12
/ 31 / 2002
IRIN
L'article: "Des
milices rivales signent un accord de cessez-le-feu"
Les
chefs de trois milices rebelles rivales, qui se battaient le
long de l'axe Isiro-Béni, au nord-est de la République
démocratique du Congo (RDC), ont signé lundi un
accord de cessez-le-feu qui permettra, s'il est respecté,
de procurer de l'aide humanitaire dans cette zone. Cet accord,
conclu lundi dans la ville de Gbadolite (au nord du pays), est
entré en vigueur sur-le-champ.
L'entente
a été signée par Jean-Pierre Bemba, du
Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Roger Lumbala,
du Rassemblement congolais pour la démocratie - National
(RCD-N), Mbusa Nyamwisi, du RCD - Kisangani - Mouvement de libération
(RDC-K-ML), et Lena Sundh, représentante spéciale
adjointe du secrétaire général de l'ONU
dans le pays. Prenaient aussi part à la cérémonie
les ambassadeurs de la Chine, des États-Unis, de la Fédération
de Russie, de la France et du Royaume-Uni (tous des pays Membres
permanents du Conseil de sécurité de l'ONU), ainsi
que de l'Afrique du Sud et de la Belgique - l'ancienne puissance
coloniale de la RDC.
Par
cet accord, les groupes rebelles rivaux ont accepté de
stopper tous les mouvements de troupes, sauf pour se retirer
de leurs positions actuelles.
Pour
sa part, le RCD-N a été invité à
retirer ses troupes des localités de Mambasa et de Komanda,
qu'il a précédemment prises au RCD-K-ML, avec
l'aide du MLC.
Un
organisme de surveillance du cessez-le-feu sera mis en place.
Il sera composé de représentants des trois mouvements,
de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) et de l'Afrique du Sud.
Les trois mouvements ont par ailleurs convenu de démilitariser
Mambasa et Komanda. Ils ont aussi accepté que la MONUC
supervise les zones tampons séparant les forces rivales.
Les trois groupes se sont en outre engagés à cesser
de recruter des enfants soldats, à créer des conditions
favorables à la libre circulation des personnes et de
leurs biens, à assurer que l'on ne fasse aucun mal aux
employés humanitaires, ainsi qu'à enlever et détruire
les mines antipersonnel.
Des
combats entre ces milices ont éclaté le 20 décembre,
provoquant le déplacement de près de 50 000 personnes
dans les environs de Béni. Ces opérations sont
survenues trois jours après la signature d'un accord
conclu à Pretoria, capitale administrative de l'Afrique
du Sud, pour former en RDC un gouvernement comprenant toutes
les parties. La directrice de l'information de la MONUC, Patricia
Tome, a pour sa part confirmé lundi qu'il n'y avait eu
aucun nouveau combat au cours des 48 dernières heures.
12 / 19 / 2002
IRIN
L'article: "La MONUC a besoin
d'un nouveau mandat"
Amos
Namanga Ngongi, le chef de la Mission de l'ONU en République
démocratique du Congo (MONUC), a déclaré
que la mission nécessite un nouveau mandat pour accompagner
les Congolais durant la période de transition menant
jusqu'à des élections nationales.
"Le
secrétaire général de l'ONU devra soumettre
des propositions au Conseil de sécurité pour attribuer
un nouveau rôle à la MONUC", a soutenu M.
Ngongi durant un point de presse mercredi dans la capitale,
Kinshasa. Il a expliqué que la période de transition
verra la mise en place de nouvelles institutions, conformément
à l'accord de Pretoria du 17 décembre, créant
une situation qui ne correspondra plus au mandat actuel de la
MONUC.
