MOST Ethno-Net publication: Africa at Crossroads

MOST ETHNO-NET AFRICA PUBLICATIONS

Le Manifeste de la Paix en République Démocratique du Congo,

CONGO FRATERNITE ET PAIX - Omnia vincit amor, Février 2002
B.P. 16.763 Kinshasa / Gombe; Tél. (+243) 98 23 42 43; E-mail : fraternityfr@yahoo.fr, cofrapax@yahoo.com

Préliminaires I Causes internes des conflits et guerres I
Les causes externes des guerres I
Recommandations / Bibliographie

TITRE III. RECOMMANDATIONS



Chapitre 8
AUX DELEGUES AU DIALOGUE NATIONAL

" Nous sommes ici par la volonté du peuple… "
Mirabeau

Il importe de rappeler que si aujourd'hui, les délégués du peuple congolais vont se retrouver réunis dans un forum tel que le Dialogue national, c'est pour trouver des solutions à la sempiternelle crise qui secoue le pays depuis son indépendance, mais qui a pris un tournant particulièrement tragique depuis le lancement du processus de démocratisation en avril 1990. ils devront donc :
- bien saisir la portée et l'importance de la mission qui est la leur et œuvrer en privilégiant le seul intérêt national et non leurs intérêts égoïstes ;
- avoir à l'esprit qu'en l'état actuel de choses, le démembrement de la RDC relève du domaine du possible ;
- considérer l'Accord de Lusaka pour un cessez-feu en République Démocratique du Congo comme le texte juridique fondateur du Dialogue national. C'est sur base de cet accord que doit être jugée la nationalité des délégués au dialogue ;
- éviter de remettre en cause la nationalité congolaise de toutes personnes ayant exercé de fonctions politiques exigeant la qualité de congolais, et ce, de l'indépendance à ce jour. Nous devons assumer notre histoire et éviter au pays des doctrines démentielles comme l' " Ivoirité " qui ont fait tant de malheurs à un pays frère;
- bien saisir les réalités géostratégiques du monde dans lequel nous vivons et décider en conséquence ;
- éviter de promouvoir toute sorte de nationalisme sectaire et débile, qui maintiendrait le pays en marge d'une économie universelle plus que jamais à l'heure de la mondialisation ;
- avoir le sens du compromis pour trouver les solutions aux questions difficiles ;
- œuvrer dans le respect strict des conventions internationales et principes universels régissant les droits de l'homme ;
- au regard de l'évolution du monde moderne, fournir un effort suffisant pour se mettre au dessus des frustrations, rancœurs et amertumes actuelles, pour opérer des choix qui, à première vue, peuvent s'avérer difficiles et déchirants, mais qui permettront la refondation d'un Congo à jamais pacifié et démocratique.


Chapitre 9
AU PEUPLE CONGOLAIS

" Toutes nos histoires, où est-ce que ça mène ?
Des cris, des larmes, c'est tout ce qu'on sème.
Il est temps de changer de rengaine.
Il faut qu'on s'aime "
Ismaël Lo

C'est, en définitive, le peuple congolais qui a été la principale victime du chaos qui règne en RDC depuis 1960.

Il doit comprendre qu'il a été victime de la gestion irresponsable de ses dirigeants politiques qui l'ont manipulé ethniquement à des fins politiques ; qui ont tenu à imposer à tout le Congo un système de dictature, s'attirant par là l'hostilité de tous ceux qui se sont sentis exclus.

Par son action, le peuple congolais a un grand rôle à jouer dans la normalisation politique et la pacification du pays à venir. Il devra, pour ce faire :
- résister à tout discours politique appelant au rejet, à la haine ou l'exclusion sous quelque forme que ce soit d'un clan, d'une ethnie, d'une communauté linguistique, d'une race, ou des ressortissants d'un territoire, d'un district ou d'une province donnée ;
- rejeter définitivement la négation de l'identité congolaise à des personnes en fonction de leur faciès ou de leurs patronymes ;
- s'accepter et se respecter, avec les différences tout à fait normales de tout un chacun;
- comprendre que le Congo a intérêt à s'élever à la hauteur de son destin qui est celui d'un grand pays ouvert, et d'admettre ainsi sans discrimination, tous les étrangers actuels et futurs qui demanderont l'intégration dans la communauté nationale ;
- abandonner l'usage politique des concepts " autochtones ", " originaires " et autres du même genre, et privilégier la notion des " résidents " des territoires, districts et provinces ;
- renoncer définitivement au lynchage et mauvais traitement de personnes à cause de leurs opinons.

