Chapitre
8
AUX DELEGUES AU DIALOGUE NATIONAL
" Nous sommes ici
par la volonté du peuple
"
Mirabeau
Il importe de rappeler que si
aujourd'hui, les délégués du peuple congolais vont
se retrouver réunis dans un forum tel que le Dialogue national,
c'est pour trouver des solutions à la sempiternelle crise qui
secoue le pays depuis son indépendance, mais qui a pris un tournant
particulièrement tragique depuis le lancement du processus de
démocratisation en avril 1990. ils devront donc :
- bien saisir la portée et l'importance de la mission qui est
la leur et uvrer en privilégiant le seul intérêt
national et non leurs intérêts égoïstes ;
- avoir à l'esprit qu'en l'état actuel de choses, le démembrement
de la RDC relève du domaine du possible ;
- considérer l'Accord de Lusaka pour un cessez-feu en République
Démocratique du Congo comme le texte juridique fondateur du Dialogue
national. C'est sur base de cet accord que doit être jugée
la nationalité des délégués au dialogue
;
- éviter de remettre en cause la nationalité congolaise
de toutes personnes ayant exercé de fonctions politiques exigeant
la qualité de congolais, et ce, de l'indépendance à
ce jour. Nous devons assumer notre histoire et éviter au pays
des doctrines démentielles comme l' " Ivoirité "
qui ont fait tant de malheurs à un pays frère;
- bien saisir les réalités géostratégiques
du monde dans lequel nous vivons et décider en conséquence
;
- éviter de promouvoir toute sorte de nationalisme sectaire et
débile, qui maintiendrait le pays en marge d'une économie
universelle plus que jamais à l'heure de la mondialisation ;
- avoir le sens du compromis pour trouver les solutions aux questions
difficiles ;
- uvrer dans le respect strict des conventions internationales
et principes universels régissant les droits de l'homme ;
- au regard de l'évolution du monde moderne, fournir un effort
suffisant pour se mettre au dessus des frustrations, rancurs et
amertumes actuelles, pour opérer des choix qui, à première
vue, peuvent s'avérer difficiles et déchirants, mais qui
permettront la refondation d'un Congo à jamais pacifié
et démocratique.

Chapitre
9
AU PEUPLE CONGOLAIS
"
Toutes nos histoires, où est-ce que ça mène ?
Des cris, des larmes, c'est tout ce qu'on sème.
Il est temps de changer de rengaine.
Il faut qu'on s'aime "
Ismaël Lo
C'est, en définitive,
le peuple congolais qui a été la principale victime du
chaos qui règne en RDC depuis 1960.
Il doit comprendre qu'il a été victime de la gestion irresponsable
de ses dirigeants politiques qui l'ont manipulé ethniquement
à des fins politiques ; qui ont tenu à imposer à
tout le Congo un système de dictature, s'attirant par là
l'hostilité de tous ceux qui se sont sentis exclus.
Par son action, le peuple congolais a un grand rôle à jouer
dans la normalisation politique et la pacification du pays à
venir. Il devra, pour ce faire :
- résister à tout discours politique appelant au rejet,
à la haine ou l'exclusion sous quelque forme que ce soit d'un
clan, d'une ethnie, d'une communauté linguistique, d'une race,
ou des ressortissants d'un territoire, d'un district ou d'une province
donnée ;
- rejeter définitivement la négation de l'identité
congolaise à des personnes en fonction de leur faciès
ou de leurs patronymes ;
- s'accepter et se respecter, avec les différences tout à
fait normales de tout un chacun;
- comprendre que le Congo a intérêt à s'élever
à la hauteur de son destin qui est celui d'un grand pays ouvert,
et d'admettre ainsi sans discrimination, tous les étrangers actuels
et futurs qui demanderont l'intégration dans la communauté
nationale ;
- abandonner l'usage politique des concepts " autochtones ",
" originaires " et autres du même genre, et privilégier
la notion des " résidents " des territoires, districts
et provinces ;
- renoncer définitivement au lynchage et mauvais traitement de
personnes à cause de leurs opinons.