Il
a précisé, en outre, que la MONUC ne jouerait
aucun rôle dans la création d'une nouvelle armée
nationale en RDC. "Nulle part dans le monde, les Nations
Unies n'ont été engagées dans la constitution
d'une armée nationale", dit-il. Pour ce qui concerne
la nouvelle force de police, il a précisé que
la MONUC organiserait des cours de recyclage pour les forces
conjointes de police, si une demande est reçue à
cet effet, suivant le modèle du récent programme
de formation par l'ONU pour la police civile de Kisangani.
Le
Conseil de sécurité de l'ONU a décidé
le 4 décembre, par sa Résolution 1445, d'élargir
le déploiement de la MONUC, pour faire passer son personnel
à 8 700 militaires. La mission dispose actuellement d'un
personnel en uniforme totalisant 4 309 personnes, comprenant
455 observateurs militaires, 3 803 soldats et 51 policiers civils.
Ils sont soutenus par 549 employés internationaux et
636 salariés locaux.
12
/ 18 / 2002
IRIN
L'article: "La MONUC réclame
la fin des combats dans l'axe Isiro-Béni"
Le
chef de la Mission de l'ONU en République démocratique
du Congo (RDC), Amos Namanga Ngongi, a imploré mercredi
les groupes rivaux de cesser les combats faisant rage le long
de l'axe Isiro-Béni, dans l'est du pays. Il les a en
outre exhortés à respecter la trêve qu'ils
ont conclue il y a environ deux semaines.
"Il
ne sert plus à rien de capturer un kilomètre carré
supplémentaire, maintenant qu'un accord global et inclusif
a été signé par les belligérants",
a déclaré M. Ngongi.
La
seule question bloquant encore l'entrée en vigueur de
la trêve, a-t-il ajouté, réside dans la
bataille pour Mambasa, à quelque 500 km au nord-est de
Kisangani, dans la province Orientale. Selon lui, en date de
mercredi, le Rassemblement pour la démocratie - National
(RCD-N) contrôlait Mambasa. Plus tôt, soit lundi,
le RCD-N avait capturé la localité de Kamanda,
non loin de Mambasa.
Le
RCD-N, soutenu par le Mouvement pour la libération du
Congo, combat le RCD - Kisangani - Mouvement de libération
(RCD-K-ML) dans cette zone. Les deux camps s'accusent mutuellement
d'avoir violé la trêve conclue en marge des négociations
de Pretoria (Afrique du Sud), sur la mise en place d'un Gouvernement
de transition global et inclusif en RDC.
M.
Ngongi a fait part de ses vives préoccupations à
l'égard de la situation actuelle des habitants de la
zone touchée. "Il est incroyable que l'on parle
aujourd'hui de la nécessité de fournir des secours
alimentaires à 16 millions d'habitants, dans un pays
où tout peut être cultivé", dit-il.
Il
a aussi annoncé que la MONUC avait dépêché
mercredi une équipe de quatre observateurs à Béni.
M. Ngongi a en outre fait observer qu'il est rassurant, à
cet égard, que la section humanitaire de la MONUC puisse
coopérer avec les autres organismes humanitaires, pour
assurer que les secours parviennent aux personnes dans le besoin.
L'article: "Focus on Ituri
refugees in Uganda"
[This
report does not necessarily reflect the views of the United
Nations]
Gilbert Balikya radiates enthusiasm for a cause he knows he
must support. In the sweltering heat of Rwebishengo (1.03N 30.16E),
a little remote township on the Ugandan side of the border with
the DRC, his presence as a Congolese medical doctor meets with
warm approval of his role of volunteer health worker.
Yet,
like thousands of other residents, Balikya is also a refugee,
who fled from Ituri into Uganda in August 2002.
"I
used to work as a doctor in Boga Hospital. That hospital belongs
to the Anglican church in the DRC, but in August, I and my family
had to run for our lives because of frequent attacks by Lendu
tribal militia," Balikya, a Hema, told IRIN. With his family
of 17, he now lives in Rwebishengo and is chairman of a local
initiative to settle the ever-increasing number of Hema refugees
fleeing armed groups, particularly those of the Lendu, which
ravage many parts of Ituri. Lendu militiamen burnt down his
home in Boga.