Aux habitants du Nord-Kivu et Sud-Kivu en particulier, Congo Fraternité et Paix adresse des recommandations spécifiques. Mais bien avant cela, nous tenons à témoigner notre compréhension des souffrances qu'ont enduré les populations de ces deux provinces, dues au fait qu'en plus des guerres de rébellions- agressions que le pays connaît, les Kivu ont d'autres problèmes que les autres provinces du Congo n'ont pas : problèmes de terres, problèmes de nationalité, problème de conflits ethniques. C'est également dans ces deux provinces qu'ont eu lieu la plupart de massacres et d'atrocités contre les civils, toutes ethnies confondues. Congo Fraternité et Paix respecte profondément la douleur de tous ceux qui ont perdu les leurs, parfois dans des conditions atroces, et ce depuis 1993.

Mais au-delà de l'émotion, les populations du Kivu doivent savoir que leur région est celle qui a connu la plus grande instabilité politique pendant la 1ère république. De même, c'est toujours leur région qui a connu des troubles ethniques ayant abouti à deux guerres. Et que la stabilité, gage de prospérité de leurs deux belles provinces, tient d'abord à leur propre responsabilité. Les kivutiens doivent donc :
- savoir que le découpage territorial du Congo a laissé dans chacune de nos provinces (sauf les deux provinces enclavées du Maniema et du Kasaï Oriental) des populations transfrontalières (constante qui, du reste, se retrouve dans toute l'Afrique noire). Si nous faisons le tour du Congo a dans le sens opposé à celui de la marche des aiguilles d'une montre, nous aurons : les Bazande en province orientale et au Soudan, les Ngbaka et les Ngbandi à l'Equateur et en République Centrafricaine ; les Bakongo au Bas-Congo et au Congo-Brazaville et en Angola, les Batshokwe au Bandundu et en Angola, les Batshokwe au Kasaï Occidendal et en Angola, les Batshokwe et les Lunda au Katanga et en Angola, les Babemba et les Lunda au Katanga et en Zambie, les Batabwa au Katanga et en Tanzanie. Par quel miracle seuls le Nord-Kivu et le Sud-Kivu échapperaient-ils à une situation aussi générale ? Surtout qu'en ce qu concerne les Banande (Bayira) tout le monde sait qu'ils sont installés aussi bien au Congo qu'en Ouganda ?
- savoir qu'ils ne sont pas les seuls à avoir sur leurs provinces ce qu'ils appellent " population de souche étrangère ". Les Bayeke du Katanga sont les descendants des chasseurs (Bayeke = chasseurs en langue Kisanga) tanzaniens qui, après s'être liés d'amitié avec un chef local du Sud-Katanga, se sont installés sur place, ont fondé le royaume de Garanganze et dominé les " autochtones ". Cela s'est passé seulement peu de temps avant l'arrivée des premiers explorateurs belges. Bien que les chefs et notables Bayeke connaissent parfaitement leurs lignées familiales restées dans la " mère patrie ", aucun katangais n'a jamais émis l'idée de jeter les Bayeke dans le lac Tanganika. De même, le Kasaï occidental a intégré des populations angolaises ayant accompagné l'explorateur allemand Hermann Von Wissmann, fondateur de la ville de Kananga, à laquelle ces " angolais " que l'on désigne actuellement sous le nom de " Bimbadi " ont donné le surnom de " Malandji ", demeuré à ce jour, en souvenir de Malange, la région dont ils étaient originaires en Angola. Même si certains ont, depuis l'indépendance de l'Angola en 1975, décidé d'aller s'installer au pays de leurs pères, la majorité est restée au Kasaï occidental d'où personne n'a jamais pensé à les expulser ou de leur contester la nationalité congolaise.
- Organiser un vrai Forum inter-kivutiens, rassemblant, en terme minoritaire les élites politiques, religieuses et sociales représentatives, et, en termes majoritaire, des citoyens ordinaires sélectionnés à la base, représentant toutes les communautés ethniques et couches socio-professionnelles (enseignants, cultivateurs, éleveurs, petit commerçant, mamans maraîchères etc…). Sous la facilitation d'une personnalité nationale ou étrangère intègre et neutre, ce forum devra permette à chacun de dire franchement le reproche qu'il fait à l'autre et inversement, prendre l'engagement de ne plus former des milices tribales (Maï Maï, Milices Banyamulenge, les Mongols Hutu etc…).
- Eviter la manipulation d'une certaine conception de la " société civile " dont les animateurs s'avèrent des politiciens avérés, qui ne visent que l'obtention des postes politiques.

