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Instrumentalisation
du concept ethnique par l'homme politique congolais Norbert
GAMI Résumé Les années 2000 et 2001 ont été marqué par une préparation à un retour à la vie démocratique. Les conflits ethniques sont masqués par les déclarations des différents leaders politiques partisans ou non du boycott du processus électoral en cours. En effet, les conflits
ethniques actuels ne sont que la continuité ou la résurgence
des antagonistes entre les leaders politico-ethniques des partis politiques
Congolais. La construction de ces partis se fonde sur un schéma
ethnique, tribale ou régional en premier. Nous analyserons
les conflits ethniques en 2000 en 2001 au Congo-Brazzaville avec ce regard
sur le passé pour mieux comprendre le présent et peut être
anticipé sur l'avenir. Nous essayerons de faire une analyse le plus impartialement possible en adoptant le profil "ethique" de l'anthropologue dans ce genre d'exercice. On ne peut envisager l'avenir sans tenir compte du passé. Ainsi, nous reviendrons sur l'histoire politique du Congo depuis les émeutes de 1959 jusqu'à cette période récente caractérisée par le dialogue nationale sans 'exclusive' (11 au 14 avril 2001). Bref aperçu
sur le Congo-Brazzaville La République du Congo-Brazzaville est située en Afrique Centrale à cheval sur l'équateur. La capitale Brazzaville est bâtie au bord du fleuve dont le pays porte le nom. Deux tiers des Congolais vivent en milieu urbain selon VENNETIER ( 1977). D'après les estimations de 1997 (Encyclopédie, 2000), 70% de la population se concentre dans le sud du pays. Le Congo est limité dans sa partie nord par la République Centrafricaine, le Cameroun à l'ouest par le Gabon à l'est et au sud Par la République Démocratique du Congo et l'Angola (enclave du Cabinda). Cette population inégalement répartie sur l'ensemble du territoire, selon les groupes ethniques est l'objet de sollicitations de la part des hommes politiques. Ces derniers s'appuient sur le groupe ethnique pour gagner les élections ou influencer le cours de celles-ci. Ces conflits ethnico-politiques ont fait perdre sur le plan économique au pays son rôle de transit des produits divers d'exportation ou d'importation vers la République Centrafricaine et du Tchad. Il ne est de même de l'évacuation du bois de la partie Nord du pays qui se fait par le Cameroun en lieu et place du fleuve Congo et le chemin de fer Brazzaville Pointe-Noire. Le Congo en chiffres Superficie
: 342.000 km2
Tableau 1 : Composition ethnique par grands groupes et sous-groupes
La notion de tribu
reviendra souvent dans nos analyses. Nous retiendrons qu'une tribu est
composée de groupes plus réduits, tels que les clans.
.Tableau 2 : Ethnie et occupation de la Présidence du Congo de l'indépendance à ce jour L'analyse
des conflits ethniques actuels (année 2000 et 2001) ne peut se
comprendre sans un bref rappel historique des conflits et grands événements
qui ont marqué le Congo depuis la période coloniale et post-coloniale. En effet,
face au manque de culture démocratique des Congolais, aux partis
politiques sans idéologie et recrutant les membres de base dans
le groupe ethnique, il n'était pas surprenant d'assister aux dérives
de 1959, 1963, 1968, 1977, 1993, 1997, 1998 car le fanatisme ethnique
(ethnocentrisme) quelque soit la cause l'emporte sur l'esprit de la nation. Le Congo
n'est pas à son premier conflit politico-ethnique. Les hommes politiques
actuels furent pour beaucoup les acteurs des conflits qu'a vécu
le pays avant et après les indépendances. Ils continuent
à se régler les comptes par le peuple interposé.
