoria.
Dans
un communiqué publié mardi, le Gouvernement sud-africain
- qui a servi de médiateur pour parvenir à cet
accord sur un retrait, et qui sert avec la MONUC de Tierce Partie
pour vérifier le retrait des troupes -s'est réjoui
de ce développement, qualifié de "pas dans
la bonne direction susceptible de donner un élan aux
efforts pour ramener la paix et la stabilité en RDC".
L'ONU
évalue entre 10 000 et 20 000 le nombre des ex-FAR et
des milices Interahamwe se trouvant en RDC.
09
/ 12 / 2002
IRIN
L'article: "Kabila est sommé
de prouver son engagement à l’égard des
droits de l’homme"
L’organisation
internationale Human Rights Watch (HRW) a sommé le président
congolais, Joseph Kabila, de libérer un important défenseur
des droits de l’homme, pour prouver qu’il croit
véritablement aux droits de l’homme.
Dans
un communiqué, Julianne Kippenberg, de la division Afrique
du groupe, affirme que l’activiste N'sii Luanda Shandwe
est détenu à Kinshasa depuis plus de quatre mois,
sous des inculpations de trahison et pour avoir donné
le gîte à des criminels. Human Rights Watch précise
qu’il a été emprisonné pour avoir
accueilli chez lui un ancien prisonnier politique.
N'sii
Luanda dirige le Comité des observateurs des droits de
l'homme (CODHO), un groupe basé en RDC. Il est actuellement
détenu au Centre pénitentiaire et de rééducation
de Kinshasa et a souffert de la malaria, ajoute l’organisation.
Human
Rights Watch s’efforce d’obtenir une rencontre avec
M. Kabila - qui devait prendre la parole jeudi devant l’Assemblée
générale de l’ONU - pour discuter de la
situation de N'sii Luanda, de même que d’autres
questions de droits de l’homme en République démocratique
du Congo.
09
/ 10 / 2002
IRIN
L'article:"Début de la seconde
phase de la formation des policiers, à Kisangani"
La
seconde phase du programme de formation de 54 instructeurs de
police a débuté lundi dans la ville de Kisangani,
au nord-est de la République démocratique du Congo
(RDC), a confié à IRIN un porte-parole de l'ONU,
Hamadoun Touré.
M.
Touré, porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC),
a indiqué que la formation se poursuivrait jusqu'au 12
octobre. Elle inclut des composantes d'éducation civique,
d'études juridiques et de Droits de l'Homme, de même
que des cours de langues, de qualifications organisationnelles
et d'éthique professionnelle.
La
première phase de cette formation s'est déroulée
du 29 juillet au 31 août. Lors de la troisième
phase, les instructeurs nouvellement formés procéderont
eux-mêmes au recrutement et à la formation des
policiers en service dans toute la Province Orientale de la
RDC. Ils auront également pour tâche de faciliter
le retrait de Kisangani du Rassemblement congolais pour la démocratie
(RCD-Goma), soutenu par le Rwanda et qui administre actuellement
la zone.
Cette
formation a été bien accueillie par le RCD-Goma,
qui a déclaré qu'elle marquait une étape
importante vers la démilitarisation de Kisangani.
"Aux
yeux de la MONUC, cette opération constitue un accompagnement
à la démilitarisation de Kisangani, plutôt
qu'une condition préalable à celle-ci", de
commenter la Mission de l'ONU.
L'article:"RWANDA: Poursuite du rapatriement
forcé de réfugiés de la RDC"
Plus de 6 000 réfugiés Tutsis de la République
démocratique du Congo, qui s'étaient enfuis vers
le Rwanda durant les années 1990, afin d'échapper
aux persécutions ethniques, ont été ramenés
dans le nord-est de la RDC dans ce que le Haut Commissaire de
l'ONU pour les réfugiés, Ruud Lubbers, a qualifié
de "rapatriements forcés".
Les
statistiques réunies par le ministère rwandais
des Autorités locales démontrent que, depuis le
31 août, un total de 4 139 personnes sont retournées
du camp de Gihembe, dans la province de Byumba (au centre du
Rwanda), et près de 2 000 de celui de Kiziba dans la
province de Kibuye (dans l'ouest du Rwanda), a déclaré
à IRIN une porte-parole du HCR, Mika Inamahoro. Toutes
ces personnes ont été transportées vers
la région de Masisi, au Nord-Kivu, même si certains
provenaient d'autres régions de la province - Walikale,
Lubero et Rutshuru - ou bien du Sud-Kivu, a confirmé
le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH).