A la communauté banyarwanda congolaise, Congo Fraternité et Paix fait part de sa compréhension des problèmes qui sont les leurs. A la frustration de se voir souvent rejetés et exclus de la nation par leurs corrégionnaires, s'est ajouté la douleur physique des persécutions qui ont commencé avec les massacres du Kanyarwanda en 1964, les massacres de Walikale en 1993 et, particulièrement pour les Tutsi, les pogroms organisés presque sur tout le territoire national.

Congo Fraternité et Paix leur demande de ne pas perdre leur sentiment national et de ne pas, en désespoir de cause, céder aux chants de sirène de tous ceux qui, étrangers au Congo, plaident pour la convocation d'une Conférence de Berlin 2 afin de refaire un " Grand Rwanda ". C'est ici au Congo qu'il faut se battre, aux côtés des autres congolais, pour gagner la paix, la démocratie dans une RDC respectueuse des droits de l'homme.

Au groupe de compatriotes Tutsi qui a porté plainte contre M. Abdou- laye Yerodia Ndombasi Tumba Nvuemba Dia Bingolo Fula Bingolo au parquet de Bruxelles, Congo Fraternité et Paix - tout en comprenant la douleur qui est la leur pour avoir perdu des membres de leur famille, parfois dans des conditions atroces - recommande de bien vouloir retirer leur plainte et de porter cette affaire à la Commission vérité et réconciliation à instituer à l'issue du Dialogue National. Ceci permettra aux congolais de traiter leurs affaires entre eux et d'éviter que chaque victime ou parent de victime aille porter plainte aux quatre coins de l'univers et d'internationaliser davantage le problème congolais.

Enfin, nous recommandons à nos compatriotes Banyarwanda du Nord-Kivu de ne plus céder aux divisions entre Tutsi et Hutu, qui les ont parfois pousser à des affrontements entre eux, et, surtout, de ne jamais se laisser influencer par l'évolution politique au Rwanda voisin.

A la communauté Kasaïenne du Katanga ou expulsée du Katanga, Congo Fraternité et Paix témoigne sa compréhension suite à la tragédie qu'elle a vécue. Beaucoup d'entre eux ont tout perdu, y compris le sentiment national et la confiance dans un Etat qui n' a pas su les protéger. Certains ont développé des sentiments anti-katangais suite aux persécutions subies.

A tous, Congo Fraternité et Paix recommande :
- de ne pas faire l'amalgame entre les fanatiques extrémistes pro-UFERI et tous les katangais en général, dont certains ont protégé des Kasaïens persécutés, au péril de leur vie ;
- de ne pas oublier que plusieurs personnalités katangaises (Fréderic Kibassa Maliba Malese, Honorius Kisimba Ngoy Ndalewe, professeur Mulongo, Agathe Mulimbi, Charles Mwando Nsimba etc…) ont ouvertement condamné la politique génocidaire de Nguz et Kyungu à l'époque des faits, prenant le risque de se rendre impopulaires dans une province majoritairement gagnée par le discours de la haine.
- de placer toute leur confiance dans la Commission vérité et réconciliation qui devra leur rendre justice au regard des préjudices subis.
- de rester solidaires de la nation congolaise.