Des efforts restent à fournir par tout Congolais en particulier
ceux qui s'engagent à conduire les destinés du pays (homme
politique). Le Congo-Brazzaville qui se remet à peine des trois dernières guerres civiles meurtrières de Novembre 1993, juin 1997 et décembre 1998 n'a pas connu de conflits ethniques majeurs en 2000 et 2001, mais plutôt des événements conduisant à retrouver la paix et la sécurité dans le pays. Néanmoins quelques conflits mineurs ont subsisté suite aux méfiances des différents acteurs. Les années 2000 et 2001 ont été marqué par une préparation à un retour à la vie démocratique. Les conflits ethniques sont masqués par les déclarations des différents leaders politiques partisans ou non du boycott du processus électoral en cours. En effet, les conflits ethniques actuels ne sont que la continuité ou la résurgence des antagonistes entre les leaders politico-ethniques des partis politiques Congolais dont la construction est basée sur un schéma ethnique, tribale ou régional. 2000 (14
février) : publication du décret du Président de
la république sur la mise en place d'un comité exécutif
du comité de suivi des accords de cessez-le-feu et de cessation
des hostilités. La résistance
ici est vu sous l'angle tribale de l'éternel division Nord-Sud
qui existe au Congo. Il faut résister a la domination d'un leader
Nordiste sur le Sud. Voici a ce propos l'analyse d'un lecteur dans le
journal Observateur du Congo : "
Il ya deux formes de tribalisme
au Congo : le " macro tribalisme " et le " micro tribalisme
" . Le premier divise le Congo en deux zones géographiques
et oppose le nord, avec le groupe Mbochis-Boubangui, au sud avec le groupe
Kongo sous l'arbitrage du groupe Téké au centre. Les populations
de cette partie sud du pays ont souffert durant ces hostilités
post-guerre du 5 juin 1997. L'activité économique était
paralysée. La capitale Brazzaville en payait aussi un prix lourd.
2000 (mai) : Bernard Kolélas est condamné à mort par contumace par la justice Congolaise à la suite d'un procès pour " tortures et séquestrations " commises dans les prisons privées de ces milices Ninjas. Cette condamnation, n'arrange pas la situation des conflits au Congo. Kolélas reste jusqu'à preuve de contraire le seul leader charismatique de la région du Pool donc du peuple Lari. Kolélas incarne pour les Lari les idées du prophète André Grenard Matsoua qui fut l'un des rares Congolais qui a eut le mérite de s'opposer avec courage à la colonisation Française. Kolélas est considéré par ses partisans comme un messie. La popularité de Bernard Kolélas au Congo n'est pas à négliger. Car ce dernier est arrivé en deuxième position à l'élection Présidentielle de 1992 derrière le Président élu Pascal Lissouba. Le parti politique de Kolélas, le Mouvement Congolais pour le Développement Intégral (MCDDI) a remporté 29 sièges au élections législatives de 1992 alors que le Parti Congolais du Travail de Denis Sassou Nguesso n'en avait que 20 (source http://www.brazzaville-adiac.com, voir tableau en annexe). Cette condamnation par une justice qualifiée à tort ou à raison par les opposants Congolais en exil de partial, loin de renforcer l'unité nationale vient au contraire renforcer les rancurs ethniques Nord-Sud, plus précisément Mbochi-Lari. Car les émeutes de 1959 entre les Mbochi (Nord) et les Lari et Bembé (Sud) ont laissé des séquelles. L'attitude des Ninjas (milice de Bernard Kolélas) pendant et après la guerre de 1997 le confirme. Ils n'ont pas hésiter à assassiner leurs frères Lari qui collaboraient avec le pouvoir de Sassou. " Parallèlement à ce face-à-face entre Ninjas et forces gouvernementales, les premiers allaient, depuis le Pool et sur tout leur passage, exécuter toutes les personnes de leur ethnie reconnues comme collaborateurs du régime " (Francis Laloup, Nouvel Afrique Asie, numéro 113, février 1999) 2000 (août) :Relance du premier train marchandise entre Brazzaville et Pointe-Noire. L'occupation
par les milices rebelles des cinq régions dans le sud Congo a beaucoup
paralysé l'activité économique tant dans la capitale
Brazzaville et les quatre régions dont l'une est qualifiée
de grenier du Congo. Il s'agit de la région du Niari dont est originaire
l'ancien Président Lissouba. La fermeture
du chemin de fer Congo-Océan a provoqué la hausse des prix
des denrées alimentaires à Brazzaville en particulier les
vivres frais " Poisson de mer, Poulet
" et certains produits
agricoles produits par les ethnies du sud (Bembé, Kamba, Ndondo,
Yombé, Kuni, Punu
) tels que : bananes plantain, arachides
En
effet, le transport de ces denrées en provenance de Pointe-Noire