Une
mission d'évaluation dans cette région, la semaine
dernière, a trouvé que les nouveaux venus étaient
"en meilleure condition" que les gens qui y vivaient,
selon le BCAH. Certaines inquiétudes subsistaient toutefois
face à la possibilité que certaines maladies puissent
frapper les gens, si les installations sanitaires ne sont pas
immédiatement améliorées. Il n'existait
en effet que de trois à six latrines, avec une douzaine
d'autres qui étaient en construction.
Le
bâtiment d'une manufacture de thé abandonnée,
non loin de Kichanga, dans la région de Masisi, a été
utilisé pour abriter les réfugiés, occupés
à construire des huttes au même endroit.
Les
réfugiés avaient un urgent besoin d'articles non
alimentaires, notamment de toiles de plastique, de couvertures
et de savon, a indiqué le BCAH. Le HCR a confirmé
qu'il procèderait à une distribution de secours
d'urgence non alimentaires, comprenant des articles pour la
cuisson, des bidons et des nattes (de paille).
Des
préoccupations ont été exprimé concernant
des conflits possibles entre réfugiés et habitants
de cette zone. Si les deux camps du Rwanda - où habitaient
presque 32 000 réfugiés avant les récents
départs - étaient fermés, la population
rapatriée dépasserait alors le nombre des habitants
locaux, ce qui pourrait donner lieu à une compétition
pour les ressources locales, notamment pour la nourriture, d'ajouter
le BCAH. Le parc national de Virunga, situé à
quelques kilomètres de la manufacture, pourrait également
être menacé par les réfugiés en quête
de bois à brûler.
Dans
un déclaration faite le 5 septembre, Ruud Lubbers a exprimé
ses "graves inquiétudes" face au rapatriement
apparemment forcé des réfugiés, organisé
conjointement par le Gouvernement du Rwanda et par le Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD-Goma), un groupe rebelle
soutenu par le Rwanda.
Les
autorités locales avaient assuré le HCR de la
nature entièrement volontaire de ce rapatriement, mais
les réfugiés soutiennent être partis sous
la menace, a précisé à IRIN Ron Mponda,
représentant adjoint du HCR au Rwanda. "On leur
a dit que s'ils ne rentraient pas de leur propre gré,
la force serait employée", dit-il.
Les
réfugiés du camp de Gihembe, dans la préfecture
de Byumba, ont été prévenus par les autorités
qu'il s'agissait de leur dernière chance de retourner
chez eux en bénéficiant d'une assistance, a rapporté
le HCR. On dit aussi que les autorités locales de Byumba
leur ont donné comme date limite le 15 septembre pour
retourner chez eux.
La
plupart des réfugiés sont de l'ethnie Tutsie -
désignés comme les Banyamulenge - qui ont fui
les attaques Hutues survenues au Nord-Kivu en 1995 et 1996,
dans le sillage du génocide rwandais de 1994.
09
/ 09 / 2002
IRIN
L'article:"Joseph Kabila annonce la
reprise du dialogue intercongolais"
Le
président congolais Joseph Kabila a annoncé samedi
la reprise du dialogue intercongolais à la mi-septembre.
Prenant
la parole au Siège du parlement à Lubumbashi,
au sud-est de la République démocratique du Congo
(RDC), il a déclaré que chacun des Congolais doit
s'impliquer dans les pourparlers « qui doivent reprendre
à la deuxième quinzaine du mois de septembre ».
Il n'a pas donné le lieu où devront se tenir les
discussions.
«
Dans le souci de la réconciliation nationale, de la réunification
du territoire national et de la démocratisation des activités
politiques, nous sommes appelés à mettre sur pied
des institutions de la transition parmi lesquels un parlement
inclusif comprenant vous-mêmes [députés
actuels] et les représentants des composantes du dialogue
intercongolais, » a-t-il dit.
A
la fin du mois dernier, le ministre congolais de l'information
Kikaya Bin Karubi avait indiqué à IRIN que l'accord
de Sun City - conclu entre le gouvernement et l'ancienne faction
rebelle, le Mouvement de libération du Congo (MLC), à
l'issue de la première série de pourparlers intercongolais
- serait remplacé par un accord global prévoyant
la mise en place d'un gouvernement de transition avec partage
du pouvoir.
Kinshasa
souhaite aujourd'hui rouvrir des négociations visant
à aboutir à un accord global avec les rebelles
du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma),
soutenus par le Rwanda, le parti de l'oppostion de l'Union pour
la démocratie et le progrès social (UDPS), et
d'autres parties non signataires de l'accord de Sun City.