Aux habitants du Nord-Kivu et
Sud-Kivu en particulier, Congo Fraternité et Paix adresse des
recommandations spécifiques. Mais bien avant cela, nous tenons
à témoigner notre compréhension des souffrances
qu'ont enduré les populations de ces deux provinces, dues au
fait qu'en plus des guerres de rébellions- agressions que le
pays connaît, les Kivu ont d'autres problèmes que les autres
provinces du Congo n'ont pas : problèmes de terres, problèmes
de nationalité, problème de conflits ethniques. C'est
également dans ces deux provinces qu'ont eu lieu la plupart de
massacres et d'atrocités contre les civils, toutes ethnies confondues.
Congo Fraternité et Paix respecte profondément la douleur
de tous ceux qui ont perdu les leurs, parfois dans des conditions atroces,
et ce depuis 1993.
Mais au-delà de l'émotion, les populations du Kivu doivent
savoir que leur région est celle qui a connu la plus grande instabilité
politique pendant la 1ère république. De même, c'est
toujours leur région qui a connu des troubles ethniques ayant
abouti à deux guerres. Et que la stabilité, gage de prospérité
de leurs deux belles provinces, tient d'abord à leur propre responsabilité.
Les kivutiens doivent donc :
- savoir que le découpage territorial du Congo a laissé
dans chacune de nos provinces (sauf les deux provinces enclavées
du Maniema et du Kasaï Oriental) des populations transfrontalières
(constante qui, du reste, se retrouve dans toute l'Afrique noire). Si
nous faisons le tour du Congo a dans le sens opposé à
celui de la marche des aiguilles d'une montre, nous aurons : les Bazande
en province orientale et au Soudan, les Ngbaka et les Ngbandi à
l'Equateur et en République Centrafricaine ; les Bakongo au Bas-Congo
et au Congo-Brazaville et en Angola, les Batshokwe au Bandundu et en
Angola, les Batshokwe au Kasaï Occidendal et en Angola, les Batshokwe
et les Lunda au Katanga et en Angola, les Babemba et les Lunda au Katanga
et en Zambie, les Batabwa au Katanga et en Tanzanie. Par quel miracle
seuls le Nord-Kivu et le Sud-Kivu échapperaient-ils à
une situation aussi générale ? Surtout qu'en ce qu concerne
les Banande (Bayira) tout le monde sait qu'ils sont installés
aussi bien au Congo qu'en Ouganda ?
- savoir qu'ils ne sont pas les seuls à avoir sur leurs provinces
ce qu'ils appellent " population de souche étrangère
". Les Bayeke du Katanga sont les descendants des chasseurs (Bayeke
= chasseurs en langue Kisanga) tanzaniens qui, après s'être
liés d'amitié avec un chef local du Sud-Katanga, se sont
installés sur place, ont fondé le royaume de Garanganze
et dominé les " autochtones ". Cela s'est passé
seulement peu de temps avant l'arrivée des premiers explorateurs
belges. Bien que les chefs et notables Bayeke connaissent parfaitement
leurs lignées familiales restées dans la " mère
patrie ", aucun katangais n'a jamais émis l'idée
de jeter les Bayeke dans le lac Tanganika. De même, le Kasaï
occidental a intégré des populations angolaises ayant
accompagné l'explorateur allemand Hermann Von Wissmann, fondateur
de la ville de Kananga, à laquelle ces " angolais "
que l'on désigne actuellement sous le nom de " Bimbadi "
ont donné le surnom de " Malandji ", demeuré
à ce jour, en souvenir de Malange, la région dont ils
étaient originaires en Angola. Même si certains ont, depuis
l'indépendance de l'Angola en 1975, décidé d'aller
s'installer au pays de leurs pères, la majorité est restée
au Kasaï occidental d'où personne n'a jamais pensé
à les expulser ou de leur contester la nationalité congolaise.