se faisait par avion en remplacement du train. 2000 (novembre): Le comité de suivi remet son rapport au Président de la République et au médiateur International. Le rapport conclut que les conditions sont réunies pour organiser le dialogue nationale sans exclusive, recommandé par l'article 13 des accords de Brazzaville. 2000 (1er décembre) : 13 000 armes ramassées auprès des anciens miliciens Cobras (de Denis Sassou-Nguesso), Ninjas (de Bernard Kolélas), Zoulou, Cocoyes (de Pascal Lissouba) dont 12 000 démobilisés. 2000 (décembre): campagne d'explication d'amendements du projet constitution dans les villes et l'intérieur du pays. Cette constitution tire les leçons des guerres ethnico-politiques que vit le Congo avant et après son indépendance en 1960. Un accent particulier est mis sur les qualités non tribale d'un parti politique. Voici en résumé quelques articles de ce projet de constitution. Art. 51 : Le parti politique est une association dotée de la personnalité morale qui rassemble des citoyens autour d'un projet de société démocratique dicté par le souci de réaliser l'intérêt général. Art. 52 : Les partis politiques ont un caractère national et ne sauraient s'identifier dans la forme, dans l'action ou, d'une manière quelconque, à une ethnie, à un département, à une religion ou à une secte. Art. 53
: Les partis politiques sont reconnus conformément à la
constitution et à la loi. Sont passibles de dissolution les partis politiques qui, dans leur fonctionnement, ne se conforment pas aux principes énoncés ci-dessus. 2001 (3
janvier): Relance de la circulation du premier train passagers entre Brazzaville
et Pointe-Noire après deux ans d'interruption. 2001 (17
mars-14 avril): Début de lancement officiel du dialogue national
sans exclusive à Brazzaville par le Président Omar Bongo
(Gabon, Médiatuer International) et Denis Sassou Nguesso (Président
auto-proclamé du Congo) en l'absence des poids lourds de l'opposition
Congolaise (Pascal Lissouba, Bernard Kolélas, Jacques Joachim Yhombi
Opango
). N'empêche
que dans les quartiers sud de Brazzaville ou Kolélas est très
populaire et est affectueusement appelé Ya Bekol, les habitants
attendaient son arrivée, comme le témoigne François
Katendi (Africa international, N°344, juin 2001) "
Viendra
? viendra pas ? Jusqu'à la dernière minute, beaucoup d'habitants
des quartiers sud de Brazzaville ont guetté la présence
de l'ancien Premier ministre, Bernard Kolélas
" Même si dans la région du Pool (dont Bernard Kolélas est originaire) certains mouvements de la jeunesse telle que l'Association des Jeunes Ressortissants du Pool (AJRP) tiennent des propos très durs envers Kolélas " par rapport à ce que la région du Pool a subi, les jeunes ont pris position face à la politique sanguinaire de Bernard Kolélas. " extrait de l'interview de Didier Clotaire Boutsindi, Président exécutif de l'AJRP dans le journal la Nouvelle République numéro 015 du 20 mars 2000. On peut s'interroger sur le poids réel de ce genre d'association, au regard de l'enracinement historique, ethnique du mouvement politique de Bernard Kolélas. N'est-il pas considéré à tort ou a raison par ses partisans comme le seul qui perpétue le souvenir de André Matsoua, prophète libérateur comme l'écrit François Soudan (Jeune Afrique l'Intelligent numéro 2070 du 12 au 18 septembre 2000). 2001 (31 août): Les autorités du Parlement de transition sous la pression des ONGS de défense des Droits de l'homme dont l'OCDH " Observatoire Congolais des Droits de l'Homme " et certaines familles des disparus, instituent une commission d'enquête pour faire la lumière sur les allégations de disparitions de personnes lors des guerres civiles. 2001 (2
septembre): Adoption par le CNT " Conseil National de Transition
: Parlement de transition " après amendement du projet de
la nouvelle constitution proposé par le gouvernement. 2001 (Octobre): Le pasteur Ntoumi annonce sa sortie du maquis pour regagner Brazzaville. Le pasteur Ntoumi était retranché dans son fief de Mihété à Vindza (Région du Pool) avec une poignée de miliciens Ninzas. 2001 (4 novembre): Médecins sans frontières dans un ouvrage consacré à la guerre civile de 1998, dénoncent les cruautés et humiliations subis par les civils qui furent massives. De même que les expulsions, déplacements forcés, pillages, brutalités, tueries, exécutions sommaires, viols. Ces exactions sont attribuées aussi bien aux forces régulières qu'aux miliciens de toutes appartenances. 2001 (17 décembre): Adoption du calendrier des élections générales : référendum sur le projet de la nouvelle constitution (20 janvier 2002), élection présidentielle en mars et avril, législatives, locales et sénatoriales en mai et juin. 2001 (28 décembre): L'ancien Président Pascal Lissouba est condamné par contumace par la justice Congolaise à 30 ans de travaux forcés pour " haute trahison ". 2002 (5 janvier): Une dizaine de partis appellent au boycott du référendum du 20 janvier en raison de l'absence de transparence du processus électoral. 2002 (20 janvier): Référendum nationale sur l'adoption de la nouvelle constitution. Le oui l'a emporté avec 85% des suffrages selon le gouvernement Congolais. L'opposition tant intérieur qu'extérieur rejette les résultats de ce scrutin. 2002 (10 mars) : élection présidentielle, on note le désistement au dernier moment du principal challenger de Sassou Nguesso, André Milongo. Ce dernier explique sa décision par le manque de transparence.