Chapitre 10
AUX FUTURS DIRIGEANTS CONGOLAIS

" Apprenez à faire le bien, dévouez-vous à la justice, aidez les victimes, défendez les droits de l'orphelin et la cause de la veuve "
Esaï 1 :17

Il va de soi qu'à l'issue du Dialogue national seront installés des nouveaux animateurs politiques pour la gestion de la transition. A ceux-ci et à ceux qui leur succèderont après les élections, nous recommandons de comprendre que le nouvel ordre politique sera composé de congolais qui ont eu des alliances avec des pays aussi divers que l'Angola, le Zimbabwe, la Namibie, le Rwanda, l'Ouganda, et le Burundi. La logique impose que les animateurs de ce nouvel ordre politique développent et entretiennent des bons rapports avec tous ces pays.

Une attention particulière sera accordée aux voisins ayant des problèmes sécuritaires (Angola, Rwanda, Ouganda, Burundi, Soudan). Parmi ceux-ci, le Rwanda constitue un cas à traiter avec tact. Il importe, pour les nouveaux dirigeants congolais, d'avoir à l'esprit la douleur que représente le génocide de 1994 pour le peuple et le gouvernement rwandais. Ils doivent comprendre la légitimité des préoccupations sécuritaires de ce pays. Ils devront, éventuellement, créer les équipes militaires mixtes chargées de traquer toutes les forces ayant participé au génocide, les arrêter, les désarmer et les déferrer au Tpi pour le Rwanda. Ils ne devront pas oublier que le Rwanda a envoyé ses meilleurs enfants contribuer, de façon décisive, à la chute de la dictature du Maréchal Mobutu, et s'abstenir de toute déclaration négationniste du génocide du Rwanda.

Ils devront faciliter la résolution du conflit du Burundi en usant de leur influence sur les rebelles Burundais.

Les nouveaux dirigeants congolais devront bâtir une force armée puissante à la dimension du leadership que la RDC devra recouvrer dans la sous-région de l'Afrique centrale, et qui dissuaderait tout pays d'attaquer le nôtre.
Il faudra relancer la communauté économique des états des grands lacs Africains sous une nouvelle forme, plus pragmatique, qui devrait réunir la RDC, le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda et la Tanzanie. Cette communauté économique devra faciliter la circulation des personnes et des biens, et procéder, progressivement, à la suppression des tarifs douaniers entre les membres pour une meilleure intégration.
Les nouveaux dirigeants congolais devront, avec l'aide de l'OUA, initier avec tous les pays voisins du Congo, une Convention africaine sur la protection des droits des minorités, et une Convention africaine sur la nationalité devant fixer les principes de base sur cette question sensible, au regard de l'imbrication des populations de part et d'autre des frontières. Ces conventions seront ouvertes à tous les autres pays africains qui voudront bien y adhérer.


Chapitre 11
AUX GOUVERNEMENTS DU RWANDA ET DE L'OUGANDA

" Une nation ne tirera plus l'épée contre une autre, et
l'on apprendra plus la guerre "
Esaï 2 : 4

Comme nous l'avons dit au chapitre précédent, le Congo de demain devra entretenir de bons rapports avec tous ses voisons. Il est important de signaler que cette démarche ne sera pas facile surtout à cause de l'image fort négative de certains voisins orientaux : le Burundi, l'Ouganda et, surtout le Rwanda.

Née au Kivu depuis de longues années, la haine du rwandais a gagné l'ensemble du pays à cause de la propagande viscéralement raciste de régimes Mobutu et, surtout, Kabila pendant les guerres de 1996 et 1998, au point que, autant des efforts doivent être faits pour faire accepter la communauté Banyarwanda congolaise dans la communauté nationale, autant le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda doivent améliorer leur cote d'amour auprès des masses congolaises.

Ils devront pour cela comprendre que ce n'est pas le peuple congolais qui a entretenu des forces hostiles à leurs régimes sur son territoire, mais bien les dirigeants des deux régimes qui se sont succédés au pouvoir à Kinshasa. Les dirigeants rwandais, burundais et ougandais doivent reconnaître que, quelque légitimes que soient leurs préoccupations sécuritaires, ce sont tout de même 2,5 millions de congolais innocents qui sont morts. Ils doivent s'engager à entretenir désormais avec le peuple congolais des relations fraternelles. Ils doivent également s'engager à dédommager les victimes des atrocités auxquelles leurs soldats ont participé.