Although
his jobs of chairman and medical doctor in this border-trading
centre are unpaid, Balikya can still count himself lucky by
virtue of the fact that he is still alive.
However,
the Rev Harry Basimaki of Boga diocese was less fortunate. On
2 September, ethnic militiamen hacked him to death at Burasi,
near Semliki, six kilometres from the border with Uganda, while
he was returning to the DRC to retrieve a travel document to
enable him to travel to Kenya. "He was split into pieces
and some parts of his mutilated body were chopped off. His remains
were found in a nearby bush by some herdsmen a week later,"
said Mugenyi Bomera, a Hema chief of Bahema South, who is also
a refugee in western Uganda.
Like
Balikya and many others, Mugenyi, in spite of being a chief,
had had to flee from Ituri with 13 members of his family before
armed youths attacked and destroyed his home and property at
Bunyagu village on 6 May.
Although
there are no official estimates of the number of Congolese refugees
in western Uganda, when IRIN visited Rwebishengo, Karugutu and
Butuku, the residents estimated there were 7,000. They comprise
all categories of people, who have had to walk at least 200
km into safety with over 30,000 head of cattle.
These
refugees do not live in camps, but are scattered across neighbouring
border villages and town centres, where they rent houses or
single rooms for whole families, and receive relief assistance
from the Rev Njojo Byankya, the archbishop of Boga.
The
initial influx of refugees occurred in May 2002, coinciding
with an upsurge of fighting in Ituri. However, there has been
another influx since October, with refugees crossing with their
cattle, goats and other belongings following a resurgence of
ethnic strife in the region.
As
the number of Congolese seeking refuge in Uganda continues to
grow, the Ugandan minister of state for disaster preparedness,
Christine Amongin Akol, has warned of a looming humanitarian
crisis requiring urgent action.
Health
workers in the centres where the refugees have gathered say
the most common diseases affecting them are malaria, diarrhoea
and respiratory infections. There are almost no medical and
sanitation services available to the refugees. The Anglican
Church in Boga funds the only medical centre in Rwebishengo.
Byankya is also donating maize flour beans, salt and soap to
the refugees.
In
terms of accommodation, an average room of three square metres
costs a family of six a monthly rental of 20,000 Uganda shillings
(US $10) in most parts of western Uganda where the refugees
have settled.
The
most recent escalation of fighting between the Lendu and Hema
communities has been most extreme in the Djugu and Irumu areas
of Ituri, which respectively comprise 11 and 12 residential
centres occupied by different sub-ethnic groups of the Lendu
and Hema, as well as other peoples such as the Ngiti, Nande
and Alur, according to local sources.
Hema
refugees have tended to flee into the Ugandan districts of Bundibugyo
and Fort Portal, where they have close ethnic ties with the
Banyoro, and have settled in places such as Rwebishengo, Karugutu
and Butuku.
The
Nande, on the other hand, have fled to the North Kivu areas
of Beni and Butembo in the DRC, and to Kasese in Uganda, which
is home to their Nande cousins. The Alur, who also have cousins
in Uganda, have fled to the Aruu, Nebbi and Mahagi areas.
[The
tragedy of Ituri is examined in detail in a new IRIN Web Special
issued today and accessible on the following link: http://www.irinnews.org/webspecials/Ituri
]
12
/ 16 / 2002
IRIN
L'article: "La Libye dément
avoir envoyé des troupes dans le pays"
La
Libye a démenti les affirmations faites la semaine dernière
par le Gouvernement de la République démocratique
du Congo (RDC), l'accusant d'avoir envoyé des troupes
et des équipements militaires sur le territoire de la
RDC, le long de la frontière de ce pays avec la République
centrafricaine (RCA).