1- Le conseiller à la sécurité du Pasteur Ntumi agressé par la garde Républicaine le samedi 11 novembre 2000 à Brazzaville Ce dernier à Brazzaville pour vérifier les conditions de sécurité en vue de la sortie éventuelle du (Journal La Rue n° 317, 20 novembre 2000) Révérend Pasteur Ntumi attendu à Brazzaville. Cela s'explique par la méfiance qui règne encore entre les anciens miliciens Cobras de Sassou Nguesso et les Ninjas de Bernard Kolélas. 2- Le grand Baobab de Kindamba (région du Pool, Sud-Congo) est tombé : le sage Milongo a-t-il été empoisonné ? Le Président
du comité des sages de Kindamba fervent défenseur de la
pacification de la région du Pool est décédé
le 14 novembre 2000 d'une brusque maladie. 3- La guerre des sardines a failli embraser Boko (localité située dans la région du Pool) Il y aurait
au sein de la force publique une ségrégation manifeste entre
les " vrais militaires ", bien nourris, et les " anciens
miliciens " qui traînent continuellement l'estomac dans les
talons. 4- Représailles à Mindouli (Région du Pool), morts et blessés Une altercation
entre un militaire et un Ninja (milicien de Bernard Kolélas) qui
en seraient arrivés aux mains, puis usage des armes à feu
Un groupe de Ninjas seraient sortis de la forêt en représailles
rafalant à l'aveuglette. Ces incidents témoignent de la méfiance persistante entre les différentes milices, les populations du Nord et du Sud. Toutefois leur influence est le plus souvent circonscrite à une localité et vite arrangée. Effets transfrontaliers du conflit Congolais (cas du Gabon) Mais le conflit Congolais avec ces lots de réfugies au Gabon est à l'origine du malaise Gabonais comme le témoigne ce commentaire : Insécurité,
Peur sur le Gabon : Lissouba frappe ! Le réfugié Congolais reçu comme parent par les populations du Sud-Est Gabon devient à la durée (longue) du séjour un invité encombrant et suspect de poser des actes de banditisme. En effet,
s'est en s'appuyant sur les liens claniques et lignagères que la
plupart des réfugiés du Sud-Ouest Congo (régions
du Niari, Bouenza, Lékoumou voir Kouilou) ce sont retrouvés
dans les régions de la Nyanga, Moyen Ogooué et Haut-Ogooué
(Gabon). Le Congo
souffre depuis très longtemps avant l'accession à l'indépendance
et jusqu'aujourd'hui de deux formes de tribalisme, le " macro tribalisme
" et le " micro tribalisme " définit par Alphonse
Mabiala (Journal Observateur n° 39 du 23 au 29 mars 2000)de la manière
suivante : Le second micro tribalisme, bien que moins voyant, n'en demeure pas moins virulent. Celui-ci oppose au sein d'un même groupe, des sous-groupes linguistiques. Tel est le cas de la contradiction qui oppose dans le Pool les Laris aux Kongo, dans la cuvette les Kouyous aux Mbochis, dans les Plateaux les Nzikou aux Boma, dans le Kouilou les Mvilis aux Bayombés, et dans la Bouenza, les Kamba-Ndondo aux Bembé. Depuis longtemps, l'homme politique a court d'idées et de vrais projets réalistes pour le développement du pays, profite de l'inculture démocratique des Congolais, de la fibre ethnique pour accéder au plus haut sommet de l'Etat. Tous les
partis politiques sont d'abord des partis ethniques. Ainsi, l'ethnie soutient
première son leader peu importe sa vision globale pour le développement
du Pays.