Le Rwanda et l'Ouganda particulièrement devront présenter leurs excuses à la population de Kisangani pour les destructions de vies humaines et matérielles causées dans cette ville par les affrontements entre leurs armées. Ils doivent contribuer, même par des actions modestes, à la reconstruction des infrastructures de cette ville. Ceci permettra certainement à améliorer les relations entre nos peuples respectifs.

Le premier signal le plus attendu - et qui peut faciliter la restauration des relations entre la RDC et le Rwanda et l'Ouganda,,que tout le monde souhaite paisibles - sera le retrait total des troupes de ces deux pays actuellement au Congo. Les gouvernements respectifs du Rwanda et de l'Ouganda ne devront user d'aucun subterfuge pour refuser ou retarder le retrait de leurs corps expéditionnaires au Congo conformément à leurs engagements dans l'Accord de Lusaka.


Chapitre 12
A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

" D'ici et d'ailleurs, luttons tous pour la paix "
Ismaël Lo

L'Organisation des Nations Unies, l'Organisation de l'Unité Africaine, l'Union Européenne, les Etats-Unis d'Amérique, le Canada, l'Afrique du Sud et bien d'autres pays ont déployé beaucoup d'efforts pour le retour de la paix au Congo. Il est impérieux de relever que la communauté internationale se doit d'aider ce processus jusqu'à son terme et peser de tout son poids pour que les résolutions du Dialogue National soient effectivement appliquées ; pour le retrait total des troupes étrangères engagées dans la guerre en RDC.

Elle devra surtout accompagner- et même superviser- la très délicate question de formation d'une armée congolaise unique et républicaine sur base de trois armées gouvernementale et rebelles.

Les puissances occidentales devront reprendre leur coopération structurelle avec la RDC, lui accorder des aides d'urgence comme celles accordées au Rwanda après le génocide, participer aux côtés d'ONG congolaises de promotion de la paix aux campagnes pour la coexistence pacifique dans les territoires en proie à la haine ethnique, user de leur influence pour que les institutions financières élaborent avec la RDC et financent un programme de reconstruction économique d'urgence etc…
La communauté internationale, particulièrement les pays qui ont toujours constitué des territoires d'attrait pour les dirigeants congolais (Etats-Unis d'Amérique, Canada, Europe Occidentale, Afrique du Sud) devront condamner fermement, isoler et priver de visa tout congolais qui violerait les résolutions du Dialogue national, voudrait relancer la guerre, serait tenté de ré-instaurer la dictature sous quelque forme que ce soit, tout homme politique, patron de presse ou journaliste qui en appellerait à la haine ethnique et au génocide etc…

La communauté internationale devrait s'abstenir de tout soutien, financier ou autre, à toutes organisations qui, tout en se réclamant de la société civile, entretiennent la haine ethnique et la xénophobie, cultivent la peur de l'autre, et développent l'exclusion.

Congo Fraternité et Paix reste convaincu que le retour rapide de la prospérité au Congo contribuera à diminuer les conflits ethniques dans le pays.

" J'ai transmis ; Dieu, soyez mon témoin "
Muhammad



BIBLIOGRAPHIE


I. OUVRAGES

1. Boshab Evariste, Sur le chemin du Dialogue inter-Congolais : Quelques pistes de la refondation d'un Etat concordataire, Médias pour la paix, Kinshasa, 2000.

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3. G.Villiers et J.-C Willame, République Démocratique du Congo. Chronique politique de l'entre deux guerres, Cedaf-l'harmattan, Bruxelles-paris 1998.