Une
déclaration rendue publique par la Commission générale
populaire libyenne pour l'Unité africaine, citée
samedi par l'agence libyenne de nouvelles Jana, soutenait que
la Libye "ne possède dans ces zones, ni forces (armées),
ni équipements de quelque sorte que ce soit". Le
texte assurait que la Libye "s'est efforcée et s'efforce
toujours d'établir la paix et de parvenir à la
réconciliation nationale en RDC", notamment par
son engagement envers de "nombreuses initiatives"
et lors de plusieurs mini-sommets africains sur ce sujet.
Le
13 décembre, le Gouvernement de la RDC aurait écrit
au Conseil de sécurité de l'ONU pour le prier
de condamner l'action de la Libye et de demander le retrait
immédiat des troupes de ce pays du territoire de la RDC.
La
démarche en question aurait fait suite à une accusation
portée le 11 décembre par Vital Kamerhe, le commissaire
du Gouvernement de la RDC délégué au processus
de paix dans la région des Grands Lacs. Ce dernier alléguait
que le Mouvement de libération du Congo (MLC) - un groupe
rebelle soupçonné de bénéficier
du soutien de la Libye - disposerait à Gbadolite de chars
d'assaut, d'armes lourdes et de munitions en vue de préparer
une éventuelle offensive contre la capitale, Kinshasa.
La
déclaration libyenne reconnaissait la présence,
en nombre limité, de soldats libyens en RCA, à
la suite d'une requête en ce sens de la part du Gouvernement
centrafricain, et conformément à des décisions
prises par la Communauté des États sahélo-sahariens
et l'Union africaine. La communication précisait toutefois
que ces troupes seraient retirées "au cours des
prochains jours", après qu'elle aient été
relevées par les forces de la Communauté économique
et monétaire de l'Afrique centrale.
12
/ 13 / 2002
IRIN
L'article: "Les
milices Maï Maï menacent d'une reprise des combats"
Les
groupes de miliciens Maï Maï de la République
démocratique du Congo (RDC) ont menacé de reprendre
les combats advenant l'adoption du projet d'accord sur le partage
du pouvoir préparé par l'équipe de médiation
dans la capitale sud-africaine, Pretoria.
"Nous
refusons de nous engager à (respecter) cet accord et
allons reprendre les hostilités si les autres constituants
adoptent ce texte", a déclaré Mahano Ge Mahano,
un représentant des Maï Maï.
L'Émissaire
spécial de l'ONU pour la RDC, Moustapha Niassé,
a soumis jeudi un document d'une vingtaine de pages intitulé
"Accord global et inclusif pour la période de transition
en RDC" au Gouvernement, aux mouvements rebelles, à
la société civile et à l'opposition non
armée.
La
société civile, l'opposition non armée
et le Mouvement pour la libération du Congo (l'un des
principaux groupes rebelles du pays) ont fait bon accueil à
ce texte exposant les dispositions de partage du pouvoir qui
s'appliqueraient au Gouvernement, au Parlement et au Sénat.
Le
Gouvernement de la RDC et un autre mouvement rebelle, le Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD), ont toutefois réclamé
des modifications au texte. "Nous trouvons qu'il recèle
des déséquilibres sur les questions fondamentales,
ce qui est bien plus important à nos yeux que le simple
partage des postes (dirigeants). Nous devons absolument amender
le texte pour pouvoir préserver la souveraineté
de notre pays. Nous avons le devoir de ne pas abandonner le
patrimoine de l'État, et ne pouvons pas abandonner le
pays (lui-même)", a déclaré Vital Kamerhe,
commissaire général du Gouvernement chargé
du processus de paix dans la région des Grands Lacs.
"Nous
avons demandé que certains principes sur lesquels les
diverses parties se sont entendues soient passés en revue
et que le partage des responsabilités soit rééquilibré
pour que nous puissions signer le document", d'expliquer
Joseph Mudumbi, représentant du RCD pour les relations
extérieures. "Si la médiation prend en compte
nos commentaires, nous signerons (le document)".