Tableau
3 : Résultats des élections législatives Congolaises
de 1992 Cela peut s'expliquer par les affinités ethniques d'une part car Lissouba de l'ethnie Nzabi fait partie du M'Bede-Nzabi qui a des ramifications chez les M'béti de la Cuvette-Ouest, le groupe Téké qui est aussi proche des Nzabi s'est naturellement allié à ce leader. D'autre part ce succès s'explique par la personnalité scientifique et politique de Lissouba qui est le premier Professeur en sciences au Congo et ancien premier ministre de Massamba Débat. Ces amis du nord ce sont alliés à lui pour encourager l'ouverture démocratique du pays. Mais, il y a aussi la vengeance des habitants de la région de la Cuvette-Ouest sur ceux de la Cuvette centrale dont appartient Denis Sassou Nguesso, car ils s'estimaient abandonnés et que tous les projets ou action de développement ne se faisaient que dans la cuvette centrale (zone dont étaient originaires les Présidents N'Gouabi " 1968-1977 ", Yhombi " 1977-1979 " et Sassou " 1979-1992 "). Actuellement
et peut être pour longtemps encore, la création et le rayonnement
d'un parti politique au Congo se résume à la possession
d'un forte base ethnique ou tribale et ensuite des moyens financiers. L'adhésion
derrière un homme politique est d'abord ethnique et surtout pour
satisfaire les besoins matériels personnels. La suspicion entre Congolais est très grande a en témoigné par ce commentaire tiré d'un journal Congolais : (Kantal Ignongo-Mbele .Aujourd'hui plus qu'hier, la fracture tribale s'est agrandie ; le séisme tribal doit être à sept (7) de degré sur l'échelle de Monseigneur Nkombo. Le pays est gangrené par un mauvais esprit, celui de la géopolitique de la tribu-classe Tel ou tel est considéré comme représentatif selon qu'il peut rallier 5%, 10% ou 50% de sa base régionale autour de son nom ( Journal Observateur n° 39 du 23 au 29 mars 2000) Cette culture
du tribalisme est très ancré chez le l'homme politique Congolais
dans le discours d'unité nationale destiné à plaire
aux observateurs extérieurs contrastent avec les faits qu'ils posent
au quotidien. L'atténuation de ce fléau ethnique passe par le courage des hommes politiques animés d'une vision écologique pour le Congo sans haine ni revanche pour redéfinir les critères de reconnaissance d'un parti politique a rayonnement national et non régional comme nous le vivons maintenant. La nouvelle
constitution dans ces articles 51, 52, 53 met un accent sur le fait ethnique
mais reste vague dans la désignation des critères d'un vrai
parti national. Au vu de
ce passé très sombre, il ressort qu'il faut au Congo des
hommes politiques intègrent, animer d'un réel souci de faire
oublier au Congolais ces événements tristes et de réfléchir
pour garantir un pays sain aux générations futures. Journaux nationaux Eveil d'Afrique, 2000 (N° 000, octobre) : Regard sur l'indépendance au Congo et en Afrique francophone (Urbain Ockh), p2. Nouvelle République, 2000 (N° 015, 20 mars) : Vendredi noir pour la population de Nkayi (Mwana-Nsuka), p6; La jeunesse dit non à la mort (Raoul Toualakassa), p6 ; Brouille entre les membres du comité de suivi des accords de paix (Aurélien-Desprès Taty), p2. Observateur, 2000 (N° 039, 23-29 mars) : Congo, la crise de croissance " Associer les sorciers ; Remettre le pays à Dieu ", article de Sylvia Dalouoni, p5 et l'Editorial de G.S. Ongouya : De l'intolérance, p1. Semaine Africaine, 2000 (N° 2303, 29 mars) : De la dernière guerre à la recherche de la paix ! (J. Nsoni), p6-7 Rue " Bala bala ", 2000 (N° 333, 28 mars) : Le dialogue, ce filtre par lequel on veut transformer la victoire militaire en victoire politique, p1-2 et 4 ; L'opposition congolaise absente au dialogue national sans exclusive (Bakoumasset), p3. Rue " Bala bala ", 2000 (N° 317, 20 novembre) : Pour une affaire de sardines, le ciel de