«
L'accord de Sun City ne sera plus appliqué tel qu'il
était stipulé, » a déclaré
Kikaya Bin Karubi à IRIN. « [Le chef du MLC] Jean-Pierre
Bemba ne sera pas, par conséquent, premier ministre à
moins qu'il ne soit désigné à l'issue des
nouvelles négociations. »
En
réponse à la déclaration de Kinshasa, le
MLC a menacé un retour à l'opposition armée.
L'article: "Kabila et Museveni signent
un accord pour le retrait des troupes"
Le
président de la République démocratique
du Congo (RDC), Joseph Kabila, et son homologue ougandais Yoweri
Museveni ont signé vendredi dernier à Luanda,capitale
angolaise, un accord visant le retrait de troupes ougandaises
de l'est de la RDC et la normalisation des relations entre les
deux pays.
L'accord
a été signé en présence des diplomates
de l'ONU, de plusieurs pays et du président angolais,
José Eduardo dos Santos qui a également apposé
sa signature.
Il
a été convenu que l'Angola sera chargé
de vérifier la mise en oeuvre de cet accord. MM. Kabila
et Museveni se sont entendus pour que leurs gouvernements respectifs
fassent régulièrement rapport de l'avancée
du processus du retrait des troupes ougandaises.
M.
Dos Santos a indiqué que son pays s'emploie à
devenir une force de la paix dans la région centrale
de l'Afrique après avoir combattu plus de quatre années
aux côtés du gouvernement congolais dans la guerre
qui l'oppose aux rebelles soutenus par l'Ouganda et le Rwanda.
A
dater du 7 septembre, jour de la signature de l'accord, l'Ouganda
aura cinq jours pour retirer ses troupes de Béni et de
Gbadolite, d'où il a déjà rapatrié
près de 2 000 soldats.
Néanmoins,
toujours en vertu de cet accord, l'Ouganda disposera de 100
jours pour achever le retrait de ses deux derniers bataillons
stationnés au nord-est de la RDC dans la ville de Bunia,
théâtre de nombreux affrontements. Les troupes
ont reçu l'ordre de rester auprès de l'ONU afin
d'assurer la sécurité des civils.
Cet
accord a été conclu à l'issue des négociations
qui se sont tenues les 14 et 15 août à Luanda entre
les délégations des deux pays, en présence
du ministre angolais des affaires étangères Joao
Miranda agissant en qualité de médiateur. Ces
discussions ont abouti à un mémorandum d'accord
signé le 15 août.
Le
Conseil de sécurité de l'ONU s'est félicité
vendredi de cet accord, mais s'est dit « extrêmement
préoccupé » par la situation prévalant
à l'est du pays et a prié toutes les parties au
conflit de cesser les hostilités immédiatement,
selon le Centre de Nouvelles de l'ONU. Le Conseil a souligné
que la fin des combats dans cette région était
nécessaire pour permettre à la mission de maintien
de la paix de l'ONU en RDC, la MONUC, d'effectuer le désarmement,
la démobilisation, la réintégration, le
retour ou la réinstallation des mouvements armés.
Parallèlement,
cet accord a été diversement accueilli par les
factions rebelles congolaises soutenues par l'Ouganda.
Jean-Pierre
Bemba, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC),
a déclaré depuis Gemena, ville du nord-ouest de
la RDC d'où il dirige son mouvement, que l'accord était
le bienvenu. Il a ajouté qu'il souscrivait à tous
les accords qui pouvaient conduire au retrait des troupes étrangères
de la RDC. Il a invité les gouvernements alliés
à Kinshasa de suivre l'exemple de l' Ouganda.
«
Nous attendons le même type d'accords avec l'Angola et
le Zimbabwe, » a-t-il souligné.
Un
autre mouvement rebelle soutenu par l'Ouganda, le Rassemblement
congolais pour la démocratie-Kisangani-Mouvement de libération
(RCD-K-ML), s'est dit pessimiste quant aux chances de réussite
de l'accord Kabila-Museveni.
«
La RDC fait face à deux Ouganda - celui de Yoweri Museveni,
qui agit à distance à partir de Kampala, et celui
de ses officiers supérieurs et soldats impliqués
dans le pillage quotidien de l'or et du diamant en Ituri [région
du nord-est de la RDC], » a commenté Kadima, commissaire
aux relations extérieures du RCD-K-ML. « Je ne
vois aucun de ces deux Ouganda appliquer ne fusse qu'une virgule
de l'accord de Luanda."
L'article: "Les groupes ethniques en
désaccord sur le retrait des troupes ougandaises"
Les
représentants des ethnies Hema et Lendu qui se battent
au nord-est de la République démocratique du Congo
(RDC) sont en désaccord sur le retrait des troupes ougandaises
de la région de l'Ituri.