12
/ 12 / 2002
IRIN
L'article: "Le gouvernement
accuse le MLC de préparer une attaque contre Kinshasa"
Le
gouvernement de la République démocratique du
Congo a accusé, mercredi, un mouvement rebelle de préparer
une offensive contre la capitale, Kinshasa.
Le
commissaire général du gouvernement responsable
du processus de paix dans la région des Grands Lacs,
Vital Kamerhe, a lancé cette accusation contre le Mouvement
de libération du Congo (MLC) dans la capitale sud-africaine,
Pretoria, où ont repris lundi les négociations
sur le partage du pouvoir.
Il
a signalé que le MLC rénovait actuellement une
piste d'atterrissage à Zongo, qu'il faisait assembler
à Gbadolite des armes lourdes, des tanks et de l'artillerie.
«
Le MLC, soutenu par la Libye, essaie de prendre Kinshasa par
la force, » a-t-il dit, « c'est pourquoi il bloque
les négociations à Pretoria en saisissant des
prétextes auprès de certaines commissions, notamment
celles de la sécurité et de la défense.
»
M.
Kamerhe a ajouté que son gouvernement soulèverait
cette question auprès du Conseil de sécurité
de l'ONU. Le MLC dément ces accusations et accuse le
gouvernement de faire obstruction aux pourparlers sur le partage
du pouvoir.
«
Nous n'avons pas d'avions de guerre, » affirme Olivier
Kamitatu, secrétaire général du MLC. «
Nous voulons négocier et non pas poursuivre la guerre
comme le prétend le gouvernement. La preuve, c'est que
nous participons aux négociations de Pretoria. »
Il
a ajouté que toutes les parties aux négociations
sont parvenues à un accord - à l'exception du
gouvernement - sur les questions de sécurité à
Kinshasa et la protection des dirigeants politiques assurée
par les troupes de l'Union africaine lors de la période
transitoire.
La
Mission de l'ONU en RDC (MONUC) n'a, pour l'heure, reçu
aucune information soutenant les allégations du gouvernement
concernant les armes du MLC ou le soutien de la Libye en faveur
du mouvement rebelle. « Nous attendons des informations
de la part de nos observateurs sur ce sujet, » a indiqué
à la presse, le chef de la MONUC Amos Namanga Ngongi.
12
/ 11 / 2002
IRIN
L'article: "Les rebelles
conviennent d'un cessez-le-feu à Mambasa"
Trois
mouvements rebelles se disputant le contrôle de Mambasa,
en Province orientale, au nord-est de la République démocratique
du Congo (RDC) ont accepté d'observer une trêve.
Le
Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N),
le RCD-Kisangani-Mouvement de libération (RCD-K-ML),
et le Mouvement de libération du Congo (MLC) sont parties
à l'accord, a annoncé mercredi à la presse
Amos Namanga Ngongi, représentant spécial du Secrétaire
général de l'ONU en RDC.
M.
Ngongi a indiqué qu'il a rencontré, la semaine
dernière, les dirigeants des trois mouvements - Mbusa
Nyamwisi du RCD-K-ML, Roger Lumbala du RCD-N, et Jean-Pierre
Bemba du MLC - dans la capitale administrative de l'Afrique
du Sud, Pretoria. Il a ajouté que les trois hommes s'étaient
également entendus pour mettre en place un mécanisme
de surveillance du cessez-le-feu.
La
Mission de l'ONU en RDC (MONUC) fera aussi partie de cette initiative.
«
Cet accord n'est pas encore finalisé mais je suis satisfait,
car les parties ont fait montre de suffisamment de sagesse pour
mettre un terme à la souffrance des populations, »
aux dires de M. Ngongi.
Le
RCD-K-ML et le RCD-N - tous deux soutenus par l'Ouganda - luttent
depuis des semaines contre le MLC appuyant le RCD-N, pour le
contrôle de Mambasa, localité riche en minerais.
M.