4. Jean Claude Willame, L'Onu au Rwanda, Ed. Labor, Bruxelles 1996.

5. Jean-Claude Willame, Banyamulenge et Banyarwanda. Gestion de l'identitaire dans le Kivu, Ed. Cedaf, Bruxelles 1997.

6. Kabuya Lumuna, Conflits à l'Est du Zaïre, Kinshasa, 1997.

7. Kalele ka-Bila, Les idéologies régionalistes, Ed. Labossa, Lubumbashi 1988.

8. Omer Marchal, Au Rwanda, la vie quotidienne au pays du Nil rouge, Ed. Didier Hatier, Bruxelles, 1987.

9. Paul Lagarde, La nationalité française, Dalloz, 3ème édition, Paris 1998.

10. Philippe de Dorlodot, Les réfugiés rwandais à Bukavu au Zaïre. De nouveaux palestiniens ? , l'Harmattan, Paris 1996.

11. S. Marysse et F.Reyntjens, Afrique des Grands-Lacs, Annuaire 1996- 1997.

12. Véronique Baudet-Caille, La nationalité, Ed.Ash,, Paris 2000.

II. RAPPORTS, PUBLICATIONS OFFICIELLES ET REVUES SCIENTIFIQUES

1. Le moniteur belge du 21 au 22 août 1911.

2. Paix et résolution pacifique des conflits durant la transition démocratique au Zaïre, actes du colloque national tenu à Kinshasa du 22 au 26 août 1994, Cnong, Kinshasa 1996.

3. Bulletin trimestriel du Centre d'études des problèmes sociaux indigènes, 1956.

4. Cahiers économiques et sociaux, collection d'études politiques n°03, octobre 1964

5. Conférence nationale souveraine, Rapport de la Commission des assassinats et violations des droits de l'homme, 1ère partie, Kinshasa 1992.

6. Human Right Watch, " Zaïre : Transition, guerre et droits de l'homme "

7. Human Right Watch et Fédération internationale des droits de l'homme : " Zaïre violence à l'encontre des Tutsi, forcés de fuir ", juillet 1996.

8. Commission des droits de l'Homme des Nations-Unies, " Rapport sur la situation des droits de l'homme au Zaïre E/CNA/1997/6/Add.1 " présenté par Roberto Garreton, Addendum : Mission dans le Kivu septentrional.

9. " Inventaire des parcelles et terrains sis à Uvira appartenant aux ressortissants rwandais et burundais ", lettre de Shweka Mutabazi, bureau du commissaire de zone, adressée au chef de service de l'Urbanisme et habitat/zone d'Uvira.

10. Les Amis de Nelson Mandela pour la défense des droits humains, " Conflit Héma-Lendu : Rapport de mission en Ituri ".

11. Amnesty International, " République Démocratique du Congo. La torture, arme de guerre contre des civils non armés, Londres, 26 juin 2001.

12. Oxfam GB,Save the Children et Christian Aid, " Aucune perspective en vue : la tragédie humaine du conflit en RDC ", Kinshasa, 6 août 2001.

13. Campagne nationale pour la paix durable en RDC, " Guerre en RDC : le peuple martyr dit non ! " Enquête nationale sur les conséquences de la guerre et les voies durables de sortie de la crise, " ENCOGUEV ", Kinshasa, septembre 2000.

14. Mémorandum du Haut Conseil de la République-Parlement de transition sur la situation de guerre à l'Est du Zaïre. Kinshasa, novembre 1996.
15. Rapport de la Commission du Haut Conseil de la République-Parlement de Transition sur la situation des réfugiés (rapport VANGU), Kinshasa

III. JOURNAUX ET AGENCES DE PRESSE

1. Le Potentiel, Kinshasa, RDC.
2. Le Soft, Kinshasa, RDC.
3. Jeune Afrique Economie, Paris, France.
4. La Référence plus, Kinshasa RDC.
5. La Tempête des tropiques, Kinshasa, RDC.
6. L'Investigateur, Kinshasa, RDC.
7. Temps nouveaux, Kinshasa, RDC.
8. Demain le Zaïre, Kinshasa, RDC.
9. Salongo, Kinshasa, RDC.
10. Agence de presse Dia, Kinshasa, RDC.
11. L'Observateur, Kinshasa, RDC.
12. Agence Belga, Bruxelles, Belgique.
13. La Wallonie, Liège, Belgique.
14. Ukuri, Kigali, Rwanda.
15. Amani, Kigali, Rwanda.
16. Rwanda Libération, Kigali, Rwanda.
17. La Nouvelle Relève, Kigali, Rwanda.
18. Le Soir, Bruxelles, Belgique.
19. Le Phare, Kinshasa, RDC.

   


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