Ce
désaccord n'était toujours pas résolu à
la clôture de la conférence de paix qui s'est tenue
entre les deux groupes la semaine dernière à Kinshasa.
Les
Lendu veulent le retrait immédiat des troupes ougandaises
de la principale ville de Bunia, tandis que les Hema soutiennent
le maintien de leur présence.
«Nous
privilégions la sécurité et disons que
l'Ouganda a su maintenir le calme, » a déclaré
à IRIN Pilo Kamarati, porte-parole des Hema.
En
revanche, le porte-parole des Lendu, Thewi Batsi, estime que
la « vraie paix entre nous reviendra automatiquement dès
qu'il n'y aura plus aucune présence des troupes ougandaises
qui soutiennent les Hema en Ituri ».
Malgré
leurs divergences, les deux communautés ainsi que les
autres ethnies de la région, ont signé un communiqué
final qui exige le départ des Ougandais et leur remplacement
par la police gouvernementale. Elles demeurent opposées,
néanmoins, sur la question du calendrier de ce retrait.
«L'accord
que le président Joseph Kabila et le [président
ougandais] Yoweri Museveni ont signé prévoit un
retrait progressif des troupes ougandaises et une installation
progressive de la police et de l'administration, » a indiqué
le ministre congolais des droits de l'homme Ntumba Luaba-Lumu,
qui a présidé cette conférence.
«
L'accord entre Kampala et Kinshasa prévoit une concomitance
entre le départ des troupes ougandaises et l'installation
de notre police pour éviter un vide, » a-t-il ajouté.
L'Ouganda
a officiellement retiré toutes ses forces de la RDC,
à l'exception de deux bataillons maintenus pour protéger
la sécurité des civils dans la ville de Bunia
déchirée par les conflits, a informé la
radio officielle de l'Ouganda la semaine dernière.
L'Ouganda
a signé, le 15 août, un accord de paix avec la
RDC, en vertu duquel il s'est engagé à retirer
le restant de ses troupes de RDC.
Bunia,
qui compte une population d'environ 300 000 personnes, est située
à moins de 50 km de la frontière ougandaise. Les
éleveurs Hema et les agriculteurs Lendu, se sont à
maintes reprises affrontés sur la question du contrôle
de cette région riche en minerais et bois.
09
/ 06 / 2002
IRIN
L'article: "Le Zimbabwe commence à
retirer ses troupes"
La
Mission de l'ONU en République démocratique du
Congo (MONUC) a confirmé jeudi que les troupes zimbabwéennes
ont commencé à se retirer du pays, précisant
que mercredi soir, 150 soldats quittaient Mbandaka, à
l'ouest de la RDC.
Trois
bataillons d'environ 2 400 soldats sont répartis sur
Boende, Bolomba, Mbandaka et Buburu, des villes de la province
de l'Equateur, lisait-on dans un communiqué de la MONUC.
L'armée
du Zimbabwe - qui soutient depuis quatre ans les forces gouvernementales
face aux mouvements rebelles - a commencé, le 3 septembre,
à retirer ses équipements militaires ainsi qu'un
petit contingent de troupes de Kananga, dans la province du
Kasai-Occidental.
Ces
retraits s'effectuent conformément à l'Accord
de cessez-le-feu de Lusaka et à diverses résolutions
du Conseil de sécurité qui exigent le retrait
de toutes les forces étrangères du territoire
congolais.
Le
Zimbabwe, le Rwanda et l'Ouganda sont aujourd'hui les seuls
pays à avoir maintenu un nombre important de troupes
en RDC. Cette semaine, l'Ouganda a retiré 1800 soldats
des villes de Beni et Gbadolite, mais en compte encore 2 000
à Bunia, au nord-est du pays.
A
la fin du mois de juillet, le gouvernement congolais a conclu
des accords de paix respectivement avec le Rwanda et l'Ouganda
qui ont réaffirmé leur engagement à retirer
leurs forces de la RDC.
10 / 27 / 2000
PANAFRICAN NEWS AGENCY
The article: "Minister warns DRC conflict may spread"
It is reported that the Democratic Republic of Congo’s interior
minister, Gaetan Kakudji has predicted that the war ravaging
Congo for the past two years «could embrace all of central
Africa if precautions are not taken». He also added that
the conflict «is an aggression with expansionist designs
against which no one can be protected and that the Congo is
not the only country to suffer the throes of aggression... Its
neighbours are also affected and the disarticulation of life
and the exacerbation of feelings of ethnic hatred hinder integration
in this sub-region».
Also, there has been an armed rebellion since 2 August
1998 backed by Uganda, Rwanda and Burundi against the government
of Kinshasa, causing thousands to take refuge in the countries
of the central African sub-region.