Ngongi déplore qu'un tel accord de paix n'ait pas encore
été conclu pour le district de l'Ituri. «
J'ai reçu des assurances de la part du président
de l'UPC [Union du peuple congolais] selon lesquelles ils respecteront
les droits de la population et également des assurances
de protection pour les agents humanitaires qui viennent en aide
à la population, » a-t-il précisé.
Thomas
Lubanga, chef de l'UPC, qui contrôle l'Ituri, a déclaré
un responsable du Bureau de la coordination des affaires humanitaires
(OCHA) persona non grata, une décision qui lui interdit
tout accès humanitaire à la population menacée
par la famine et les épidémies.
M.
Ngongi a fait savoir qu'il se rendrait, la semaine prochaine,
dans la capitale ougandaise, Kampala, pour évoquer la
mise en place d'une commission de pacification pour l'Ituri,
aux termes de l'accord de paix signé le 6 août
par les présidents Yoweri Museveni de l'Ouganda et Joseph
Kabila de la RDC.
La
commission de pacification n'a, pour l'heure, pu être
créée car l'UPC exige que l'Ituri devienne une
province autonome.
12
/ 10 / 2002
IRIN
L'article: "Signature d'un
accord sur le rapatriement des réfugiés angolais"
L'Angola,
la République démocratique du Congo (RDC) et le
Bureau du Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés
(HCR) ont signé, lundi, un accord pour le rapatriement
volontaire de 193 000 réfugiés angolais exilés
en RDC, selon un responsable du HCR.
«
Les deux gouvernements ont accepté de traduire, en termes
clairs et écrits, leur engagement commun à assurer
la sécurité des réfugiés qui acceptent
de rentrer, » a indiqué à IRIN, Ngoladje
Kapra Mbaijol, le délégué régional
du HCR regional en RDC. « En signant cet accord, la RDC
s'engage à protéger ceux qui ne seraient pas prêts
à rentrer chez eux. »
L'accord,
signé dans la capitale de la RDC, Kinshasa, marque le
démarrage d'une opération qui pourra se réaliser
dans la première moitié de l'année 2003.
Certains de ces réfugiés vivent en RDC depuis
25 ans. Le HCR, ses partenaires humanitaires et le gouvernement
angolais vont préparer pendant cette période la
réinsertion des réfugiés qui seront rentrés
chez eux, dont la plus grande partie ont fui des décennies
de guerre dans leur pays.
«
Nous ne voulons pas que les populations qui ont fui leur pays
à cause des drames psychologiques, rentrent encore vivre
d'autres drames, » a commenté Joao Batista Mawete,
ambassadeur de l'Angola en poste en DRC.
Le
HCR estime à 70 000 le nombre de réfugiés
angolais provenant des pays voisins qui sont rentrés
chez eux. « Le quart - soit 18 000 - sont venus de la
RDC," a dit Mbaijol.
La
RDC est le deuxième pays à abriter le plus grand
nombre de réfugiés angolais. La Zambie vient en
tête avec 211 000 réfugiés angolais. La
Namibie en accueille 25 000 et l'Afrique du Sud 10 000. Certains
se sont aussi réfugiés en République du
Congo.
12
/ 09 / 2002
IRIN
L'article: "Le RCD-Goma
ferme une station de radio"
Les
rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie
(RCD-Goma) ont fermé, dimanche, une station de radio
de Bukavu, dans le Sud-Kivu, après la diffusion d'un
programme qui critiquait la décision des autorités
rebelles d'imposer le port de plaques d'immatriculation sur
tous les véhicules.
Dans
un communiqué protestant contre la fermeture de Radio
Maendeleo (Radio Progrès), le secrétaire général
de l'Observatoire des conflits pour la paix en Afrique des Grands
Lacs, Lufungulo Safari, a déclaré que le RCD-Goma
devait respecter le droit à la liberté d'expression
et cesser de placer les « interêts égoïstes
» avant ceux du bien commun.