- Organiser un vrai Forum inter-kivutiens, rassemblant, en terme minoritaire
les élites politiques, religieuses et sociales représentatives,
et, en termes majoritaire, des citoyens ordinaires sélectionnés
à la base, représentant toutes les communautés
ethniques et couches socio-professionnelles (enseignants, cultivateurs,
éleveurs, petit commerçant, mamans maraîchères
etc
). Sous la facilitation d'une personnalité nationale
ou étrangère intègre et neutre, ce forum devra
permette à chacun de dire franchement le reproche qu'il fait
à l'autre et inversement, prendre l'engagement de ne plus former
des milices tribales (Maï Maï, Milices Banyamulenge, les Mongols
Hutu etc
).
- Eviter la manipulation d'une certaine conception de la " société
civile " dont les animateurs s'avèrent des politiciens avérés,
qui ne visent que l'obtention des postes politiques.
A la communauté banyarwanda
congolaise, Congo Fraternité et Paix fait part de sa compréhension
des problèmes qui sont les leurs. A la frustration de se voir
souvent rejetés et exclus de la nation par leurs corrégionnaires,
s'est ajouté la douleur physique des persécutions qui
ont commencé avec les massacres du Kanyarwanda en 1964, les massacres
de Walikale en 1993 et, particulièrement pour les Tutsi, les
pogroms organisés presque sur tout le territoire national.
Congo Fraternité et Paix leur demande de ne pas perdre
leur sentiment national et de ne pas, en désespoir de cause,
céder aux chants de sirène de tous ceux qui, étrangers
au Congo, plaident pour la convocation d'une Conférence de Berlin
2 afin de refaire un " Grand Rwanda ". C'est ici au Congo
qu'il faut se battre, aux côtés des autres congolais, pour
gagner la paix, la démocratie dans une RDC respectueuse des droits
de l'homme.
Au groupe de compatriotes Tutsi qui a porté plainte contre M.
Abdou- laye Yerodia Ndombasi Tumba Nvuemba Dia Bingolo Fula Bingolo
au parquet de Bruxelles, Congo Fraternité et Paix - tout en comprenant
la douleur qui est la leur pour avoir perdu des membres de leur famille,
parfois dans des conditions atroces - recommande de bien vouloir retirer
leur plainte et de porter cette affaire à la Commission vérité
et réconciliation à instituer à l'issue du Dialogue
National. Ceci permettra aux congolais de traiter leurs affaires entre
eux et d'éviter que chaque victime ou parent de victime aille
porter plainte aux quatre coins de l'univers et d'internationaliser
davantage le problème congolais.
Enfin, nous recommandons à nos compatriotes Banyarwanda du Nord-Kivu
de ne plus céder aux divisions entre Tutsi et Hutu, qui les ont
parfois pousser à des affrontements entre eux, et, surtout, de
ne jamais se laisser influencer par l'évolution politique au
Rwanda voisin.
A la communauté Kasaïenne du Katanga ou expulsée
du Katanga, Congo Fraternité et Paix témoigne sa compréhension
suite à la tragédie qu'elle a vécue. Beaucoup d'entre
eux ont tout perdu, y compris le sentiment national et la confiance
dans un Etat qui n' a pas su les protéger. Certains ont développé
des sentiments anti-katangais suite aux persécutions subies.
A tous, Congo Fraternité et Paix recommande :
- de ne pas faire l'amalgame entre les fanatiques extrémistes
pro-UFERI et tous les katangais en général, dont certains
ont protégé des Kasaïens persécutés,
au péril de leur vie ;
- de ne pas oublier que plusieurs personnalités katangaises (Fréderic
Kibassa Maliba Malese, Honorius Kisimba Ngoy Ndalewe, professeur Mulongo,
Agathe Mulimbi, Charles Mwando Nsimba etc
) ont ouvertement condamné
la politique génocidaire de Nguz et Kyungu à l'époque
des faits, prenant le risque de se rendre impopulaires dans une province
majoritairement gagnée par le discours de la haine.
- de placer toute leur confiance dans la Commission vérité
et réconciliation qui devra leur rendre justice au regard des
préjudices subis.