Boko envahi par une armada d'hélicoptères de combat (Bakoumasset) p4, Le conseiller à la sécurité du Pasteur Ntumi agressé par la garde Républicaine (Nostradamus), p3 ; Le grand baobab de Kindamba est tombé, p3 ; Liste des projets économiques réalisés par le Président Alphonse Massamba-Debat (F. Matoko), p6. Journaux Gabonais Jeunesse Action, 2001 (N° 12, juillet), Bimensuel Gabonais d'informations : Peur sur le Gabon : Lissouba frappe ! (Hortense Matsanga), p7. Union, 2000 (N° 7195, 30 décembre), Quotidien Gabonais d'informations : Omar Bongo choisi comme médiateur, p.1. Journaux Internationaux Africa International, 2000 (N° 330, janvier - décembre) : Interview de Brenard Kolélas " Le Président Sassou n'est pas sincère " (Propos recueillis par Rachid N'diaye), pp36-37-38-39 Africa International, 2000 (N° 333, avril) Congo, la négociation ou la mort (article de Rachid N'diaye), p22-23. Africa International, 2000 (N° 344, juin) : Congo-Brazzaville : Kolélas fait-il peur ? (François Katendi), pp20-21 AfriquEducation, 2001 (N° 82-83, avril) : Cap sur la réconciliation nationale, Denis Sassou Nguesso dit comment (Jean-Paul Tedga), pp12-13-14 AfriquEducation, 2000 (N° 70, juin) : Dialogue nationale Congolais, les masques tombent Raymond Timothée Mackitha), pp23-24 AfriquEducation,
2000 (N° 70, juin) : Conflit Congo-Brazzaville ; pourquoi le Gabon
est menacé (pp23-24
Jeune Afrique l'Intelligent, 2000-2001 (N° 2085-2086, 26 décembre 2000 au 8 janvier 2001) : Denis Sassou Nguesso " Le Président, c'est moi. " (François Soudan) pp40-46 Jeune Afrique l'Intelligent, 2001 (N° 2094, 27-février au 5 mars) : Congo A l'heure du dialogue (Jean-Dominique Geslin) pp24-26 Jeune Afrique l'Intelligent, 2001 (N° 2102-2103, 24 avril au 7 mai) : Congo. Retrouvailles à Brazza (Jean-Dominique Geslin) pp15-16 Jeune Afrique l'Intelligent, 2001 (N° 2110, 19 au 25 juin) : Congo. Qui paye ses dettes (Jean-Dominique Geslin) pp78-80 Jeune Afrique l'Intelligent, 2000 (N° 2035, 11 au 17 janvier) : Congo-Brazzaville La paix des braves (François Soudan) pp8-10 Jeune Afrique l'Intelligent, 2000 (N° 2070, 12 au 18 septembre) :Un Africain du siècle : André Matsoua, le messie du peuple Congo (François Soudan) pp 96-97 Jeune Afrique l'Intelligent, 2001 (N° 2126, 9 au 15 octobre) : Congo, la bataille des urnes est lancée (Jean-Dominique Geslin) pp38-40 Jeune Afrique l'Intelligent, 2000 (N° 2033-2034, 28 décembre 1999 au 10 janvier) : Congo-Brazza. La paix sous conditions (Jean-Dominique Geslin) p17. Nouvel Afrique Asie, 2001 (N°144, septembre) : Congo-Brazzaville Ce qui menace la reconstruction (Francis Laloupo), pp12-14 Sites Web http://www.brazzaville-adiac.com http://www.multimania.com/ocdh/infos.html : site de l'Observatoire Congolais des droits de l'Homme (O.C.D.H) Site du Cerdec : Cercle d'études pour le retour à la démocratie au Congo http://fr.encyclopedia.yahoo.com
Bref rappel historique 1880 (10 septembre): Signature du traité entre Savorgnan de Brazza et le Roi Téké Makoko 1880 (3 octobre) : Création de Brazzaville 1926 : André Grenard Matsoua (Prophète et libérateur du peuple 'Lari " du colonialisme) fonde a Paris l'Amicale, une association mutualiste des originaires de l'Afrique centrale, 1929 : Arrestation a Paris et transfert a Brazzaville de Matsoua et ses 5 compagnons alors que son association connaît un succès à Brazzaville, Pointe-Noire et Léopoldville (Kinshasa), 1930 (avril) : Matsoua est condamné après un procès à Brazzaville, 3 ans de prison ferme et 10 ans de déportation au Tchad, 1941 (février) : Matsoua est condamne a la prison a perpétuité et incarcéré à Mayama une localité de la région du Pool au sud Congo. Ceci après sa fuite en 1935 du Tchad sous une fausse identité et une participation a la guerre de 1940. 1942 (3 janvier) : mort en prison de Matsoua, inhumation clandestine par l'administration coloniale. D'ou l'origine du mouvement matsouaniste Depuis, son souvenir reste presque intact et influence encore le peuple Lari. 1958 : De Gaulle élabore une nouvelle constitution Communautaire 1958 : Apparition