La
station, lisait-on dans ce texte, avait diffusé les déclarations
de personnes estimant que la décision d'imposer de nouvelles
plaques d' immatriculation était inopportune et couteuse,
et n'avait eu aucun effet positif sur les habitants de la République
démocratique du Congo. Le RCD-Goma a saisi la bande d'enregistrement
de ce programme à l'issue de sa diffusion, a précisé
M. Safari.
12
/ 05 / 2002
IRIN
L'article: "La
MONUC sera considérablement renforcée"
La
force de la Mission des Nations Unies en République démocratique
du Congo (MONUC) sera élargie. Elle comptera désormais
un personnel de 8 700 militaires et développera sa présence
dans l'est du pays.
L'ONU
a annoncé mercredi l'adoption à l'unanimité
par le Conseil de sécurité d'une résolution
souscrivant à un "nouveau concept" d'opérations
pour la MONUC. Cette approche comportera le déplacement
vers l'est des principales activités de la force et un
renforcement considérable de ses capacités militaires,
par la création d'un "poste avancé"
composé de deux solides corps expéditionnaires,
maintenus en garnison à Kindu et Kisangani.
La
Mission assurera la sécurité dans les sites utilisés
pour les processus de désarmement, démobilisation
et réintégration. Elle aidera à détruire
les armes et munitions saisies et poursuivra la surveillance
du retrait des troupes étrangères de la RDC. En
outre, des unités fluviales appuieront la réouverture
de la navigation commerciale sur le fleuve Congo, d'ajouter
l'ONU.
La
MONUC compte actuellement une force de 4 309 employés
en uniforme, comprenant 455 observateurs militaires, 3 803 soldats
et 51 policiers civils. Ils sont appuyés par un personnel
civil composé de 549 employés internationaux et
de 636 salariés locaux.
Dans
un développement séparé, lors d'un entretien
tenu mardi avec le chef de la MONUC, Amos Namanga Ngongi, le
leader rebelle Thomas Lubanga a promis d'assurer la sécurité
des employés humanitaires oeuvrant dans le district d'Ituri,
au nord-est de la RDC.
"M.
Lubanga [dirigeant de l'Union des patriotes congolais] a réagi
positivement et promis de fournir des garanties sécuritaires
aux ONG qui travaillent dans la région", a déclaré
le porte-parole de la MONUC, Hamadoun Touré. Il a ajouté
qu'en vue de désamorcer les tensions dans la région,
un coordonnateur humanitaire de l'ONU sera aussi désigné
pour travailler à Bunia.
Le
Conseil de sécurité a par ailleurs prié
toutes les parties de coopérer à la mise en place
de la Commission de pacification de l'Ituri. Le Conseil a aussi
demandé au secrétaire général de
l'ONU, Kofi Annan, d'accroître la présence de la
MONUC dans cette zone.
L'article: "La
MONUC vérifiera le retrait effectif des troupes rwandaises"
La
Mission des Nations Unies en République démocratique
du Congo (MONUC) a dépêché mercredi des
observateurs à Bukavu, au Sud Kivu, pour enquêter
sur la prétendue présence de soldats rwandais
dans la région à la suite de leur retrait officiel,
en octobre.
"Les
observateurs sont chargés de vérifier les allégations
relatives à une présence militaire des Rwandais,
ou à un retour des troupes rwandaises dans certaines
zones", a déclaré mercredi le porte-parole
de la MONUC, Hamadoun Touré. Les enquêteurs seront
basés à Lodja, dans le Kasaï occidental,
et à Lubutu, dans la province de Maniéma.
M.
Touré signale que les mécanismes de vérification
prévus dans l'accord de paix de Pretoria, signé
le 30 juillet par les présidents Joseph Kabila de la
RDC et Paul Kagamé - accord par lequel le Rwanda s'engageait
à retirer ses troupes du territoire de la RDC - sont
composés de représentants de l'Afrique du Sud
et de la MONUC.