- de rester solidaires de la nation congolaise.

Chapitre
10
AUX FUTURS DIRIGEANTS CONGOLAIS
" Apprenez à
faire le bien, dévouez-vous à la justice, aidez les victimes,
défendez les droits de l'orphelin et la cause de la veuve "
Esaï 1 :17
Il va de soi qu'à l'issue
du Dialogue national seront installés des nouveaux animateurs
politiques pour la gestion de la transition. A ceux-ci et à ceux
qui leur succèderont après les élections, nous
recommandons de comprendre que le nouvel ordre politique sera composé
de congolais qui ont eu des alliances avec des pays aussi divers que
l'Angola, le Zimbabwe, la Namibie, le Rwanda, l'Ouganda, et le Burundi.
La logique impose que les animateurs de ce nouvel ordre politique développent
et entretiennent des bons rapports avec tous ces pays.
Une attention particulière
sera accordée aux voisins ayant des problèmes sécuritaires
(Angola, Rwanda, Ouganda, Burundi, Soudan). Parmi ceux-ci, le Rwanda
constitue un cas à traiter avec tact. Il importe, pour les nouveaux
dirigeants congolais, d'avoir à l'esprit la douleur que représente
le génocide de 1994 pour le peuple et le gouvernement rwandais.
Ils doivent comprendre la légitimité des préoccupations
sécuritaires de ce pays. Ils devront, éventuellement,
créer les équipes militaires mixtes chargées de
traquer toutes les forces ayant participé au génocide,
les arrêter, les désarmer et les déferrer au Tpi
pour le Rwanda. Ils ne devront pas oublier que le Rwanda a envoyé
ses meilleurs enfants contribuer, de façon décisive, à
la chute de la dictature du Maréchal Mobutu, et s'abstenir de
toute déclaration négationniste du génocide du
Rwanda.
Ils devront faciliter la résolution
du conflit du Burundi en usant de leur influence sur les rebelles Burundais.
Les nouveaux dirigeants congolais
devront bâtir une force armée puissante à la dimension
du leadership que la RDC devra recouvrer dans la sous-région
de l'Afrique centrale, et qui dissuaderait tout pays d'attaquer le nôtre.
Il faudra relancer la communauté économique des états
des grands lacs Africains sous une nouvelle forme, plus pragmatique,
qui devrait réunir la RDC, le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda et
la Tanzanie. Cette communauté économique devra faciliter
la circulation des personnes et des biens, et procéder, progressivement,
à la suppression des tarifs douaniers entre les membres pour
une meilleure intégration.
Les nouveaux dirigeants congolais devront, avec l'aide de l'OUA, initier
avec tous les pays voisins du Congo, une Convention africaine sur la
protection des droits des minorités, et une Convention africaine
sur la nationalité devant fixer les principes de base sur cette
question sensible, au regard de l'imbrication des populations de part
et d'autre des frontières. Ces conventions seront ouvertes à
tous les autres pays africains qui voudront bien y adhérer.

Chapitre
11
AUX GOUVERNEMENTS DU RWANDA ET DE L'OUGANDA
" Une nation ne tirera
plus l'épée contre une autre, et
l'on apprendra plus la guerre "
Esaï 2 : 4
Comme nous l'avons dit au chapitre
précédent, le Congo de demain devra entretenir de bons
rapports avec tous ses voisons. Il est important de signaler que cette
démarche ne sera pas facile surtout à cause de l'image
fort négative de certains voisins orientaux : le Burundi, l'Ouganda
et, surtout le Rwanda.
Née au Kivu depuis de longues années, la haine du rwandais
a gagné l'ensemble du pays à cause de la propagande viscéralement
raciste de régimes Mobutu et, surtout, Kabila pendant les guerres
de 1996 et 1998, au point que, autant des efforts doivent être
faits pour faire accepter la communauté Banyarwanda congolaise
dans la communauté nationale, autant le Rwanda, le Burundi et
l'Ouganda doivent améliorer leur cote d'amour auprès des
masses congolaises.