de deux partis à forte connotation tribale 2. Le Parti Progressiste Congolais (PPC) de Félix Tchicaya (Vili, groupe Kongo, région du Kouilou), les ressortisants du Sud-Congo sont majoritaires. 3. L'Union pour la Defense des Interets Africains (UDDIA) de Fulbert Youlou (Lari, groupe Kongo region du Pool), parti rassemblant les ressortissants du Pool et se referant au mythe de Andre Grenard Matsoua 1958 (28 juillet) : Le Congo et la France ratifient les accords de transfert des compétences. 1958 (28 novembre) Proclamation de la République du Congo par l'assemblée territoriale 1959 (février)
: Première guerre civile entre les partisans du MSA et de l'UDDIA 1959 (27 juin) : Alphonse Massamba-Débat élu premier Président de l'Assemblée nationale Congolaise (élection en session extraodianire) " Journal La Rue, N°317, 20 Nov 2000 " 1960 (15 août): Indépendance du Congo, Youlou, 1er Président (Sudiste - Pool) 1961 (27 juin):Youlou nomme Massamba-Débat, Ministre du Planet de l'équipement par Décret Présidentiel n° 61-131 1963 (13, 14, 15): grève générale dirigée par un certain Okemba (Nordiste - Syndicaliste), 3 morts (3 martyrs). 1963 (15 août): démission du Président Youlou 1963 (8 décembre): Alphonse Massamba Débat devient Président de la république (Sudiste - Pool). 1968 (31 décembre): Marien N'Gouabi (Nordiste - Cuvette), militaire devient Président suite au coup de forces qui a opposé les milices du pouvoir (JMNR) et l'armée régulière. 1977 (18 mars): Marien N'Gouabi est assassiné, son clan d'être responsable de cet acte. 1977: Joachim Yhombi Opangault (militaire - Nordiste) devient Président de la République. 1977: Assassinat du Président Massamba Débat suit un interrogatoire musclé avec les militaires. Assassinat de Monsieur Emile Biyenda par les militaires du Nord (suspecté de complicité avec le clan Massamba Débat), Condamnation et exécution de onze (11) partisans du Président Massamba Débat suite à un procès douteux (tous originaires du sud). 1979 (5 février): Sassou Nguesso devient Président après démi Yhombi par un congrès extraodinaire du PCT 1990: Instauration du multipartisme 1991 (21 février -10Juin): Conférence nationale souveraine - multipartisme 1992 (15 mars): Référendum constitutionnelle 1992 (31 août): Pascal Lissouba (Sudiste - Niari) devient officiellement le premier Président élu démocratiquement 1992 (30
novembre): Fusillade au CCF de Brazzaville sur les partisans de Bernard
Kolélas au cours d'une manifestation de protestation contre le
pouvoir 1997 (5 juin): Guerre civile entre les partisans de Sassou et ceux de Lissouba et ses alliés. A cette date, les dispositions préélectorales n'étaient pas prises en vue d'organiser les élections présidentielles qui devaient avoir lieu au plus tard le 27 juillet 1997. 1997 (15 octobre):fin de la guerre par la victoire des partisans de Sassou avec l'appui des forces angolaises. Bilan des affrontements estimés à 4 à 10. 000 morts. 1997 (25
octobre): Sassou s'autoproclame Président du Congo 1998 (5-11 janvier):Déroulement du forum national pour la réconciliation, l'unité, la démocratie et la reconstruction du Congo à Brazzaville avec l'exclusion des leaders charismatiques de la vie politique Congolaise. Il s'agit de Pascal Lissouba, Bernard Kolélas, Joachim Yhombi Opango. A l'issue des assises de forum un Conseil National de Transition " CNT " ou Parlement de transition " de 75 membres est mis en place. 1998 (18
décembre):Déclenchement des hostilités entre les
partisans de Sassou (Cobras et le reste de l'armée) et ceux de
Kolélas et Lissouba - Contrôle du territoire par Sassou.