Une
seconde délégation d'observateurs sera dépêchée
la semaine prochaine dans d'autres zones de la RDC, où
des habitants locaux ont signalé la présence de
troupes rwandaises, a-t-il ajouté. Le Gouvernement de
la RDC a, pour sa part, appuyé ces affirmations.
Le
Rwanda a annoncé le 5 octobre avoir achevé son
retrait de la RDC. La MONUC a confirmé avoir recensé
le départ de 20 941 soldats rwandais, sur les 23 760
dont le commandement militaire rwandais avait reconnu la présence
dans le pays. La Mission de l'ONU a aussi confirmé que
les Rwandais étaient partis avec leurs armes de combat,
de larges quantités de munitions, mitraillettes, lance-roquettes,
lance-grenades propulsés par roquettes, des mortiers,
des véhicules blindés, ainsi que des armes anti-aériennes.
Les
militaires rwandais ont expliqué que ce déficit
de 2 819 soldats comprenait ceux qui se trouvaient, lors du
retrait, soit en permission, à l'entraînement ou
avaient été affectés à d'autres
tâches.
12
/ 03 / 2002
IRIN
L'article: "Deux
groupes rebelles suspendent leur participation aux pourparlers
de partage du pouvoir"
Deux
factions rebelles qui se combattent dans le nord de la République
démocratique du Congo (RDC), ont suspendu leur participation
aux pourparlers de partage du pouvoir qui se déroulent
dans la capitale administrative de l'Afrique du Sud, Pretoria.
Le
Rassemblement congolais pour la démocratie - Kisangani
- Mouvement de libération (RCD-K-ML), dirigé par
Mbusa Nyamwisi, et le RCD-National (RCD-N) de Roger Lumbala,
ont annoncé durant le week-end leur retrait de la négociation
d'un accord de paix pour mettre en place un gouvernement d'unité
nationale.
Ces
factions rivales, soutenues toutes les deux par l'Ouganda, ont
repris les combats après que le RCD-K-ML ait violé
l'accord de cessez-le-feu signé il y a deux semaines
dans la capitale ougandaise, Kampala. Les deux groupes se combattent
pour le contrôle de Bafwasende, Mambasa et d'autres territoires
riches en bois et en minéraux tels que l'or, au nord-est
de Kisangani, dans la province Orientale. Le RCD-N est par ailleurs
appuyé par le Mouvement pour la libération du
Congo, de Jean-Pierre Bemba.
Avant
de se retirer des pourparlers, M. Lumbala a proposé que
le président gabonais, Omar Bongo, remplace l'actuel
médiateur, l'Envoyé spécial de l'ONU en
RDC, Moustapha Niassé. M. Lumbala a aussi réclamé
une "stricte égalité de représentation
des entités présentes aux pourparlers".
Le
RCD-K-ML, qui contrôle actuellement Mambasa, a été
le premier à annoncer son retrait des pourparlers, le
29 novembre. "Nous avons quitté parce que le cessez-le-feu
n'est pas observé, que le médiateur ne tient pas
compte de la réalité sur le terrain, et que l'ONU
ne respecte pas les positions tenues après le désengagement,
conformément au plan de Kampala", a déclaré
à IRIN Kolosso Sumahili, secrétaire général
du groupe.
Le
Représentant spécial du secrétaire général
de l'ONU pour la RDC, Amos Namanga Ngongi, a contacté
les divers chefs rebelles pour organiser une rencontre, le 7
décembre. "Mambasa change fréquemment de
mains. Nous devons absolument travailler pour arrêter
ce massacre inutile", dit-il.
Dans
un développement séparé, le président
de la RDC, Joseph Kabila, a déclaré lundi que
son gouvernement favorise la tenue d'une conférence internationale
sur la paix, la sécurité, la démocratie
et le développement dans la région des Grands
Lacs.