Ils devront pour cela comprendre que ce n'est pas le peuple congolais
qui a entretenu des forces hostiles à leurs régimes sur
son territoire, mais bien les dirigeants des deux régimes qui
se sont succédés au pouvoir à Kinshasa. Les dirigeants
rwandais, burundais et ougandais doivent reconnaître que, quelque
légitimes que soient leurs préoccupations sécuritaires,
ce sont tout de même 2,5 millions de congolais innocents qui sont
morts. Ils doivent s'engager à entretenir désormais avec
le peuple congolais des relations fraternelles. Ils doivent également
s'engager à dédommager les victimes des atrocités
auxquelles leurs soldats ont participé.
Le Rwanda et l'Ouganda particulièrement devront présenter
leurs excuses à la population de Kisangani pour les destructions
de vies humaines et matérielles causées dans cette ville
par les affrontements entre leurs armées. Ils doivent contribuer,
même par des actions modestes, à la reconstruction des
infrastructures de cette ville. Ceci permettra certainement à
améliorer les relations entre nos peuples respectifs.
Le premier signal le plus attendu - et qui peut faciliter la restauration
des relations entre la RDC et le Rwanda et l'Ouganda,,que tout le monde
souhaite paisibles - sera le retrait total des troupes de ces deux pays
actuellement au Congo. Les gouvernements respectifs du Rwanda et de
l'Ouganda ne devront user d'aucun subterfuge pour refuser ou retarder
le retrait de leurs corps expéditionnaires au Congo conformément
à leurs engagements dans l'Accord de Lusaka.
Chapitre
12
A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
" D'ici et d'ailleurs,
luttons tous pour la paix "
Ismaël Lo
L'Organisation des Nations Unies,
l'Organisation de l'Unité Africaine, l'Union Européenne,
les Etats-Unis d'Amérique, le Canada, l'Afrique du Sud et bien
d'autres pays ont déployé beaucoup d'efforts pour le retour
de la paix au Congo. Il est impérieux de relever que la communauté
internationale se doit d'aider ce processus jusqu'à son terme
et peser de tout son poids pour que les résolutions du Dialogue
National soient effectivement appliquées ; pour le retrait total
des troupes étrangères engagées dans la guerre
en RDC.
Elle devra surtout accompagner- et même superviser- la très
délicate question de formation d'une armée congolaise
unique et républicaine sur base de trois armées gouvernementale
et rebelles.
Les puissances occidentales devront reprendre leur coopération
structurelle avec la RDC, lui accorder des aides d'urgence comme celles
accordées au Rwanda après le génocide, participer
aux côtés d'ONG congolaises de promotion de la paix aux
campagnes pour la coexistence pacifique dans les territoires en proie
à la haine ethnique, user de leur influence pour que les institutions
financières élaborent avec la RDC et financent un programme
de reconstruction économique d'urgence etc
La communauté internationale, particulièrement les pays
qui ont toujours constitué des territoires d'attrait pour les
dirigeants congolais (Etats-Unis d'Amérique, Canada, Europe Occidentale,
Afrique du Sud) devront condamner fermement, isoler et priver de visa
tout congolais qui violerait les résolutions du Dialogue national,
voudrait relancer la guerre, serait tenté de ré-instaurer
la dictature sous quelque forme que ce soit, tout homme politique, patron
de presse ou journaliste qui en appellerait à la haine ethnique
et au génocide etc
La communauté internationale devrait s'abstenir de tout soutien,
financier ou autre, à toutes organisations qui, tout en se réclamant
de la société civile, entretiennent la haine ethnique
et la xénophobie, cultivent la peur de l'autre, et développent
l'exclusion.
Congo Fraternité et Paix reste convaincu que le retour
rapide de la prospérité au Congo contribuera à
diminuer les conflits ethniques dans le pays.
" J'ai transmis ;
Dieu, soyez mon témoin "
Muhammad
BIBLIOGRAPHIE
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