Les rebelles Ninjas attaquent Brazzaville, par les quartiers sud, Makélékélé
et Bacongo. La guerre qui sévissait déjà dans le
Pool arrive à Brazzaville avec toutes les horreurs. 1999 :Condamnation du Président Lissouba à 20 ans de réclusion, officiellement pour complot visant à assassiner son successeur. 1999 (29 décembre) : signature des accords de cessez le feu entre le Gouvernement du Congo et le CNR (Conseil National de la Résistance) 2000 (14 février) : publication du décret du Président de la république sur la mise en place d'un comité exécutif du comité de suivi des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités. 2000 (mai) : Bernard Kolélas est condamné à mort par contumace par la justice Congolaise à la suite d'un procès pour " tortures et séquestrations " commises dans les prisons privées de ces milices Ninjas. 2000 (août) : Relance du premier train marchandise entre Brazzaville et Pointe-Noire. 2000 (novembre): Le comité de suivi remet son rapport au Président de la République et au médiateur International. Le rapport conclut que les conditions sont réunies pour organiser le dialogue nationale sans exclusive, recommandé par l'article 13 des accords de Brazzaville. 2000 (1er décembre) :13000 armes ramassées auprès des anciens miliciens (Cobras, Ninjas, Zoulou, Cocoyes) dont 12 000 démobilisés. 2000 (décembre): campagne d'explication d'amendements du projet constitution dans les villes et l'intérieur du pays. 2001 (3 janvier): Relance de la circulation du premier train passagers entre Brazzaville et Pointe-Noire après deux ans d'interruption. 2001 (17 mars-14 avril): Début de lancement officiel du dialogue national sans exclusive à Brazzaville par le Président Omar Bongo (Gabon, Médiateur International) et Denis Sassou Nguesso (Président auto-proclamé du Congo) en l'absence des poids lourds de l'opposition Congolaise. Au cours de ce dialogue le projet de constitution et la convention pour la paix et la reconstruction sont adoptés. 2001 (31 août): Les autorités du Parlement de transition sous la pression des ONGS de défense des Droits de l'homme et certaines familles des disparus, instituent une commission d'enquête pour faire la lumière sur les allégations de disparitions de personnes lors des guerres civiles. 2001 (2 septembre): Adoption par le CNT " Conseil National de Transition : Parlement de transition " après amendement du projet de la nouvelle constitution proposé par le gouvernement. Il prévoit un régime présidentiel, conférant au Président de la République de larges pouvoirs. 2001 (Octobre) : Brazzaville. Le pasteur Ntoumi était retranché dans son fief de Mihété à Vindza (Région du Pool) avec une poignée de miliciens Ninzas. 2001 (4 novembre): Médecins sans frontières dans un ouvrage consacré à la guerre civile de 1998, dénoncent les cruautés et humiliations subis par les civils qui furent massives. De même que les expulsions, déplacements forcés, pillages, brutalités, tueries, exécutions sommaires, viols. Ces exactions sont attribuées aussi bien aux forces régulières qu'aux miliciens de toutes appartenances. 2001 (17 décembre): Adoption d'un calendrier des élections générales : référendum sur le projet de nouvelle constitution (20 janvier 2002), élection présidentielle en mars et avril, législatives, locales et sénatoriales en mai et juin. 2001 (28 décembre): L'ancien Président Pascal Lissouba est condamné par contumace par la justice Congolaise à 30 ans de travaux forcés pour " haute trahison ". 2002 (5 janvier): Une dizaine de partis appellent au boycott du référendum du 20 janvier en raison de l'absence de transparence du processus électoral. 2002 (20 janvier): Référendum nationale sur l'adoption de la nouvelle constitution. 2002 (10 mars): Election Présidentielle 2002 (13 mars) : Sassou Nguesso réélu Président de la République à 89% des suffrages exprimés après avoir écarté tous les poids lourds de la démocratie Congolaise. ANNEXE
2 Art. 8 :
Tous les citoyens sont égaux devant la loi. Art. 10
: Les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, le crime
de génocide sont punis dans les conditions déterminées
par la loi. Ils sont imprescriptibles. Art. 19
: Tout citoyen a le droit d'exprimer et de diffuser librement son opinion
par la parole, l'écrit, l'image ou tout autre moyen de communication. Art. 22
: Le droit à la culture et au respect de l'identité culturelle
de chaque citoyen est garanti. Art. 31 : L'état a l'obligation d'assister la famille dans sa mission de gardienne de la morale et des valeurs traditionnelles reconnues par la communauté ANNEXE
3 ANNEXE
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The ideas and opinions expressed in this article are those of the author
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celles de l'auteur |
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